Grogram. Sorte d'étoffe de soie
INDEX PHILOSOPHIQUE
Aaron. Fabrique le veau d'or, est fait grand prêtre, 1, I II. — Pontife prétendu « d'une horde d'Arabes, » 11, 164.
Abbé. « Abbé de Corbie avec un million, » II, 52.
Abdias. « C'est un Abdias qui, le premier, écrivit que Pierre était venu du lac de Génézareth droit à Rome, » etc., Il, 23: III, 90.
Abeille. « Jamais abeille n'a eu la folie d'enseigner dans une ruche que son bourdonnement passerait un jour la barque à Caron, et que son ombre irait faire de la cire et du miel dans les Champs Elysées, » III, 160. Voir Bourdonnement.
Abel. .Mourut sans être marié. L'homme descend donc de Caln. II, 120.
Abolissement. « Nous avons vu les parlements de France requérir et ensuite ordonner l'abolition » des Jésuites, 11, 5o.
— a Ce désastre était advenu aux frères Jésuites, non seulement par la banqueroute de La Valette et Sacy, missionnaires, mais parce que le frère La Chaise, confesseur, avait été un trigaud , et frère Le Tellier. confesseur, un persécuteur impu-ent, » 111, i3. — « Ce colosse avait un pied à Rome et l'autre au Paraguay...
J'ai passé, et il n'était plus, d II, 175.
Abr-aham. Sacrifice d'Abraham. Qu'est-ce qu'Isaac, s'il eût été raisonnable, eût dû répondre à son père? III, 35.
Absorption des âmes pures
dans l'essence divine, III, 67.
— « C'est une participation à l'essence suprême ; on ne connrît plus les passions: toute l'âme est plongée dans la félicité éternelle, » III. 68.
Abstention. ■■■■ Quand tu seras en doute si une action est bonne ou mauvaise, abstiens-toi de la faire. » Maxime de Zoroastre, II, i5o; III, 48.
Abus. « Ce n'est pas la faute de la religion chrétienne, c'est celle des abus... L'abus est dans la chose même, y II, 28.
— « Il y en aura toujours chez les hommes. Le comble de la perfection humaine est d'être puissant et heureux avec des abus énormes, » 11, i35. — Le monde n'est-il gouverné que par des abus? II, 179. — Abus de la nature, II, i8ô. — Abus de la société ; la plupart 0 commencent à être fort mitigés, »
II, 181. -- « Le ciel en est plein, si l'on en croit Homère, »
Académie. « Je ris quand je vois une Académie des sciences obligée de se conformer à la décision a'une congrégation du Saint-OfBce, » II, 154.
Académique. « La liberté de la secte académique permet de soutenir le pour et le contre, »
Accusé. On ne doit point refuser un conseil à l'accusé.
Acéphales. « Hommes sans tête » vus par saint Augustin,
Acrostiches. Prophéties des sibylles en acrostiches, II, 149.
Actes des apôtres. Pas un seul endroit dans les Actes où Pierre soit regardé comme le
INDEX PHILOSOPHIQUE
maître de ses compagnons et du pauiopost futur, III, 89.
Action. Que toute action est nécessitée, I, 173-177. — La volonté n'est pas libre, les actions peuvent l'être, 1, 177.
Dieu « est l'être agissant :
donc il a toujours agi ; sans ^uoi il n'aurait été que l'être inutile, » II, 189, rgS.— Action de Dieu sur les créatures par l'instinct. Prémotion physique, décret prédétermi7iant, III, i63.
Acolyte. Dieu « fut acolyte, parce que Jérémie a dit : Je suis la lumière du monde, et que les acolytes portent des chandelles, » II, 64.
Adam. Condamné, avec toute sa postérité, pour une pomme,
I, iio; II. 119. — « Il n'est point dit qu'Adam soit damné...
Il vécut encore neuf cent trente ans, » II, ibid.— Adam et Eve inconnus au reste de la terre,
II, 182. — « Point d'Adam!
cela est bien triste. » II, 184.— a Adam, le premier des bacheliers du monde, puisqu'il avait la science infuse, » III, 95.
AdonaÏ. Nom emprunté par les Juifs aux Sidoniens, 'll,
Afrique. « Remarque bien triste, que cette partie de l'Afrique qui produisit autrefois tant de granis hommes... ne soit aujourd'hui connue que par ses corsaires,» III, 122.
Agapes. « Nos premières agapes, dans lesquelles les garçons et les filles se baisaient modestem.ent sur la bouche, ne dégénérèrent qu'assez tard en rendez-vous et en infidélités, » III, 1x3.
Age moyen. Vingt-deux ans; retranchez le temps du sommeil ; quinze. « Il ne reste pas trois ans francs et quittes pour les plus heureux, et pas six
mois pour les autres, » il, t8o.
Agneau pascal. Se mangeait avec des laitues, I, 121.
Agnès. Arnolphe veut eu faire « une imbécile afin de jouir d'elle. » C'est ainsi que les rois et les prêtres traitent les nations, II, 146.
Agriculteurs. Leurs mœurs.
Ils sont « trop occupés pour songer à mal, II, 11 5, 116.— « Que l'agriculteur ne soit point vexé par un tyran subalterne, « II, 171.
Agriculture. Pensions attachées à l'encouragement de l'agriculture? I, i5.
Aigle vaincu et épargné par un milan, II, 2o5-2o6.
Aînesse (droit d'). « C'est l'intérêt qui a dicté cette loi bizarre : apparemment les aînés l'ont faite, ou les pères ont voulu que les aînés dominassent », I, 94.
Aire. « Si un corps se meut vers un centre, il décrit autour de ce centre des aires proportionnelles au temps dans lequel il les parcourt, » III, i85.
Albigeois. « L'abominable folie de la guerre civile et sacrée qui extermina tant de gens de la langue de oc et de la langue de oil. « III, 77.
Alchimistes. « En faisant de Tor {qu'on ne fait point), ont trouvé de bons remèdes, ou du moins des choses très curieuses, » II, 235.
Alcoran. Observé à la lettre par tous les musulmans, I^ 1 2 1 . — C est leur loi religieuse, politique et sociale, II, gS, io5. — Il n'était point « nécessaire à l'homme, » I, 202.
Alexandre. « Sobre disciple d'Aristote changé en méprisable ivrogne, » III, i35.— u Avait commencé ses expéditions comme un héros, mai»
ii les a finies comme un fou,»
DIALOGUES DE VOLTAIRE
III, 134. -Il est déclaré fils de Jupiter Ammon, III, i3g.
— II épargne les Juifs, III, 137. — 11 brûle Esthékar (Persépolis) « pour contenter le caprice » de Thaïs, et meurt à Babslone, « pour sêtre enivré comme lé dernier des goujats de son armée. Voilà un grand homme bien petitl» III, i35.
Alexandre VI. « Un chef de pagodes, assassin, empoisonneur public, a peuplé l'Inde de ses bâtards, et a vécu tranquille et respecté, » II, 89. — Son alliance avec Louis XII, II. 125. — Ses crimes, II, 160.
Alexis. « Ce pauvre Alexis.
fils de ce czar Pierre, moitié héros et moitié tigre, » III. 36.
Allemagne. « Querelles interminables des trois seces admises par le traité de Westphalie, » II, 39-40. — Son état avant Charlemagne. 111. 81, et au XVIlIe siècle, III, 82.
Ambassadeur. « Nous sommes les ambassadeurs du ciel, payez-nous notre voyage .. Les deux tiers de vos biens sont à nous de droit divin, et l'autre de droit humain, » II, 21 5.
Ambition. « L'ambition est contenue par l'ambition, » II,
Ame. Quel est le siège de l'âme? I, 47. — L'âme matérielle d'Epicure et de Lucrèce, I, 48, 49. — L'âme et le corps croissent et déclinent ensemble, I, 5i. — C'est une puissance qui est en moi et que je ne me suis pas donnée, 1, 5o.
— « D'où nous vient-elle?
Qu'est-elle? Que fait-elle .•> Comment agit-elle? Oiî vat-elle? Comment anime-t-elle votre corps? — Je n'en sais rien, je ne l'ai jamais vue. »
I, 89.— « L'âme, ne tenant aucune place, est placée dans le corps calleux, ou dans la glande
pinéale, au milieu de la tête, »
1, 92. — « Mot inventé pour exprimer faiblement et obscurément les ressorts de notre vie,» I, i35; III, io3.— Si elle était une petite personne enfermée dans notre corps, 1, i36, insinuée dans le germe par un créateur à l'afFùt des accouplements, et que le germe mourût, que deviendrait-elle? I, 137. — L'homme est déjà la machine d'un Dieu; pourquoi d'une âme? Pourquoi deux ressorts?
I, i36, i38. — Voltaire se défend d'avoir ^^enseigné la mortalité de rdme^ 1, 140, note.
— Aucun sage « n'a été assez impertinent pour connaître la nature de l'âme, » note, I, 141.
— Lucrèce a dit : « On ignore la nature de l'âme; il pouvait dire : On ignore son existence.»
Augustin et Cicéron sont du même avis. « J'ignore absolument si j'ai une âme, » II, 109.
— « L'âme immortelle?... Il faut d'abord être bien certain quelle existe, » II, 109, iio.— « Etre métaphysique, » II, 110. — « Croyez-vous qu'il y ait un petit être inconnu que vous nommez sensibilité, mémoire, appétit, ou que vous nomme^z du nom vague et inexplicable âme?
— Non, » II, III. — Selon les théologiens. Dieu infuse à l'enfant dans le ventrede sa mère, au bout de six semaines, une âme spirituelle et immoi telle, H, 206, 24.3.— L'embryon de huit jours a-t-il une âme? II, 238.
— « Je cherche si mon âme est venue dans mon corps à six semaines ou à un jour; comment elle s'est logée dans mon cerveau, «^ II, 24.3. — « La grande âme de l'univers... respire dans toutes les créatures pour un temps marqué,» III, 67. — « Les âmes des hommes...
sont raisonnables. Elles ont la
conscience du bien et du maL »
Si l'iiomme fait le bien, son âme... sera absorbée dans l'essence divine, » 111, ibid. — Purification des âmes a miparlies » de bien et de- mal, Jll, 68. — Sur l'âme, m, 102- 107, 126-127, 12g.— Sens du mot anima. Avons-nous une âme? Existe-t-elle avant le coros? Commuent y entret-efle? fl Pourquoi voulonsnous à toute force en avoir une ? — Peut-être bien que c'est
gar vanité, » ibid. passim. — i l'âme est immortelle? III, 126, 129. — «Toutes les nations orientales ont donné le nom de vie à ce que nous nommons âme, » III, 148. — « De ce mot âme, qui est abstrait, ils ont fait une personne habitante de notre corps : » pui^ trois âmes, psyché, ^heiim'a, nous ; puis une quatrième « quand on est mort, c'est skia^ ombres, mânes ou farfadets. » Origine, tormation , substance , croissance, nature de l'àme. « N'y a-t il nulle différence entre l'âme d'Orphée et celle d'un imbécile?» A-t-elie des idées innées, pense-t-elle toujours?
Y a-t-ii des âmes qui viennent lécher du sang dans une fosse?
dont les vautours mangent le foie? Puérilités, III, 149 -i 5 1.
— « Mes facultés de sentir, de me ressouvenir, d'assembler des idées, sont ce qu'on appelle âme, » III, I 48. — Il faut que la science de l'âme « ne nous soit pas nécessaire, puisque Dieu ne nous l'a pas donnée, »
III, I 59. — « Quoi ! je ne saurai jamais ce que c'est qu'une âme? Et il ne me sera pas démontré que j'en ai une? — Non, III, 160. — « L'àme (d après Aristote) est quelque chose de très-léger; elle ne se meut point par elle-même, elle
est mue par les objets. » Elle n'est pas une harmonie; n'est pas répandue partout* c'est une entéléchie. III, lyj. 186.
— Ame, « miroir concentrique. )) III, 182.
Américains. « Douze millions d'innocents, habitants d'un nouvel hémisphère, tués comme des bêtes fauves dans un parc, sous prétexte qu'ils ne voulaient pas être chrétiens, » 11, 27, ii3; III, 46. — « Certains peuples de l'Amérique, pour expliquer la cause de la pluie, prétendaient qu'il y avait là-haut un petit garçon et une petite fille, frère et sœ ir, que le frère cassait quelquefois la cruche de sa petite sœur, et qu'alors on avait des pluies et des tempê:es. Voilà toute la théologie du manichéisme, » II, 210.
Amitié. « Baume de la vie, »
I, 147. — Recommandée par Epicure à ses disciples, II, 43.
— Confutzée « fait un devoir de l'amitié et de l'humanité, »
II, ^ 5o.
Ammon. « Le grand prêtre de Jupiter Ammon a déclaré qu'Alexandre était son fils, et il a été bien payé, » III, i Sg.
Amorrhéens. E;rasés par une pluie de pierres, I, m.
Amour. « Aimez Dieu et votre prochain, » loi éternelle de tous les hommes, I, 248.— L'amour grec, l'amour céleste, l'amour conjugal, II, 97. — « On fait l'amour sur les" cendres des morts, » II, n 5. — « L'éternel amour doit chérir se> enfants, leur épargner les co ps de pied, et ne les pas chasser de la maison pour les avoir tait naître lui-même nécessairement avec de vilaines jambes, >; 11, 192. Voir Génération. ' — « L'amour ferait
DIALOGUES DE VOLTAIR;
adorer Dieu dans un paj-s d'athées, ») III, II 5.
Anabaptiste. Adore Dieu sans le manger, est baptisé dans l'âge de raison, II, 2.
Ananie et Saphire. Leur étrange mort, I, 117, 238;
Ancêtre^. Aimaient la chasse, les tournois, « ils couraient dans la Terre sainte avec leurs maîtresses, » I, 107.
Anciens et modernes. I, 213-220 ; II, 137-141; III; 204-215.
Ancien Testament. Recueil de fables « plus absurdes que les Métunorphoses d'Ovide, » I. loS- 109- 1 1 3. — Livres écrits par Dieu même ; « Dieu ne peut mentir : donc, si un seul fait est faux, tout le livre est une imposture, » I, 112. — Interpolations^ I, 228.
— Ses « horreurs impertinentes, » I, 247.
Ancres « de vaisseau, s'jr le mont Saint-Bernard , qui étaient là plusieurs siècles avant que les hommes eussent des vaisseaux, » II, 232; III,
Androgynes. « On imagina des androgj'nes qui, possédant les deux sîxes à la fois, de- ^^n^ent fort insolents et furent, pour leur châtiment, séparés en deux, » II, 209 ; III, 169.
— « Cette idée de courir toujours après sa moitié est ingénieuse et plaisante, mais cette plaisanterie est -elle digne d'un philosophe? » III, 169.
Andry. « Voyait des vers cartout. »— '< Deux Hollandais n M. Andr}', à force de tomber dans le péché d'Onan et de voir les choses au microscope, réduisirent l'homme à être chenille, '■ II, 241.
Ane. « Un âne chassait les diables de Senlis en traçant
une croix sur le sable avec son sabot, par le commandement de saint Rieule, » II, 118. — Histoire de l'âne qu'un serpent mène boire, II, 210.— Aristote et Platon, sur l'éternité du monde, « disputaient tous deux de l'ombre de l'âne, laquelle n'appartient pas plus à l'un qu'à l'autre, » III, 171.
Anesse parlante. 1, IIO, 129, 247; III, i5.
A.vGE. « Si les anges qui mangèrent avec Abraham et avec Loth avaient un corps? »
I, 1 53. — Anges violés par les habitants de Sodome, I, 247.
— Ange qui salue la Vierge Marie, II, 24; III, qo. — « L'ange fit un enfant à Marie par l'oreille, imprcegnavit per aurem, » II, 24. — c La chute des anges, ce fondement du christianisme, ne se trouve ni dans la Genèse ni dans l'Evangile. C'est une ancienne fable des brachmanes, » II, 36, ou des Babyloniens, II, 184. — « Un ange est infini secundum quia, >- II, 1 5 1 . — « Six années à bien statuer s'il y a neuf chœurs d'anges, » III, i 5,
— Les enfants baptisés sor.t « autant d'anges, roars'u qu'ils aient le bonheur de mourir incessamment. » III, 74.
Ange exterminatexir. « Invoqué par les prêtres de chaque nation armée, ne sait auquel entendre. » — « L'ange exterminateur (des Juifs) ne fut pas heureux dans ses campagnes, il devint l'ange exterminé, » II, 164.
Anglais, Angleterre. En Angleterre, une loi et une mesure, mais vingt religions, I, 9, alias douze, I, i58. — Nation sage et éclairée. I, 07.
— Eloge de l'Angleterre {Catéchisme japonais], 1, i 57i63; II, 112, i35. — Les An-
:ndex philosophique.
glais ont la liberté de penser, ï, 179; d'écrire et d'imprimer, II, 146-149. — Leurs forces maritimes « tiendraient seules avec avantage contre les forces réunies de toutes les autres nations, » II, 34.— En Angleterre, «tout est soumis à la loi, à commencer par la royauté et la religion, » II, 112.— <: Pour nous autres Anglais, nous n'avons jamais attrapé personne, »
II, 167, 176-179.— «Gouvernement unique, dans lequel on a conservé tout ce que la monarchie a d'utile et tout ce qu'une république a de nécessaire. » Lourd fardeau de l'Am.érique et de l'Inde, subjuguées aux deux bouts de l'univers, III, 83.
Angle. Dieu » n'empêchera jamais que les trois angles d'un triangle ne soient égaux à deux droits, »
Anglicans. Quand ils payaient le denier de Saint- Pierre, « ils étaient plongés dans la plus stupide barbarie, »
II, 154. — « Nous autres Anglais, nous lisons le testament de notre grand-père dans notre propre langue, >> III, 89.— Les anglicans fondent « leur religion sur l'Evangile. »
Anguilles. « Il n'y a que le jésuite irlandais Needham qui ne rie point de ses anguilles, » II, 19 1, faites « avec de la farine de blé ergoté, »