CONCLUSION
I. — A défaut de preuves expérimentales impossibles à donner tant que nous ne connaîtrons pas mieux -.l’agent causal de la maladie, l’observation montre incontestablement que l’encéphalite dite léthargique est une maladie épidémique.
Il y a donc lieu de rechercher pour cette maladie, souvent grave à la période d’état, toujours dangereuse par l’éventualité de ses complications tardives, une méthode rationnelle de prophylaxie individuelle et
sociale,
II. — La première condition de toute prophylaxie est l’établissement d’un diagnostic précoce. Celui-ci, dans l’encéphalite épidémique, est souvent difficile car cette maladie est essentiellement polymorphe, variable dans son mode de début aussi bien que dans l’intensité et le tableau clinique des différentes phases de son évolution; d’autre part, c’est une maladie à rechutes. — Enfin, jusqu’à présent les renseignements fournis par le laboratoire ne nous sont que d’un faible secours.
Cependant, l’état infectieux, l'hypersomnie, les se- ‘cousses myocloniques et les troubles oculaires sont,
dans la majorité des cas, des symptômes suffisamment nets et précoces pour permettre un diagnostic clinique assez rapide. — La recherche du sucre dans les urines nous paraît être un élément précieux du dia- gnostic précoce.
III. — A défaut d’un traitement spécifique et d’une prophylaxie spécifique, on doit mettre en œuvre, dès l'affirmation du diagnostic, un traitement anti-infectieux et symptomatique énergique et prolongé.
IV. — L'isolement du malade nous paraît être obligatoire, ainsi que la désinfection du rhino-pharynx et de la salive qui semblent bien être le siège principal du virus.
V. — Préserver les contacts, l’entourage et le personnel soignant, en leur appliquant les mesures de prophylaxie habituelles des maladies dont le contage est contenu dans les produits bucco-pharyngés et les mucosités nasales (1). Peut-être, ainsi, aurons-nous la
chance inestimable de faire avorter un foyer naissant.