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I. — Diagnostic du symptôme 1° Y a-t-il paralysie

A. — Signes de la paralysie

1° Modifications des attitudes. — Les altitudes normales sont maintenues par la lonicité (I) des muscles nor-

(1) Ce n’est qu'indirectement que les attitudes pathologiques sont symptomatiques d'une paralysie : il peut exister des paralysies sans modification du tonus [les paralysies hystériques parexemple) et par conséquent sans attitudes pathologiques. Il peut exister des paralysies avec contractures, hypertonus, et alors la déviation se fait dans le sens d'action du muscle, et non en sens inverse. Il peut mémo exister do l'atrophie musculaire avoc hyper-

J. Roux. — Maladies nerveuses \

maux. Lorsque lés muscles sont paralysés il y a souvent modification des altitudes, par changement du tonus des muscles atteints.

2° L’ impuissance à réaliser certains mouvements commandés.

3° Lorsqu’on prescrit au malade d’exécuter un mouvement, non seulement ce mouvement ne s’exécute pas, mais par la palpation on ne sent plus le muscle correspondant se durcir.

Ces trois signes non seulement permettent de répondre à la question : Y a-t-il paralysie? mais en appliquant les notions de physiologie musculaire que nous exposerons plus loin, donnent la solulion de cette deuxième question : Quels sont les muscles paralysés?

B. — Diagnostic diffékentiel

\ o Lorsque les segments des membres sont immobilisés les uns sur les autres (arthrites, ankylosés, rétractions musculaires ou tendineuses, etc.) il y a également impuissance à réaliser certains mouvements commandés , il peut y avoir aussi modifications des attitudes. Mais alors : a) on sent les muscles se contracter normalement sous la main ; bj l’exécution des mouvements passifs est également impossible; c) l’examen du malade révèle rapidement la cause de l’immobilisation.

2° L 'impotence douloureuse doit être distinguée de la paralysie. Si la contraction doit provoquer de vives douleurs (arthrites myosites, inflammations diverses, etc.) le malade immobilise volontairement ses muscles. Que la douleur cesse, la mobilité reparaît.

tonus de la portion restante du muscle (sclérose latérale amjotropliiquc). Ces réserves faites, nous verrons que les attitudes pathologiques sont d’un grand secours pour le diagnostic des paralysies

localisées.

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