SCÈNE II
DIANE, seule.
Comme il était troublé ! Oe quelle voix ^ue 11 m'a dit cet adieu dont l'accent mo remue {... O mon Dieu, s'il m'aimait? À quoi vais-je penser, Et de quel fol espoir me laissé^o bercer ?
Pauvre Diane ! il faut se connaître soi-même ! Tu n'as ni les défauts ni les grâces qu'on aime, Et Plutarqne^ qui fut ton mâle précepteur, - N'a laissé d'une femme en toi que la pudeur. Les héros dont il a peuplé ta solitude T'ont fait une trop simple et trop franche habitude, Et bien que la nature en ton sein ait frémi, Un homme ne peut voir en toi que son ami.
— Eh bien ! retranche-toi dans ce monde sublime ' Dont l'admiration t'a faite la victime !
Pour ne pas laisser prise à de lâches regrets, Élève ta pensée à de plus hauts objets.
Vois quelle majesté sous ces voûtes réside !
C'est ici que le sort des peuples se décide ! Que suis-je donc, grand Dieu ! dans l'ordre universel Pour oser de ma plainte importuner le ciel ?
Comme on se sent petit dans cette chambre austère Dont l'écho retentit aux deux bouts de la terre, Et d'où sortent la force et le commandement , Parmi Us passions à l'entour écumaiit !
Cette chambre est vraiment le centre du royaume. Plus que partout ailleurs, la France est sous ce dôme ! Salut, ô ma patrie 1 ô les seules amours
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Où puissent désormais se réchauffer mes jours; La seule passion , la seule idolâtrie Des hommes d'autrefois, salut, ô ma patrie!
De Pienne aussi t'adore et d'un culte fervent ! Mais lui, du moins , il peut mourir en te servant. Tandis que moi... N'importe! à défaut de ma vie , Je te donne mon frère , et crois t'avoir servie.
— On vient... c'est le roi... Ciel ! suivi de Richelieu ! Tout est perdu !... que faire?... Inspirez*moi , mon Dieu! Derrière ce rideau.
file se jette dans Tembrasure dont eUe foit retomber le rideau far elle,