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des reprises saisonnières, comme cela semble se pro: duire dans l’épidémie actuelle (janvier-février 1923).
Enfin, à côté de ces formes graves, il est des formes. légères qui passent parfois inaperçues, où «ui ne se traduisent que par du hoquet, une somnolence relative, quelques troubles de l’accomodation, de la diplopie, et qui guérissent rapidement. Il semble que fss. formes algiques et myocloniques comportent un pronostic éloigné beaucoup plus favorable que les formes ‘parkinsonniennes. Malheureusement, ces formes bénignes ne constituent qu’une faible majorité, et dans toutes les autres formes, celles qui constituent les cas: moyens ou graves, et que nous venons de signaler, on peut dire que, dans l’état actuel de nos connaissances, { est impossible de fixer la date de guérison absolue; la prophylaxie, tout comme le traitement, ne peut donc être jusqu’à nouvel ordre que symptomatique. C’est dire qu’il faut considérer ces malades pendant longtemps comme des convalescents et, par conséquent, comme des agents de dissémination de la maladie, et qu’il faut les laisser au repos quelques: semaines apres la fin du dernier épisode symptomatique.
Il semble, en effet, si nous nous en rapportons aux conclusions de NETTER, ACHARD et d’autres auteurs, que le virus puisse être conservé très longtemps dans un organisme infecté, soit qu’il persiste dans le rhinopharynx, soit qu'il persiste dans les glandes salivaires. I y a donc lieu d’instituer un traitement prophylactique basé sur des données, qui, bien que n'étant actuellement que des hypothèses, donnent cependant
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toutes les apparences de la réalité. Ce traitement prophylactique sera conseillé non seulement au malade ou au convalescent, mais à son entourage.
On pourra donc proposer l’ingestion de tisane de jabrandi, l'injection de pilocarpine (trois milligrammes chez l'enfant, dix à vingt milligrammes chez l’adulte), qui faciliterait l'élimination du virus par la salive, associée à l’adrénaline qui combat l’action dépressive de cette médication.
Mais la guérison ne peut être considérée que comme apparente tant que nous sommes dans l’impossibilité d'identifier l’agent causal de la maladie. Et la question doit se poser autrement : pendant combien de temps les sujets ayant eu une encéphalite épidémique peuvent-ils être porteurs du virus ?
Il est impossible actuellement de répondre de façon précise à cette question primordiale. Mais ce dont nous sommes à peu près certains, c’est qu’il semble que le virus puisse être conservé très longtemps dans un organisme infecté, soit qu’il persiste dans le rhinopharinx, soit qu’il siège dans la salive. Et, sur ce point comme sur beaucoup d'autres, l'encéphalite épidémique n'est pas sans analogie avec la grippe, avec la: quelle elle a d’ailleurs coïncidé chronologiquement.
Comme pour la grippe, ii y a donc lieu d’instituer un véritable traitemént prophylactique chez les sujets qui viennent d’être contaminés et chez ceux qui sont en contact avec eux. Cette antiseptie du rhino-pharynx peut être réalisé par les inhalations iodogaïacolées, thymolées où eucalyptolées, par les gargarismes ou,
tout au moins, les lavages de bouche fréquents avec
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des solutions de perchlorate de soude, de liqueur de Labarraque étendue ou d’eau oxygénée diluée de 8 où 10 fois son volume d’eau bouillie. On utilisera enfin les pommades nasales au benjoin, au soufre, à la résorcine.
Telles sont les mesures à prendre vis-à-vis du malade et de son entourage immédiat. Mais il faut aussi penser à la collectivité. Pour cela, on devrait, à notre avis, comme pour la grippe, isoler les malades aussitôt le diagnostic posé si possible en chambre séparée, à défaut sous une mousseline aspergée d’essence d’eucalyptus. C’est peut-être à ces mesures que quelques formations militaires françaises et alliées, lors des terribles épidémies de grippe qui ont sévi de 1918 à 1920, ont dû de n’avoir qu’une proportion de malades inférieure à celle des collectivités non soumises à ces mesures de prudence et de bon sens. C’est également grâce à ces mesures que ces mêmes formations n’ont pas eu plus de malades parmi le personnel médical et infirmier.
En attendant une thérapeuthique spécifique et une prophylaxie spécifique, contentons-nous donc de ces petits moyens, mais appliquons-les systématiquement, et si nous ne pouvons couper court d'emblée à la maladie confirmée, efforçons-nous au moins, puisque la notion d’épidémie est aujourd’hui hors de doute, d’en: rayer le plus possible la propagation d’une maladie parfois grave à sa période d’état, toujours dangereuse
par ses manifestations tardives possibles.