‹ Diane de Chivri drame en cinq actesChapitre 12 sur 49 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

!M mc DE liKKMIC, VALÉRIEN.

dk kermic. EU bien! as-tu vu monsieur As

mark, s'éveillant à moitié. Léonard Asthon !

Leonard l DIANE, arec joie. Il vil! (elle » arrête et reprend

«■- ne khhnic, Ut regardant* Lui! loujuurtluil or« duu/eun il vit 1 ch ! alorl, je <ui, plu, uul- " mua Dieu! Likin.nl A.lhul. I li ce n wl ne, beureu,e que ,e I, Mk «l je no >un pas I honneur, joM Mp< „. r du moins que 1e pilie leulemeiu dllhenorfel

•Min parla dons ton coeur. DR KKnMic. Pauvre enfant! (Valérien pa-

Mi»r, te réveillant. Qui est là? i raU au f ontl1

■"'* db kxkmic. Moi, mon enfant. | SCENE III.

l'Usr. Ah! oui, je me rappelle, je me suis en- , . ...

«r- 1 * j • 1 Les Mêmes. VALERIEN.

Au moment où il entre, madame de Kermic lui

dormi* près de tous... pardonnez-moi, ma mère.

■*• de Ennuie. Te pardonner!. . ah ! j’aurais voulu prolonger bien- longtemps ces heures d'un sommeil qui» tu ne connais plus. C’est un repos, au moins, parmi laut de douleurs.

manv Non. ma mère... c’est du sommeil; mais !«* du repos, car sa pensée m'r a pour- «iivie encore. r

*“* OBKBRMiC. Toujours?

Valérie», présentant la lettre. Celle lettre... u** D B k tenu ic. Donne (Elle la met dans son sein.) Ecouie-mo» bien maintenant. Tu vas aller te placer sur la route de Paris, à quelque distance de l'avenue; dans une heure environ, il arrivera une voiture de poste.

valérien. Oui, madame.

u" 1 " de kehuic. Tu feras signe au postillon d'arrêter, et tu diras au» voyageurs qui seront dans cette voilure de descendre et de te suivre.

valêrirn. A une pareille heure , pensez-vous qu’ils consentent?

u m ' de KitRMtc. Ce sont trois hommes résolus.

passer dans la chambre à gauche de fadeur.) DIANE, écoutant et parlant pendant ce jeu de seine. Qui est U? ( silence i mais qui est là?

M m * DK keamic. C'esU Marthe!

DIANE, écoulant. Marthe?

u"' db kermic. Marthe'... qui va porter quelimanr. Oui, ma mère, j’étais dans ce fatal p«- que chois dans ce salon.

Ww, appuyée sur celte fenêtre d'où vous nie I ni a se, ù part, écoutant pendant que Valérien

montre Diane, et lui fait signe de se taire cl de Pt q„j nc connaissent pss la crainte; d’ailleurs

je puis te dire leurs noms, il te servira à te faire connaître d ru». C'est mon gendre, monsieur de Chivri , et ses don» fils, Georges cl Philippe.

VALERIE», à part. Messieurs de Chivri! (Haut.) IJ suffit.

m“ p ntt kermic. Tu les mèneras pir le bois jusqu'à la petite porte du parc. Arrive là, lu tireras dtux coups de fusil, cela m'avertira que vous en-

irez dans le parc ; nlor», je roc rendrai dans ce salon où l« le» conduira* par celte porte, de manière à re qu'ils arrivent sans être vus de personne l Tu tu a* bien romprise?

v viYnir.v. Oui, madame.

*“• nt KtiBUIC- Je vais monter un ntomeni citer moi. Il fsuMquc Diane m'citiende dan» ma chambre, si je vruv qu'elle detuturc tant rrainie dans I* sienne... Hâtez- vous !

valérien. J’y vais. (!/»* de Ktrmic sort.)

SCEXE VI.

VALKHIF.N, seul.

Non, je n'irai pas; car je crois qu’il est temps que je m’en aille tout a fait, tuais par uu autre chemin; ce que je croyais, il y a qtnnzc mois, une ruse sans conséquence pour faire échapper monsieur de Furiere» à se» créanciers est devenu une affaire sérieuse, à ce que je vois. Depuis un an qu’il a quitté le rbâteau, voila dis lettre» que ■ madame la marquise me charge de mettre a la poste pour celui qu’elle a sauvé ; et. comme de juste, elles vont adressées a inon*ieur Léonard A'tlioti. y un nt a moi, qui pensais bien qu’elle lui parlait de» dru» mois de séjour qu’il est censé avoir fait dans le pavillun, et qui savais que le» réponses du véritable Léonard Asthou eussent dévoilé le mystéie, cl m'eussent fait t baiser, j’ai tout bonnement jeté les lettres au feu, et monsieur A»thun a passé pour un ingrat qui avait oublié le service qu’il a reçu . d’ailleurs, je n'avais pas a redouter une explication tant que le véritable Astliou cLul a r étranger. Mai» voila qu’il est revenu pour faire purger sa coiitumarr eu France , a Nantes, à quelques lieues de ce château. J'aurais dû partir alors ; ruais madame dé kermic me promit une Urs-belle récompense si je pouvait lui faire parvenir une lettre dans sa prt-on. ('elle récompensé, je l’ai reçue, mais je ne l’ai pas gagnée : et cette lettre a été rejoindre les auttes. Liiiiu elle m'en a remis une ce malin, en inc disant que ce serait la dernière; il m’a bien fallu dire que j’avais vu monsieur Aslhon. puisqu' il est libre maintenant: msiv cela tournera -t-il comme je l'espérai» T l'arrivée de monsieur deChivri et de »>* fil*. la tristesse de mademoiselle Diane , l’ordre que j’.u reçu île ne jamais lui parler des lettres cj-ie j'ai portée* ; il y a eu quelque chose de plu» que je ne crois dons tout ce» », et quoique je oe Soit pas probablement le plus coupable, je serais le plus puni t il e*t donc prudent de fuir, et de fuir au plus vile, {Dutne enrr'ouir* la porte à gauche de l’acteur.)

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