VOLTAIRE ET LES RELIGIONS
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Le plus charmant et le plus fin de nos e'crivains, le délicieux romancier de a Thomme admirable », n'a-t-il pas dit à peu près, non sans dédaigneux atticisme : Aux natures simples et sans nuances, aux amis des solutions sommaires, aux esprits qui ne veulent pas tourner autour des choses, qui se refusent à jouir du faux aussi bien que du vrai, à ceux-là ce Voltaire suffit »? C'est assez insinuer que la critique du xviii« siècle est non avenue, et que Voltaire a fait œuvre superficielle.
Tel n'est pas l'avis, semble-t-iî, des intéressés, de ceux qui, naguère, prêtaient au glorieux anniversaire de Bolingbroke, de Zapata et de Boulainvilliers le concours de leur plain-chant. Ces lamentations épiscopaies, si nettement coupées par l'ironie d'un vieux politicien, ces furies déchaînées par les gazettes de la réaction, ces litanies célébrant en faux bourdon, dansplusdevingt milleéglises et chapelles,
VOLTAIRE. DIALOGUES. II. a