SIGNE
ch.ipper qu'îi travers une pctiic ouverture de ïa bouche, rétrécie pat la contraction circulaire des lèvres; bruit que fait entendre la respiration toutes les fois que Je diamètre des voies aériennes se trouve rétréci par le gonflement de leur membrane muqueuse. ».
SIGILLE, adj., sigillalus* On appelle terre sigillée, ou terre de Lemnos, un compose naturel de silice, d'alumine, de magnésie, de chaux et d'oxide de fer, qui paraît provenir de la décomposition des laves, et qu'on envoie dans le commerce sous la forme de petits pains semi-orbiculaires, à la surface desquels ont clé apposés des cachets portant des caractères arabes. Celle argiie ferrugineuse , regardée autrefois comme un puissant absorbant, entrait dans un grand nombre de préparations très-composées. On ne s'en sert plus aujourd'hui.
SlGM01DE,adj., sigmoïdes ; épitbète donnée par les anatomisles a plusieurs parties du corps.
Les cavités sigmoïdes du cubitus sont au nombre de deux , qu'on distingue en grande cl en petite* La première, formée par la face antérieure de i'olécrâoe, et U face supérieure de l'apophyse corouoïde , roule sur la poulie de l'humérus; l'autre, placée en dehors, s'articule avec l'extrémité supérieure du radius.
L'aorte cl l'artère pulmonaire sont garnies chacune, à leur naissance, de trois valvules sigmoïdes, qui adhèrent au vaisseau par tout leur bord inférieur, et prosentent, enjiaut, uu bord libre, horizontal et droit, garni d'un petit tubercule fibro-carlilagineux dans son milieu. Ces valvules, qui sont minces et transparentes, empêchent le sang de refluer dans les ventricules lorsque les deux artères entrent eu contraction.
SIGNATURE, s. f. , signatio, signature. Les partisans de la philosophie hermétique ont donné ce nom à certains caractères empreints sur les corps de la nature, qu'ils regardaient comme les marques distiuclives du rapport établi entre eux et tel ou tel astre, comme l'indice des irradiations stellaires dont chacun d'eux est imprégné , et qu'ils avouaient cependant ue pas agir par une vertu inhérente ou propre, mais par riniermède de l'imagination. Cette doctrine absurde ne mérite pas une réfutation sérieuse, quoiqu'elle ait fourni pendant long-temps les indices d'après lesquels ou allait à la recherche des propriétés médicinales des végétaux.
SIGNE, s. m., signum. On appelle ainsi toute circonstance, actuelle ou passée, d'où l'on peut tirer quelque renseignement sur l'origine, l'établissement, la réalité, la nature, le siège, l'issue probable et le traitement nécessaire d'une maladie.
On appelle :
Signes anamnestlques ou commémorâtes , ceux qui sont
SIMAROUBA 335
tiiés Je VélBi du ittjel avant sa maladie, cl des circonstances au milieu desquelles il était alors place.
lignes diagnostiques y ceux qui accompagnent la maladie, et eu dévoilent Je siège et la nature.
Signes pronostiques y ceux qui indiquent approximativement la durée, l'issue, et la suite de la maladie.
Le signe diffère du symptôme en ce que le signe est uu phénomène antécédent ou morbide , considéré dans sa signification diagnostique et pronostique, tandis que le symptôme est un phénomène morbide considéré en lui-même. Le signe n'est souvent qu'une circonstance de l'état de santé de la constitution du sujet, ou même des conditions au milieu desquelles il est placé j Je symptôme est toujours un phénomène de l'état de maladie. La séméiotique est la science des signes. Ou a trop négligé les signes commémoralifs j ce sont ceux qui ont éclairé les modernes sur la valeur mal appréciée de plusieurs signes diagnostiques. Les signes tirés de l'état antérieur du sujet deviennent diagnostiques dès qu'on s'en occupe dans l'intention de s'en servir pour reconnaître la nature et le siège du mal; ils deviennent pronostiques quand ou les fait servir à la prévision de ce qui arrivera.
Les signes avant-coureurs des maladies sont les phénomènes morbides fugaces qui les précèdent quelquefois de fort loèi ; on les nomme prodromes , ou préludes*
SILICE , s. L'y substance très-répandue dans la nature , sans toutelois y être jamais pureet isolée, et qui forme la base des pierres dures désignées 6ous les nom de quartz, silex, sable, cailloux, etc. À l'état de pureté, elle est blanche, insipide, inodore, rude au toucher, inaltérable a l'eau , insoluble dans l'eau, ou du moins soluble eu très-petite quantité, et fusible au chalumeau deBrooks, en un verre d'un jaune orangé, qui se volatilise eu partie. Elle est regardée, par les uns, comme de l'oxide de silicium, et, par les autres, comme de l'acide silicique ; iJ paraît en effet qu'elle joue également le rôle de base saliûable et celui d'acide. Elle ne sert que daus les arts, et la médecine n'en tire aucun parti.
SILICIUM ; s. m.; métal qui produit la silice, par sa combinaison avec l'oxigène. Davy et Clarke disent l'avoir obtenu réduit, cl que, sous cet état, il jouit d'un grand éclat métallique, et a une teinte plus blanche que celle de l'argent.
SIMAROUBA. s. m., quassia simarouba; grand arbre de Caycnne, dont on emploie, en médecine, l'écorce des racines, qui est jauuâtre en dehors et blanchâtre en dedans. On trouve cette écorce, dans le commerce, sous la forme de bandes longues d'un pied cl plus, larges d'un pouce ou deux, roulées ou plates, rugueuses à l'extérieur, et filandreuses à l'intérieur.