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RENONCULE

dans les glandes lombaires. On en voit quelquefois plusieurs

Les plexus rénaux , au nombre de deux , un de chaque côlé , proviennent de quatre ou cinq branches considérables émanées de la partie supérieure des ganglions semi-lunaires, qui sont fortifiés par des filets du plexus mésentérique supérieur, et s'entremêlent avec cinq ou six petits ganglions subalternes. Chacun de ces plexus communiqué en haut et en dehors, tant avec les ganglions thoraciques inférieurs qu'avec les lombaires supérieurs; il donne de nombreuses ramificasions aux capsules susrénales et aux reins.

RENONCULE, s. f., ranunculus; genre de plantes de la polyandrie polygynie , L. , et de la famille des renonculacées, J, , qui a pour caractères : calice à cinq folioles ovales et concaves ; cinq pétales obtus , munis chacun d'une petite écaille h la base de l'onglet; ovaires multiples, re'unisen tête, sans aucun style, mais couronnés par des stigmates réfléchis.

Ce genre renferme une multitude d'espèces généralement caustiques et vénéneuses, mais dont la dessiccation et l'ébullition font dissiper le principe âcre, qui est très- volatil, de manière qu'on en mange quelques-unes, sans inconvénient , après les avoir fait cuire, et que les animaux les mangent aussi toutes sans aucun danger, lorsqu'elles sont séchées et mêlées aux foins.

Appliquées à l'extérieur du corps ou à la surface d'un organe interne, les renoncules y causent une irritation violente; elles enflamment la peau , en détachent l'épidcrme , et finissent par produire des ulcérations profondes. Lorsqu'on les mâche, elles phlogosent la bouche et excorient la langue. Introduites dans l'estomac, elles J'irrîtent avec violence, et provoquent des douleurs vives, des défaillances, des anxiétés et d'affreuses convulsions, qui sont souvent suivies de la mort. A l'ouverture des cadavres, ou trouve les organes digestifs enflammés et ulcérés.

On connaît plusieurs exemples d'empoisonnement par la renoncule scélérate , ranunculus sceleratus. Les symptômes sont absolument les mêmes que ceux qui sont excités par toutes les autres substances acres , et il paraît que c'est à tort qu'on a regardé comme appartenant d'une manière spéciale à ce cas, une sorte de rire convulsif produit par la contraction spasmodique des muscles de la bouche et des joues. Quoi qu'il en soit, ce rire apparent a reçu le nom de sardoniqtie , de la part des anciens, parce qu'il était surtout produit par une espèce de renoncule commune en Sardaigne.

Les renoncules étaient fréquemment employées autrefois en médecine, mais on ne s'en sert plus aujourd'hui. Si 'juol-

6o RÉPERCUSSIF

quelois on en faît usage à défaut de vésicans ordinaires, on a toujours à craindre une inflammation vive et douloureuse, que suivent souvent des ulcérations profondes et tendantes à la gangrène. On devrait donc, si Ton voulait recourir h ces plantes comme épispaslique , n'en appliquer qu'une petite quantité h la fois sur une surface peu étendue, et l'enlever, peu de temps après, pour s'assurer qu'il n'en résulte pas un effet plus intense qu'on ne le désire.

RENVERSEMENT, s. m., inversio; espèce de déplacement dans lequel un organe présente en bas ce qui devrait être en haut et en dehors les surfaces qui , dans l'état normal , doivent être à l'intérieur. Le renversement est toujours distinct de la descente ou delà chule, bien qu'il en soit fréquemmcnl compliqué. La paupière supérieure est quelquefois renversée sans avoir éprouvé d'abaissement; la matrice , dont le fond est descendu au dessous du col , n'a pas, chez cerlains sujets, abandonné pour cela sa situation normale. Les procédés opératoires employés pour remédier aux renversemens des organes, varient suivant les causes de l'accident et Ja position des parties ; ainsi , les tumeurs de l'œil qui renversent les paupières, doivent être extirpées; il faut repousser et maintenir dans sa situation la membrane muqueuse du rectum; I'hystéroptose exige crue l'on soulève et que l'on maintienne élevé le fond de Ja matrice jusqu'à ce que le resserrement de cet organe s'oppose a sa descente ; enfin , on combat le renversement des bords des plaies et des ulcères en détruisant la phlogose et la tuméfaction qui l'occasionaient.

REPOUSSOIR, s. m., repulsorium ; lige d'acier longue d'environ deux pouces, fixée sur uu manche qui s'appuie dans la paume de la main. L'extrémité de cette tige se termine tantôt par une gouttière oblique, présentant deux petites dents à son extrémité, tantôt par deux espèces de crochets tournés en sens contraire, et terminés aussi par deux dents garnies d'aspérités. Cet instrument sert à arracher les racines des dents.

REPULSION, s. f., propriété dont jouissent les corps élastiques, et en vertu de laquelle ils reviennent sur euxmêmes avec une certaine force , toutes les fois qu'ils opt cédé à la pression, dès que celle-ci cesse d'être aussi considérable.

RESEAU , s. m. , rvte, relicntum; entrelacement de ramuscules vasculaires ou nerveux, disposés les uns par rapport aux autres de manière h figurer une espèce de filet. •

REPERCUSSIF, adj. cl s., reperculiens , re pelle ns ; susceptible de repousser d'une partie les humeurs qui affluent vers clic , ou de faire cesser, par une sorte d'astriction, l'afflux du sang vers une partie enflammée. Le froid cl les astringens

RÉSECTION 61 composent la classe des moyens répercussifs ; celte dénomination est inutile , et doit être rejetée parce qu'elle rappelle des théories justement oubliées

RÉPERCUSSION , s. f., repercussio ; changement en vertu duquel le sang, l'irritation, les humeurs qui affluaient vers une partie se trouvent refoulées vers une autre par le froid ou ]>ar les astringens ; notion surannée qu'il n'y aurait aucun avantage à rajeuuir. Quaud uu écoulement tarit, quant un exanthème disparaît, quand une irritation cesse, et qu'il se manifeste ailleurs un écoulement, un exanthème ou une irritation , rien ne prouve que ce soit la même matière qui a été refoulée d'un point sur un autre , et certes ce n'est pas la même suraction organique qui a seulement changé de place.

KÈSlïCTION, s. f., resectio; opération par laquelle on retranche soit des portions d'os altérées, dont la présence entretient des maladies graves, soit des surfaces osseuses non réunies et consolidées à la suite des fractures. Les opérations de ce genre se pratiquent tantôt dans la continuité , tantôt dans les contiguïtés normales ou anormales des membres.

Pour exécuter les premières , des incisions doivent être faites sur l'endroit de l'os affecté de carie ou désorganisé, de manière à mettre h nu toute la portion malade de l'organe , en ménageant, autant que possible, les muscles, les tendons, les vaisseaux et les nerfs ; ensuite , avec uue scie fine ou tout autre instrument du même genre , on coupe l'os au dessus et au dessous du mal , puis on essaie de détacher et d'extraire la partie affectée. Les lèvres de la plaie étant rapprochées, on Ja recouvre de charpie, de compresses, et on maintient, au moyeu d'un appareil convenable, les pièces osseuses en rapport et immobiles , afin d'obtenir le rétablissement de leur continuité. Ces opérations sont assez rares. L'os maxillaire inférieur et les côtes sont presque les seules parties sur lesquelles on les ait pratiquées. Dans les caries étendues et profondes des os des membres, on préfère généralement l'amputation a des résections qui laisseraient après elles des rnecourcissemens considérables. Cependant, dans ces occasions mêmes, si la maladie était bornée à une fort petite étendue de toute l'épaisseur de l'os, il conviendrait de préférer l'extirpation de la partie affectée à l'ablation complète du membre.

Lorsque, à la suite des solutions de continuité des os non consolidées , ou croit devoir pratiquer la résection des fragmens, il faut se conformer aux règles que nous avons établies à ce sujet, en traitant des articulations anormales.

Les résections des extrémités articulaires des os doivent être soumises, comme les amputations , a des principes généraux dont il ne faut jamais s'écarter dans la pratique. Le pre»

6a RÉSECTION

mier de ces préceptes consiste a ouvrir constamment la jointure par le côté le moins garni de tendons, de muscles, de nerfs et de vaisseaux, afin de ménager, autant que possible , ces organes, et de conserver au membre ses élémeus de solidité et de nutrition; ainsi, a l'épaule, le couteau doit être porté sur la région deltoïdiennc; au coude , sur la partie postérieure de la jointure; au genou, sur le ligament rolulicn. C'est à travers les plaies, pratiquées à ces régions, qu'il faut faire saillir les extrémités des os , en respectant les organes situés du côte opposé.

Une seconde règle non moins importante à observer consiste à ouvrir la jointure par l'incision la plus simple et la plus facile ensuite à réunir. Cette incision première doit être tellement disposée , qu'elle permette d'apercevoir immédiatement toute l'étendue du désordre intérieur , et servir aisément de base aux divisions secondaires, destinées, suivant le besoin , à découvrir un ou plusieurs des os qui forment la jointure. Dans la plupart des lésions chroniques des articulations, les stylets, portés à travers les fistules ouvertes à l'extérieur, font bien reconnaître que des caries existent ; mais ils ne font pas toujours distinguer exactement l'étendue de la désorganisalion , et surtout jusqu'à que) pointelle affecte un ou deux des os réunis dans la même capsule synoviale. Le mal paraît as^sez profond et assez grave pour exiger la résection. Voila le point capital pour le chirurgien; mais en commençant l'opération, il ne peut ordinairement savoir jusqu'où il étendra son ablation 6ur chaque os, et il doit se laisser guider sur cela par l'état des parties à mesure qu'il en découvre. Or si , par des incisions faites, suivant Taxe du membre , et prolongées en haut et eu bas de la jointure, il allait d'abord mettre a nu les deux os principaux qui la forment, il pourrait pratiquer des sections inutiles, multiplier, sans nécessité, la douleur des ma* lades, et compromettre le succès de l'opération, en augmentant rétendue de la plaie et la difficulté d'en obtenir la cicatrice.

C'est afin d'éviter ces inconvéuicus que l'on commence a l'épaule par former un lambeau dcltoïdieu médiocrement étendu, et qui, étant relevé, permet de découvrir l'intérieur de la jointure , ainsi que l'étendue du désordre dont la tête de l'humérus est le siège. Si la cavité de l'angle antérieur de l'omoplate est malade, on prolonge supérieurement, en avant et en arrière les incisions, afin de pouvoir exécuter la nouvelle résection que cette complication exige. Au coude , l'articulation , étant fléchie, et une incision transversale ayant d'abord diviaé les deux ligamens latéraux et le tendon du muscle triceps brachial , * la joiuture a tout a coup perdu sa solidité, et le chirurgien découvre facilement les surfaces articulaires de l'hunicf us , du

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