‹ Dialogues et entretiens philosophiquesChapitre 39 sur 117 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Les deux parties de la doctrine de Voltaire se montraient dans ses œuvres si constamment associées, si intimement fondues, que le grand public n'en aperçut point le désaccord originel et irrémédiable. Elles eurent même fortune : toutes deux entrèrent à dose égale dans la composition de ce bon sens, qui fut si cher au philosophe. Le bon sens étant une moyenne variable entre les préjugés et les conquêtes de l'expérience, il faut reconnaître que Voltaire en éleva singulièrement le niveau; il y réduisit à presque rien la part du préjugé, de la raison métaphysique. Ce presque rien pourtant, si inoffensif au premier abord, a pesé sensiblement sur l'avenir. Caillou fatal, il a détourné la Révolution de la voie où la poussaient VEssai sur les mœurs ^ la Bible expliquée, toute cette critique lucide des abus politiques, judiciaires et sociaux Si Je Dieu de Voltaire a eu pour fille, un peu

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