SINUS
avant que la rougeur paraisse. Il faut avoir égard h cette .circonstance, car, si on persistait , maigre la vive douleur éprouvée par le sujet, a laisser le sinapisme en place jusqu'à ce que îa rubéfaction eût lieu, on causerait des douleurs atroces, et une phlegmasie qui , pour être tardive , n'en serait pas moins trèsprofonde. Nous avons vu, dans des cas de ce genre, d'énormes phlcgmasies s'établir dans le tissu cellulaire sous-cutané, et quelquefois entraîner la perte du sujet. La même chose peut arriver chez les sujets plongés dans le coma; ils ne donnent,
Î>cndant long-temps, aucun signe de sensibilité; puis, après eur retour à la conscience d'eux-mêmes, on voit se former d'immenses collections de pus. II résulte de la que les sinapismes, moyens toujours très-douloureux , et qui souvent occasionent de vastes phlegmons, ne doivent être employés que pour combattre révuisivement des inflammations peu profondes; que, dans les cas graves, il faut ne les laisser que peu de temps en place; qu'il faut y renoncer ou ne les laisser que très-peu de temps quand on a lieu de craindre une phlcgmasie <lc l'eocéphalc, la douleur ajoutant alors à l'irritation de ce viscère. A la vérité, dans les cas désespérés, on met en usago les moyens les pins actifs.
La pommade ammoniacale doit être préférée, dans beaucoup de cas, aux sinapismes; malheureusement son action ne peut être que difficilement calculée; mais du moins la douleur esc peu durable.
SINCIPUT, s. m.; mot latin conservé en français, qui sert à désigner la partie supérieure ou le sommet de la tête.
S1NDON , s. m.; morceau de linge d'une forme circulaire, et d'un derai-pooee de diamètre environ , qu'on place entre la dure-mère et le crâne, a la suite de l'opération du trépan, après l'avoir traversé, dans son milieu, par un double fil, dont on laisse pendre les bouts au dehors.
SINGULTUEUX, adj., singultuosus : se dit des maladies dans lesquelles le hoquet est le symptôme le plus apparent ou le plus constant. Hippocrale a parlé d'nne fièvre singultueuse; combien n'y aurait-il pas de fièvres si on en faisait autant d'espèces qu'il peut y avoir de symptômes saillans dans les maladies aiguës?
SINUS, s. m., sinus f excavation plus évasée dans son intérieur qu'à 6on entrée. Ce mot est également employé par les anatomistes et par les chirurgiens.
Les anatomistes appellent ainsi des cavités creusées dans des parties molles ou dans des os : sinus de la dure-mère , de la veine porte, de la matbice, sinus frontaux, ethmoïdaux,
MAXILLAIRES et SPHENOÏDAUXê
Dans le langage chirurgical, un sinus est un enfoncement 14. 22
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qui survient au fond d'une plaie ou d'un ulcère, et dans lequel le pus s'accumule.
SIROP, s. m., syrupus; préparation officinale liquide, rouis de consistance visqueuse, qui a pour but de conserver, à l'aide du sucie, un fluide chargé, soit naturellement, soit par diverses manipulations préalables, de principes fixes ou volatils qui y sont tenus en dissolution.
On divise les sirops : tantôt, d'après le nombre de substances qu'ils contiennent, en simples ou composés; tantôt, d'après les propriétés médicinales qu'ils possèdent ou qu'on h-ur attribue, en purgatils et non purgatifs ou alléraus. Ou les partage aussi , selon la manière de les préparer, en sirops par solution , sirops par coction , et sirops par solution et coctiou à la fois.
Les sirops ont joui pendant long-temps d'un grand crédit en médecine; mais on s'en sert beaucoup moins aujourd'hui qu'autrefois. On peut les remplacer, daus tous les cas, par Fiiifusion ou la décoction édulcorée de la substance qui en fait la base, et cette méthode est préférable depuis que la préparation de la plupart des sirops ayant passé , des mains du pharmacien dans celles d'une foule d'artisans, on ne peut jamais être certain qu'ils ont été bien confectionnés.
SISOiM, s. m., sison : genre de plantes de la pentandrie digynie, L., et de la famille des ombellifères, J., qui a pour caractères : collerette universelle composée de trois folioles inégales; collerette partielle semblable; calice entier; fruit ovoïde et strié.
Fendant long-temps , on a employé en médecine les graines du sison ammi , sison ammi, qui croît dans le Levant. Ces graines sont menues, striées, et d'un gris brunâtre. Elles ont une odeur très-pénétrante, et uue saveur amarescente. On les regardait comme carminalives. Elles ne servent plus aujourd'hui. Il en est de même -du faux amome, sison amomum, dont les graines figurent, dans les anciens formulaires, au nombre des quatre semences chaudes mineures.
SODIUM , s. m. , métal blanc, d'une couleur intermédiaire entre celle du plomb et celle de l'argent, solide et malléable à la température ordinaire, ayant la mollesse dj la cire, qu'il conserve jusqu'à zéro C, excellent conducteur de l'électricité, plus léger que l'eau, dans la proportion de i a 0,0^9,33 , et volatilisable au feu, qu'on rencontre en grande abondance dans la nature, mais qui n'y est jamais pur, et qui ne s'y trouve qu'uni à une certaine quantité d'oxigène, constituant alors l'alcali qu'on appelle soude. Son avidité pour l'oxigèue est telle, qu'il l'absorbe rapidement lorsqu'on le laisse exposé à L'air, ou qu'on le met en contact av ec Veau. En brûlant, il