ACTE V
Madame; m'acquitter ensuite d*un message, C'est monsieur le marquis que je viens chercher.
DE PIENNB.
Moi?
LAFFBJUAS.
Oui , vous êtes requis au service du roi ; n s'agit de partir sur-le-champ pour Fàrmée Avec la mission sous ce pli renfermée.
LA DUCBEBBE.
Ce message guerrier dans vos mains ?<.< Depuis quand Les gens de robe ont-ils remploi d'aides de camp?
DE PIBNNB.
C'est depuis que l'on voit commander sous la tente Des gens d'église , ^-^ église en effet militante !
LAFFBMAS.
Quand le miniBtre accorde à quelqu'un son crédit , Il le regarde au front et non pas à l'habit.
— Quelle est votre réponse, en un mot?
DE PIENNE
Je refuse, • Et ferai paft moi-même au roi de mon excuse.
LAFFBMAS.
Bien , monsieur ! Le motif ne peut être léger Qui vous force à céder à d'autres un danger.
D'ailleurs , votre vaillance est chose assez notoire , Pour que vous fassiez fi d'un supplément de gloire.
DE PIENNB.
L'entreprise est donc belle? ^
ISO DIANE.
LAFFEMAS
Il y faut un héros, Mais qui la tentera peut y laisser ses os.
DE PIENNE
Quelle est-elle?
LAFFEMAS
Oh! pardon ! Elle ne se confie Qu'à rhomme assez hardi pour y jouer sa vie.
DE PIENNE
Assez hardi, monsieur! croyez-vous donc?...
LAFFEMAS
Je croi Que vous la refusez , voilà tout. Et , ma foi ! Vous faites bien ; je peux maintenant vous le dire : Messieurs vos héritiers auraient eu lieu de rire.
DE PIENNE
Assez!... j'accepte.
LAFFEMAS, kpart.
Elle a frémi.
LA DUCHESSE, allant à de Pienoe,
Non , non ! marquis , Vous avez assez fait déjà pour le pays.
DE PIENNE
On n'est quitte envers lui par aucun sacrifice ; Tant qu'on peut le servir on lui doit son service.
Pourquoi prendre d'ailleurs plus d'effroi qu'il ne faut?
Le trépas n'est certain que sur un échafaud.
— Vous reviendrez, monsieur ; .t'en garde l'espérance.