ACTE ÎV. 7Î
Demander le sursis, en obtenir Toctroi, Et vous pouvez encore arriver à la porte Du Châtelet avant que votre frère en sorte.
DIANE
J'ai le temps.
DE PIENNE
A midi, la mort du cardinal Anéantit de fait Tarrêt du tribunal.
DIANE
Hélas ! faut-il sauver mon frère par un crime?
G*est au salut de tous qu'on offre la victime ; La France à Tagonie exige cette mort.
DIANE
J*ai besoin de le croire.
DE PIENNE
Oui, soyez sans remord.
Aussi bien le dessein en est irrévocable.
DIANE
Mais réussirez-vous ?
DE PIENNE
Le coup est immanquable.
Quand même, entendez-vous, ceux qui vont le frapper
Y resteraient tous cinq, lui ne peut échapper.
DIANE
Y resteraient tous cinq? Quoi? que voulez- vous dire?
DE PIENNE, avec embarras.
En toute chose il faut toujours prévoir le pire.
n DIANE
DIANE
Ah ! monsieur, vous m'avez caché votre danger.
Dans quel but? Suis-jepas pour vo^s un étranger? Mais que votre amitié néanmoins se rassure :
Nous sortirons de ià sans une égratignure.
DIANE
Est-ii bien vrai, monsieur?
DE PIENNE
Vous expliquer comment, Ce serait long ; d'ailleurs ce n'est pas le moment. Adieu donc 1 que le sort vous soit doux ou contraire. Souvenez-vous de moi.
DIANE
Du sauveur de mon frère !
DE PIENNE
Et si... Mais non. Adieu, chère Diane, adieu !
A part*
Je vais mourir. . . Pourquoi lui faire cet aveu ?
U sort précipitAouDeat par la «,'aucbe.