V. — Traitement des troubles des mouvements
coordonnés.
Le traitement des troubles précédents est presque toujours causal : traitement des paralysies, des contractures, des rétractions, des tremblements, des mouvements involontaires, etc., etc.
En dehors des moyens palliatifs grossiers tels que cannes, béquilles, appareils prothétiques, cages analogues à celle à l’aide de laquelle les enfants apprennent à marcher... il n’y a guère qu’un traitement s’adressant directement au symptôme ; la rééducation des mouvements.
La rééducation des mouvements est indiquée non seulement dans le tabes (Frankel) mais encore (Golscheider) dans la sclérose en plaques, dans la chorée, dans l’athétose, dans la crampe des écrivains, dans le tremblement hystérique ; nous ajouterons, dans l’hémiplégie hystérique, dans la paralysie hystérique, l’aslasie-abasie, la névrose traumatique. Elle donnera surtout de bons résultats dans les cas où avec une incoordination même très accusée, il n’y a ni paralysie, ni atrophie musculaire ni rétractions fibro-tendineuses, ni arthropathies, ni troubles trophiques, ni troubles de la sensibilité.
Technique de la rééducation.
1 0 Principes généraux. — A. On commencera par des mouvements très simples, et on ne passera aux mouvements plus compliqués que lorsque les mouvements simples seront exécutés très correctement. Il faut se garder de vouloir aller trop vite ; c’est pour cela que, au moins pour les premières séances, les exercices doivent être faits en présence et sous la direction du médecin. Sans cela