SCÈNE X
DIANE, PAUL
DIANE, se laissant tomber dans les b7'as de Paul. Enfin vous voilà !
PAUL. Diane ! Oh! Diane... {A]>rès avoir rega?'dc (luiour de lui.) Parlons.
DIANE. Ainsi, vous n'hcsitez pas?
PAUL. Pourquoi hésiterais-je?
MANE. Le serment que vous avez fait à Marceline.
PAUL. Je vous croyais perdue pour moi, je vous retrouve, je vous aime, partons.
DiA>'E. J'allais partir seule pour vous chercher.
PAUL. Ainsi vous êtes prête.
DUNE. Oui.
PAUL. Vous n'avez pas peur?
DIANE. Peur de quoi?
PAUL. De tout. Savez-vous bien, Diane, quelle existence vous acceptez?
DIANE. Je le sais
PAUL. Savez-vous que nul ne saura ce que vous êtes devenue, qu'il vous faudra renoncer au monde et que le monde vous oubliera, que vous ne pourrez plus être qu'une femme qui aime et qui sacrifie tout à l'homme qu'elle aime.
DIANE. Je lésais.
PAUL. Je n'ai pas de fortune, Diane, il y aura peut-être des heures bien longues de solitude, de tristesse et même de gêne à partager.
DIANE Tant mieux.
PAUL. Alors ne perdons pas une minute, parlons-