BARTHÉLEMY
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la consultation de l'hôpital des Enfants-Malades. Ces observations, à l'exception d'une seule. portent toutes sur des enfants âgés de six à treize ans, chez lesquels le diagnostic de bacillose commençante a pu être fait par la seule coustatation d’une inspiration anomale localisée à un sommet de la poitrine. Chez ces malades, dont la plupart ont élé suivis pendant un an. l’aggravation de l'état général, l'apparition de la submatité et des craquements au siège primitif de la lésion, enfin la présence de bacilles dans les crachats, sont venus, au bout d’un temps variable, donner la confirmation du diagnostic.
Nous n'avons pas l'intention de faire ici une analyse du livre que M. le’professeur Grancher (1) à fait paraître en 4890 sur les Maladies de l'appareil respiratoire. Dans cet important ouvrage, dont le sous-litre Tuberculose et auscullation est bien significatif, l’auteur a consacré plusieurs chapitres au diagnostic de la phtisie pulmonaire commune à la période de germination. Dans une autre partie de notre thèse, nous exposerons, en nous inspirant de ses admirables leçons, les signes d'auscultation qui lui permettent d'arriver à ce diagnestic. el sa méthode spéciale d'examen.
Les années suivantes, nous retrouvons le même enseignement dans les cliniques faites par M. le professeur Grancher à l'hôpital des Enfants-Malades et publiées à cette époque dans le Bulletin médical (2. Dans l’un dés
(1) Grancher. Malaries de lag: resp.
(2) Grancher. Bull. médic, 10 juillet 1895. D. précoce de la tub. pulm. commune. |
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numéros de ce journal, il déplore l'ignorance des médecins sur la question si capitale du diagnostic précoce de la tuberculose pulmonaire, mais il lui trouve une excuse en citant les textes de la plupart des auteurs, même les plus récents, qui attendent la réunion de trois signes physiques : submatité, augmentation des vibrations, craquements pour faire le diagnostic.
Dans un rapport présenté à l'Académie de médecine dans la séance du 3 mai 1898, M. le professeur Grancher (1) a montré les services que le diagnostic précoce de la luberculose, tel qu'il l'entend, peut rendre au point de vue prophylactique dans la famille, dans l’armée et dans les milieux collectifs : écoles, ateliers, magasins.
Il permet en effet de reconnaitre la phtisie avant qu'elle ne soil ouverte el par conséquent contagieuse, puisque le malade n’a pas encore de bacilles dans les crachats.
Sans vouloir entrer dans beaucoup de détails, nous empruntons à ce rapport les lignes suivantes : « J'ai parlé, écril l’auteur, de diagnostic précoce et j'y reviens parce que c’est un des points les plus délicats de cette question déjà si complexe de la tuberculose Pendant longtemps. le signe de certitude, c’est-à-dire le bacille dans les crachats fait défaut, j'entends dans la forme pulmonaire commune. Mais faut-il donc attendre cette élimination des bacilles ? Non, certes, surtout s'il s'agit de l’action thérapeutique el la meilleure prophylaxie ne serait-elle pas aussi de ne pas permettre à une tuberculose pulmonaire ou autre, mais “pulmonaire surtout, d'abord fermée de se transformer en
(1) Grancher, Bull. de l'Acad. de méd., 3 maï 1898. Sur la prophylaxie de la tuberculose.