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entraine en effet une similitude physiologique, c'est-à-dire l'identité des bruits respiraloires, dans deux points symétriques de la poitrine, au moins en ce qui concerne la première phase de la respiration : l’ispiration. Get auteur a, en effet, vérifié expérimentalement cette notion admise par tous que le bruit de l'inspiration à l'oreille qui ausculte se produit exclusivement dans lelobule pulmonaire, au moment où il se dilate par la pénétration de l'air atmosphérique. Cest cette dilatation qui produit la sensation si douce, si caressante à l'oreille du murmure inspiratoire. Au contraire, le bruit de l'expiration n'appartient pas seulement au lobule pulmonaire, mais bien surtout au système bronchique.

D'autre part, au point de vue analomo-pathologique. M. le professeur Grancher, étudiant avec un soin extrème les tout premiers débuts du tubercule encore invisible à l'œil humain, a constaté, après Rindfleisch et avec Charcot, que dans le lobule pulmonaire, le tubercule prend

naissance au niveau de Finfundibulum, qui s’épanouit en

un groupe d'alvéoles où se fail lhématose.

Là, dans cette portion rétrécie du lobule, se forment les premières cellules de la granulation tuberculeuse. Naturellement cet amas de cellules pathologiques déforme, rétrécil, obture même très vile Finfundibulum.

En possession de ces trois faits :

1° Symétrie parfaite des lobules du poumon sain; 2 inspiration, fonction exclusive de la dilatation du lobule; 3° développement du tubercule au niveau des infundibula du lobule pulmonaire, M. le professeur Grancher arriva à

cette conclusion qu'une auscultation attentive devait lui

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permettre de diagnostiquer par les seules modifications du murmure énspiraloire la présence des tubercules encore très petits et très discrets.

L'objection qu'on pourait faire à cette conclusion tombe

devant une autopsie que le hasard a permis à MM. Grancher

et Queyrat de faire en 1887 à l'hôpital des Enfants-Malades.

Il s'agissait d’un enfant atteint de scarlatine chez lequel ces auteurs avaient constaté, à plusieurs reprises, sous la clavicule droite, une t#spiration faible et granuleuse, alors que les vibrations et le son étaient normaux au même point, et qui fut emporté quelques jours après dans un accès d’urémie. À l’autopsie, ils trouvèrent que le sommet droit était encore crépitant au toucher, quoique légèrement congestionné ; la section du poumon révéla la présence de quelques granulations dans les lobules.

M. le professeur Grancher reconnait qu'il ne possède pas d’autres faits avec autopsie, mais il fait remarquer avec raison que l'examen microscopique coïncide rarement, à ce moment de la tuberculose, avec l'examen clinique,

Nous voyons combien cet enseignement diffère de celui de Laënnec (1), qui écrit dans son 7raité de l'auscultation que «des tubercules petits, séparés les uns des autres par un tissu pulmonaire sain ne peuvent être reconnus » et passe ensuite à l’étude des signes d’accumulation des tubercules miliaires crus où première période caractérisée par (une bronchophonie diffuse accompagnée ordinairement de submatité ».

(1) Laënnec. Traité de l’auscultation, 1879, p. 427.

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Depuis cette époque les progrès de l'anatomie pathologique ont appris que le lubercule miliaire, considéré par Laënnec comme l’expression la plus réduite du processus tuberculeux. résulte en réalité de la fusion d’un petit nombre de foyers microscopiques qu'on à appelés des /ollicules luberculeux.

Le follicule tuberculeux est lui-même composé d’éléments : cellules géantes et cellules embryonnaires. Il y à donc depuis l'apparition dans le parenchyme du poumon de la première cellule embryonnaire jusqu’à la production du tubercule miliaire adulte toute une série d'étapes, dont l'ensemble constitue, à proprement parler, la période de germination de la tuberculose pulmonaire,

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