‹ Dialogues et entretiens philosophiquesChapitre 108 sur 117 · II. 1:3, 116. — Voir II · texte numérisé non relu

II. 1:3, 116. — Voir II

;; Dire qu'une terre (meilleure que la nôtre; est possible, et que Dieu ne nous la pas donnée, c'est dire assurément qu'il n'a ni raison, ni bonté, ni puissance : or c'est ce qu'on ne peut dire. »

Oracles « qui commandent le meurtre et la rapine, » III, i3ô.

Ordination. Etre « tondu sur la tête » et recevoir « un bénéfice de vingt, ou trente, oii quarante mille piastres de rente. » 111, 95.

Ordonnances. « 11 y en a la valeur de quatre-vingts volumes, qui presque toutes se contredisent^ » 111, i5.

Ordre constant, établi par une main éternelle et toutepuissante, I. 37; admirable, 1, 39, 241; II 8. — Supposer un ordre, c'est affirmer un ordonnateur, I, 44. — M L'ordre fut toujours, parce que l'Etre nécessaire, auteur de l'ordre, fut toujours, » II, 195. — Il faut être aveugle pour n'être pas ébloui de ce spectacle; il faut être stupide pour n'en pas reconnaître l'auteur; il faut être fou pour ne pas l'adorer, »

m, 44. — « L'arrangement de l'univers... démontre un fabrir cateur souverainement inielligent, puissant, éternel, » 111,

Oreilles. « Je suis quelquefois tout étonné de pouvoir lever et abaisser les yeux, et de ne pouvoir dresser mes oreilles, » II, 243.

Oreste, possédé de Mégère,

JNDEX PHILOSOPHIQUE.

vola une statue pour obtenir sa guérison, II. 1 1 7.

Organes. (< Tout dépend des organes, » II, 141. — '( Le Grand Etre nous fait présent à tous de six organes, auxqueU sont attachés des sentiments tous étrangers les uns aux autre», » II, 199.

Orphée a « adouci les mœurs des hommes, que les prêtres rendaient féroces, » III, 55.

Osée reçoit de Dieu de singuliers commandements, I.

Ossuaire de ceux qui ont été massacrés pour cause de religion, III, 43, 46.

Otaîti, « 'le bien plus civilisée que celle de la Zélande et que le pays des Cafres. »

Climat, productions, religion d'Otaïti, III, I lo-i 12.

Ouïe. Plusieurs animaux.

'! nos confrères. » l'ont plus fine que nous. Mais la nôtre perçoit « des accords, où pres- ^que tous les animaux n'entendent que des so.is, » II, 206.

— « Après avoir examiné toas les instruments de l'ouïe, » les savants « ignorent profondément comment on peut entendre, » II, 201.

Pagodes parlantes, ÎI, 69; à sept têtes, II. 72.

Pain, si clièrement acheté!

« Il ne ressemble pas plus au grain dont il est formé qu'une robe d'écarlate ne ressemble au mouton dont elle est tirée, »

Palissv « Un virtuose, potier de son métier, qui s'intitulait inventeur des figulines rus'.iques du roi des Gaules, prétendit que cette mine de

mauvais talc, mêlé d'une terre marneuse, n'était qu'un amas de poissons et de coquilles qui étaient là du temps du déluge de Deucalion. » III, 19S.

Palmyre et Balbeck.

" M.\I. Dakiiis et Wood revenaient des ruines de Palmyre et de Balbeck, où i'.s avaient fouillé les plus anciens monuments des arts, » III, m.

Pandolphe, « un certain drôle, iégat a latere, qui fit mettre le roi Jean à genoux devant lui, » II, 172.

Pandore. La fable de Pandore, explication naïve de l'origine du mal, II, 209; III, 169. — « La boîte de Pandore est la plus belle fable de l'antiquité, l'espérance était au fond, )) II, 217.

Panthéisme. Bizarres raisonnements sur l'ubiquité divine, I, i33. — Panthéisme de Paul, Aratus et Malebranche.

« Il se po irrait que nous fussions dans Dieu, que nous vissions les choses en Dieu, » II, iio, 197. — Citations de Virgile, L'ucain, Paul, II, 197.— «( Si vous croyez que c'est Dieu qui nous tient lieu d'àme, vous n'êtes donc qu'une machine dont Dieu gouverne les ressorts ; vous êtes dans lui, vous voyez tout en lui, il agit en vous. » ni. i5i.

Paon. « Si un paon pouvait parler, il se vanterait d'avoir une âme, et il dirait que son àme est dans sa queue, » III,

Pape. Le vicaire du charpentier « a chassé les empereurs et s'est mis sans façon à leur place.» I, 21.— Prêtre qui s'est cru pendant sept cents ans le maître des rois. I, 126.

— Le grand lama, I, 157; vice-dieu, II, 52.— Notre pape est infaillible, dit le jésuite.

DIALOGUES DE VOLTAIRE

« Votre pape est un âne, » répond le luthérien, I, 184. — « Etranger tondu qui demeure à neuf cent mille pas de chez nous, 1) I, 234. — Faisait jadis égorger « une moitié de la nation par l'autre, » I, 234. — Prétendait disposer de tous les royaumes, I, 235; II, 67. — Enumération de peuples qui ne croient pas le paoe ii^failiible, II, 2, 52. — Touche des annates, levé des décimes, II.

33. — Son trône établi sur ces chimères, pour le malheur du genre humam, II, 23. — Ses revenus évalués à seize ou dixhuit milhons, II, 32. — Ses usurpations, II, 33, fondées sur un mi.~érable jeu de mots :

tu es Pierre, etc., II, 3g; 172- 175. — Il divise la Chine en évêchés, II, 5i. — « Une douzaine de papes tous également perfides, tous méritant égilement dêîre pendus àTyburn,)) II, 166. — Le roi de "France n'a qu'à dire un mot, et ie pape n'aura pas plus de crédit en France qu'en Russie... On ne connaît pas ses forces, « II, 174, 175. — L'âme d'un pape se forme, comme celle des autres humains, « juste entre l'intestin rectum et la vessie, w II, 238. — « Les papes, en instituant tant d'ordres différents de fainéants sacrés, se firent autant de sujets dans les autres Etats. >, III, 5. —Sur les origines des prétentions papales; sur l'infaillibilité, III, 189. 90. — Papes concubinaires.

adultères ou pédéj-astes, « ce qu'on ne trouve plus aujour- 'd'hui en aucun pays, j; III. 95.

Papegaut. « La folie de cet .homme consistait à se dire infaillible, » I, 211. [

Papier public. Représentation de l'argent, gage d'échange. Son utilité, I, 17. —I

Créer plus de papier que ne le comportent la masse et la circulation, c'est faire de la fausse monnaie, I, 18.

Papistes. A certains jours, ils aimeraient cent fois mieux r< manger pour cent écus de turbots..., que de se nourrir d une blanquette de veau qui ne reviendrait pas à quatre sous, )) l, 159.

Parabole, k Je leur parle en parabole, afin qu'ils n'entendeat point, >; II, 7.

Paradis. « Je ne prétends pas faire la moindre action honnête, à moins que je ne sois sûr du paradis. » III, 61.

Paris. Embe.lissements de Paris (Cachemire;,]. 24, 3o, — " qui n'est qu'un dixième moins grand que Londres, » II, i38.

— « Dix fois plus grande, plus peuplée, plus riche qu'Athènes, séjo'ur des arts, de la danse et de l'envie. » On y voit de sb boutiques oii les Envies vendent la diffamation quatre fois par mois, 1! III, 21 5.

Parlements, peu favorables aux papes et aux moines, II,

Particules. « On créa des par icules organiques qui composèrent des hommes, » II,

Pas de Dieu. « Nous autres stoïciens, en voyant ce monde, nous disons : Voilà des pas de Dieu. — Montrez-nous ces pas, etc., )) III, i65.

Pascal. « Que de mauvaise foi et d'ignorance dans Pascal! » II, 22. — « L'un, qui pourtant était un vrai génie, examine ce que serait un homme sans tête, et à qui les dieux auraient donné tout le reste, » IIl. 212.

Passions, « Les passions, qui font commettre de si grands crimes, s'autorisent presque

INDEX PHILOSOPHIQUE

toutes des erreurs que les hommes ont mêlées à la religio:i, »

II, 71. — Nécessité des passions et de leurs conséquences,

III, 145, — « Les passions sont la production de 1 instinct, et les passions régneront toujours. )) « 11 y a de très bonnes passions, et Dieu nous a donné la raison pour les diriger, » III, 162.

Patibulaire. « Sur les morceaux de pâte la figure empreinte d'un patibulaire et d" n pauvre diable qui y était attaché, .. II, 63.

Paul n'a vu Jésus qu'au troisième ciei, a lapidé sai.it Etienne, a annoncé faussement la résurrection et la fin du monde, I, i ig. — Têle échauffée, I, 120. — Très impoli pour les femmes, I, 222. — (f Traita du haut en tas saint Pierre... » « Eut beaucoup de penchant pour le jansénisme, »

I, 225. — «N'a jamais parié de la divinité de Jésus-Christ, »

1, 226, 245. — Paul, meurtrier d'Etienne, rompt a-, ec -0:1 maître Gamaiiel. Son portrait,

I, 244 . Voir aussi 111,' 89, 92, q3. — Ses Epîtres, I, 245. — Ses contradictions, I, 243. — Sa brouille avec Pierre; il judaïse, est circoncis. Ses men- ■songes. Il est ravi au troisiè.i.e ciel, I, 245. — Ses aliurjs insolentes, tyranniques; son «esprit persécuteur, « 1, 246. — Paul a dit : <« Ne suis-je pas en droit de me faire nourrir et vêtir par vous? » Usage que l'Eglise a fait de cette parole,

II, 28; III, 93. —-Panthéisme 4e Paul, II, iio.

Pauvreté. « Se faire petit à petit cent mille écus de rentes, précisément parce qu'on a fait vœu de pauvreté, » 1, 82. — « Ah! misérable, tu voudrais que ie pape et 1 évê-

que de Wurtzbourg gagnassent le ciel par la pauvreté évangélique'. » II, 4. — « Ils vont à la richesse par la pauvreté, à la cruauté par la douceur, » II, 62.

Paysan. « Un paysan aime mieux être appelé ?no)i rêvé' reni père et donner des bénédictions que de conduire la charrue, » III, 5.

PÉCHÉ contre Dieu, puni dans l'autre monde; contre les hommes, châtié dans celui-ci, 1, 10. — Dieu auteur du péché: « car enfin, s'il vous anim.e et si vous faites une faute, c'est lui qui la commet, » III,

PÉCHÉ ORIGINEL. « Le Pcn-

tateuque n'en dit pas un mot. »

Ce dogme, indiqué par Paul, ne fut' enseigné positivement ■]ue par Augustin, I, 220, 228.

— II, X14, 1 19, son absurdité.

PÉDANTisME. « Le pédantisme et la justesse de l'esprit sont incompatibles, » II, 93.

Peine capitale. On ne doit point ajouter de tourments à la mort. II, 177.

Peines. « Il est juste de proportionner la peine au crime, »

1, 233. — Dieu, étant « infiniment juste, doit, par conséquent, venger l'innocence opprimée et punir un scélérat né pour le malheur du genre humain, » II, 73.

Pénalité. « Pour le criminel, vous avez au moins des lois constantes ? — Dieu nous en préserve!» I, 23 1. — Excès des pénalités, I, 232-234.

Penn. « Guillaume Penn, le premier des tolérants et le fondateur de Philadelphie, »

Pensée. Impossibilité de concevoir le principe de la pensée. I, 5i ; II, 243. — Penset-on toujours? I, 90, 98, i38

DIALOGUES DE VOLTAIRE

II, 208, 243; Iir, l5o. — La pensée est un don de Dieu, 1, i36; m, 129. — Une pen>ée n'est point matière, I, iSy:

III, 147. — Comment un être, quel qu'il soit, peut-il avoir la pensée? II, m, 201, 207.

— L'éternel principe 'lateKement arrangé les choses que, quand j'aurai une tête bien constituée, quand mon cervelet ne sera ni trop hurai-:e ni trop sec, j'aurai des pensées. »

II, III. — Il faut remercier Dieu (( du don de la pensée, »

II, 2o3, — « Il n'est rien, ni dans nous, ni autour de nous, qui puisse produire immédiatement nos pensées. Point d^ pensées dans l'homme avant la sensation, » III, 129. — « Four produire un être pensant, il faut l'être. » La pensée ne p.ui être (( donnée par un être qui ne pense point, » 111, 147.

Pentateuque. Ecrit dans un désert, I, 108. — « Etonne ceux qui ont le malheur de ne juger que par leur raison, » I, 109. — Postérieur à Moïse de sept cents ans. I, 108. — Ne parle point d'immortalité, ni d'ame, I, 109, 140. — « L'auteur du Pentateuque est encore incertain, » II, 20.

PÉPIN. Le « rebelle Pépin »

donna place aux évêques dans le parlement de la nation, II,

PÈRE. " Un père de famille sage, résigné à Dieu, attaché à sa patrie, environné d'enfants et d'amis, etc., » II, 37.

— « J'aimerai mon père et ma mère, s'ils me font du bien; je les honorerai s'ils me font du mal, « III, 34.

Pereira. « Un Espagnol nommé Pereira... hasarda de dire que les bêtes n'étaient que des machines, » II, 204.

Perkdie. Histoire de la

perfidie de par le monde. Moïse, Aod, Judith, Jacob, David, Salomon, Clovis, papes, héros a Homère et de Fénelon, Romanis, Carthaginois. Louis XI, Ferjinand le Catholique, etc.,

PtRRUQUE «Je ne saurais souffrir que mon perruquier soit législateur ; j'aimerais mieux rie jamais porter ae perruque, » II, i34.

Perse. Les fieuves de la Perse, II, 95. — Si Alexandre (( ùlla tuer des Perses, tes Perses étaient auparavant venus tuer des Grecs, » III, 1 1^6.

Persécution. « Les gens qui sont les maîtres chez eux ne sont jamais persécuteurs. »

11 est des animaux dans Paris, aux cheveux plats et à l'esprit de même,.., qui persécutent pour se donner de la considération, » I, 80. — Résumé des persécutions qui constituent 1 histoire du christianisme, I»

122-123; 11, 27, 39. — Quand les chrétiens « commencèrent à prêcher contre la religion de ^Eta^.., alors on réprima leur audace, » U, 26.

Personnification. « Vous êtes comme les sculpteurs; ils font une statue et ils l'adorent.

Vous forcez votre Dieu, » III,, 142, — Les artistes ont voulu représenter la force ou la faiblesse. « Les hommes se sont accoutumés à prendre leurs facultés, propriétés, tous leurs rapports avec le reste de la nature, pour des êtres réels, »

Pesanteur. On avait toujours cherché vainement la loi de la chute des corps, jusqu'au jour oii un sage de l'île Cassitéride. Newton, « a fait voii que la loi de la pesanteur n'était qu'un corollaire du premier théorème de Dieu même.

[NDEX PHILOSOPHIQUE,

cet étemel géomètre, »> TU,

Peuple. Il a perdu « ses droits naturels, » II, 147. — « Les peuples subjugués dansent avec leurs chaînes, » H, 159. — Sacrifiés aux querelles des princes, II, 161. — « Plus un peuple est ancien, plus il a d'anciennes sottises, »

II, 2i3. — « Chaque peuple va voler ses voisins au nom de Dieu. » Avez-vous trouvé un peuple qui fût juste? — Aucun, III, i3ô. — «Quel est le plu» sot et le plus méchant?

Le plus superstitieux, » III,

Phallus. « Les Egyptiens portaient en procession le phallus, » III, ii3.

Pharisiens, confondus par Jésus, le firent mourir, I, 242- 2^3. Voir JÉSUS. — Paul s'est dit pharisien, I, 245. — Les pharisiens croyaient à la métempsycose, II, 120.

Phédon. Passage cité sur l'immortalité de l'âme, III, 169.

Phéniciens, antérieurs aux Hébreux, n, i83.

Philosophes. Tout est permis contre eux. Jésuites, jansénistes, protestants les poursuivent à l'envi, I, 62. — Innocuité des philosophes, 1, qy, 98. — Exterminons « au moins ceux qui n'ont ni fortune, ni puissance, ni honneurs dans ce monde, » I, q8. — Plusieurs ont dit des sottises, I, 99. — Philosophes niant peines et récompenses, et « qui n'en seraient pas moins gens de bien, » I, 172. — « Un philosophe doit annoncer un Dieu, s'il veut être utile à la société humaine, » I, 172. — » Philosophes sur le trône à Berlin, en Suède, en Pologne, en Russie, » II, i38. — Quelquesuns « se sont rais sans façon

à la place de Dieu,... ont créé l'univers avec leur plume' comme Dieu le créa autrefois par la parole, « II, 23i. — (( Philoso:->he. Ce métier n'exige ni ne donne des richesses, »

III, 102. — «Un philosophe sans candeur n'est qu'un politique, » III, i58. — Hercules jouant aux osselets; ■< ils n'en sont pas moins des Hercules,»

Philosophie. « L'amour éclairé de la sagesse, soutenu par l'amour de l'Etre éternel, rémunérateur de la vertu et vengeur du crime, » II, 5; elle étend son empire sur tout l'univers, tandis que l'Eglise ne domine que sur une partie de l'Europe.' — « La philosophie raisonne et !a coutume agit, »

I, 28. — Elle « adoptera la religion pour sa fiile, » II, 6.

— H Jargon » auquel Platon donna cours, II, 1 10.

Physiciens. « Il a fallu que les physiciens cherchassent une mécanique de génération qui convînt à tous les animaux, »

Physique ignorante de toute l'antiquité, 11, 109. — « C'est la science véritable, fondée sur l'expérience et sur la géométrie. » m, 168. — Services rendus à la physique par les faiseurs de systèmes, II, 234.

— « On discutera sur le physique et le moral pendant l'éternité, » III, 162.

Pierre « était un assez bon homme; » Paul l'a traité de haut en bis, 1, 225, 245. — Il judaïse, 1. 245. — Il tue Ananie et Saphire (V. ces mots), î, 117, 238; II, 28

— Sa querelle avec Simon le Magicien, I, 1 19; II, 23; III, QO. — A-t-il été à Rome? At-il été crucifié la tête en bas? etc., Il, 22; III, 89. -

DIALOGUES DE VOLTAIRE

« Tu es Pierre, et sur cette pierre... misérable jeu de mots, » II, 39. — Dissentiments de Pierre et de Paul, III, 89. — Pierre était marié,

Pierres. « Il y a des pierres qui sont figurées en langues, et qui ne sont point des langues; en étoiles, etc.; en serpents, etc.; en parties naturelles du beau sexe. etc. ;... des dendrites,qui représentent cîes arbres et aes maisons, etc., »

Pigeon « qui engrosse » la Vierge Marie, II, 24; — par ordre du dieu à barbe, IL 54.

— « Un dieu dans un colombier! )) II, 55. — « Le pigeon procède du Père et du Fils, « IL i55.

Pitié. « Contre-poison contre riiéroïsme carnassier, » II,

Plaisir. « Le plaisir vient manifestement de Dieu, » II, 200, 243. — « Le ciron, à cet égard, l'emporte sur cette foule de soleils qui surpassent un million de fois notre soleil en grosseur, » II, 202. — Divinité dEpicure, 111, 188.

Planètes. « Mars, Mercure, Jupiter, Saturne. » On en a fait des dieux qui courent (théoij, immortels parce qu'ils « paraissent se mouvoir euxmêmes, » IIL 139. — Chaque planète a-t-elle son dieu? III, i65.— « N'admettons, croj-ezmoi, ces demi-dieux imaginaires que quand ils nous seront démontrés, » III, 167. — Mouvement des planètes, III,

Plantes. « Elles végètent parce qu'il fut ainsi ordonné dans tous les siècles, » II, 207.

Platon. « Les disciples de Jésus furent très obscurs jusqu'à ce qu'ils eussent rencon-

tré quelques platoniciens dans Alexandrie qui étayèrent les rcveries des Galiléens par les rêveries de Platon, » II, 25. — Platon prouve une cause première et intelligente par le mécanisme du corps humain, II, 44-46. — Inventeur des archétvpes, « donna cours au jargon qu'on appelle philosophie, » II, 1 10.— « Chimérique, ridicule, ignorant; » nous lui devons « toute la métaphysiaue du christianisme, » II, i85, 186. — «Croit l'immortalité de l'àme, » III, 126.— « J'ai toujours, avec Platon et Cicéron, reconnu un pouvoir suprême..., l'éternel géomètre,» III, 128. —Ses divagations sur la géométrie, la création, le "Verbe, l'immortalité de l'âme, III, 168-169. — Son Phédon , sou Banquet , ses androgynes, ibid. — Met toujours sa théologie à la place de la nature, III, 187.

Plume, ci Notre plume fut la première arme contre la tyrannie, » II, 14Q.

Plutarque. Cité, II, 91,97.

Pneuma, « le soufBe, l'haleine, l'esprit, 1) partie de l'âme qui est supposée résider dans la poitrine, lil, i5o.

Poids et mesures. Ils changent de ville en ville, I, 83.

Poison. « Il faut couper par la racine un arbre qui a toujours porté des poisons, » II, 29. — « Poisons dont la terre est couverte et qui viennent d'eux-mêmes si aisément, tandis qu'on ne peut avoir du froment qu'avec des peines incroyables, )) II, 180.

Poissons volants. «Toutes nos basses-cours ne sont peuplées que de poissons volants, qui à la longue sont devenus canards et poules, » III, 200.

Pougnac, cardinal, « boa

INDEX PHILOSOPHIQUE

poète latin, s'il en peut être parmi les modernes , s'avisa d'écrire un poerne contre Lucrèce. » Il cite de nombreux traits de sagacité chez les animaux, et n'en conclut pas moins que ce sont des « automates sans esprit et sans aucune sensation, » II, 2o5,

Politique tirée de l'Ecriture sainte. « Plaisante politique! » [1,1 36. — «Qui garde le silence sur ces deux objets (politique et religion), qui n'ose regarder fixement ces deux pôles de !a vie humaine n'est qu'un lâche, » II, 149.

Politique. « Le vrai politique est celui qui jouî bien, et qui gagne à la longue, d II,

Pologne. Victime du servage. « Ce chaos de l'anarchie ne pouvait se débrouiller autrement que par une ruine, )> III, 82.

Populace, « aime à être séduite, » II, 222.

Population. Dans nos climats, il naît plus de mâles que de femelles, I, i3. — Quelle était la population de la France sous Charles IX? II, 94.

Pores. « Il n'y a grain de sable si imperceptible qui n'ait plus de cinq cents pores, »

III, ti6.

Porphyre, pythagoricien, a écrit un livre contre les broches, et prouvé que les animaux sont « les alliés et les parents des hommes, » l, 192.

Portier. « Notre Dieu a été portier quand il chassa à coups de fouet de bons marchands, etc., » II, 64.

Possessions. :< Les peuples d'alors étaient infatués.., d'obsessions, de possessions, de magie, comme le sont aujourd'hui les sauvages,» II, 25,1

26, 116, 117.— ((Les possessions du malin ont fait chez nous bien des conversions, »

Pot de chambre. Un dieu qu'on rend à son pot de chambre, II, 16, 65.

Potence. <( Nous mettons partout des potences dans nos temples, dans nos maisons, dans nos carrefours, » II, 63.

Poudres. Conspiration, II, 79. — Poudre exterminante, invention (( d'un bon prêtre qui n'y entendait pas finesse. »

Poule. Pourquoi (( les bourgeois, et même quelques gens de cour, appellent leur femme ou leur maîtresse ma poule, n IL 239.

Pourquoi? Pourquoi Dieu aurait-il fait ce monde? Pourquoi le mal? 1. 46; III, i53.

— Pourquoi le Christ, venant nous délivrer du péché, nous a-t-il laissés dans le péché?

I, 1 14. — (( Il ne faut pas demander à Dieu pourquoi il a créé des poux et des araignées, »

II, 21.— il Pourquoi il y a quelque chose? » III, 3i.

Pourriture. Le b:é germet-il par pourriture? II, 243;

III, 100, ici.— Opinions d'Aristote, d'Epicure sur la corruption, nécessaire à la production de la vie. Voltaire les combat, III, 172.

Pouvoir. (( L'n astre ne peut pas dire : Je tourne par ma propre force. Un hom ne ne doit pas dire : Je sens et je pense par mon propre pouvoir, » III,

Préadamite. « M. A. est préadamite? — Je suis présaturnien, préo^irite, prébramite, prépandorite, » II, i85.

Prédicateurs. « J'entendais l'autre jour, dans cette espèce de grange qui est près de notre poulailler, un homme qui par-

DIALOGUES DE VOLTAIRE

3oo

lait seul devant dautres hommes gai ne parlaient point, »

I, 193. — « Moralistes à gages, déclament contre les appétits sensuels après avoir pns leur chocolat; » tonnent contre l'amour et « se font essuyer par leurs dévotes ; » « bénissent en cérémonie les étendards du meurtre, » II, i63.

Prédictions fausses de Luc et de Paul, I, 119, 248;

II, 18, 19, etc., 57. — Agrément d'une prédiction « heureusement appliquée, » II, 74.

Pré.viotion. Prémotionphysique^ décret prédéterminant, action de Dieu sur les créatures, III, i63.

Prérogative. L'Anglais veut « que chacun ait sa prérogative^ » II, 1 12.

Présence réelle. « Un corps peut-il être en deux endroits à la fois? » I, 208.

Préteur. « On me parlait de l'édit du préteur, et il n'y a plus de préteurs, » III, 9.

Prêtres. Ils sont « bien audessus des lois. » Ils seraient 0 les maîtres du monde, sans ces coquins de gens d'esprit, d

I, 99. — Il faut qu'ils soient mariés et ne prêchent que la morale, II, 40, 171. — «Ils firent d'abord accroire aux princes qu'ils ne pouvaient régner sans les prêtres, et bientôt ils s'élevèrent contre les princes, n II, 61, 62. — Ils détrônèrent un empereur nommé Débonnaire, un Henri IV, un Frédéric, plus de trente rois; ils en assassinèrent plus de vingt, )) II, 62. — Dieu «fut prêtre quand il dit à ses disciples qu'il allait leur donner son corps à manger,» II, 64.

»- « Le roi du pays fait d'abord alliance avec eux pour être mieux obéi par le peuple, »

II, i3i. — « Les prêtres man-

gent le rosbif, et le peuple regarde, » II, i3i. — Qu'ils édifient les peuples au lieu de s'engraisser de leur substance»

II, 171.— « Il faut, pour faire fleurir un royaume, le moins de prêtres possible, et le plus d'artisans, » III, 4- — Sur le mariage des prêires (voir .Moines:, lU, 93-96,

Priape. Le peuple juif (( adora Priape, et la reine mère du roi juif Asa fut sa grande prêtresse, >> III, ii3.

Prière. Elle ne dérange pas l'ordre de lunivers. I, 34. —■ Son inutilité, I, 38, 142.— Prier, c'est se soumettre, I, 38. — « Si Dieu ne peut rien changer aux affaires de ce monde, à quoi bon lui adresser des prières? » 111, 108.

Princes, ff Qu'ils se battent en champ clos s'ils veulent, »

II, 161.— Perfidies commises par ces princes « qui tous ont bâti des églises et fondé des monastères, » II, i65.

Principe. « L'éternel principe, le principe de toute la nature , l'a déterminé ainsi pour jamais. » « J'ignore absolument tous les" premiers principes des choses, » II, iii.

— « Nous ne connaissons rien du principe de la pensée, » II, 112: III, 104, 106, etc., 159.

— « Dieu n'a pas voulu que nous le sussions, » 111, i5q.

Principes (les deux}. Un dieu diable, Typhon, Arimane, Satan, qui se plaît à gâter tout ce que le bon principe fait de bien. Idée des Egyptiens et des Persans ; doctrine de Zoroastre et de Manès « prise de ce qui se passait tous les jours chez les pauvres humains, h II, 210, 21 1.

Probabilisme « des Jésuites, r, H, i5o.

Probabilité. Calculs ten-

INDEX PHILOSOPHIQUE

3oi

danl à établir la probabilité de la formation du monde par le seul mouvement, II, i86, 187.

Procédure. Elle doit être publique, II, iji.

Prodige. « Tout est prodige dans les temps antiques de tous les peuples; rien n'est jam.ais chez eux accordé à la nature, parce qu'ils ne la connaissent pas, » II, 214.

Progrès. I, 217.— «Les derniers siècles sont toujours plus instruits que les premiers, à moins qu'il n'y ai: eu ?uelque révolution générale, »

, 219. — Evidence du progrès dans l'état de l'Europe, 11, i38.

— «Nous avons été plus loin que les Grecs et les Romains dans plusieurs arts; et nous sommes des brutes en cette partie M (la religion), II, i52.

— Progrès accomplis en Europe au XVIII^ siècle, III, 79-87.

Promethee , « faisant le moule de Pandore pour le dehors et pour le dedans : de sorte qu'elle eut une belle gorge en même temps qu'elle eut un cœur et des poumons, « III, 191.

Prophètes juifs , révoltants pour un homme qui n'a pas le don de pénétrer le sens caché, I, 112-, II, iSet suiv.

I— Fabuleuses aventures de ces prophètes, IIj 214-215. — lis ont tous prédit la naissance, la ■vie et la mort de Jésus, II, 220.

Prophéties. « Ah! je ne vous conseille pas de parler de prophéties, » II, 17. — Fausses prophéties dans les Evangiles et les Epîtres, II, 18, 19 (voir Prédictions). — « Les prophéties prouvent les miracles de Jésus mon Sauveur, et ces miracles de Jésus prouvent à leur tour les prophéties, » II, 38.

Propriété. « Ce que je trouve de mieux, c'est liberté Qt propriété, II, 112.— Apostrophe de Rousseau contre la propriété, II, i23. — «Tous ceux qui ont des possessions dans le même territoire ont droit également au maintien de Tordre dans ce territoire, » II, i33.

Prosélytisme. Il commence par les enfants, gagne les femmes, qui bientôt donnent leurs maris, II, 52.

Protestantisme. Il se rapproche plus de la source que la religion romaine. « Si les protestants se trompent comme les autres dans le principe, ils ont moins d'erreurs dans les conséquences, » I, 127. — Les peuples protestants « nous ont passés de bien loin dans les progrès de la raison, » II, 34.

Providence, et le moineau de soeur Fessue. « Je ne crois pas que Dieu s'occupe de votre moineau, tout joli qu'il soit;...

il a d'autres affaires, » III, 3y, 38. — « Je crois la Providence générale; mais je ne crois point qu'une Providence particulière change l'économie du monde pour votre moineau et votre chat. » III, jg. — Diverses hypothèses pour justifier la Providence, III, i3o, i52, 1:7. — « Il y a peut-être d'autres manières de justifier la Providence, mais nous ne pouvons les connaître, » III, i58.

Psaumes, chansons juives attribuées à un roitelet, brigand, adultère, etc., chantées '-< depuis dix-sept cents ans dans une musique diabolique,»

II, i5.

Psyché. Partie de l'âme qu'on suppose présider aux cinq sens. III, 149.

Psychologie. Voir Sens,

DIALOGUES DE VOLTAIRE

Sensation, Mémoire, Pensée, Idées, Raison. — « J'ai des sens qui d'abord me font du plaisir ou de la douleur.

J'ai des idées, des images qui me reviennent par les sens et qui entrent dans moi quand Je les appelle; » ensuite, je sens « en moi le pouvoir d'en copi-

r)ser quelques-unes..., » grâce une autre faculté, la mémoire.

« je rassemble mille idées différentes, dont je n"ai créé aucune. » Sensation, mémoire, association des idées, c'est « ce qu'on appelle » àme, III, 148.

PuBLiCAiN. Voy. Fermiers GÉNÉRAUX. Anathème porté contre les publicains, I, 239;

Puce. « Il y a certamement du divin dans une puce : elle saute cinquante fois sa hauteur; elle ne s'est pas donné cet avantage, « II, 188.

Puissance. Y a-t-il deux puissances? Il n'en peut exister qu'une : celle du roi ou de la loi dans une monarchie ; celle de la nation dans une république. » — « La puissance divine est d'une nature si différente et si supérieure, qu'elle ne doit pas être compromise par un mélange profane avec les lois humaines, » III, 86. —La puissance de Dieu est-elle conciliable avec sa justice? avec la liberté de l'homme? III.

l3o. — « Votre Dieu n'est donc pas tout-puissant? — D est véritablement le seul puissant, mais il n'est pas extravagamment puissant, » III , 145, i55.

Puits. « La Raison se cachait dans un puits avec la "Vérité, sa fille. Personne ne savait où était ce puits; et, si l'on s'en était douté, on y serait descendu pour égorger l'une et l'autre, » III, 77. — « Fa-

meux puits de Memphis et de Sienne, dans lesquels on a vu retomber les corps les plus pesants et les plus légers, lancés au plus haut des airs par les plus fortes machines. »

Putatif. « Jésus, dieu juii, fils de Dieu le père, fils da Marie, fils de Dieu pigeon oui procède de lui, et. de plûs^ ayant un père putatif, » II, 56.

Pythagore a rapporté de l'Inde la loi qui interdit de manger de la chair. I, 192. — (! M'assura qu'il n'avait jamais eu de cuisse d'or, et qu'il n'avait point été coq, mais qu'il avait gouverné les Crotoniates » avec justice, III, 47.

— Ce qu'il doit aux brachmanes, ce que lui doivent Timée et Platon, III, 168.

Pythagoriciens, « fesaient leur examen de conscience deux fois par jour. Les honnêtes gens! » III, 47.

Quakers. Leur sobriété et leur esprit pacifique, I, 160; II, ii3. — ils se passent du baptême et attendent l'Esprit, L 84. — « Les primitifs, que nous" nommons quakers, commencent à composer, dans la Pen^ylvanie. une nation considérable. » II, Il 3.

Qualités occultes. « Tout est qualité occuite. Ce mot est le respectable aveu de notre ignorance, » III, 162.

Question. « Secret infaillible pour sauver un coupable qui a les muscles vigoureux, « I, 23 1. — Doit être abolie, ou du moins réservée à certains « crimes de lèse-société au premier chef, » III, 85.

Quêteur. « Un frère que-

INDEX PHILOSOPHIQUE

teur d'un couvent de Paris s'est vanté publiquement que sa besace valait quatre-vingt mille livres de rente, » III, 2.

Rabelais, plus hardi et plus plaisant qu'Erasme, « imita le

Premier Brutus qui contrefit insensé.... » I, 209, 210.

Racine, dans Phèdre^ « prodigieusement supérieur» à Euripide, I, 217.— Son éloge.

I, 222. — Vers de Racine sur le plaisir de la vertu désintéressée, III, 62.

Racine le fils, « grand visionnaire, » I, 162. — « Lu peu soporatifj attendu qui!

est monotone. » Son poème de \siGrdce, II, i53. — « ^^.ssure, sans raisonner, m que lei bêtes « sont de pures machines, »

Rage. « Il sufiBt qu"un ministre d'Etat enragé ait mordu un autre ministre, pour que la rage se communique dans trois mois à quatre ou cinq cent mille hommes, » II, ôy.

Raison. « Il vaut mieux renoncer à Epicure qu'a la raison, )) I, 47. — « Dieu vous a donné la raison, » I, i35. 140.

— « Idée dont la raison humaine est d'accord » (peines et récompenses), I, 171, 172. — a Le christianisme et la raison ne peuvent subsister ensemble, » II, 29. — K Dogmes purs dictés parla raison universelle, » 11, 71. — «La simple raison vous dit qu'il y a un Dieu et qu'ilfaut être j uste, »

II, 83, 91. — L'instinct des animaux surpasse le nôtre ; « notre raison surpasse infiniment la leur... La raison de l'homme s'élance iusqu'à la divinité, » II, 2o3 ; 111, 67.—

La raison est « fille » de la sa gesse divine, III, 66. — La raison dans l'histoire. Son voyage de compagnie a avec la Vérité, sa fille, M un peu après l'avènement de Louis XVI , 111, 76-87. — « Quelques-uns furent assez inconsidérés pour prêcher la rais-U déraisonnablement et à contre-temps : il leur en coûta la vie, comme à Socraie, » ill, 78. — La Raison et la Vérité vont à Rome en pèLrinagj, « déguisées et cacnant leur nom, de peur de l'Inquisition, » III, 79.—" L'être qui raisonne, appelé homme, ne peut êlrj l'ouvrage que d'un maître très intelligent, appelé Dieu, » III, 146. — « Dieu rn'a donné assez de raison pour me convaincre qu'il existe, » III, 1:6. — La raison, doi de Dieu, « est ce qui nous distingue de tous les a ;tres ani.naux, » III, iSg. — Dieu nous a donné la raison pour diriger les passions, III, 162. — (( Don inexplicable de comparer le passé au présent, le présent au futur, » ibid. — « S-iite d'u:i autre présent aussi incompréhensible, je veux dire la mé noire, » III, i63. — « La raison nous force » à admettre un Dieu, » III, i65, 1 67. — « Peu à peu la raison se forma : elle examine à la fin ce que l'instinct a inventé, » III,

Raison (cause). « Il ne faut ni donner des raisons des choses qui n'existent point, ni en donner de fausses des choses qui existent, » II, 95. — « Oa calculera la chute des corps-, mas t ouvera-t-on la raison pri )iit ve d; la force qui les fait tomber? » III, 162.

Ramsay, «presbytérien écossais, )) qui se fit musulman, III, 109.

DIALOGUES DE VOLTAIRE

Raphaël descend de l'Empyrée pour faire payer à Tobie une somme d'argent, II. 117

Ravaillac. Sa généalogie, I, 35 ; moine dans 1 ordre des Fouilla ts. --a II mourut en bon chrétien. » II, 10; III, 40, 41. — « Il est en para::is. » — Il n"a assassiné Henri IV « que parce qu'il allait faire la guerre au pape, et que c'était la faire à Dieu, )) III, 41.

Récompenses. « Comment pourrai-je être récompensé ou puni, quand je ne se ai plus moi. quand je n'aurai plus rie.i de ce qui aura constitue ma

Eersonnc? » I, 140, i65. — ,'idée des peines et des récompenses est approuvée par ]a raison; est-il nécessaire dy croire? I, 172; II, 6y. — « Persuadé qu'il y en aura,

?arce que Dieu est just^, " II, 6. — « Les âmes vertueuses seront-elles sans réconpense, et les criminelles sans punition? » III, 67. — « ii Dieu fait tout, s'il est tout, il ne peut ni récompenser, ni punir les simples instruments de ses décrets absolus, » ill, l'io.— La vraie recompease . c'est « le sentiment intérieur d'avoir fdit son devoir, la pai.x du cœur, l'applaudissement des peup.es, l'a.Tiitié des gens de bien, » III, i3i. — « Je me tiens aans un respectueux silence sur les chati.iicnts dont Dieu punit les criminels et sur les récompenses des justes, »

III, i56.

RÉFLEXION. Don de Dieu, élève 1 homme au-dessus des animaux, III, 69.

Reforme. Querelles et guerres civiles qu'elle a suscitées, I, 20». — « Quand on a voulu réformer le catholicisme, 1 Europe a nagé dans le sang, »

ti, 29.

Réformes réclamées à l'avènement de Louis XVI : Régularité dans les finances; reslitution aux indigents des oiens monastiques; abolition de la mainmorte et des droits seigneuriaux des couvents; légitimité des mariages pro- f testants, III, 84. — Réforme i de l'armée, de la législation criminelle; abolition de la confiscation; suppression ou limit tion de ia torture ; exclusion de la puissance diVine, m, 65, 86.

r.ÉGiciDE. «Je peux assassiner, dans l'occasion, mes amis, mes parents, mon roi, pour faire mon salut, » II, 72.

Religion. « Il faut une religion aax hommes, « I, 124; II, 3 1.— «Pure, raisonnable, universelle : adorer Dieu et être juste,» I. ,25, i33. — « Joindre notre' faible voix à celle des êtres innombrables qui rendent hommage à Dieu dans l'abîme de l'étendue, m" I, icii. — Les religions sont-elles nécessaires.'' I, 201.

— Les religions positives sont indifférentes. I, 195. — La religion doit-elle être «absolument dépendante du souverain et des magistrats? » II, 29, i53. — «La religion n'a fait que du mal au gouvernement, »

II, 39. — Il faut perfectionner la religion, II, 41. — « Qui commencera à l'cpurer? Les hommes qui pensent, » II, 42.

— La religion de la Chine est simple et pure de toute superstition; «c'est une preuve de son antiquité, » II, 49. — u Tout peupie qui se vante d'avoir une religion pour lui seul offense la divinité et le genre humain, » II, 85. — « Quoi ; écrire contre la religion de son pays ? » C'est ce que les chrétiens ont fait sous

INDEX PHILOSOPKIQ.UE

l'empire romain. « Si ia religion du pays est divine (car c'est de quoi chaque nation se pique), que lui feront cent mille volumes lancés contre elle? )) II, 149. — « Une bonne religion nonnê'e, mort de ma vie, bien établie par acte du Parlement..., et tolérons toutes les autres, » II, 1 53. — « La religion ne consiste point d .

tout à faire passer son argent à Rome, » II, 154. — « Il faut absolument épurer la religion, » II, 1 5 1 . — « De quatrevingts ou cent religions que vous avez vues en cnemin, laquelle vous a paru la pUis agréable?— Celle de l'île d'Otaïti, » III, 110. — Religion génésique d'Otaîti, III, iiiii3.

Religion naturelle. Voir Dieu, Etre suprême, Architecte. Définition, I, 12g. — Adorer Dieu et être juste 1.

107, 125, i33, 202. —« Sers Dieu, sois juste,» II, 6, 3i.

— Religion pure et déga-zée de superstitions, I, 170. 171:11, 32. — « Un Dieu créateur, rémunérateur et vengeur, » I, 170; II, 35, 30, 71, 73, 192, 193. — « Un Dieu juste, qui lit dans le cœur, « I, 172. — « Le Dieu très bon et ;rès grand, /)eM5 optimus maximus, qui anima les Caton, » etc., I, 238; II, 195, — « Quelle est donc votre religion? — Celle de Socrate, celle de Jésus, »

I, 241 ; celle de tous les hommes, I, 248. — « On a corrompu la religion simple et naturelle de Jcsus, qui était apparemment ceile de tous les sages de l'aniiquité, » I, 242;

II. 3i; celle d'Enoch, des noachides, d'Abraham, II, 3i, 32. — « Je serai sincèrement attaché a la vraie religion jus

vie, » I, 249. — Antériorité de la religion naturelle, II, 3i,

— « Les hommes ne sont pas assez raisonnables pour se contenter d'une religion pure, »

II, 32. — « Une religion de philosophes n'est pas faite pour les homm.es, » II, 34, 71.

— Elle ferait a sans doute le bonheur de la société, » II, 35, 73. — Elle « peut être un frein salutaire, » elle est « infiniment plus consolante » que les religions positives, II, 36, 73. — Prêchez Dieu et la morale, ))II,38.— (( Ayez des temples où Dieu soit adoré, » etc., II, 40. — « Un Dieu que tout le monde doit comprendre, »

II, 71. — Précis de religion naturelle en vingt articles, II, 75-89. — « Quiconque a écrit en faveur de la religion naturelle et divine contre les détetables abus de la religion sophistique a été le bienfaiteu'" de sa patrie, » II, i5i.

Reliques. « Petits plats d'assez mauvais goût qu'on appelle des restes. » I, i58. — Le culte des reliques est une idolâtrie, IL 16, 24 (énuraérationj. — Reliques de Geneviève, de Marcel, d'Ignace, II, 33,

Remords. Si je parviens à n'avoir plus de remords? — c( Alors, il faudra vous étouffer, » I, 134. — « Les hommes n'ont jamais de remords des choses qu'ils sont dans l'usage de faire,» I, 190, —> « Ce remords, qui ne manque jamais, » III, i3i.

Rémunérateur. Voir RÉ-. COMPENSES, Peines, Dieu. — « Un Dieu rémunérateur et punisseur qui distribue des prix et des peines à des créatures qui sont émanées de lui? — Je ne m'en soucig

qu'au dernier soupir de ma | guère... Je n'en sais rien par

DIALOGUES DE VOLTAIRE

moi-même,» II. 192, io3.— I Toutes ies nations po:icées Dnt admis des d)eux récom penseurs et punisseurs. et ie suis citoyen du monde, » II,

Renaissance. Après la chiue de Constantinopie, deux ou trois Grecs, '< après bien des courses, » arrivèrent à la cour de Charle~-Qumt et de François I". III, 78.

Renards. Les trois cents renards de Samson, I, 247.

Reproduction- « Se nourrir, se développer et se reproduire, sont ies effets o une seule et même cause » (Buffon). m, 191.

République, a Si une république a toujours été dans les dissensions, je ne veux ras pour cela qu'on détruise la république. On peut reformer ses lois, • II, 29. — Eit-il vrai que la vertu soit le princioe des républiques? II, 104; III. iS. — «La guerre défensive a fait les premières républiques, » II, 129. — «La république de Venise est la contraire ce celle de Ho lande. »

II, i3o. — République de fourmis, II, 142. — « On ne doit trouver sur la terre que très peu de république?. Ce bonheur ne doit appartenir qu'à de petits peuples...: à ia longue, ils sont découverts et dévorés... » La républi-ue romaine , pour s être étendue, « tourna b:en vite en monarchie. » m. 18.

RÉSIGNATION. « C'est par la résignation que l'homme se souuent contre linvincibie nécessité qui le presse, » II, 212.

Responsabilité civile, (t :^i l'autorité attente illégaiement à la liberté du moiaare citoyen, la loi le venge: le ministre est incontinent con-

damné à l'amende envers le Citoyen, et il la paie, » II, 173.

HÉsuRRECTioN. « Il ressuscita deux jours après sans que personne le vît. » II. 55. — « Un homme qui ne ressuscite personne n'a guère q'ie des succès médiocres, » II, 80.

RÉTi-^E. « Nous n apercevons réellement que le soleil qui se p^rint dans notre rétine, sous uâ angle déterminé, » I,

lÔQ.

Retraite. « Il faut qu'il y ait des maisons ce retraite pour la vieillesse, pour l'infirmité, pour la difformité.

Mais, par le plus détestable des abus, les fondations ne sont que pour la jeunesse et pour les personnes bien conformées, » III, 6.

RÊVE. Le sommeil et les rêves, I. 53. — Les rêves, origine de la religion : « Un honme dune imagination allumée voit en songe son père et sa mère mourir; ils meureM : » un Dieu lui a parlé,

II, l3!.

RÉVÉLATION. « Dieu leur révèle que les meilleurs mor^ ceaux, la mere-goutte du vin leur appartiennent, » II, i3i.

RÉVOLUTION. « Les moines restent puissants jusqu'à ce qu'une révolution les abolisse,»

II, l32.

Richelieu (cardinal). 'Voltaire conteste l'authenticité ût son 1 estament, IL 90.

Richesse. La richesse d'un Etat consiste dans le r,ombr:î de ses habitants et dans leur travail, I, 12; dans l'industrie et dans le travail, I, i3 ; dans le sol et dans le trava;!, I, 27.

— Anathème contre les riches, I, 239.

RiENzi, « J'aurais rétabli le Tnbunat, comme fit Nicolas Rie.iZi, » U, I47.

INDEX PHILOSOPHIQUE

Rire. « Il me prend quelquefois envie de rire de tout ce qu'on m"a dit, m II. 243.

Robe. «Il fut jeter dans un cul de bassi fosse extérieure ceux qui n'auront pjs la robe nuptiale, » I, 2 9.

Roi. Le roi est lécoiiore de la nation, I, i5. — Hois excommuniés, I, 77. — Molestés ou asïassinés par les prêires et les moines, II, 62, i32; jusqaa a quils «rognent le- ong'es aux Samuel et aux Grégoire, » II, i32. — Le roi d'Angle erre est « le chef de la république, » II, 140. — Un marquis gaulois (de Lassai) a dit : « Plus je me suis exam ne, plus j'ai vu que je n'étais propre qu'à être roi, » III, 186.

Rois juifs. Leur histoire, tissu de cruautés, I. 112.

Romains. Les anciens maîtres du inonre ne sont dIus que des maîtres de musique,

I, 22. — L'empire romain détruit par le christianisme, II, 26, 40, 61. — Ce que Ijs Romains devraient dire au pape,

II, 170-171. — « Se vantaient d'être les maîtres de l'univers, n'en avaient pas conquis la vingtième partie,» I, 216. — Sortis « du repaire de leurs sept montagnes" pour voler les VoUques, les Antiates, les iamnites, » les \'éïens et le reste du monde. III. i36.

Rome modîcpne. Esclavage des Pomains, II, 147. — Récollets au Gipitole, I, 19-23; II, 147-

Roue, « barbarie qui offense trop la nature humaine, » II,

Rousseau (J. J.), « un animal bien insociable. » S01 anathème contre la propriété, 11, 123. — « Demi-Gaulois, demi-Aliemand. » — Critique

de Y Emile, III, 21 3. — Eloge au Vicaire savoyard.

Royaume des ci eux. figuré par un grain ae moutarde, I, 16, 24S ; II, 18, par des noces, par de l'argent prêté à Usure, I, 248 ; II, 9. — Préceptes qui y conduisent, I, 239. — « Mon royaume n'est pas de ce monde. » Les successeurs de Jésus ont été « les tyrans du monde, » I. 243.

Royauté. Hobbes « ne distingue point la royauté de la tyrannie, « IL 107".

Russie, « Empire plus vaste à lui seul que l'empire romain, gouverné par une femme, I, 2.6. — L'esclavage en Russie, II, 143, 144. — '( Si barbare il y a quatre-vingts ans, aujourd hui si éCiairée et si invincible. » m, 83.

Skba. i; La belle reine de Saba venait proposer tête à tête des iogo^iriphes à Salornon, .-> III, 86.

Sacrements. « Signes visibles d'une chose invisible. »

Enumération, III, 95. — Ils n'ont pas été institués par Jésus, I, 118.

Sacrificateurs. « Il y avait là deux sacrificateurs, l'un de Cérès, l'autre ae Junon, qu finirent par se dire des injures, )) III, 139.

Sacrifices. Inutilité des sacrifices. I, 142.

Sacs d'or, chacun avec son étiquette : « Substance des hérétiques massacrés au XVIII'siècle, au XVIL-, auXVIe...; or et argent des Américains égorgés, etc. — Ce tut donc pour avoir ces richesses qu'on accumula ces morts? — Oui, n ill, 46,47.

DIALOGUES DE VOLTAIRE

Saduceens. Ne croient pas à la résurrection des corps, I, 227, ni à "l'immortalité de l'âme, II, 120.

Sagacité. Exemples de la sagacité des animaux, II, 204, 2o5. 206.

Sagesse ditine. Instrument de la volonté du « premier moteur; » exécutrice de ses « desseins éternels, » III, 66.

Saint-Barthélemy. « Quand ceux qui viendront rectifier quelques points de votre doctrine seront en grand nombre, faites vite une Saint-Banhélemy: c'est le moyen le plus sûr pour éclaircir la foule, »

II. 216; III, 78. — La constipation de Charles IX « fut une des principales causes de la Saiut-Barthélemy, » III,

Saint-Bernard. Coquilles laissées par des pèlerins sur le mont Saint-Bernard, IL 233.

Saint-Jacques de Cgmpostelle. « Ne pourrai-) e, en faisant du bien, me dispenser d'aller en pèlerinage à Saint- Jacques de Compostelle? »

Saint- Pîetîre (l'abbé de).

« Pensées du matin, sur chacune cesqueilcs on pourrait faire un bon ouvrage, » II, 38-42. — Sa paix perpétuelle,

Saints guérisseurs. Sainte

Claire pour les yeux, saint Genou pour la goutte, saint Janvier dor.t le sang se liquéfie, saint Antoine qui asp'rrge les chevaux d'eau bénite, II, 16.

Salomon. Quelques paroles dudit chassent les'diabies, II, 26. — Il con)rne:-:ça rar assassiner son frère Adonias, II, i3ô, i65.

Salut. « Je suppose qu'il n'y a d'autres ressources pour votre salut que de mettre le

feu aux quatre coins de la Chine; n'êtes-vous pas o'oligé, en conscience, de tout brûler? »

Sammonocodom. Son cerfvolant, ses métamorphoses, I, 234, 235; II, 73.

Samson. Son histoire faite pour amuser l'imagination, I, 112. 247.

Sanchez. « docteur de l'Espagne, )j a fait de la génération « un fort plaisant article de théologie, » II, 238, aSg,

Sanchoniathon. Pourquoi antérieur à Moïse? «A fait une Genèse à sa façon, » oii il ne parle ni d'Adam'ni d'Eve,

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