ACTE V* Ifll
LAFFEMAS, à part.
Est-ce de Théroïsme, ou de l'indifTérence?
DE PIENNE
Merci de ce langage ! Il e^ digne de vous , Diane ; laissez-moi dire digne de nous.
LA DUCHESSE
Oh ! chez elle tout plaît à votre âme ravie , Jusqu'au peu de souci qu'elle a de votre vie! Que ne l'épousez-vous , avant que de partir ?
DE PIENNE
Si son cœur , en effet , daignait y consentir...
LA DUCHESSE
Âhl cruel!
Elle pMso k gauclM.
LAFFEHAS, àpui.
Je le tiens.
DIANE, à part.
Cet homme nous observe !
DE PIENNE, à Diane.
Je ne sais pas quel sort la guerre me réserve ; Mais il me serait doux , en face du canon.
De penser qu'en mourant je vous laisse mon oom. — Vous ne répondez pas?
DIANE
Vous me voyez confuse Devant un tel honneur , qu'il faut que je refuse : J'aime quelqu'un.
LA DUCHESSE
Comment?
ISl DIANB.
DB PIENNB.
mon espoir déçu \
DIANE
Si vous m*aimiez , monsieur , c'était à mon insu , Je ne crois pas avoir de reproche à me faire , Et ne vous ai jamais traité que comme ud frère.
DE PIBNNB.
C'est vrai.
LAFFEMASy à part.
Ce n'est pas lui.
DIANE
Ne soyez pas jaloux, Pourtant. Je suis aussi malheureuse que vous. Celui qui pour toujours pçcupe ma penaée Ignore pour toujours cette amour insensée ; Je passerai ma vie à prier Dieu pour lui , Sans qu'il en sache rien jamais plus qu'aujourd'hui.
DE PIENNE
Priez aussi peur vm , priez Dieu que je meure.
A part.
Allons, il ne fçiut pas qu'un gentilhomme pleure.
LA DUCHESSE) à part.
Pas un regard pour moi , l'ingrat 1
LAFFEHAS, part.
J'ai du guignon.
De ri»DDe et Laffemas sortent.