‹ Diagnostic et traitement des maladies nerveusesChapitre 53 sur 322 · OLFACTION · texte numérisé non relu

OLFACTION

Exploration des sensations olfactives.. — Elle est assez difficile et a donné jusqu’ici assez peu de résultats. Il faudra d’abord s’assurer de l 'intégrité des fosses nasales.

11 faudrait ensuite pouvoir mesurer la sensibilité olfactive ; Zwaardemaker a bien inventé un olfactomètre, mais il est peu applicable à la clinique courante.

Zwaardemaker et Reuter (1 ) ont montré que la sensibilité olfactive n’est pas la même pour toutes les odeurs, dans tous les cas ; la perception d’une odeur peut être abolie à l’exclusion d’une autre. 11 y aurait un trouble analogue à la dyschromatopsie. Dans le but d’éclairer ce point ils ont commencé à établir une classification des odeurs. Toutes ces recherches ne sont pas encore applicables à la clinique.

En pratique, après s’être assuré que les fosses nasales sont saines, fermer une des narines et faire sentir une substance, qui ne puisse exciter les nerfs de sensibilité générale. On pourra avoir une solution titrée dont on versera un certain nombre de gouttes. Passy (2) laisse tomber une quantité connue de substance odorante au fond d’un flacon à large ouverture, dont il chauffe légèrement le fond.

Garbini emploie dix solutions de menthe à 1/400, 1/200, 3/400, 1/100, 2, 3, 4, 5, G, 7 0/0.

Toulouse (3) emploie l’eau camphrée (solution de 1,2... 10 p. 10.000) dans des flacons en verre blanc, à large goulot, bouchés à l’émeri.

(1) Zwaardemaker et Reuter , Arch. fur Laryng. et. Rhin., Bd. IV, lift 1, 4 896.

(2) Année psychologique, 1 898, p. 303.

(3) Soc. de biol., 20 mai 1899 et llev. de mèd., 10 nov. 1899.

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