SCENE V
^I"»* DE KERMIC , DIANE , VALÉRîEN.
M"" DE REUMic, allant vivement vers Valérien. £b bien?... {Valérien lui montre Diane.) Tu peux parler devant elle ; elle sait tout.
VALERIEN
Eh bien 1 madame, je l'ai retrouvé.
DIANE, se levant.
Vous a-t-il dit son nom?
VALÉRIEN
Son nom?... (A part.) A'oilà où l'histoire cloche!... Mais, ma foi, c'est lafTaire de M. de Furières.
M'"« DE KERMIC
Oui, son nom?
VALÉRIEN
Il m'a dit qu'il ne le confierait qu'à madame la marquise.
MO^e DE KERMIC.
Je comprends les motifs de cette discrétion... car ce nom est proscrit, et celui qui le porte est frappé d'un arrêt de mort.
DIANE
Vous pensez donc véritablement que c'est M. Asthon ?
VALÉRIEN
M. Asthon ?.. Je ne crois pas.
M""» DE KERMIC.
Pourquoi cela?
Pour rien ; je ne le connais pas... Mais si madame la marquise voulait me faire son portrait.
M'"* DE KERMIC
Je n'ai jamais vu M. Asthon.
VALÉRIEN, à part.
Ah! elle ne l'a jamais vu !.. {Haut et vite. ) Ai mademoiselle non plus ?... Pardon... je suis bête. {Après un silence.) C'est que je réfléchis, en effet... On dit que M. Asthon est caché dans le pays, et il est bien possible que ça puisse être lui... pour ma part, je ne dirais pas non.
S;^". DE KERMIC
Et s'il en est ainsi, si c'est M. Asthon, il peut regarder ma maison comme la sienne.
VALÉRIEN
Ma foi, j'ai une idée que ce doit être lui.
M™« DE KERMIC
Et pour le faire échapper aux dangers qu'il court, ma bourse lui sera ouverte comme ma maison.
VALÉRIEN
Certainement, c'est lui... Madame la marquise veut-elle que j'aille m'informer ?
M"« DE KERMIC.
Ce serait inutile, puisqu'il a déjà refusé de répondre... Mais où l'as-tu laissé?
VALÉRIEN
Je l'ai laissé dans le bois, à dix pas du pavillon....blotti dans un fossé... recevant la pluie en m'dtténdant.
DIANE
Oh ! le malheureux !
M"^' DE KERMIC
Pourquoi ne in'avoir pas dit cela tout d'abord ?
VALÉRIEN
Je vous jure que je n'ai pas perdu de temps... D'ailleurs, maintenant, si madame la marquise
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veut faire ce qu'elle disait ce malin, j'aurai bientôt traversé le parc... et M. Asthon, car je ne doute plus que ce ne soit lui, M. Asthon sera bientôt à l'abri ; mais pour cela, il me faudrait les clefs du pavillon.
Hjme pE KERMIC, se retournant vers Diane.
Eh bien! Diane?...
Je vais les chercher, ma mère.
M "« DE KERMIC.
Merci, mon enfant:... Prends garde que Martial ne voie que tu entres chez toi ; tu ne pourrais l'éviter.
DIA>E
Cela n'est pas à craindre; car je n'ai pas besoin de lumière, moi, vous le savez bien.
M"" DE KERMIC.
Chère enfant!