IIJ
JuRiEU, « prédicant, prophète d'Amsterdam, » 11, 164..
Jurisprudence. Nécessité dune jurisprudence universelle. I. 7. — « Cinq ou six mille volumes sur les lois, « I, 2 3o. — Nous voulons que tous nos jugements soient arbitraires, » I, 23 I. — Jurisprudence criminelle 0 équitable et point barbare, » U, 170. — La meilleure jurisprudence doit être (t la plus conforme au bi.n général et au bien des particuliers, » 11, 176.
Jury. « Chaque accusé est jugé par ses pairs; il n'est réputé coupable que quand ils sont d accord sur le fait ; c'est la loi seule qui le condamne, »
Juste. « Ce qui nous fait (.laisir sans faire tort à personne, » I, 91. — Aaorer Dieu et être juste, 1, 107, I25; i33.
INDEX PHILOSOPHIQUE
— « 11 y a tant de nuances du juste et' de l'injuste! » I, 134.
— a II est nécessaire que chacun soit juste," I. 171.— « Comment saurons-nous ce qui est juste ou injuste?— Nous connaissons très bien notre intérêt, » II, 1 1 1, 112. — « Ce que je trouve de plus ju.-te, c'est liberté et propriété, » II, 112. — « Ce qui est juste à Gaieîte est injuste à Otrante, »
III, 10.— «Si tu es juste, lu as tout dit... Ce n'est pas encore assez d'être juste, il faut être bienfesant, " 111, 60, 61. Voir aussi I, 83 : II, 122.
Justice. Dieu est la souveraine justice, « et s'il était possible qu'il cessât de l'être, je voudrais, moi, agir avec équité, » I, 139. — La notion de justice est un don de Dieu, I, 166, — « C'est la rai-on, la loi naturelle qui enseigne cette justice, » II, 91. — « L'utilité est la mère 'de la justice, »
II, 3 1. — « L'idée de justice ne subsiste-t-eile pas toujours? »
II, 126. — « Reérer Dieu en sa toute-puissance, c'est lui ôter sa justice, » III. i3o. — Les enfers inventés pour justifier la justice divine, III, i52.
JuvÉNAL. « Vous me citez des vers de Juvéual pour me prouver que vous n'avez que votre intérêt en vue, » II i, 61.
Kang-hi , empereur de la Chine, accueille les boizes jésuites. II. 48-50. — Se moque du Fère Bouvet et du vice-Dieu, 111, 72.
KiNGS. Les cinq Kings, livres sacrés des Chinois, 1, 141 :
Kanton. « Nous avons à
Kanton des Anglais, des Hollandais, des Danois qui vous ont chassés de leur pays, parce qu'ils trouvaient voire doctrine abominable, » II, 81,
Laboureur. Condition pénible et précaire du laboureur.
« Les mathématiciens qui ont inventé le moulin à vent ont soulagé le malheureux cultivateur de la plus rude de ses peines, » III, 206-207.
Langues novo - latines.
« Une demi-douzaine de jargons très imparfaits substitués à la belle langue latine, )) I,
Laokium « dit qu'il n'y a ni juste ni injuste, ni vice ni vertu, » I, 133: II, fib.
Laotzée, mystique chinois, sa légende, sa doctrine « de l'anéa^nti -sèment et du dépouillement universel,» I, 142.
Latin. « On nous tenait sept années au coll.ge pour nous faire balbutier cette langue, sans jamais parler à notffl raison, » 111, 14.
Law, médecin qui donnail une dose d'émétique tro.' fortQ à des malades. I, 17. — Dans ce justes bornes, son système eût fait plus de bien qu'il n'a fait de mal, ibid.
Lecteur. Dieu « fut lecteur quand il prit le livre dans la synagogue, » II, 64.
'Législation, i 76-1 79 Eloge de la légi-~lîtion anglaise, du jury, de la responsabilité civile des magistrats.
— Vires et contradictions de 'a légslation françaisj, 111, 10
LÉiHNiTZ. <( Riait dj ses monades U de son harmonie préétablie, » II, 1 91. — Sa dérmi-
DIALOGUES DE VOLTAIRE
tion de la force d'un corp> en mouvement, IIL 5q. — Critique de son système. III. iSi.
182. — Son opinion sur 1 origine ignée de la terre et sur a vitrification du globe. III,
Léthargie. Pense -t -on îeaucoup lorsqu'on est en lé- .hargie? II, 243.
Lettré. « Lettré et négoriant. deux choses qui ne devraient point du tout être iniiompatible'i, et qui le sont dereniics chez nous, grâce au espect extrême qu'on a pour 'argent et au peu de considération que l'espèce humaine a "nontré et montrera toujours pour le mérite, » III, 216.
Lettres ÉDIFIANTES des Rérérends Per-s Jésuites. Bourdes qui y sont contées, III, yS,
Lettres persanes, II, qS.
Leuwenhoeck découvre au microscope les spermatozoai- 'es, II. 240: III, 188.
Lévites. Massacrent les adoateurs du veaj d'or, I, m.
LÉviTiQUE. Défend d'époufer laveuvedeson frère, II, i3.
Liberté. I.34.— « Locke la .rès bien définie puissance, »
l. 173. — "La liberté n'est iutre chose que le pouvoir de "aire ce que je » suis nécessité i vouloir, I, 174-175 ; IJ, 191 ; ill. i53. — « Vous n'êtes pas ibre autrement que votre rhien. » L 175. —La liberté d'indifférence, I, 177; II, 191.
— Liberté de penser, I, 178- 182; ruine du catholicisme, I, 179; ses avantages, I, 181. — Liberté de la presse chez les A.nglais et les Hollandais, I, 179 ; II. 147. — Si les preniers chrétiens n'avaient pas :u la liberté de penser et d'é- :rire, il n'y eût point eu de :hristianisrne, I, 180; II, 149.
— La liberté de penser est (( un droit de la nature, » I, 200: H, 146, 147. — Liberté de conscience, II, 1-4, 149.
— Sur la liberté de l'homme et sur la liberté de Dieu. 111, i3i, i32, 154. i55. '
Liberté politique. Peuples qui la conservent : Suisses,!
Gri>ons, Vénitien , Génois, Tyriens, Carthaginois. Rho diens, Grecs, Romains, II, i3o. — « Etre libre, n'avoir que des étiaux, est la vraie vie, la vie naturelle de l'homme, »
11, i34. — « Personne ne peut avoir perdu sa liberté que pour n'avoir pas su la défendre, »
ibid. — « Point de liberté chez les hommes sans celle d'expliquer sa pensée. » La liberté de la plume et de la p.^ro'e existe en Angleterre, Pologne, Hollande, II, 147. — La liberté « loi fondamentale de toutes les nations, » II, 170.
Libertinage. « Jamais aucun peuple n'établit ni ne peut établir un culte par le li'oertinage. La débauche s'y glisse quelquefois par la suite des temps, » III, ii3.
Libre arbitre, I, 34.
Lièvre. D'après la loi mosaïque, il rumine et n'a pas le pied fendu, I, 12:, i85; II,
12. — «Ce lièvre servi dans ce plat a-t-i! conservé sa faculté de courir? » Question absurde, III, 157.
LiNGAM, « symbole de la génération « révéré par les (( premiers Indiens, » III, ri 3.
Lire. » La plupart des hommes constituée en dignité n'ont pas le temps de lire... ; s'ils avaient su lire, etc., » IL 38, 39.
Livres. Les princes, ministres, etc., « méprisent les livres, » II. '8. — « Il fallait lire tous les livres du peuple jui
et il fallait les croire; et ensuite il fallait ne plus les croire et lire tous nos livres grecs ei latins, » II, 83. — Nous avo.is peu de livres..., il faut* être initié pour les lire, » 11, 219- 220. — Livres sacrés : des Chinois, voir Kings; des Perses, voir Zend; des Indiens, voir Veidam. — « Les plus sublimes morceaux » de^ livres sacrés de l'InJe. « ignorés jusqu'à présent,» révélés à l'Europe par le lieutenantcolonel Dow et le sous- gouverneur Hohvell, III, 68. — <( Deux choses multiplient furieusement les livres, la viinité et l'indigence. L'art d'écrire «st devenu un métier d'autant plus universel q l'il est plus facile, » III, 2i3. Voir Imprimerie.
Livres supposés pour soutenir les dogmes chrétiens.
Vers sibyllins acrostiches, I, iiS.
Locke. Résumé de sa doctrine, 1, 97, 98. — Il a découvert le ressort de rentendement humain, I, 218. — « Quand Locke a écrit son livre du Christianisme raisonnable, il n'a pas eu quatre disciples', »
II, 2g. — (f Le sage Locke...
n'a fait aucun chapitre sur l'âme dans le seul livre de métaphysique raisonnable qu'on ait jamais écrit, » III, iû3.
Loi. Une loi et une mesure.
I, 9. — « Qui a fait les lois dans votre pays? — L'intérêt public, » I, 93. — Les meilleures sont celles « où l'on a le plus consulté l'intérêt de tous les hommes, » I, 94. — « Les ]oh,;filles du ciel, sont fondées sur la raison universelle... Ce qui est juste, clair, évident, est éternellement respecté de tout le monde, » l, 99. — « On peut réformer les
lois, )) II, 29, — « On cherche à perfectionner les lois, » II, 41. — « Deux lois (la juive et la chrétienne) : ce qui avait été autrefois vrai et bon était devenu taux et mauvais, » II, 83.
— Loi naturelle, II, 91. — Les lois n'ont été inventées que par crainte de l'injustice, 11, 91, 92. — Sur les lois politiques'et civiles, II, ICI. — Sur l'histoire des lois, II, 102, io3. — Selon Hobbes, « l'autorité seule fait les lois, la vérité ne s'en mêle pas, » II, 107.
— « Je ne connais de lois que celles qui me protègent, » II, 112. — « Que la loi règne, et non le caprice, » II, 171.
Loi naturelle « enseignée par tous les législateurs et gravée au fond du cœur de tous les hommes, » I, 122; II, 91.
— (( 11 n'y a donc poi;it de loi naturelle? — C'est l'intérêt et la raison,» H, ii3. — La loi naturel. e garantit la propriété.
« Elle ne consiste ni à faire le mal d'autrui ni à s'en réjouir, » II, 124. — « Les Grecs appelaient les lois Jilles du ciel; cela ne veut dire que filles de la nature,» II, 126.
— « Plus les lois de convention se rapprochent de la loi naturelle, et plus la vie est supportable, » II, 137. — La loi naturelle de chaque espèce, c'e^t son insti.ict. Plus l'homme progresse, « plus la loi naturelle est observée, » II, 140.
Lois. « Les lois générales de la nature ont amené des accident-; qui ont fait naître des mon=rruoités, » I, 200. — Les lois positives « changent selon les temps et selon les lieux, »
I, 201. — Lois éternelles, II, 112; III, 128, i32. — «Lois de convention, usages arbitraires, modes qui passent, »
II, 123. — Lois universelles,
DIALOGUES DE VOLTAIRE
iôid., et III, i63. — « On n'a tait des lois que parce que les hommes sont méchants.» II.
126. — Les lois, « émanées de- Dieu même, sont toutes aitférentes, toutes se combattent, >.
II, i3o. — « J'aime à voir cies hommes libres faire eux-mêmes les lois sous lesquelles ils vivent. )) II, i33. — Presque toujours les lois ont été faites après la victoire, « pour soutenir la tyrannie, » II, i38,
Lois fondamentales. « Y en a-t-il? Oui, celie d'ê:re juste, » II, 168 — Lois londamentales d'Allemagne, de France, des Romai;,s, II, 69, 170. — Elles ne ^ont que ac»
lois de conveiition, II, 170. - Les vrai.-s lois fondame taies.
La liberté les comprend toutes, II, 171.
Lois RESTRICTIVES, « QUI empêchent les hommes d'écrire, ûe parler et même de penser...
Je ferais une beile conspiration pour les abolir, » II. 146.
Longévité. « Voyez tous ceux qui ont poussé leur car rière jusqu'à cent années, au cun n'était de la FaculîL-, >;
in, 23.
LoRETTE. « On accable de trésors une petite statue noire appelée la Madone de Lorette, » II. 40. — « Dans la même maison où --lie acco-cha de Dieu, d II, 53.
Louis XI, « portait, dit-on.
je ne sais quelle petite pagode à son bonn-t, » II, jS
Louis XII, roi faible appelé bon, fait avec Alexandre VI a la plus indigne alliance, »
Louis XIV, « esprit qui n'est plus amusable, » I, 3 — o Si Ilouis XIV avait su lire, il n'aurait pas révoqué ledit de Nantes, » II, 39.
Louis XII.I , " à l'âge de seize ans, commença par faire murer la porte de l'appartement de sa mère, et i envoya en exil sans en donner la moindre raison , mais seulement parce que son favori le vouai:, .) in. 34.
Louis XVI . Espérances con cjes à son avènement, III, b4-8ô.
Luc, auteur d'une légende connue sous le nom de Bonne nouvelle, annonce des événements qui ne se sont pas réalisés, I, 119.
Lucien. S'est moqué de tout, I, 207 ; goûte le chapitre des torche-culs et YEloge de la folie, I, 212.
Lucrèce. Exposition de sa doctrine, I, 39 et suiv. — Sa "théorie de l'àme. I, 48, 49. — il a dit : <( On ig^iore la nature de 1 àme. » II, log. —Allusion au f imeux passage : Suave mari magno. II, 124 — « Grand pei.itre, à la vérité, des choses conmunes qu'il est aisé de pe ndre, m is physicien de In plus complète ignorance, » IL
LuLLi n'a point « tâté de la voirie, » I 73.
Lumière créée avant le soleil, dont elle émane, I, 1 10 — « La 1 mière e.-t venue du Nord, M IL i38. — Newton « a montré aux hommes ce que c'est que la lumière, » I, 218; III, i85.
Lune. Newton a démontré 3ue « cet a^tre gravite, est attiré, pèse bur la terre d'autant plus qu il s'en approche, » etc., III, 184.
Lunettes. « Ils ont aidé let vieillards à lire; ils ont fait voir aux hommes des étoiles Tui leur avaient toujours été -ac'nées, et ces bienfaits, di- . Versifies admirablement , ne
INDEX PHILOSOPHIOUE.
sont que la suite u'-in théorème... : que l'angie d'incidence est égal à l'angle de réflexion. » lil, 208.
Luther. Ame « bien dure et bien emportée, » I,- 141, note; 184.
Luthérien. « A'oquez-vous du pape, et des anglicans, et des moiinistes, e! des jansénistes, et des quakers, et ne croyez que les luthéiiens, » I,
Lycophron, Grotius prouve l'aventure de Jouas et de la baleine « par un pa-.sage de Lycophron, » II, <j3.
Macaire. Obtiiit de Dieu la mort d'Arius; interrogea le crâne duu païen sur le salut, JI, 21.
Mac-Carthy, « prêtre papiste, Irlandais qui se fit couper le prépuce à l'honneur de Mahomet, » lU, log.
Machine dont ci.aque partie a « un mouvement particulier qui ne se dément point » (le corps humain), H 45, 20b.— Cette machine a des idées, II 46. — Machine adm, Table et machiniste. H, i85. — Animalmachine , dépourvu de toute sensation : invention ce 1 Eopagnol Péreira, adoptée par Descartes, II, 204-203. — « Quoi ! vous oseriez dire que Dieu est sans cesse occupé a faire jou-r toutes ces machines?
— Dieu a commandé une fois et l'univers obéit toujours, »
Madaure, patrie d'Apulée. Augustin y fut élevé, III, 122.
Madian. Petit pays où les Juifs trouvent 6'/5,ooo brebis, 72,000 bœufs, 61,000 ânes,
?2,ooo pucelles. Ilsmassacren* toute la population, ne gardant que les petites filles, I, iii.
Magdeleine. « Ce n'est pas aux prêtres de MarieMagdeleine à se moquer des prêtres de .Minerve, » II, 17.
Mages « Trois rois qui viennent complimenter le poupoQ entre un bœuf et un àne, digne compagnie d'une telle famille,»
1], 24. 53, 219; 111, qo.
-sIagistrats. « Les hommes sont trop faibles et trop lâches; l'haeine seule du prince fait trop pencher la balance, » II, 10 ).
Mahomet écrivit lui-même ses lois, I, 121. — « Loin d'avoir imaginé la polygamie, l'a réprimJe'et restreinte.» 1,224.
— « Du moins .'.ahomet a écrit et (.ombattu, » II, 24. — « Le grand .\ ahom.i a promis l'amour pour récompense. . Il n'a pas eu l'absurde impertinence d'imaginer qu'i-n ressusci erait avec ses organes, sans faire usage de ses organe^, » II, 201.
Maillet {V . Telliamed).
« Qu'un Maillet ne me dise plus que la mer d'Irlande a proûuit le mont Caucase, et H ne notre globe est de verre, »
ill. 118.
Mainmorte. Elle doit être aboli.', III, 84.
.Maintenon (.M"" de). Ses ennuis, 1, i-5.
Mal. Pourquoi le mal moral et pourquoi le mal pliy?ique?
1, 46. — Le mal est-il nécessaire? 1 , 201 ; III, i32. — rbre du bien et du mal...
« co. .naissance ab.^oiuiiient nécessaire à l'espèce humaine, »
1, 247; II, 119. — Pourquoi dii-on que l'homme est toujours porté au mal? n II, 122, 124. — » L'homme n'aime et ne fait le mal que pour son
DIALOGUES DE VOLTAIRE
avantage, » II, i25. — Toutes les sectes qui admettent un seul Dieu font nécessairement ce Dieu auteur du m.l. « Leurs prétendus sages ont répondu que Dieu ne fait point le mal, mais qu'il le permet, » II, 208.
— Solutions dualistes du problème du mal, II, 209-2 i I. — Quel remède? la rcsignation, 11, 212; l'espérance, 11, 2i3.
— Dieu « ne peut avoir à choisir avec indifférence entre le bien et le mal, puisqu'il n'y a point de bien ni de mal pour lui, » m, i32. — « On n'a jamais répondu à ce fameux argument : Ou Dieu n'a pu empêcher le mal, et, en ce cas, est-il tout-puissant? Ou il l'a pu, et il ne l'a pas fait, alors où est sa bonté?» III, 143. — « Il n'y a jamais eu un moment sur ce globe sans désastre et sans crime, » ibid. — « L'idée d'un dieu bourreau, qui fait des créatures pour les tourmenter, est horrible et absurde; l'idée de deux dieux, dont l'un fait le bien et l'autre le mal, est plus absurde encore. }> — « Je suis incapable d'exDliquer pourquoi nous souffrons. » — « Il était probablement contradictoire que le mal n'entrât pas dans ce monde, » III, 144. — « Seigneur souverain de tout, vous devez écarter tout le mal. Dieu répond : Je ne peux faire...
qu'il y ait de l'eau et que cette eau ne puis^e noyer un animal.
— Trouvez-vous cette solution bien suffisante? —Je n'en connais point de meilleure, » III, i52. — « Dieu est si parfait qu'il n'a pas la liberté de faire le mal, » III, i55. — « Difficultés que le mal répandu sur la terre fait naître dans mon esprit, » m, i65.
Maladies. « Presque toutes
étaient des possessions d'esprits malins,» II, 26, 116, 117. — « Maladies attachées à la constitution de nos organes, s II, 157.
Malagrida, jésuite brûlé M à Lisbonne, parce que la sainte Vierge lui avait révélé tout ce qu'elle avait fait lorsqu'elle était dans le ventre de sa mère sainte Anne, » III,
Malebranche, « profond philosophe, » II, 207. — Voit tout en Dieu,» 11, iio. — « Homme de génie dont le système a été de s'entretenir avec le Verbe, » III, 181, 182.
Malte. » On ne voit chez les religieux chevaliers de .Malte que des esclaves de Turquie ou des côtes d'Afrique encnaînés aux rames de leurs galères chrétiennes, » 11, 144.
Mânes. Skia. « Ulysse voit à l'entrée des enfers des farfadets, des ombres qui viennent lécher du sang... Des enchanteurs, qui ont un esprit de Python, évoquent des mânes, qui montent de la terre... D'autres se promènent continuellement sous des arbres, etc., » III, i5i.
Manichéens, « moitié malheur et moitié fortune...; c'est ce qui a fait imaginer les deux tonneaux de Ju^-^iter et la secte des manichéens,» II, 179. — Leur théorie des deux principes, médiocre justification de la Providence, II, 210, 211.
Marc-Aurèle. Son entretien avec un récollet, 1, ip- 23. — Disciple d'Epicteîe, II, 9. — Se fait exposer, par un chrétien et par un juif, l'histoire des miracles de leurs re« ligions, II, 2i8-23o.
•Marcel. « Depuis plus de dix ans on n'a pas fait promener sa carcasse dans Paris. »
[NDEX PHILOSOPHIQUE,
Marchands. « I! chassa à coups de fouet de bons marchands qui avaient la permission de vendre des tourterelles, »
Mariage, à encourager, I, j, 3. — L'Evangile interdit les seconds mariages, la loi les admet. Le même mariage, annulé à Paris, subsiste dans Avignon, L 82. — Les Eglises grecque, anglicane, protestantes « ont grand soin d encourager les curés au mariage. >;
I, i53. — L'Eglise permet-elle d'épouser les deux sœurs , (( l'une après l'autre, » moyennant finances? Jacob avait épousé les deux sœurs à la fois. Contradictions du Lévitique et du Deutéronome, II, i3, Î4. — La coutume juive admettait-elie le mariage du frère et de la sœur ? Thamar, violée par son frère, lui reproche de ne l'avoir pas demandée en mariage. II, 14, i23. — Mariages d'Henri VIII, II, 14.
— Nous n'épousons qu'une seule femme, « par économie, »
II, 140. — Les mariages protestants réputés concubinages,
III, 84. — Mariage religieux et public à Otaïti. III. 111,112.
Marie. « Jésus a-t-il dit que Marie était mère de Dieu?
Non, » I, 244; in, 91. — Les Noêls la co :vrent de ridicule, II, 24. Voir Incarnation et II, 219; III, 90. — « Elle demeure dans ce petit coin, sur le bord de l'Adriatique, dans la même maison où elle accoucha de Dieu, » 11, 53. — «Femme pucelle qui descendait de quatre prostituées, »
11, 220. — Uîrum vir^o Maria semen emiserit, II, 233.
Mapie-Thérkse, « impératrice qui ét;iit bien plus que raisonnable, car elle était bientesante, » III, 82.
' Marionnettes. « Celui qui nous appelle les marionnettes de la Providence me paraît nous avoir bien définis, » III,
Martyrs. « Je crois volontiers les histoires dont les témoins se lo it égorgir, » II, 22.
Massacres imputables au christianisme : querelles des donatistes, des ariens, des albigeois, des hussites, des protestants; Saint -Barthélemi; massacres d'Amérique, d'Irlande, du Piémont, des Cévennes..., II, 27. (Voyez Persécutions.)
xMassillon, « élégant et doux, » bénit les drapeaux du régiment de Catin; t, II, i63.
Matérialisme. Si Dieu est « un fabricateur qui a fait nécessairement des ouvrages nécessairement sujets à la destruction, il ne sera plus, aux yeux de bien des philosophes, qu'une force secrète répandue dans la nature; nous retomberons peut-être dans le matérialisme de Straton. en voulant l'éviter. » III, i3o.
Mathématique. « Tout s'o père en vertu des lois de I4 mathéinatiaue la plus profon-.
de, « II, i85; lU, 99, 128.- « Mathématiques étemelles, II, 198. — Le grand tout n sait "pas les mathématiquesdonc un mathématicien su^ prême les sait pour lui, III, 3o
— « Nous avons fait en mathématiques des proiiges qu étonneraient Apollonius et Ar chimède, » III, 101.
Matière. Son éternité. Pourquoi ne peut-elle pas former par sa nature, d'^s soleils, de mondes, des plantes, des animaux, des hommes? I, 40.- 11 est impossible qu'elle n'ai pas une certaine forme, I, 42
— Peut-elle posséder par elle-
DIALDGUES DE VOLTAFKE.
même l'intelligenc:? I, 43, 48, 4g. — Le mouverTiv-nt lui est-il nécessaire ou lui vien!-il d'ailleurs? J, 44. — Je ne vois aucune m^itiere daas vos idées et dans les mienne^, 1, 5o. — Locke pense que « nous ne connaissons ni l'essence, ni les éléments de la uiatière, » I.
98. — La matière est animée par Dieu, I, i36, qui la pénètre et existe dans toutes ses parties. I, i:-i3. — Est-elle éternelle? I, 166; II, 182. — « Si la matière peut penser, »
II, III. — «De la matière brute à la matière organisée, il n'y a quun pas, » If, 182.
— C'est Dieu « qui, de toute éternité, arrangea la matière dans l'immensité de l'esptice, »
II, 193. — » La matière brute, la matière orgiuisée, la matière en mouvement, la matière sensible, renient d'éternels témoignag-sau grand Démiourgos, » II, 202. — Dieu a aonné à la matière la force centripète, Id force centrifuge, la résis-ance et le resso t : c'est ià son instinct... Toute matière a ses lois invaria'jles de mouvement. M II, 2g3. — Qu'estce que la matière? — Je n'en Bais pas ^randchose. Je la crois étendue, solide, résistante, gravitante, divisible, mobile ; Dieu peut lui avoir donné mille autre-; qualités que
i 'ignore, » lil, 27. — « La voonté de Dieu se jo'gnit à sa bonté et produisit la matière,»
III, 67. — « Four ceux qui o^ent dire que la matière peut avoir d'elle-même la faculté de la pensée, il m'est impossible de raisonn:r avec eux, » IIl, 147.
— « Si la matière n'est pas îoute c'ganisée, c'est que le,-.
%tres o.-gani.>és se détruisent les uns les autres, » III, 190.
Matixre subtile, f, 44; II,
234. — Matière striée, II, igi •, gLbuleuse, cannelée, 11, 234; lil, 194. — « Trois espèces de matières qu'on n'a jamais vues, » III, i8t ; rameuse, III, 202. — « L'univers pourrait bien être détruit par la matière subtile, dont le feu est produit, » 111, 2o3.
Matthieu. Son évangile écrit après Titu^^, I, 124.
Maupertuis voulait qu'on perçât un trou jusqu'au centre ûe la terre, II, 14 , 233 — « Un Lapon... profond pliilosophe, mais qui ne pardonnait jarnaii aux gens qui n'étaient pas de son avis, » II, 233. — « Philosophe extrêmement plaisant, a découvert, dans une Véiius physique, que i'attractio.i fe-ait les enfants, » II, 241; ill. 190. — » N admet aucun dessein de l'Etre créateur dans la formation des animaux, » 11, 242. — « A trouvé le moyen d'exalter son àme au point de prédire précisément l'avenir, » 111, 212.
Maxime le Magicien, favori de Julien. — Maxime de Tyr, qui eut Marc Aurèle pour disciple, commenté par D. Hein- .-ius. — Maxime de .Madaure, platonicien, adversaire et ami d'Augu tin, III, 121, 122.
Mazarin, pour complaire à Cromwell, « chasse de France les cousins germains de Louis XIV, » II, '126.
Mécanisme du corps humain, des « plus vils animaux,»
des sphères célestes, prouve une cause iatelligente, II, 44-46.
Méchant. « Un méchant qui ne raisonne qu'à demi ose nier souvent le Dieu dont on lui a fait souvent une peinture révoltante... Un autre est souvent in. ité à l'iniquité par la sûreté du pardon que les pré-
très lui offrent, » II, 35. — « Le genre humain n'est pas tout à ta:t si méchant que cer taines gt;ns le croient, dans l'espérance de le gouverner, i; II, 114, ii5. — « Les méchants passèrent pour possédés, encore pii.;s que les malades, u II. ii3. — «Je nai jamais vu de méchant heureux, »
Ili, i5ô.
MÉDtciNE En quoi elle consiste : « à débarrasser, à nettoyer, à tenir propre la maison qu on ne peut rebâtir, » III, 22.
MÉDECINS, a vant Hippocrate, et même depuis lui, .es médecins n'ei. tendaient rien aux maladies.» C'est leur ignorance qui a fait imaginer les possessions déinoiiiaques, II, 116. — « N'ordonnei)t-i!s pas des remèdes contraires dans les même- miladies? « II. i3i.
— R.Sïemblant « parfaitement aux arracl'.eurs de dents. » i:s ôlent. mais najouient rien à la nature. III, 2'. — « Q .e votre premier médecin soit la nature, u III. 23.
Melchisédech, II , 04. — « Né sans père et sans mère, »
III i5.
MÉMOIRE. « Cest par ma mémoire que je suis toujours moi. » I, 140. 0 U est très certain lue les bêtes sont aouées de la faculté de .a mémoire...
Four avoir cette mémoire quon ne peut expliq ler, il faut avoir des uées qu'on ne peut pas expliquer davantage. » II, 20<- 204. — Sans mémoire, point d'entendemnt : c'est la faculté « de répéter les mo's que j'ai entendus et d'y attacher d'abord un peu de sens, » Ut, 148.
Mendiants. Deux espèces :
les pauvres, les mones, I, i5.
— « Les messes el les quêtes des moines mendiants mettent
réellement un impôt considérab e sur le peuple. » III, 2.
Mendicité. \ ice dans un gouvernement, I. i5.
Menscnge. "Voir Fraudes pieuses. — Les Jésuites four cas de la fouroerie, 11. 74. — i< Il n'y a aucun cas où le mensonge puisse servir la vérité, > II. 74* ^
Mer, Si la mer a formé les montagnes el les hommes, couvert le globe, dépo:-é le falun de Touraine et les coquillages pétrifiés, II, 23 1- 23+; m, iQ^-201.
Mercenaires. « Pourquoi douze cent mille mercenaires en Europe font aujourd'hui la parade tous les jours en temps de p.ix, » II. i58.
.\iÈRE, :c Aime tendrement, sers avec joie la mère qui t'a porté dans son sein et qui t'a nourri d.- son lait, et oui a supporté tous les dégoûts de ta ^re-riere enfance, » III, 34.
^ÎÉs. NTÈRE, a attaché aux intestins par des fibts très déliés, » III, 116.
Messe. Description exacte, II, 16.
Messie. « L'homme écrasera la tête des serpents... li est clair qu'il faut entendre par là le Messie, » II, 119. — Le n im de Messie, donné par les prophètes à plusieurs personn.iges. a Messie veut dire Oint.
Les rois juifs étaient oints; Jéius n'a jamais été oint, » il,
MÉTAMORPHOSE. « Dieu se changea en piaon pour faire un enfant à la f-^mme du charpenicr, et cet enfant fut Diea lui-même, » II. 54. — « Si la chenille devient papillon, :;ous devenons hommes : voilà os métamorphoses, » IL 241.
MÉTAPHYSIQUE. « Point de métaphysique obscure qui di-
DIALOGUES DE VOLTAIRE
vise les esprits, » II, 71. — L'âme, » être métaphysique... »
Tout être métapiiysique est un mot personnifié, « une de nos conceptions, » II, iio. — « En métaphysique, qu'avons-nous trouvé ? Notre ignorance , »
III, 104. - « Obscurité, contradiction, impossibilité, ridicule, rêveries, irnpertmence, chimères, absurdité, bêtise, charlatanerie, » III, 106,— Subtilité de la métaphysique d'Ari.-tote, m, 173.
MÉTEMPSYCOSE, moyen d'intimidation, 1, 170. — Les pharisiens crovaient à la métempsycose, ll,'i 20 —Doctrine indienne de la métempsycose, III, 67, 68.
Mirabeau, « l'Ami des hommes, ou plutôt celui des moines, prétend que les moines sont très utiles à la population d'un Etat. Il a voulu rire, » III, 7.
Miracles de Moïse, égalés par les magiciens d Egypte, I, iio; II, 21, 223.— Les miracles opérés par Dieu même abouti^sent à la servitude perpétuelle du peuple élu, I, iio; II, 5 5, et au supplice du Fils de Dieu, I, 1 24. — Miracles de Jésus, I, iiô: II, 18-22, 58, 59, 222. — Prouvent-ils la divinité du Christ? I, 123, 124.
— Prouvés par les prophéties qui sont prouvées par eux, II, 53, H Quelle religion n'a pas ses miracles? » Pourquoi croire les uns et noa les autres? I, 123. — « As tu vu des miracles? — Non, mais jai parlé à des hommes qui avaient parlé à des femmes qui disaient que leurs commères en avaient vu, » I, 239. — Faux miracles, I, 243, 247: II' 18-21.— Avantages d'un miracle «adroitement opéré. )) II, 74. — Les miracles de Moïse ont été inconnus au reste de la terre, II,
20. — Conyulsionnaires, \lr 41. — « Défendre sévèrement les miracles, » II, 41. — Les disciples de Jésus firent encore plus de mira.les que lui, II, 59. — « Je vous avoue, entre nous, que nous n'en fesons point. » II, 80. — « Rien n'est plus aisé que d'en faire à six mille lieues de nous, puisqu'on en a tant fait à Paris dans la paroisse Saint-Médard, III, 73 .
Miroirs. Espèces de diamants polis faits avec du sable, supérieurs au « miroir d'argent consacré par la belle Phrj'oé dans le temple de Vénus, )> III, 210. — Voir Inventions.
Missionnaires. Leurs querelles en Chine, I, 104, i83; II, 5o, 67. — !c Fripons qui ont à leur suite des imbéciles, »
II, 61. — « Instruments aveugles de l'ambition d'un petit lama italien qui, après avoir détrôné quelques régules, ses voisins, voudrait disposer desplus vastes empires, » II, 67, 82 — Maux horribles qu'ils ont causés au Japon, à Siam, aux Manilles, II, 54, 62, 67.
Mode. « La mode de s'égorger pour la religion est un peu passée, » IL ii3.
Moelle. « Substance moelleuse et douce partagée en mille petites ramifications, )>
II, 44. — Moelle allongée, III, ii5.
MoiN'ERiE. Tout état dont dont on peut dire : « Si tout le monde l'embrassait, le genre hunîain serait perdu. » est radicalement mauvais, u La moinerie est par cela seul l'ennemie de la nature humaine, »
Moines, habitants qui ns peuplent ni ne travaillent, I, 16. — Bonzes qui ne se marient point, I, 146, 147. — Ver-
INDEX PHILOSOPHIQUE
mine, II, 34. — Cent mille « beaux animaux à deux pieds, trop grands saints pour travailler, » qui chantent, boivent et digèrent, 1, 3o. — II.-^ ne sont pas aimés du clergé séculier, 1, 63. — « Ils apprennent quelquefois plus de sottises aux filles que tous les garçons d'un village ne pourraient leur en faire,» I, 154.
— «Moine! quelle est cette profession-là? — C'est celle de n'en avoir aucune, de s'engager par un serment inviolable à être inutile au genre humain, à être absurde et esclave et à vivre aux dépens d'autrui, » I, 208. — « Espèce d'hommes qui ont abrjti le genre humain; » inventions utiles de certains moines, I, 219. — « L'a'oolition des moines a peu;?lé et enrichi » les Etats protestants; a on peut certainement faire en France ce qu'on a fait ailleurs, » II, 34. — « Les moines sont des forçats volontaires qui se battent en ramant ensemble...
Tout le monde crie contre les moines, et moi je les plains. »
Ils ne peuvent être heureux « qu'en violant les règles de leur état, » II, 3j. — « Les moines restent puissants jusqu'à ce qu'une révolution les abolisse, » It, i32. — « il ny a qu'à soufHer sur les moines, ils disparaî;ront de la surface de la terre, » II, 175. — Sur les moines et l'état monastique, leur inutilité, leur nombre.
leurs revenus, la nécessité « de ies défroquer tous, » leurs immunités, l'immoralité de leur •sélibat, etc., 111, 1-7,
Moïse ignore l'immortalité de l'âme, les peines et récompenses après la mo.""!.; léj;ifère *ur les déjections, I, 109. — Réduit le veau d'or en poudre
qu'il fait avaler au peuple , massacre vingt-trois mille adorateurs du veau d'or, brûle quatorze mille neuf cent cinquante compétiteurs d'Aaron, fait t :er encore vingt-quatre mille Hébreux, I, m. — Absurdité des miracles qu'on lui attr.bus. Il, 20, 21. — «Emprunte, par une perfidie, les meubles des Egyptiens, » II, i65. — Son existence et ses miracles, inconnus du reste de la terre. II, i83.
Molécules. D'après Buffon, les semences « ne sont point des animaux, mais des molécules en mouvement » et, « pour ainsi dire, aux portes de la vie, » III, 190.
Molière, exclu de Saint- Eustciche, enterré dans la chapelle de Saint-Joseph, ne peut être damné. 1, 73. — Supérieur à Térence, I, 217.
Monachîsme. Pourquoi il a prévalu, 111, 5.
Monades, qu'on rencontre « dans le plein, au milieu de la matière subtile, globuleuse et cannelée, » II, 2 :4.. — « Miroir concentrique de l'uni vers, »
111, 39. — Voir Atome. — Hypothèse « bien hasardée » d'une étincelle invisible, d'une « monade indestructible » qui pensât et qui sentît en nous, et qui piit, « après notre mort, être punie ou récompensée, »
Monarchie. Est-il vrai que l'honneur soit le principe des monarchies? II. 104. — Origine de la monarcliie, II, 128.
— « La guerre offensive a fait les premiers rois, » II, 129. — « La monarchie d'Espagne es:
aussi différente de celle d'Angleterre que le climat. Celle de Po.ogne ne res^emble en rien à celle d'Angleterre, » II, i3o. — Pourquoi la monarchie
DIALOGUES DE VOLTAIRE
fait alliance avec la religion, II, i3i.
Monde. Ce monde est-il le meilleur des i.îondes possibles?
I, 02. — Le monde est-il é;ernel? II, 182. 188, 189. 193.
— Y a-t-ii des mondes possibles? II, 189, 190. — D'après Platon, le m'';nde est engendré et incorruptible; d'après Aristote, unique, éternel, III, 170,
MoNOCULES, « qui n'ont qu'un œil, w vus par saint Augustin, III, 1 10.
MoNOPÈDES, « qui n'ont qu'une jami e. » vus par saint Augustin, III, 1 10.
MoNOTHÉLiTES. « Croyezvous de X volontés ou uiic?
— Ce ui qui aura deux v^lontés à la fois fera ceux choses contraires à la Vois, ce qui est absurde; je suis pour une seule volonté. — Ah' saint -père, vous êtes monothélite, » 111,64.
MoNSTRUOSiTKS , accidents amenés par les lois générales de la nature, I, 200.
Montagne dont 01 découvre tous les royaumes de la terre.
I, 116; n, 58; 111, 9t.— Sur laquelle Jésus Christ fut emporté par le diable, I. i53:Il.
21, 58. — Que les mon;agn-& ont été pro,-.u'tes par les eaiix de la mer, II, 231-234; 111, 199-201.
Montaigne. « Elle fut charmée d'un homme qui f.isait conversation avec elle et qui doutait de tout, » I, 222.
MoNTESQUiF.u « a beaucoup d'imagiiiatio!) sur un sujet >^ui semblait n'exiger uue du iug-.'ment, » II, 90. — Son cliapitre des nègres, II, 142. — Il regarde « la servitude comme une espèce de péché contre nature, 1) H, 143.
MoNTS-DE-piÉTÉ. «Ne prêtez-vous pas sur gages à Rome
dans vos juiveries que vous appelez monts -de- piété? »
II, i5.
Morale. « Quel législateur enseigna jamais une mauvaise morale... ? J'adopte quelques maximes de la morale de Jésus, » I, II 5, 248. — Morale chrétienne, ses préceptes, I, 23q. — « Prêchez Dieu et la morale, » II. 38. — « Morale divine des Zoroastre et des Coiifutzée. » II, i5o. — «La morale ûoit être uniforme, »
m, 44. — « Si quelqu'un dans la voie lactée voit un indigent estropié, s'il peut le soulager et s'i! ne le fait pas, il est coupable envers tous les globes.
Le cœur a partout les mêmes devoirs, » III, 45. — Excellence de la morale d'Aristote, Ilî, 173.— «Ne pas mêler une morale sage avec des fables absurdes, » I, 170. — « Notions communes à tous les hommes, » l, 200. — « Il peut y avoir plusieurs cérémonies, mais il n'y a qu'une seule morale, » II, 88. — Préceptes de morale universelle. II, i23.
Mort. «Je ne veux point qu'on affecte de mépriser la moit; je veux qu'on s'y résigne. )) III, 124. — Doctrine du Cohéleth, III, t25; — de Cicé- Twu dans les Tusculanes, III, 126, 127; — dé "Voitaire, III, 128-133.
Mors. « Quel est le mors qui co.ivient le mieux à notre bouche ?... Je ne saurais souffrir qu'on me bride sans me consulter; je veux me brider moi-même. » II, 120.
Mortifications. « Inutiles et ridicules, « I, 142.
Moteur. « Aristote admet, comm-: Platon, un premier moteur, un r.tre suprême, éternel, indivisible, immobile, »
INDEX PHILOSOPHIQUE
Mots génériques. Ame , force, mémoire, mouvemeiit.
pensée, passions, raison, sentiment, végétation, vie, etc.
« Ce ne sont doue pas de petites personnes qui aient une existence particulière , »■ I, i -i d, 1 36; II, 110, I II. — w Le grand défaut de l'école platonicienne, et ensuite de toutes nos écoles, fut de prendre des mots pour des choses, » 11, 208.
Moules. Bulion « a supposé que la nature peut produire de petits moules » qui « s'appliquent non seulement à tout l'extérieur des corps, mais encore à tout leur intérieur; u qui u composent toute la matière vivante et végétante , »
III, 191.— Objections, 19:. — « De sorte qu'une molécule organique peut devenir un Alexandre ou une goutte d'unie, » III, 193.
Moulins a vent. Invention (( des ArabCb établis en Egypte,»
« maisons ailées, » Jll, -o3.
Mouvement. Est-il une propriété nécessaire de la matière ?
I, 44; m, 56-59. — Origin.
du mouvement et des idées.
également inconcevable, 1. 5o, III, 58. — Deux corps qui se heurtent produisent du mouvement, I, 5o. — « Le mouvement d'une boule n'est que la boule changeant de place, « 11, lie— Le mouvement a-t-il pu seul former le monde? II.
"186, 187. — «Vous ne auriez prouver que le seul mouvement produise l'entendement. »
II, 187, — « Je me creu^e la cervelle pour savoir comment un corps en pousse i.n au;re, >- II, 243.— «L'univers n'est que mouvement; donc le mouve ment est essentiel à la matière, » 111, 56. — Y a t-il tOLi jours « égale quantité de mouvement dans le monde? » Chi-
VOLTAIRE. Dl.\LOGLES, III.
mère d'Epicure et de Descartes, 111, 57. — «Les actions opposées de la volonté qui crée et de la volonté qui détruit enfantèrent le mouvement, qui naît et qui périt, »
m, 67. — C'est par le mouvement que nos sens sont remués. « Ce mouvement, ce n'est pas nous qui en avons établi les lois, » III, 106, 107.
— « Celui qui tend un arc... ne fait qu'exécuter les lois immuables du mouvement... Dieu n'arrête pas le mouvement du monde entier pour prévenir la mort d'un homme sujet à la mort, » III, i32. — « Quel est le rapport entre tel petit mouvement de nos membres et notre volonté? » 111, ibg.
Moyen âge. « Nous avons vécu sept à huit cents ans comme des sauvages, m I, 219.
— « On massacrait... avec une dévotion, une onction, une componction augéliques, » I,
Muscles, «espèces de cordes d'une structure inconcevable, »
Musique. Opéra. « Chanter en parties, art qui était inconnu aux anciens,» I, 217.
— « Perfectionnée par Rameau, gâtée par ceux qui préfèrent la ^ifificulté surmontée au naturel et aux grâces, » I, 229. — Ln des avantages que l'ouïe humaine a sur celle des animaux, II, 200.
Musulmans, « croient un seul dieu, et ne lui donnent ni père ni mère, d II, 2. — Leur tolérance relative « lorsqu'on kur a demandé a wî?wan, » III,
Mystères. On était initié aux mystères des chrétiens comme à ceux de Cérès, I, 120. — « On se confessait dans la célébration de tous les an-
DIALOGUES DE VOLTAIRE
ciens mystères, » I, 154. — Mystères chrétiens, voir Christianisme, Incarnation, Trinité, etc. — « Aucun mystère qui entraîne les faibles dans l'incrédulité, » II, 71, — «Mystères impertinents » ajoutés à une morale divine, II, i5o,
Mythologie chrétienne.
« Les fables de Jupiter, de Neptune et de Pluton étaient des choses respectables en comparaison des sottises dont votre monde a été infatué, » I, 211; II, 17. — « Opprobre de l'esprit humain, » I, 247.— n Le plus détestable ramas de fables que la folie humaine ait jamais accumulées, » II, 66.
Mythologie grecque.
a Tant de fables charmantes, tant d'ingénieux emblèmes de la nature valent bien l'harmonie préétablie, les entretiens avec le Verbe et la comète qui vient produire notre terre...
Elles feront la gloire éternelle des Grecs et le charme des nations... Mais elles ne nous instruisent pas du fond des choses; elles nous ravissent, mais elles ne prouvent rien, »
Naples. Le roi de Naples, vassal du pape, « n'est nulle- ,ment tenu d'être oblat. Il n'a qu'à vouloir,» II, 174.
Narud. Nom donné par les Indiens à la raison humaine, III, 66.
Nations. Presque toutes ont été subjuguées tour à tour; énumération, II, i58. — « Volées, enchaînées, exterminées les unes par les autres, » III, ;i36.
Nature. Il faut des millions
de siècles pour que la nature, a5'ant passé par toutes les formes possibles, arrive enfin à la seule qui peut produire des êtres vivants, I, 41. — La nature prouve Dieu, 1, i65, 241.
— «Jésus a-t-il dit qu'il y avait en lui deux natures?
Non, » I, 244. — La nature peut-elle discerner entre le juste et l'injuste? II, 91, 92. — « Les bêles sentent parce que c'est leur nature,» II, iii. — Quel est le véritable état de nature, celui des sauvages, ou celui des civilisés? IL 139-141.— (; Les hommes inscciables corrompent l'instinct de la nature humaine, » II, 140. — n La nature conserve les espèces et se soucie très peu des individus, » II, 162. — « Ordonnerezvous que la nature soit autrement faite qu'elle ne l'est? »
II. ï8o. — Pas de clerc de la nature, ibid. — « Les vues de la nature, » II, 202. — « Il y a très grande apparence que la nature agit toujours, dans les mènes cas, suivant les mêmes principes, )> II, 239. — « Qui es-tu, nature?... Es-tu toujours agissante? Es-tu"toujours passive? » etc.. III, 29.— -«On m'appelle nature, et je suis toute art, » III, 3o, 99. — 11 y a dans la nature une intelligence et une puissance invisibles qu'on sent, mais qu'on ne peut connaître, 111, 3o, 3i.
— « Elle a été couverte d'un méchant voile et toute défigurée pendant des siècles innombrables. A la fin, il est venu un Galilée, un Copernic, un Newton , qui l'ont montrée presque nue, et qui en ont rendu les hommes amoureux, »
ill. 80. — « Votre nature n'est qu'un mot inventé pour signifier l'universalité des choses. »
— En quoi diffère-t-elle du
INDEX PHILOSOPHIQUE
dieu de la raison? 111, 140-
NÉANT. « Le néant vaudraitil mieux que cette multitude d'existences faites pour être continuellement dissoutes ?... A
Ïuoi bon tout cela, nature? »
II, 3i, 32, — Dieu tirant « du néant des âmes immortelles, »
III, io5. — 't Ce qui n'est
{)oint n'est pas malheureux; e néant ne peut ni se réjouir ni se plaindre, » III, 127. — « Dieu n'a pas créé la matière du néant, car le néant, comme vous savez, n'a point de propriétés; rien ne vient de rien.
rien ne retourne à rien, » 111, l54.
NÉCESSAIRE. « Ce qui est nécessaire à tous les hommes ne leur est-il pas donné à tous? » II, 84. — Dieu, être nécessaire, 11, i8g. 195. Voir Dieu, Etre suprême, etc,
NÉCESSITÉ. I. 34-38. — On prend pour dessein ce qui n'est qu'une existence nécessaire, 1, 45. — I, 199-202, Contradictions. — H L'enchaînement des lois éternelles, éternellement exécutées, » II, 112; III, 38, 39. — «Chaîne infinie dont aucun anneau ne peut jamais être hors de sa place, » III, 38, 107, i32.
Nestoriens, nient que Marie soit mère de Dieu, I, ii3.
Needhasi /voir Anguilles,'.
— « Un jésuite irlandais déguisé eu homme, d'ailleurs grand observateur, et ayant de bons microscopes, » II, 234.
— Ne doit pas être compté au nombre des philosophes, III,
Nègre. « Pourquoi se vendil? Pourquoi se laisse-il vendre? Traitons-nous mieux nos soldats? » II, 142. 145.
Newton « a aécouvert le premier ressort de la nature, 1
la cause de la pesanteur, » I, 218; III, i83. — «Les découvertes de notre grand Newton sont devenues le catéchisme de la noblesse de Moscou et de Saint-Pétersbourg, » II, i3S. — « 11 y a certainement quelque différence entre les idées de Newton et des crottes demulet. L'intelligence de Newton venait donc d'une autre intelligence, » II, i85. — «Quelle distance immense entre le jeune Newton inventant le calcul de rinnni et Newton expirant sans connaissance, sans aucunetracp de ce génie qui avait pesé leî mondes! ;) II, 207.— Sur Newton. III, i83-i85.
Nicolas, « un des premiers disciples, avait une très belle femme : Messieurs, dit-il, la prenne qui voudra; je vous la cède. 1) 111, 94.
Nil. « Nous sommes comme les Egyptiens qui tirent tant de secours du Nil, et qui ne connaissent pas encore sa source; peut-être la découvriront-ils un jour, » 111, 193.
Ni.N'ON DE l'Enclos. Sa philosophie, I. 1-5.
Noël. « Noëls dissolus dans lesquels vous couvrez de ridicule » Marie, l'ange, le pigeon, le charpentier et le poupon, 11, 24.
Norwège, donnée par le vice-dieu Innocent IV au bâtard Haquin, déclaré légitime « moyennantquinzemiile marcs d'argent, » II, 173.
Nous. Partie de l'âme qui est '< dans la tête, et c'est la pensée, » III, i5o.
NouvEAU-NÉs. « Quel est l'animal qui ne soit pas cent fois au-dessus de nos enfants nouveau-nés? » II, 206.
Nouveautés. « Ces nouveautés font-elles qu'on soit plus heureux » qu'au temps de
DIALOGUES DE VOLTAIRE
César? » J^ le crois fermement, » II, i38.
Nudité. On fait « étaler aux novices leur nudité; on les examine attentivement devant et derrière. » III, 7.
NuMA enseigna la vertu et le culte de Dieu, défendit «qu'il y eût dans les temples aucun simulacre, » III, 47.
Oannès- Dieu chaldéen , « fameux brochet » qui enseignait la théologie. Il avait « trois pieds de long et un petit croissant sur la queue, » I, 143. — « Venait prêcher le peuple deux fois par jour :
c'est lui qui est le patron de ceux qui parlent en chaire, »
Obéira, reine d'Otaïti, préside en public à la cérémonie nuptiale, III, 112. — Sont-ce les Anglais, est-ce Bougdinville qui lui a donné la vérole ?
OûHU. Nom de l'Inde chez les nations orientales, III, i35.
Œuf. « Tout vient d'un œuf... Les femmes, les juments, les ânesses, les anguilles...
pondent en dedans, e:c. Notre globe est un grand œuf qui contient tous les autres, » II, 240: III. 188.
Olimpia. « La belle-sœur favorite di nostro signore, >; III, 26.
Oliva, général des Jésuites.
On lui demandait « comment il se pouvait faire qu'il y eût tant de sots dans une sociéré qui passait pour éclairée. Il répondit : // nous faut des saints, » II, 5i.
O.NDÉRA ianihara), enfer teaiporaire des Indiens, lli, 68.
OOLLA et OOLIBA. LeuFs
travaux et leurs goûts, I, 112; H, 17, 57 : « Cela signifie l'Eglise de Jésus-Christ. »
Optimisme. Brève réfutation, I, 92. — « Si tout n'est nas bien, tout est passable, »