‹ Diagnostic PrécoceChapitre 21 sur 24 · SE · texte numérisé non relu

SE

sv

es PRES

Es

RCNEEE TS

Nes M

LOBTSE

Osservarion [IT (inédite).

(Due à l’obligeance de M. le docteur Auclair.)

Mme X..., 32 ans.

Antécédents héréditaires et personnels ne présentent rien d’intéressant à noter. Ê

La malade vient consulter pour la première en novembre 1903. Elle se plaint de tousser, d’avoir des troubles digestifs, d’avoir légérement maigri, depuis quelque temps, enfin de: présenter un léger état fébrile le soir et quelques sueurs nocturnes.

Examen physique : à part un peu de dilatation de l'estomac, tous les organes paraissent sains à l'exception du poumon où l’on constate les signes suivants :

Inspection, palpation, percussion ne révèlent rien d’anormal. ;

À l’auscultation :

Poumon gauche: respiration normale.

Poumon droit: inspiration très diminuée dans la région sous-claviculaire ; en arriere, dans la fosse sus-épineuse, la respiration paraît normale.

Sous l'influence d'un traitement approprié, l’état général et fonctionnel de la malade s'améliore, et les signes d’auscultation du sommet droit restent les mêmes pendant deux ans.

En octobre 1905, sous l’influence de fatigues physiques, d'un séjour au bord de la mer et d’une poussée de grippe, la malade se remet à tousser, à perdre l’appétit et à maigrir. À ce moment elle présente les signes physiques suivants : la palpation et la percussion sont incertaines ; à l’auscultation: poumon gauche normal, poumon droit : en avant : énsptration diminuée: en arrière, au niveau dn hile on entend quelques rdles souscrépitants à la'fin des fortes inspirations et des accès de toux.

iihes

Dès cette époque, la malade présente une légère expectoration où l’on ne constate pas de bacilles.

Cet état persiste tout l'hiver, sans modifications ni dans les signes physiques ni dans les signes fonctionnels et généraux. ù

Au mois de mars 1906, l'état général s’aggrave : la malade recommence à maigrir, à perdre ses forces, à avoir des sueurs nocturnes. La toux devient plus fréquente et provoque des vomissements : l’expectoration devenue muco-purulente contient des bacilles de Koch en assez grande quantité.

A l’examen physique on trouve: à la palpation : augmentation des vibrations vocales au sommet droit, en avant et en arrière ; à la percussion : submatité au sommet droit, en avant et en arrière ; à l’auscultation : nombreux craguements sous la clavicule droite ; en arrière, au niveau du hile, les signes déjà perçus sont devenus plus manifestes.

Poumon gauche: inspiration rude sous la clavicule.

Depuis cette époque et malgré le traitement la maladie continue à évoluer : les lésions des poumons gagnent en étendue et

en profondeur.

Osservarion [IT (inédite).

(Due à l’obligeance de M. le docteur Auclair.)

Mme X..., 26 ans.

Antécédents héréditaires : rien à noter.

Antécédents personnels : aucune maladie grave.

Mariée depuis six mois : son mari est tuberculeux et paraît avoir contracté sa maladie de sa première femme, morte de la poitrine dix-huit mois auparavant,

Cette jeune femme tousse depuis six semaines, a légèrement maigri et perdu ses forces ; cependant son état général est re-

lativement très bon et c’est surtout à cause des antécédents de son mari et de la première femme de celle-ci qu'elle vient consulter.

Examen physique :

Tous les organes paraissent sains, à l'exception des poumons où l’on constate les signes suivants :

Inspection, palpation et percussion sont négatives.

À l’auscultation :

Poumon gauche : respiration normale ;

Poumon droit : énsptration diminuée sous la clavicule et dans les fosses sus et sous-épineuses.

Un traitement approprié est institué. :

Environ un an après, la malade vient consulter de nouveau. L'état général s’est aggravé : perte de l'appétit et des forces, amaigrissement, sueurs nocturnes. La toux est devenue plus fréquente, surtout la nuit ; l'expectoration est assez abondante et contient des bacilles de Koch. «

A l'examen de la poitrine on trouve :

Poumon droit :

À la palpation : augmentation des vibrations vocales sous la clavicule ; à la percussion : submatité très nette, au sommet, en avant et en arrière ; à l’auscultation : bronchophonie, exptralion prolongée sous la clavicule, nombreux craqguements dans les fosses sus et sous-épineuses.

Poumon gauche : inspiration rude et basse sous la clavicule.

Depuis cette époque, l'affection a suivi son cours et la malade a succombé deux ans plus tard, emportée par la phtisie.

Osservarion [V (inédite).

(Due à l’obligeance de M. le docteur Auclair.)

G. M..., 23 ans, candidate infirmière. Premier examen pratiqué le 25 mai 1906 :

Poids : 54 kilogrammes.

Inspection, palpation, percussion négatives.

Auscultation : éaspiration humée et saccadée sous la clavicule gauche, /nspiration diminuée sous la clavicule droite.

Respiration soufflante : en arrière, au niveau du hile des deux côtés,

La candidate infirmière est ajournée : on la prie de venir subir un autre examen.

Second Examen le 30 juin 1906 :

Poids 54 kgr. 450.

Mèêmes signes physiques à l’auscultation.

La Candidate infirmière est de nouveau ajournée et remise à la visite de contrôle qui a lieu trois mois plus tard.

Troisième Examen le 20 octobre 1906:

Amaigrissement considérable : poids 51 kgr. 400.

Auscultation :

Poumon gauche : mêmes signes en avant et en arrière.

Poumon droit : dans les deux tiers internes de la région sousclaviculaire : inspiration diminuée ; dans le tiers externe de la même région : nombreux craquements : dans les fosses sus et sous épineuses : resptration soufflante,presque tubaire, craquements à la suite des fortes inspirations et après les accès de toux.

De plus. vibrations augmentées à la palpation et matité à la percussion au sommet droit en avant et en arrière,

La candidate infirmière est définitivement refusée.

Page 1