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Ernnéme.-Tout ce qu'il y a de plus vénérable, de plus orthodoxe et de plus digne sous le rapport du talenc et de la vertu. Mais je continue ; l'évêque actnel de Montréal a donc tout tait dés l'origine pour sé concilier le Séminaire ; mais le Séminaire n’a pas voulu.
En 1854, l’évêque de Montréal, se trouvant à Rome, rendait compte au St. Siége de son administration et en vint, tout naturellement, à parler dé l'unique paroisse de la ville de Montréal. Le secrétaire de la Propagande,
+ le Cardina! Barnabo, en apprenant que Montréal ne comptait qu'une seule paroisse, eut de la peine à en croire ses oreilles.
-Fravçurs.—Je crois bien : on s'étonnergit à moins.
EraRÈME.--[6 Cardinal parla alors de démembrer cette parus en offrant à l’évêque de faire annuler la réponse de la Propagande du 8 Octobre 1831. Mais l’évêque, pensant pouv oir amener le Séminaire par des moyens de doucour, s'y refusa.
JOsePH.—-Et l'affaire en demeura là, je suppose ? ÉPHRÊME—Oui. Avunt'de se rendre à Romeo. en 1862, lAvê êque de Montréal consoilla au Supérieur du Sémin: rire d'écrire au Préfet de la Propagande relativement au dé-
à membrement de la paroisse de Montréal, offrant de préj sentor lui-même la lettre à qui de droit. Arrivé dans la H Ville Eternelle, Mgr. remet la lettre en question au Car dina! Préfet qui après en avoir pris-connaissance, informe Monseigneur qu'il se chargeruit de régler lui même cotte affaire avec M. le Supérieur du Sérainnire, Fn congé , quence, l’évêque de Montréal ne s’occupa plus de rien, En 1863, les MM: du Séminaire informent Mgr. de Mortréal de leur résolution d' envoyer à Rome, Mons. Baylo, pour ÿ traiter l'affaire de la paroisse Ce Montréul. Sur ce, l’évêque demande au Séminaire, représenté ‘par son Supérieur ot M. Bayle, de vouloir bien s'entendre \ d'abord à Montréal avant que d'aller auprès du St. Siège: cola était, disnit-il, préférable pour les deux partis ; d'ail. leurs on s’ompresserait à Rome da sanctionner ce aui aurait ét: 10,16 à l'amiable, | FRANQOIS.-— Lo Séminaire suivit-il cs sage conseil ? EPRRÊME.—I]I1 n'en fit rien: Bientôt, M. Bayle, accom- - pagné de M. Carrières, Supérieur-Générul, se rendit auprès du St, Siège. Ces deux avocats du Séminaire de Montréal purent donc plaider leur cause à leur aise, puisque per. sonne à Rome ne représentait l'ér âque de Montréal. L'évêque, sachant d'ailleurs qu'il avait le droit ot la justice de son côté, ainsi que les lois de l'Eglise, voyait
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avec plus de peine que de crainte, les ménées des MM. du Séminaire.
Josrrn.—-Mais l'évêque, ainsi accusé, ne .finit-il pas par se défendre ?
ErnRÊMe.—Seulement sur l'invitation que lui en fit le St, Siégo. Il écrivit un mémoire en Septembre 1863, et se rendit à Rome en 1864.
JoskPn.-—Ainsi ce r'est pas l’évêque qui a porté toute cette affaire à Rome ; ce n'est pas lui qui a demandé le démembrement, ce n’est pas ui qui a soulevé les difñcultés ?
EpurÊme.--1]| s’est tenu à l'écart aussi iongtemps qu'il l’a pu. Il a offort au Séminaire toutes les chances possible de régler la chose amicalement. huis le Séminaire n'a
‘pas voulu entendre raison. Même, après avoir obligé l'éveque à se rendre à Romo en 1864, il ne fallut pas LR méins de 13 mois d'explications pour que le Séminaire -consentit à l'arrangement dont le décret de 1865 est le pacte sacrés Jo8EPñ.-—On avait fait tes concessions de part et d’autres pour on venir à signer ce decret, n'est-ce gas ? Ernrême.—L'évêque avait concédé au Sémiraire tout
sis #. ce qu'il avait demandé, mais le Séminaire n'avait rien, ‘ absolument rien concédé à l'évêque après avoir promis de 4h $e soumettre re et simplement au décret, le Sémi-
naire refusa de proposer à l'évêque, qui le lui demandait,
un plun de démemhrement.
CHarLes.-— Vous êtes dans l'erreur, monsieur Ephrême. Jamais l'évêque de Montréal n'a écrit au Séminaire dans ce sens et pour l’objet que vous venez de dire.
ErnrÊme.--Ce que je dis est exact. L6 13 Avril 1866, ÿ l'Evêque, écrivant au Supérieur du Séminaire, lai disait | À entr'autres choses : # Veuillez me dire s'il vous serait pos-
sible de proposer un plan de démembrement de la pa-
roisse de Montréai, afin d'aviser aux meilleurs moyens à prendre pour l’opérer, do manière à satisfaire les bes)ins
des filèlos.” Le 17 du même mois, le Supérieur répondit à l'Evêque : 4 S'il s'agit de démembrement proprement dit, le Séminaire ne voit dans cotto question qu'une source de troubles, de dissentions, de difficultés énormes, peut-être in- + + surmontables, etil ne saurait proposer aucun plun de di.
vision.”
ei Josepr.--Uotte réponse a dû embarrasser Monseign eur, Qrarême.]ll à fait son devoir: il a démombré ia paroisse. Aussitôt los Sulpiciens ont protesté sur place et à Romo.
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Ils ont soulevé tous les préjugés possibles.
Ïls ont ait: L'Ævêque veut nous dépouiller, il veut nous ruiner.
Toutes choses malheureusement fausses, car l'Evêque avait même sacrifié son droit de surveillance sur l’administration des biens du Séminaire.
François, s'adressant à Charles êt à Joseph.-—Eh bien ! mes amis, cette conduite du Séminaire est-elle loyale ! Prouve-t-elle qu'il a droit et que l’Evêqne a tort? L'E. vêque n’a-t-il pas tous les bons procédés de son côté ?
(Pesdant que François parle, Henri, Alexandre et Louis
entrent et se mêlent à la conversation.)