‹ Diagnostic Histologique des Curettages UtérinsChapitre 13 sur 46 · AGE · texte numérisé non relu

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dispose, en les orientant si on le peut, autant de fragments que possible, en évitant toutefois toute compression et tout tiraillement.

Dans le cas où les pièces sont en trop grand nombre, il ne faut pas craindre de répéter cette opération deux, trois, quatre et même cinq fois, et de faire plusieurs lames avec chacun des blocs. Dans le cas où on suspecte une lésion néoplasique, cette précaution est indispensable ; il y a une importance capitale à examiner de grands fragments ou de nombreux points ; il faut savoir composer un ensemble ; telle région pourra faire croire à une endométrite glandulaire, alors qu'il s’agit en réalité d’une endométrite interstitielle ; de même pour un épithélioma, telle préparation ne présentera que des signes de lésions inflammatoires, tandis que, dans une autre, on trouvera les preuves de la dégénérescence néoplasique.

Les blocs de paraffine sont débités en coupes minces rigoureusement sériées avec un des nombreux modèles de microtomes automatiques, en particulier avec l'appareil du professeur C. Segdwick-Minot.

Les coupes sont étalées sur les porte-objets disposés sur la platine chauffante de l’étuve et collées avec de l’eau albumineuse ; il est même préférable de supprimer cette dernière manipulation : si les lames ont été soigneusement dégraissées dans un mélange à parties égales de bichromate de potasse (à 20 p. 100 dans l’eau) et d'acide sulfurique, les coupes adhèrent parfaitement au verre sans adjonction d'aucune substance.

Une fois élalées, les lames sont mises à sécher à l'air libre, ou, sil’on est pressé, dans une étuve dont la température ne dépasse pas 40°; l’étuve de Roux, réglée pour la culture des microbes, convient parfaitement. Au bout de quelques heures, l'eau est complètement évaporée et on peut procéder aux colorations.

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