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de ce diocèse, car quand il s'agit des grandes cérémonies pontificales, on dit qu’elle ne conviennent pas à un pays de mission tel que celle-ci ; mais quand il s'agit d’obser: ver les formalités prescrites pour l'élection et: la réception des Lvêques, oh dit que ce diocèse est aussi régulier et aussi bien établi que ceux de France. Pareillement quand un veut prouver que les Prélats de notre Séminaire ne sont par obligé à assister l'Evêque dans les Off. ces Pontificaux, on prétend que le céremonial des évéques n’est fait que pour les cathédrales; et non your les églises paroissiales telles que la nôtre, mais on s'appuïo sur le même cérémonial, quand il s'agit de faire voir qu'on ne doit pas rendre à tel évêque, tee ou tel honneur. Et ces variations Gans notre manière de parler sont suspectes.”
Jostrn.-Nous en avons assez,
Erurême.--Ecoute encore un mot de M, Bédard :
‘ Pour prouver qu'il awit fallu demander le consentement du clergé et du peuple dans l'affaire présente, obtenir le consentement du koi, publier le bref du 1er, Février 1820, on s'appuie sur les libertés de l'Eglise gallicane, et on en fait l'éloge,
Mais la manière dont on à parlé ei-devant des libertés gallicanes et dont on en a instruit les jeunes étudiants, était bien différente de ce qu'on en dit présentement, M. Bossuet, disait-on, n’est plus reconnaissable quand il défend ces libertés ; il affaiblit les textes dont il faisait un si Lel nsige contre 1£s protestants Ce qui Texcuse, ’ést qu'il craignait un schismo et qu'il ne trouvait d'-utre moyen dé l’éviter qu’en soutenant les quatre fameux articles. Mais aujourd'hui on loue ces mimes libertés, on en trouve la doctrine très-bonne, elle est, dit-on, la sauvegarde de la veligion, et sans elle, l'Eglise: serait haïe ot persécutée de tous côtés.
‘# Cependant, nous sommes dans des circonstances bien : différentes de celles ou se trouvait Bossuet. Car si nous
sommes menacés d’un schisme en Canada, ce sera préci-
sément pour avoir voulu faire valoir ces mêmes libertés de l'Eglise gallicane ; pour avoir exigé que le bref de Mgr, de Tolmesse fut enragistré dans les Cours des Parleménts qui n'existent pointici; pour avoir suivi les formalités prescrites en France pour l'érection d'ur Evéché, Si, après la publication du rfandement de Mgr. de Québec, on n'eut pas élevé toutes ces difficultés, vout ne serait-il pas resté dans la paix et l’unionÿf
.. Joseru.-—C'est bien terrible tout cela, Jamais je n’au-
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rois cru les Sulpiciens capables Ge faire tant de peine à un ÉV {UO,
Evarème.—Ils lui ont fait refuser les honneurs dé sa charge par les marguilliers, st ils l'ont chassé Gu Séminaire où il rés:dait.
Josepa Comment! ils ont chassé Monseigneur Lartigue du Séminaire ?
Ernrâuz.--Hélas ! oui! Mgr. Lartigue, évêque de Tel. wiesse, prêtre canadien d'un grand mérite, était, depuis de longues années, membre du Séminaire de Saint-Sulpice, lorsque les instances de T'évêque de Québec, les ordres exprès et réitérés du Paps et la volonté fôrmelle du Supé. vieur-(ténérul de St. Sulpice, lui firent un devoir d'acceypter la dignité épiscopale pour le gou’ernement Au district de Montréal
Il était entenaGu, entre le Supérieur de 18 maison de Pa. vis et les memlres de celle de Montréal, que Mgr. Lartigue resterait Sulpicien et qu'en cette qualité, il ha biterait le Séminure. Muis à peine futil evêque qu'on lui signifa qu'on ne pouvait le garder même un peu dc temps, et que s’il continuait d'aller à la récréation aves les messieurs du Séminaire, plusieurs de ces derniers n'ose. raient s'y trouver, Il fallut Sonc que l’évêque cherchôt promptement un autre asilu; ot le jour même où on lui donna cet avis, son emburras fut tel qu'il ne savait en quei lieu il coucherait. Et sans l'hospitalité que lui offrit 1 Supérieure de l’Hôtel-Diau, il se trouvait dans 12 rue.
Josepu,—Æs-tu bien certiiin de tout cela ?
EraRkÊME.-Je prends ces renseignements dans les écrits de Monsieur Bédard, Sulpicien, qui, en rapportant ce fait, s'écrie : “ Hélus! je ne pense jamuis à cotte indigne conduite du Séminaire enve’s notre évêque, sans verser des larmes d'amertume et sans rougir.”’
Mgr. Provencher, dans un Mémoire qu'il a écrit à Rome, rappelle ,2 même chose et dit formellement que Mgr. Luwrtigue a été dans la rue Un autre vénérable mombre du Cléryé, M. Marroux, dns une lettre adressée au Séminaire, Jui rappelle cette indignité et une foule d'autres,
Tu vois que je n'avance rien sans preuves,
FRANÇOIS. Voyons, Ephrême, dis-nous maintenant ce que tu suis do la conduite des mossiours du Séminaire à légnrd de l’évêque actuel de Mpntréal ?
Eran£ux.[{l'évèque actuel de Moniréal a fait ce qu’il 4 pu pour faire régner la concorde, l'union et la paix entra lui et le Séminaire, Lès les pre iers jours do son épiscopat, il a écrit au Supérieur, fui fesant part de ses dispo-
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sitions généreuses, ainsi que les avsnees de la plus graude charité, À cet appel suprême de la douc£ar et de la noblosse évangéliques, on a répondu de façon à mériter lea reproches suivants Ge Messire Marcoux :
(Toi, monsiour, il est clair comme le jour, et reconnu par le clergé et las laïques, que Sepuis le commencertent Jasqu'à maintenant, il y a où opposition systfmat.que du Séminaire à l'épiscopat. Quiconque 4 1aal parlé des Pivé. ques, a toujours été en hauto faveur sv Séminaire, et ou contraire quiconque s'est prononcé pour l’épiscopat a été honni, chassé ou forcé de s'en aller...
“ Oh! le Séminaire s'est montré bien petit à côté de l’évêque. Un jour, le Sémiraire gémirs de l'avoir ainsi contristé ; car Dieu prendra en main l’œuvre de son serviteur. M. Bédard n'a-t-il pas prédit, dans son Mémoire la désolation de la maison de St. Sulpico de Montréal, si élle ne revenait à l'évêque toto corde. Et comment oxpliquer autrement que comme un commencement de désolation la désertion de la Maison des mailleurs Sujets canaGiens et français qui n’y peuvent tenir ? Depuis ur nombre d'années limitées, nous comptons une Gouzai de prêtres qui ont quitté St. Sulpice de Montréal, parce
wil ne sympathise pas avec l'évêque. Le grand nombre le ceux qui sont sortis sont des hommes au-dessus du commun, on en fait des Evêques, des Grands-Vicaires, des Supérierrs de Colléges, des Charoïnes titulaires, ete, Autant de perGu pour St Sulpice. Ceux qui sortent s'accordent à dire qu'ils ont pas voulu être plus longtemps solidaires de cet esprit entaché de gallicanisme, pro: testant comme M, Olior lui-même «a protesté, et se rangeant à l'obéissance aux Saints Prélats qui sont les Premiers wSupérieurs du Séminaire, selon ls même M. Olier.”’
Cnarces.--Quind Messire Marcoux 4-t-il écrit cela ?
EpuiRôme..Le 2 Juin 1850,
Josmrn.—Veux-tu rommer quelques-uns des MM. de St, Sulpice dout parle Messire Murcoux, et qui ont laissé le Sém'‘nairo à cause de sa conduite envers les Lrélats ?
ErrrÊme.Messire Musart, Mgr, Charbonnel et Mgr. Pinsonneault.
Josepu.-Saistu s'il y à on dernièrement de ces désertions et pour le même motif ?
ErnRÊME.Il y a M. O’Farrol et, paruit-il aussi, M. Toupin, bien qu'on aix donné le change au publie à propos
cp =: “de la sortie de ce dernier,
Jossen.—Ces doux prêtres sont-ils bien respectables ?