RÉSECTION
radius et du cubitus j alors, il peut, suivant le besoin , pro-' longer en haut ou en bas deux incisions latérales partaiit des extrémités de la première, et formant des lambeaux qui , detaches des os, les laissent à découvert , et permettent de les isoler et de les retrancher. Au genou, le même principe reçoit son application : le tibia étaui fléchi sur le fémur,. il convient de diviser, par une ineision transversale, le ligament rotulien, ainsi que les ligamens latéraux. Ou découvre ainsi d'un seul coup toute l'articulation , et, suivant les dispositions varices du mal , il devient facile de faire porter la résection sur l'un ou l'autre des os atteints , sans occasiouer de délàbrerocnt considérable. A l'articulation tibio-tarsienne , on attaque successivement les deux côtés correspondans aux malléoles, suivant que le tibia ou le péroné semblent spécialement affectés de carie.
Il importe, pendant la pratique des résections, de faire exactement comprimer les artères des membres; des couteaux , des scies, des palettes de bois, destines à protéger les parties molles , au devant desquelles on coupe les os; des aiguilles, des fils cirés, des bandelettes de sparadrap, des compresses et des appareils à fracture ont dû être préparés d'avance, et composent les appareils d'opération et de pansement. Après le retranchement des extrémités osseuses, l'articulation, sur laquelle on a opéré, n'existe plus; aucun mouvement étendu ne peut avoir lieu dans la partie qu'elle occupait , et le chirurgien doit s'efforcer , surtout aux membres abdominaux , d'obtenir un cal solide, une ossification résistante entre les extrémités opposée des os réséqués. Pour cela, les vaisseaux ouverts étant liés, et, les lèvres de la plaie étant maintenues rapprochées au moyen d'emplâtres agglutiuatifs ou de points de suture , le tibia doit être maintenu étendu, suivant une ligne parfaitement droite, sur le fémur, et un appareil, semblable à ceux dont on fait usage pour les fractures de la cuisse , devra le forcer à l'immobilité jusqu'à l'entière solidification des parties ; à l'épaule, le bras sera maintenu appliqué 6ur le coté du thorax ; au coude, il convient de placer f avant-bras dans la demi-flexion sur le bras, et d'attendre ainsi la formation de l'ankylose.
Les résections des articulation* constituent une des conquêtes les plus brillantes de la chirurgie moderne; elles devront rendre les amputations a la suite des affections des extrémités des os, plus rares, et faire ménager des, membres dont l'ablation complète a été jusqu'ici considérée comme indispensable. On pourra faire plus encore, et recourir à l'armée à ces -opérations , dans beaucoup de fractures comrainulives des articulations, lorsque les projectiles ont occasionné de trop grands désordres pour espérer d'obtenir la guérison sans emporter les