ACTE V
« Bât est le mot ! Eh bien ! cher monsieur de Grandin, « On va vous dessangler. » Il est parfois badin.
LA DUCHESSE
Il n'est donc pas malade?
GRANDIN
Oui , malade ! — 11 se porte Comme le Pont-Neuf.
LA DUCHESSE
Ab î — c'est étrange.
ilABaUBRitB.
N'importe !
OBANblN.
« J'y mets , ajouta-t-il , une condition ,
.« C'est que vous consentiez à la prompte union
« De «votre fille avec le baron deMirmande.
a Ils s aimen*, m'a-t-on dit. » — Si l'amour le commande .
Répondiil'jet <st.ê'il plait en outre à monseigneur,
Je tiens ce mariage à singulier bonheur.
Voilà comment je suis gentilhomifie et beau -père.
PAUL
Ochètè Mârgiterfteî
DIANE
Et Diane, mon frère?
GRANDIN, aUant à Diane.
Ah ! vous êtes la sœur?... Je vous fais compliment : Il s'intéresse à vous , le grand homme !
LA DUCHESSE
Comment
lOS DIANE.
Il disait à mi-voix, se parlant à lui-même :
« Que ne puis-je aussi bien savoir celui qu'elle aime ! »
DIANE, à p«rt.
Jamais!
GRANDIN
Dame! avez-vous une inclination?
DIANE
Non, aucune.
GRANDIN
Tant pis ! c'était l'occasion.
Il paraît qu'il vous doit un signalé service.
LA DUCHESSE
Lequel ?
DIANE
Mais... je ne sais , madame.
A purt.
Quel supplice!
LA DUCHESSE, àp&rt.
Elle se trouble*?... Ah! si...
Haut.
Ces pauvres amoureux , Comme ils doivent avoir à bavarder entr'eux 1
Dirait-on pas qu'ils ont la parole gelée ?
PAUL
Ma foi, j'avoue...
LA DUCHESSE
Eh bien ! prenez votre volée.
ACtÊ V. lOJ
Comme ud jour de printemps ce jour d'hiver est doux ; Allez dans le jardin , bras dessus , bras dessous.
PAUL
Voulez-vous , Marguerite ?
LA DUCHESSE
Eh I sans doute. Elle grille D'entendre, comme vous de parler. — Va , ma fille.
Paql ei Marguerite sortent.