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TRAITEMENT DES TROUBLES DE LA SENSIBILITÉ GÉNÉRALE

Au point de vue du traitement, il faut distinguer nettement les symptômes irritatifs (douleurs, paresthésies, hallucinations) des symptômes de déficit (anesthésies diverses).

Les premiers seuls sontjusticiables d’un traitement symptomatique. Il est bien certain qu’en présence d’une névralgie, par exemple, à défaut du traitement causal et pathogénique, il faut savoir se contenler du secours précieux qu’apporte le traitement symptomatique.

Il u} a plus la même urgence à faire disparaître une anesthésie.

Le remède par excellence de la douleur, c’est l’opium sous toutes ses formes, mais en particulier l’injection souscutanée de morphine, ou encore la méthode endermique, 1 application sur le derme dénudé par un vésicatoire. L’opium

et ses diverses préparations, leurs doses, leurs avantages eurs inconvénients sont trop connus pour que nous insisi°ns 1C1- Dans toute douleur qui doit durer ou se renouveler, se méfier de la morphine et de la morphinomanie menaçante.

A côté de l’opium se placent un grand nombre d’analgésiques : en tête l 'antipyrine dont l’action est merveilleuse contre certaines douleurs (migraines, névralgies) et qui peut

se donner par la bouche ou en injections sous-cutanées. L acetamhde a la dose de Og',50-1 gr. peut remplacer l’antipyrine ; elle paraît très efficace contre les douleurs des ataxiques (Lépine). La méthylacétanilide ou exalgine à la dose de <K25-0sr,G0 en une seule fois, ou de O^oVsO en ou <j fois dans les 24 heures, présente les mêmes indications que 1 antipyrine et peut lui être substituée si celle-ci

est mal supportée. Le phényluréthane (U'1', 50-2 gr.), ou euphoriue; la phénacétine (1-2 gr. par doses de Or,25 ou ()sr,50) ; Yacétylphénylhydrazine ou hydracétine (ne pas dépasser Os1', 10 par jour en deux doses) peuvent aussi être employés comme succédanés de l’antipyrine.

L’aconitine est parfois très active, mais son emploi toujours dangereux ne doit pas être recommandé. L'alcoolalure de racine d'aconit est peu efficace contre la douleur.

Loco dolenti on pourra 'essayer de diverses applications : la réfrigération par des compresses froides, une vessie de glace, des pulvérisations d’éther, de chlorure d’éthyle, de chlorure de méthyle; dans d’autres cas, les applications chaudes, compresses, cataplasmes; les enveloppements humides avec des compressés recouvertes d’une toile de gutta; les applications de pommade belladonée, de baume tranquille, d’huile de camomille camphrée

Dans les cas de douleurs absolument rebelles on pourra avoir recours aux interventions chirurgicales (élongation, dissociation, hersage des nerfs ; section, arrachements des nerfs ; section des racines). On se proposera alors soit d’obtenir une modification du nerf, soit de supprimer sa conductibilité. Mais ces interventions supposent que l’on n’en est pas resté au diagnostic symptomatique ; nous y reviendrons plus lard.

Dans les cas d’anesthésie complète le seul traitement s’adressant au symptôme consiste à en prévenir les conséquences, par exemple les traumatismes, les brûlures, les plaies diverses...

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