‹ Diane de Poitiers et son goût dans les artsChapitre 11 sur 14 · RELIURE AUX EMBLÈMES DE DIANE · texte numérisé non relu

RELIURE AUX EMBLÈMES DE DIANE

(Bibliothèque de Poitiers.)

romans — la maîtresse d’Anet devait aimer à en lire — et quelques poètes de la vieille école, car ce qui manque le plus, ce sont les véritables contemporains. Ainsi entre autres, il n’y a rien de Marot ni de Saint- Gelais, rien de Du Bellay ni d’Olivier de Magny, rien de Rabelais dont on ne trouve que l’édition de 1567, postérieure d’un an à la mort de Diane.

On n’y trouve pas le livre de Gabriel Simeoni qui parle d’Anet. On n’y trouve pas le Livre de la génération de l'homme de Jacques Sylvius ou Dubois, traduit en français par Guillaume Chrestian (Paris, Guil. Morel, 1 559), qui est divisé en trois parties, dont la première est dédiée à Henri II, la seconde à François II, et la troisième, consacrée à la nature et utilité

des mois des femmes et aux maladies qui en proviennent, est dédiée à la Duchesse de Valentinois *.

Dans la collection de M. Didot vendue en juin 1878, il y avait (n° 68) un procès-verbal de la réformation de la forêt de Bréval et du Brueil de Gainville pour Diane de Poitiers, dame d’Anet et de Bréval, en date du 1er avril 15 44. C’était un beau manuscrit sur vélin, avec miniatures d’armoiries et dont la reliure était aux chiffres et devises de la Duchesse.

Il n’y a pas non plus de manuscrit des Chasses de François Ier écrites par son mari et publiées de nos jours par M. de la Ferrière-Percy. Si l’on

VUE DU CHATEAU DAN ET ET DE LA FONTAINE. (D’après le livre de Gabriel Simeoni.)

y trouve le Polyphile français de 1554 et Y Architecture de Léon-Baptiste Alberti de 1553, on n’y trouve pas, de Philibert Delorme, la Nouvelle invention p our bien bâtir et à petits frais parue pourtant en 1561; mais le catalogue est si sommaire qu’il peut bien être incomplet. Il indique, cinq ou six fois, que les livres sont en maroquin rouge ou citron et une seule fois en maroquin à compartiments, mais ces reliures peuvent être du xvne siècle, où l’on se servait plus de maroquin qu’au xvi% et les livres de Diane, d’ailleurs admirables, sont en veau. L’une de ses plus belles reliures, que nous reproduisons ici, le Salviani Animalium aquatilium historia , 1554, de la bibliothèque de Poitiers, ne se retrouve pas dans le catalogue de Gandouin. En réalité les volumes qui ont les H couronnés,

Page 1