‹ Dialogue sur une question importante [microforme]Chapitre 9 sur 11 · DR TON PE VERRE AD ET DRE · texte numérisé non relu

DR TON PE VERRE AD ET DRE

" cela ai

A F1 lle ont martyrisé et abreuvé d'amertume les Êvé-

HenRi.--Parce que LES RESSOURCES INTELLEOTUELLES DES CANADIENS ÉTAÏENT TROP MÉDIOORES ! ! !

Un Evêque français s’étonnait un jour, en présence d'un Sulpicien, de ce que le clergé canadien ne pouvait aspirer à être Curé de la ville, attendu que les Sulpiciens étaient Curés perpétuels, Savez-vous ce que répondit ce Sulpicien ? Sans broncher, il affirma que notre clergé N’AURAIT JAMAIS LES LUMIÈRES VOULUES POUR ADMINISTRER Mon- TRéÉAL !!!

Joskrn.—$i les Canadiens sont doués intellectuellement d’une façon # médiocre, je ne vois pas qu’il faille une si grande dose « > science pour administrer Montréal!!!

Hynrr.-—C'est ainsi que les Sulpiciens se contredisent. À les en croire, tantôt les Canadiens sont trop, bêtes pour wrériter un enseignement supérieur, tantôt ils sont si spirituels, si intelligents, qu’il faut beaucoup de science pour les évangéliser, et cependant, qui le nicrait, dès qu'ils se font prêtres, ils deviennent si stupides qu'on doit leur interdire de force le ministère au sein des villes. ;

Louis.-—Kn effet, ce que tu dis-là ressort bien de tout ce quo les Curés perpétuels disent des Canadiens.

Henri.-—Et puis, disait un jour M. Bayle, il est trèsdangereux d’instruire les Canadiens, La plupart de ceux qui appartiennent aux classes libérales ne se confessent Les clers-médecins, par exemple, ne pratiquent plus a religion et sont tout ce qu'on peut voir de plus impie.

Josers.--Ce M. Bayle est un calomniateur. Ce gæ'il

dit des clercs-médecins est absolument faux. Les étudiants en médecine canadiens sont religieux. Le chanoïne Fabre, “pour sa part, en confesse un nombre considérable. Tls vont même tr faire des communions générales. Voit-on leurs ? ; k

ErnRôme.— Voyons, tu conteras cela quand j'aurai ter-

* miné. k

“ I] tarde à l'Evêque de Québec, continue Mgr. Provencher, d’être déchargé du district de Montréal qui lui a causé tant de déboires et de chagrin. Son prédécesseur immédiat, le vénérable évêque Panêt, n'en avait pas qu moins et son anté-prédécesseur, Mgr. J. Q. Plessis, dont la mémoire vivra éternellement en Canada, en était tellement abreuvé et accablé qu'il était las de vivre. Il m'écrivait dans mes missions ; “ Je vis trop langtemps ; j'aurais dû mourir en arrivant de Rome pour ne pas être témoin de

ane RE je vois, ”

ENRI.-—-Ainsi, sans remonter au delà de 50 ans, les

trust | Dr

ques suivants : Bourget, Lartigue, Baillargeon, Panet, Plessis! Qu'ils vienuent maintenant se donner pour des moutons ! ! ñ :

ErarÊme.-« L'Evêque de Québec, dit encore le mémoire

de Mgr. Provencher, l'Évêque de Québec a refusé l'entrée des prêtres français dans son diocèse, parce que ces étrangers, ne voulant vivre en harmonie, ni avec le clergé, ni avec le peuple, étaient évidemment les auteurs des troubles qui régnaient dans le District de Montréal, et qu’ils intriguaient sans cesse à Rome pour renverser ses plans les mieux concertés pour le bien du pays, Deux fois il a été dans la nécessité d'envoyer des agents à Rome ; toujours ils ont réussi à faire connaître la vérité, mais quelle dépense pour payer les frais de ces agents. Si encoré les prétentions du Séminaire étaient finies ; mais non, M. Thavenet est toujours ici à Rôme, faisant ce: qu’il peut pour soutenir les prétentions de ses confrères ; tout cela se fait en dessous et en cachette.

Hexnr.—-Et après M. Thavenet, est venu M. Faillon en compagnie de M. Bayle; après ces deux accusateurs, est venu M. Larue; après M. Larue en viendra un autre; car il est écrit que les Sulpiciens ne laisseront jamais dormir les Evêques en paix.

Et pour avoir raison des Evêques, ils les accuseront de rapacité, d'ignorance ; ils accuseront le clergé et le peuple d’imbécilité. Nen contents d’avoir ruiné la réputation ïntellectuelle des Canadiens, ils essaieront à les faire passer pou: des révoltés, des gens capables d'en venir aux voies de fait contre leur Evêque.

ALEXANDRE.— Voyons, Henri, tu charges à dessein: le

tableau est assez noir, n’y ajoute pas d’ombzes, * Henri. —C'est tellement le cas; j'invente si peu que, pour rassurer Rome sur l’état des esprits à Montréal, les Supérieurs de deux communautés ont été obligés d'écrire des lettres qui prouvaient que la population était bien paisible.

FRANÇçOISs.—Je m'explique maintenant pourquoi, en Europe, On garde encore l’idéo que lo Canada est un. pays de cannibales ! ! 1 p

EPHRÊME.—Avec toutes vos interruptions, je n’en finirai pas.

# Si l’Evêque de Québec, dit Monscigneur Provencher, refuse l'entrée de son diocèse aux Sulpiciens français, il ne refuse pas aux prêtres canadiens, on du moins aux sujets anglais, de se fairo Sulpiciens. Il y à déjà dans La maison autant de Canudiens que de Français, c’est sur ceux-là que retombe la plus grande partie de l'ouvrage. Hs n'ont aucune der places honorables........."

ee Bite

HenRr.— Les Canadiens ont d’ailleurs si peu d'intelli-

gence,’’ disent les messieurs du Séminaire. d EPHRÊME.—" Ainsi, toujours selon Monseigneur Provencher, la maison des Sulpiciens de Montréal ne pourrait s'éteindre que par sa faute, en s'obstinant à ne pas admettre les prêtres canadiens. C’est une chose bien étonnante et qui ne se rencontrera qu’en Canada, que de voir une dizaine de prêtres étrangers, venus de France, placés par SEE lo conseil de la maison, devenüs tout-à-coup de grands seineurs, de les voir, dis-je, vouloir faire la loi dans le pays, ! eurter ouvertement l'opinion du clergé, forcer toutes bar- Ê rières pour parvenir à ji but, en venir enfin jusqu'au point de vouloir donner des évêques au Canada,s ns qu'on

n’en sache rien dans lepays.

« C'est ce qu'on a vu ici, à Rome,sà la nomination du k dernier coadjuteur de Québec et à la nomination de M. Tabeau pour Montréal. Ces deux hommes n'étaient pas des ambitieux, Mgr. Turgeon avait refusé la coadjutorerie de Québec én 1825. M. Taboau a refusé d'accepter ses | bulles, et est mort peu après l’arrivée d'un rescrit de Rome qui l’engageait à les accepter. La charge d'évêque est si désagréable en Canada, grâce aux Sulpiciens, que person- | ne ne veut l’accepter."”’ FRANçors.—C'est bien naturel !

1IPHRÊME.—Ecoutez ce qui suit :

À “ M, Roux, Supérieur du Séminaire de Montréal, qui vint à Rome il y a quelques années, avait obtenu du St. ï Siége la permission de vendre les biens du Séminaire au Gouvernement. L'évêque de Québec refusa son consentement et envoya à Rome deux agents qui obtinrent la révo-

à cation de cette permission. Il adressa, avec son clergé, une ; ; requête au gouvernement pour demander la conservation , de ces biens ; le parlement se joignit au clergé en deman-

dant plusieurs fois que ces biens restassent tels qu'ils avaient toujours fté. Le clergé comme le parlement considéraient ces possessions comme biens religieux du pays ; vû que la possession des fonds était beaucoup plus sùre

autre chose ! ! !

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