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I. — Reflexes du membre inférieur

T — Réflexe rotulien.

A. Exploration

A. Position à donner au membre. — Pour rechercher le réflexe rotulien la jambe devra être mise en demi-flexion 1 sur la cuisse, tous les muscles étant dans un relâchement aussi complet que possible. Si le malade peut s’asseoir on le fera mettre sur le bord du lit, les jambes pendantes ;’si- ' non, on lu. soulèvera le membre inférieur par une main

passée au-dessous de la cuisse, un peu au-dessous du creux poplilé; le talon restant appuyé sur le lit. Ce qu’il faut surtout obtenir c’est le relâchement musculaire, il faut que le membre soit inerte, qu’il ne soit le siège d’aucune contraction involontaire.

B. Percussion du tendon. — Dans la position demi-fléchie du membre inférieur, le tendon rotulien est légèrement tendu entre son attache supérieure à la rotule, et son insertion inférieure sur le tibia. En le palpant avec la main, on reconnaît facilement sa position. J1 faut frapper sur sa face antérieure, à peu près à égale distance de son insertion inférieure et supérieure. La percussion peut se faire, soit avec le bord cubital de la main, soit avec le papillon d’un sthéthoscope, soit mieux avec un petit marteau spécial : avec cet instrument on produit plus facilement une excitation toujours identique, ce qui rend les résultats plusfacilement comparables entre eux.

C. Mouvement produit. - La percussion du tendon produit uneextension brusque de la jambe, qui revient ensuite à sa place (1).

D. — Moyens de rendre plus facile la recherche du réflexe rotulien.

Lorsqu’on examine les membres inférieurs d’un malade, l'attention de celui-ci est attirée de ce côté : instinctivement, involontairement il contracte ses muscles, raidit ses membres. 11 est souvent très difficile d’obtenir le relâchement musculaire, soit que le malade ne comprenne pas ce qu’on lui demande, soit qu’il soit réellement impuissant a relâcher volontairement ses muscles.

(I) Si l'on veut faire des recherches physiologiques précises on peut inscrire ce mouvement, ainsi que l’excitation causale. On ohtient ainsi des tracés sur lesquels on peut voir inscrit 1 excitation causale, le début du mouvement, sa période d’ascension, sa période de descente. On obtient ainsi une courbe sur laquelle se traduisent les différentes modalités du réflexe.

LES REFLEXES

On v arrive alors indirectement par divers procédés, qui ont tous ceci de commun, qu’ils détournent d’un autre côté l’attention du malade. On peut ainsi faire lire le malade à haute voix (Rosenbach); claquer brusquement des mains (Sternberg), faire prendre la main d’un assistant et la faire serrer fortement (Sternberg); lui faire entrecroiser ses deux mains et tirer fortement l’une sur l’autre comme poulies séparer (Jendrassik) ; interroger le malade, faire semblant d’examiner ses pupilles (Petit), etc., etc.

D’autres procédés ont pour but de réveiller par des excitations répétées l’excilabilitéengourdie des nerfs centripètes. W eir Mitchell et Lewis ont employé des excitations cutanées douloureuses; Scbreiber des frictions sur la peau. Des i chocs successifs, répétés à court intervalle insuffisants pour produire, isolés, le réflexe rotu lien, peuvent le produire en s’additionnant.

B. Modifications du réflexe rotulien

a) Abolition : la percussion ne produit plus aucun mouvement de la jambe. On s’assurera en même temps par la main posée à plat sur le triceps, qu’il n’y a aucune contraction de ce muscle. On vérifiera qu’il n’y a bien aucun obstacle mécanique à la production du mouvement. Ainsi le réflexe rotulien peut paraître manquer lorsque le membre est immobilisé par des rétractions ou des contractures. Chez les parkinsonniens ayant une raideur musculaire exagérée, il peut aussi faire défaut en apparence : il réapparaît lorsque par la mobilisation du membre on a fait disparaître la raideur.

On n’admettra donc l’abolition du réflexe rotulien que lorsqu’il aura été recherché de la manière et avec toutes les précautions que nous venons d’indiquer.

b) Diminution. Le réflexe rotulien est diminué, lorsqu’il ne se produit qu’avec une excitation très forte, et faiblement.

J. Roux. — Maladies nerveuses 42.

( ) Augmentation. Il est augmenté lorsque pour une excitation moyenne, le mouvement produit est plus considérable.

d) Modalités du reflexe rolulien. Le réflexe rotulien est rapide lorsque le temps perdu est faible, lent dans le cas contraire; brusque lorsque le mouvement a une période d’ascension courte; énergique lorsque la contraction est forte.

Ces modalités assez faciles d ailleurs à apprécier simplement parla vue, se traduisent nettement lorsqu’on inscrit le réflexe sur un cylindre enregistreur.

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