RÉÉDUCATION
le malade passe d’un exercice à l’autre et bientôt se décourage.
B. Le malade doit concentrer toute son attention, et fixer ses regards sur le membre qui se meut: il faut en effet qu’il appelle à son secours toutes les sensations encore persistantes dans ce membre, et supplée par la vue à celles qui lui manquent, pour la coordination.
2° Rééducation des membres supérieurs . — A. Mouvements simples d’extension, de flexion, de latéralité, des doigts, de la main, de l’avant-bras, des bras.
B. Placer les divers segments du membre supérieur, dans telle position indiquée par le médecin.
C. Exécuter un acte simple : porter la main à la bouche, sur le nez, les yeux, les épaules.
D. Saisir un objet avec les doigts.
E. Saisir un objet, le porter à sa bouche, à son front, etc.
F. Prendre un objet délicat, le placer en un point précis : par exemple: prendre une petite cheville et la placer d’un seul coup dans l’un des orilices d’une planche percée de trous.
G. Exécuter les actes journaliers : manger, boire, écrire, s’habiller, se boulonner.
;1° Rééducation des membres inférieurs. — A. Mouvements exécutés au lit : 1° Mouvements simples d’extension, de flexion, de latéralité des divers segments.
2° Placer le membre dans une position donnée.
•U Exécuter un acte simple : placer le talon droit sur le genou, le cou-de-pied, Iegros orteil de l’autre côté. Suivre avec le talon la crête du tibia.
4° Placer le talon en un point déterminé, précis indiqué par le médecin.
B. Mouvements exécutés assis : Mêmes exercices que précédemment ; de plus simuler avec les deux pieds les mouvements do la marche en les portant en avant, puis les ramenant en arrière. Pour cela les deux pieds étant posés
166 FONCTIONS DE RELATION
près de la chaise, la pointe légèrement en dehors, on circonscrit leurs contours sur le parquet avec un morceau de craie, puis les portant à 0,20 0,30 cm. en avant, on circonscrit de nouveau leurs contours : le malade s’exerce ensuite à les placer alternativement et très exactement dans chacune de ces positions.
C. Apprendre à se tenir debout : 1° d’abord avec un soutien de chaque côté pour lui donner de la sécurité ; 2° puis en se tenant debout simplement à la barre du lit, ou au dossier d’uu fauteuil ; 3° enfin sans appui ; 4° essayer de se tenir debout les genoux à demi fléchis.
D. Apprendre à se lever et s’asseoir : 1° le pied droit placé en avant, le pied gauche un peu en arrière, essayer de se lever d’abord avec un soutien de chaque côté, puis en se tenant à la barre du lit. Au début le tabétique se lève tout d un coup par une violente secousse qui compromet son équilibre : il s’appliquera à se lever lentement.
2° S’asseoir de même lentement, et sans se laisser retomber lourdement comme le font les tabétiques.
E. Exercice de marche sur place. Le malade debout, appuyé contre son lit ou contre le dossier d’un fauteuil, soulève alternativement chacun des pieds et le porte en avant, pour le ramener en arrière, comme il le faisait dans la position assise.
11 s’exerce à se tenir quelques instants sur un seul pied.
F. Exercices de marche. D’abord avec un aide de chaque côté pour lui donner de la sécurité, puis en s’appuyant au dossier d’un fauteuil qu’il pousse devant lui ; enfin sans soutien.
Dans tous ces exercices il est bon de tracer d’avance sur le plancher le chemin que le malade doit parcourir, et d'en marquer les étapes, en indiquant par un trait le point où le pied doit se poser.
Enfin le malade s’appliquera à marcher les bras croisés sur la poitrine, ou derrière le dos. Il ne regardera plus ses
LE LANGAGE
pieds, mais fixera un point déterminé devant lui. Enfin il pourra essayer de marcher en laissant errer ses regards ou même en fermant les yeux. 11 montera et descendra un escalier. Il marchera dans un terrain semé d’obstacles: chaises renversées, bouteilles, etc.