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SIFFLEMENT

existence fœtale. Une pareille connexion, déjà bien équivoque lorsqu'elle ne reposait que sur des faits douteux et des idées théoriques, est devenue bien moins admissible encore depuis que des observations authentiques ont démontré que le fœtus n'était pas plus garanti que l'adulte des maladies, et que celles-ci n'avaient pas besoin, pour se développer en lui, de lui être communiquées par sa mère.

Quant au rapport qu'on a voulu trouver entre le sibbens et la maladie vénérienne, c'est une autre question dont l'examen sera fait à l'article syphilis. Nous dirons seulement ici qu'il est de pure convention, ou , pour parler avec plus de précision, qu'il n'y a pas la moindre liaison, ni de cause ni d'effet, entre Je mal d'Ecosse et les maladies vénériennes proprement dites, quoiqu'il y en ait, au contraire, une bien évidente entre lui et certaines affections comprises sous le nom collée tif de syphilis, qu'on prétend gratuitement provenir de cette dernière, et qui ne sont toutes, comme le sibbens, que des phlegmasies chroniques des organes digestifs, accompagnées de lésions analogues a la peau. C'est cependant d'après ces vues spéculatives qu'on a représenté le mercure comme le seul remède sur lequel On puisse compter dans le sibbens, bien qu'on avoue que la salsepareille, le gayac et le mézéreon, se sont aussi montrés utiles dans certains cas, et qu'on soit même parvenu h le guérir, sans aucun médicament, par la seule attention de veiller d'une manière rigoureuse sur la propreté. De même quç dans la syphilis proprement dite, le mercure, loin d'être toujours utile, a souvent exaspéré les accidens , entre autres, les ulcères de la gorge et des autres parties du corps, ce qui n'empêche pas qu'on prescrive , contre toute sagesse , d'insister sur son emploi. 11 est bien évidenlque le traitement antiphlogistique et adoucissant serait plus efficace et mieux indiqué, eu pareil cas; mais seul il ne suffirait pasj l'amélioration du régime, la propreté, et l'observation de tous les préceptes indiqués par l'hygiène, en sont les auxiliaires indispensable*. Ces moyens sont même les seuls sur lesquels on doive compter, tant dans ce cas que dans tous ceux du même genre, et c'est h leur emploi bien ménagé qu'on doit attribuer la disparition du sibbens , aujourd'hui presque in- Connu en Ecosse. ,

SIFFLANT, adj., sibilans; épithète qu'on donne h la respiration lorsqu'elle fait entendre le bruit particulier qu'on appelle sifflement , et qui lient au passage de l'air à travers une ouverture étroite. On se sert aussi , et même plus souvent, du mot sibilant.

SIFFLEMENT, s. m., sibilus; son clair et aigu que l'air produit lorsqu'on le pousse avec force, et qu'il ne peut s'é-

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