‹ Diagnostic et traitement du cancer de l'estomacChapitre 44 sur 47 · TR SC PR TNE · texte numérisé non relu

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des pièces de caoutchouc fixées aux deux bouts. On coüuvre la plaie d'un pansement antiseptique qu'on laisse en place 8 jours. Le dixième jour, on fait une petite ouverture dans l'estomac, et on introduit un tube à trachéotomie sans retirer les épingles qui ont pu rester un mois sans causer d'irritation. La santé de l'opéré s’est améliorée. Quatre mois après, le malade est mort de pyo-septicémie.

Mais quand l'obstacle siège au pylore, la gastrostomie se modifie pour devenir l'entérostomie, opération qui consiste à aboucher l'estomac avec le duodénum. Elle a été pratiquée pour la première fois par Surmay (de Ham) dans le service de M. Dujardin-Beaumetz, en 1878, sur une femme de 26 ans, qui présentait une tumeur mobile, cancéreuse du pylore ; la malade a succombé 24 heures après.

Woelfler (1) a proposé une nouvelle opération qu'il nomme gastro-entérostomie, el qui consiste à établir une communication entre l'estomac et l'intestin grêle, de la façon suivante : une incision de 5 centimètres est faite près de la orande courbure de l'estomac, au-dessus de l'insertion du gros épiploon ; une anse intestinale est ouverte dans une même étendue de son bord libre; puis les bords de l'incision de l’anse intestinale sont fixés aux bords de l'incision gastrique par une double suture de la muqueuse de la séreuse au moyen de la suture de'Lembert modifiée par l'auteur.

Cetté même opération a été pratiquée 5 fois (Woelfler — Billroth — Lücke — Lauenstein — Rydygier); dans ces 5 cas, dit Paul Berger (in Revue d'Hayem), les phénomènes douloureux furent amendés par l'opération; dans 3, la mort survint; une fois par le fait d’un éperon résultant de la suture et qui forçait la bile et le suc pancréatique à réfluer vers l'estomac (cas de Billroth); une fois par affaiblissement (?) de l'opéré (cas de Lauenstein); une fois par gastrorrhagie (cas de Rydygier).

Enrésumé, on devra tenter une opération chirurgicale, — variable suivant les cas, — quand les signes cliniques la réclameront impérieusement. On pourra parfois obtenir une guérison définitive; mais, en présence des résultats actuels,

—et sans rien vouloir préjuger de l'avenir, — nous avons le devoir de dire qu’elle est plutôt palliative que radicale.

… (1) Gastro-Enterostomie, par Waælfer (Centralblatt [. chirurgie, n° 4,

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