DE FARGIS, DE BOISY, DE CRUAS
DE PIENNE, MARGUERITE, voUée, DIANE,
PARNAJON.
MARGUERITE^ en entrant.
Madame. . . an ! . . . sauvez-moi !
DB BOISY
Nous la tenons.
t) I A N E , s'avan^ani.
Messieurs!... ,
DE FARGIS
Eh bien! la belle, quoi?...
DE BOIST.
Nous forçons votre porte? — Où que le gibier passe, Le chasseur peut passer, c'est le droit de la chasse.
DE CRUAS, à Marguerite.
Allons, biche aux abois, acceptez notre bras.
8 DIANE
MARGUERITE, &e réfugiant derrière Diane.
Madame, au nom du ciel, ne m'abandonnez pas.
DIANE
Calmez-vous, mon enfant. Je me croirais en faute, Si ma pauvre maison ne défendait sou hôte.
Messieurs, vous n'avez pas toute votre raison.
DE BOIST.
Elle est restée au fond du verre en garnison. ^
DIANE
Eh bien! rappelez-la, messieurs, car je déclare, Faute de ses clartés, que votre honneur s'égare ; Vous prenez un chemin qui conduit aux remords. Regardez cette enfant, tremblant de tout son corps, Et qui derrière moi se dérobe éperdue; Est-ce là le maintien d'une ft-mme perdue ?
Est-ce là votre proie, ô généreux chasseurs!
Non , non ! rappelez-vous vos mères et vus sœurs , Et qui ne porte pas respect à sa famille Attente le premier à cette jeune fille !
Moment de silence et d'hésitation parmi les sei^pieun.
DE CRUAS, entonnant la chanson de Henri 17 .
J*aimons les filles et j^aimons le bon vin...
DIANE
Je suis chez moi ! sortez, misérable, sortez 1
DE GRUA8.
Ma princesse, il paraît que vous vous emportez.
DE BOISY
Ah ! voyez qu'elle est belle â se croire outragée !
DE FARGIS
La protectrice vaut au moins la protégée.