‹ Diagnostic et traitement des maladies nerveusesChapitre 42 sur 322 · C. Sensations organiques et viscérales · texte numérisé non relu

C. Sensations organiques et viscérales

1° Sensations organiques traduisant un besoin général de V organisme.

La sensation de faim (T) peut être altérée quantitativement (anorexie ou boulimie), qualitativement (pica, rnalacia), désir de choses n ayant aucune valeur nutritive. Elle peut être inhibée par des processus mentaux : certains malades ont l’horreur des aliments (sitiophobie).

La soif présente des modifications analogues.

Les modifications du besoin sexuel sont trop spéciales pour que nous en parlions ici.

La sensation dyspnéique rentre dans l’étude des sensations organiques.

2° Sensations viscérales.

a) Modifications des sensations normales : nos organes ne doivent traduire leur existence dans la conscience que par le besoin de fonctionner : appétit pour l’estomac; besoin de défécation, de miction, etc.

Celles-ci peuvent être augmentées, ou diminuées, ou complètement abolies, ou encore se produire en dehors de leur excitant normal (exemple : besoin de défécation des tabétiques). Elles peuvent en somme être hyperesthésiées, anesthésiées, paresthésiées.

b) Toutes les fois que nos organes sont le point de départ d’autres sensations, celles-ci sont anormales.

Par leur exploration, on recherchera s’ils sont doulou-

(I) V. D*' J. Roux, La Faim, Soc. d'anthropologie de Lyon, 1897.

SENSIBILITÉ GÉNÉRALE

reux, si la palpation éveille la même sensation que normalement, (testicule, rein),

Page 1