‹ Dialogues sur le catéchisme de Québec [microforme]Chapitre 15 sur 25 · ESS = ST RS RS AE · texte numérisé non relu

ESS = ST RS RS AE

os er à

ee se =

pe

nn à .

Re |

Fe

a ms

osA.—C'est vrai ; néanmoins, si leur pardon fut accordé, en vue des mérites du Sauveur futur, Dieu exigea, comme peine du péché, une longue vie de pénitence, et un long séjour dans les Limbhes, jusqu'à la venue de Jésus-Christ.

Eva.—Malheureusement encore, la conséquence du péché de nos premiers parents a été de nous rend: participants de leur péché et de leur punition.

Depuis Adam, le genre humain est obligé de :travailler, de souffrir et de mourir : bien plus, en venant

la puis-

a terre, travails épines a sueur a terre, re et tu

rt, qui !

dam et une des

x ce fut ir plus és de la

dignes

séricorents, il néces-

lon fut , Dieu vie de 8, jus-

nce du rend:

e traenant

au monde, nous sommes aux regards de Dieu, des êtres déchus, des enfants de colère : notre âme, privée de la grâce, ne peut entrer au ciel...

CLARA.—Voilà une chose que je ne comprends pas ! Nos premiers parents ayant péché méritaient une punition, c’est juste ; mais nous, qui n'avons

fait aucun mal, pouvons-nous mériter une peine ?

MaRie.—KEcoute un peu, Clara. N'avons-nous pas dit déjà qu’il y a des mystères que nous ne pouvons pas comprendre, et que nous devons admettre ?

CLARA.—Oui, quand Dieu nous les révèle.

MARIE.—Précisément ; or, l’Ecriture affirme que tous les hommes ont péché en Adam ; d’un autre côté, nous savons que Dieu est infinment Juste, et que s’il nous fait participer à la punition de nos premiers parents, c’est que nous avons participé à leur faute ; voilà encore un mystère !

CLARA.—Ne pourrions-nous pas cependant éclaircir ce point par quelques comparaisons ?

MaRiE.—Oui ; par exemple, quand un malfaiteur SUpoteins une source, est-ce que le ruisseau qui en découle. n’est pas empoisonné tout entier ?

N'va-t-il pas assez souvent des enfants, qui ont les mêmes maladies que leurs parents ?

Quand un homme perd sa place ou sa fortune, sa famille n’est-elle pas dans la misère ?

CLARA.—Le péché originel a donc été comme un poison, une maladie, une ruine pour tous les descendants d'Adam ! |

MaRiE.—Sais-tu ce qui est arrivé à Mathurin ? Mathurin, le jardinier ?

MaRie.—Oui ; il avait une belle place, comme jardinier ; il était bien nourri. bien habillé avec sa

femme et tous ses enfants ; il n’avait qu’à cultiver et à entretenir un jardin ; il pouvait vivre heureux et tranquille, quand il a eu la faiblesse de désobéir à son Maître, qui lui avait recommandé de ne pas toucher aux fruits de tel arbre.

Mathurin a fait comme Adam ; il en a pris, il en a mangé, il «a élé chassé, avec toute sa famille.

Aujourd’hui, Mathurin est dans la misère avec sa femme et ses enfants. Peut-être obtiendra-t-il son pardon ; en attendant, ses enfants sont disgraciés par la faute du père.

CLARA.—Je comprends ; nous, enfants d’Adam, nous n’avons pas commis le péché originel ; cependant nous en subissons les conséquences.

MARIE.—Précisément ; dans notre corps, nous avons les souffrances, les maladies et la mort ; dans notre âme, le péché originel a obseurci notre intelligence, et affaibli notre volonté, en nous donnant une inclination au mal ; enfin, tous les enfants naissent privés de la grâce sanctifiante, et par conséquent n’ont aucun droit à aller au ciel.

RosE.—Je vois que l’homme a été puni exactement par où il avait péché : au lieu de rester le serviteur de Dieu, il est devenu l’esclave du démon ; sa volonté était portée vers le bien, elle,est maintenant inclinée vers le mal ; son intelligence, en voulant acquérir la science du bien et du mal, s’est obscurcie et est remplie d’ignorance ; il se révolta contre Dieu, maintenant ses passions sont en révolte contre sa con:cience ; il a toutes les misères au lieu d’un bonheur parfait... Quel renversement !

Lucte.-—Hélas ! oui ; et ces conséquences s’éten-

dent à tous les descendants d'Adam : nous naissons

Tr et x et ir à tou-

en à

C Sa son iciés

lan, pen-

nous dans telliune sent ’ont

ent eur nté inée r la emitebn :eur

enons

tous coupables du péché originel, et avec cette tâche dans notre âme. ‘ La mort, dit saint Paul, a passé en {ous les hommes par celui en qui {ous ont péché.”

ROSE.—N'y a-t-il pas cependant une exception à cette règle générale ?

MaRiEe.—Oui ; et c'est la Bible qui nous le dit ; car, d'un côté elle aflirme que {ous les hommes ont péché en Adam, et d’un autre côté elle déclare qu'une femme écrasera la tèle du serpent. Cette femme devait être plus tard la Sainte Vierge, conçue sans péché, saluée par l’ange Gabriel pleine de grâce, c’est-àdire sans tache aux yeux de Dieu et immaculée jusque dans sa Conception.

RosE.—T]l était en effet bien convenable que Jésus, dont les mérites sont infinis, préservât sa sainte Mère de la souillure originelle.

MaRie.—-C'est ainsi qu'on l’a toujours cru dans PEglise catholique, depuis les Apôtres jusqu'à nos jours ; et les protestants, qui disent que c'est un dogme nouveau, se trompent grossièrement.

Lorsque le Pape Pie IX, le 8 décembre 1854, définit l’'Immaculée Conception de la Sainte Vierge, il ne fit qu'affirmer l'existence du fait, réfuter les hérétiques, fortifier les fidèles dans leur foi, et revendiquer pour la Sainte Vierge ce glorieux privilège.

RosE.—Oui, la Sainte Vierge a été conçue sans le péché originel : son âme a toujours été belle et sans la moindre tache ; son intelligence a toujours été éclairée de plus vives lumières ; sa volonté a toujours été droite et portée au bien ; son cœur n’a jamais été troublé par les passions.

LUCIE.—Que je voudrais moi aussi être débarrassée de l’ignorance, de la faiblesse de volonté, de

= -- £ eg je

LA æ

Page 1