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repos absolu. Cette règle a été trop souvent négligée.. des malades, sous prétexte qu’ils étaient atteints de formes légères ont continué à se livrer à leurs occu-pations habituelles, il n’est pas douteux que la fatigue, intellectuelle autant que physique, aggrave l’état infectieux, et que la liberté complète laissée au malade est dangereuse à la fois pour lui-même et pour la société.
Nous ne possédons pas, en l’état actuel de la question, de traitement spécifique, nous n’en possèderons vraisemblablement pas avant que soit identifié de façon plus précise l’agent causal de la maladie, qui semble bien être, comme celui de la grippe avec lequel on est tenté de lui trouver beaucoup de points de ressemblance, un virus filtrant.
On a tenté cependant d'utiliser les réactions humorales du sujet contaminé ou le sérum de convalescents, pour essayer de réaliser une thérapeutique analogue: à celle qui a été employée dans la poliomyélite, expérimentée actuellement dans la rougeole. Ces maladies ont, comme celle qui nous intéresse ici, ce point com-mun, que nous en connaissons mal l’agent spécifique, c’est pourquoi ces essais de thérapeutique humoralesans base précise ne sont qu’un pis-aller et que les injections de sérum de convalescent ne sont pas au point jusqu’à nouvel ordre. Il est impossible, en effet, à défaut d'expériences répétées avec un agent morbide: connu et identifié, de savoir à quelle période de la maladie des substances immunisantes apparaissent, et, en effet, ces essais n’ont pas été, jusqu'ici, couron-nés de succès. On doit donc se contenter actuellement -
d’un traitement symptomatique, dicté par les indications de l’observation clinique.
Dans les formes graves d'emblée, NETTER a montré l'efficacité de l’abcès de fixation. C’est là encore un point commun entre l’encéphalite épidémique et la grippe. Outre le résultat immédiat obtenu dans un certain nombre de cas, il semble que cette méthode contribue également à diminuer la fréquence des séquelles.
Mais l’agent anti-infectieux qui semble aujourd’hui faire fortune est l’hexaméthylène tétramine ou uroformine, en injections intraveineuses, à la dose quoti- | dienne de 1 gr. 50 à 2 grammes par jour, en solution à 10 p. 100 ou à 25 p. 100, continuée pendant toute la période d’état de la maladie, et prolongée pendant la convalescence par l'administration Der: 08 "de ta 2 grammes par jour. De-l’enquête à laquelle nous nous sommes livrés au cours de ce travail, il résulte d’ailleurs que cette technique est aujourd’hui adoptée dans la majorité des services hospitaliers parisiens dirigés par nos maîtres.
On complètera cette médication, suivant évolution et l’aspect clinique de la maladie, par la thérapeutique généralement indiquée dans toute maladie infec. tieuse et aigüe : injections intra-veineuses ou intrarachidiennes d’électrargol, injections intra-musculaires d'huile iodée, de lait, de peptone, de bleu de méthylène, opothérapie surrénale ou adrénaline.
A une période plus avancée, on se trouve bien de la thérapeutique sédative et anti-infectieuse par les agents physiques : balnéation tiède, diathermie.
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Ce traitement symptomatique et anti-infectieux est, à défaut d’une thérapeutique spécifique, la meilleure prophylaxie individuelle de l’encéphalite épidémique. Reste à envisager la protection de l'entourage. Pour cela, il faudrait tout d’abord savoir à quel moment une encéphalite peut être considérée comme guérie, ou tout au moins à quel moment elle cesse d’être transmissible.
A ce point de vue, plusieurs cas peuvent se présenter au cours de l’évolution de la maladie.
Tantôt la maladie se prolonge indéfiniment et passe sans épisodes anormaux, insensiblement, à l’état chronique. Les symptômes, après une légère atténuation. s’accentuent à nouveau, et la maladie s'aggrave progressivement sans qu'aucune intervention thérapeutique puisse en enrayer l’évolution, qui se prolonge jusqu’à la mort ou laisse des séquelles définitives telles que celles qui caractérisent, en particulier, la forme: à tvpe parkinsonnien.
Tantôt, au contraire, la maladie, après avoir semblé s’éteindre, où presque, se rallume plus brusquement par une série d'épisodes aigüs qui se répètent pendant des mois, à intervalles irréguliers, c’est l’encéphatite à rechutes, dont il n’est pas possible de prévoir ni la durée ni l'intensité.
Dans d’autres cas, enfin, la rechute survient après une période de plusieurs mois, pendant laquelle le sujet a présenté toutes les apparences de la guérison. H semble qu'on trouve le plus souvent, à l’origine de ces reprises tardives, un surmenage physique, intellectuel ou un facteur moral. I semble aussi qu’il ÿ ait