ACTE lîî
* Il en garde le fruit, sans en avoir le blâme.
* Tant mieux donc ! cinq contre un , c'est un assassinat , Mais cinq contre une foule après, c'est un combat ;
Et ce ne sera pas la première mêlée Où cinq désespérés auront fait leur trouée.
Pourtant n'oublions pas qu'à tout événement, La veille d'un combat est jour de testament : Car des droits d'un mourant le plus digne d'envie Est de faire un heureux des bribes de sa vie.
Il s'assied derant le petit pupitre appliqué au mur et se dispose à écrira.
Hélas ! ce testament qu'on ouvrira dans peu.
Sera le dernier gage et le premier aveu D'un amour né d'hier, et que demain condamne Au silence éternel, ô ma noble Diane!
SCÈ^NE VI.
DE PIENNE, DIANE, rouée, SAINT-JEAN,
introduisant.
DE PIENNE, kpart.
C'est elle I
SAINT-JEAN
Monseigneur n'a pas d'ordres?...
DE PIENNE
Va t'en.
SAINT-JEAN, à part.
Allons vite avertir madame de Rohau.
Ils«rt.
DE PIENNE, à Diane qui est restée sur la poi te.
Poussez les verrous.
11 ouvre lui-même le panneau de gauche.
Paul, c'est votre sœur.
Paul s'élance sur la scène et. tombe dans tes bras de Diane.
M DIANE