‹ Diagnostic Histologique des Curettages UtérinsChapitre 21 sur 46 · AN SR · texte numérisé non relu

AN SR

Se détachent quelques rares éléments cellulaires. Le revêtement endothélial est également atteint : ila proliféré et semble doublé ou même triplé de hauteur.

Ce processus peut se présenter avec une intensité encore plus grande : certains vaisseaux, en effet, sont réduits à des blocs irréguliers de substance amyloïde, dépourvus de lumière; c’est à peine si l’on peut retrouver au milieu de cette masse quelques noyaux.

Du côté des veines, on ne constate qu’un léger épaississement des tuniques, mais une dilatation extrême de la lumière.

Ces lésions s'étendent au muscle utérin lui-même; les vaisseaux y présentent les mêmes altérations ; les fibres museulaires sont atrophiées, fragmentées, dissociées et infiltrées de globules sanguins libres ; elles sont séparées les unes des autres par des travées de tissu conjonctif fibrillaire, parsemé d’hémorragies interstitielles.

En résumé, il existe des modifications de la muqueuse utérine portant essentiellement sur l'élément vasculaire et déterminant un ensemble de symptômes spéciaux qui permettent de décrire une métrite à forme vasculaire.

$ 5. — Polypes

L'expression de polypes, qui a un sens très net en clinique, manque absolument de précision en anatomie pathologique, puisque, en effet, elle peut désigner à la fois des productions aussi profondément dissemblables que des altérations purement inflammatoires et des dégénérescences néoplasiques ; de plus, dans aucun Cas, le polype ne constitue une affection spéciale, c’est toujours une extériorisation d’une lésion de la muqueuse, ou tout au moins la localisation d'un processus pathologique de l’en-

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dométrium ; et il est impossible d'établir une démarcation nette entre les deux productions.

Leur répartition ne fournit pas non plus de renseignements : on les rencontre aussi bien dans la cavité corporéale qu'au col. Leur constitution histologique seule peut présenter des caractères distinctifs.

Dans les lignes qui suivent, je fais abstraction des polypes néoplasiques pour lesquels il n°y a qu’à renvoyer aux chapitres consacrés aux diverses tumeurs et je ne m'occu-

perai que des formations métritiques ; Ceux-ci peuvent

être classés en deux groupes assez homogènes dont la structure concorde dans une certaine mesure avec la localisation ; ce sont :

A. — Les polypes muqueux du corps ;

B. — Les polypes fibreux du col.

A. POLYPES MUQUEUX DU CORPS. — La plupart des po-

lvpes qui appartiennent à ce groupe présentent un carac-

tère commun : c’est d'être sessiles ; leur aspect extérieur est sujet à de nombreuses variations : ils sonttantôt lisses, tantôt granuleux, tantôt muriformes, mais leur forme est plus ou moins polyédrique ; ils sont insérés de préférence aux points où débouchent les trompes ; ils peuvent s’allonger et venir faire saillie à travers l’orifice externe.

Au point de vue histologique, ce sont des lésions de mélrite à forme glandulaire nettement prédominante, correspondant, en général, assez exactement à la dénomination allemande d'adénome.

B. PoLYPES FIBREUX Du coL. — Leur structure et leur configuration sont toutes différentes. Ils sont, le plus souvent, pédiculés, plus ou moins longuement, et se composent surtout de tissu conjonctif œdématié; on yrencontre, en outre, des kystes remplis de liquide ; dans ses traits ca-

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