‹ Dictionaire abrégé des sciences médicalesChapitre 66 sur 101 · sparadkapier · texte numérisé non relu

sparadkapier

I<e ((coupe inférieur comprend u ois ou quatre nerfs, cour verts d'abord par le relev.eur propre, qui 6C répandent daus ce muscle , la peau de Ja lèvre su|>éiïeurc, l'orbiculaire , les zjrgoruatique&et le buccal, et s 'étendent même jusqu'à la tuera-

brant) buccale. . , ,,: ., . ,.t ^ .,, t ,9iit% c.

Fréquemment aussi qn trouve un rameau externe très-petit, qui perce le reîeveur de la lèyie supérieure f et va jeter ses filets, dans l'orbiculaire des paupières; quelques-uns s'anastomoseut avec le oeri facjal, p t ..... . . T . .0>

Le trou sous-orbitaire , creusé dans l'os maxillaire, aboutit à la fosse canine. r . Hf , r£fi4

La fei/ie sous-orbitaire suit la même marche que l'artère à laquelle elle correspond. ....

sous scAPULAïaE, adj. 1 infra-scapidaiis; qui est situe an dessous de l'omoplate. . . lt , ,,;„„,,, , t>f

La fosse à oiis se a pulaii re fait pai lie de la face par laquelle l'omoplate regard Ics côtes. ,,,, i»igui/l ik<ï4

Le muscle sous-scapulaire , large, aplati et triangulaire, occupe toute la face costale de l'omoplate. D'une structure trcs-compliquéc, il se compose de deux cadres,, de faisceaux. Le premier eu comprend communément cinq , qui; naissent, par uu sommet tendiueux, de, la lèvrejutcrne uVbosd postérieur et des aspérités de la face antérieure de ^'os.^.sec/Vfd, compose aussi de cinq faisceaux, ijie, ^ii/orjgine des jiûtefyallcs qui exisUut entre les .érainen£Ç£ , jd'flft ..proviennent ,Us precédens. Ces deux plans de libres s'entreinèlent ensemblet de manière qu'on ue peut les isoler sans eiUlulpjQï l'jitfU;umçut tranchant. Le muscle , api;ès s'être rétréci peu à peu ^ass^der- 1 ici e l'extrémité supérieure du coraco -brachial et de Ja courte têle du biceps; il. se termine par un iciidon court, épais et aplati, qui s'attache à toute la circonférence de la lubei osité interne de l'humérus*. Ce muscle, très-pujssaut, -rapproche le bras du tronc, et le fait Louruer sur sou axe, de dehors en dedans; il l'abaisse aussi , quand jl est élevé j si jç bras est fixé, il peut porter l'omoplate eu dehors» , , .....

SPARADRAP, s. m., sparadrapim} : nom .donné par les pharmaciens à des baudelcites de peau , de toile , de taffetas ou de papier, que l'on enduit, sur Tune de. leurs faces, d'oue légère couche d'emplâtre. Uu sparadrap bien fait doit être souple, également et légèrement recouvert, et assez agglutinatif pour adhérer facilement, mais non assez pour qu'on ue puisse pas l'enlever saus douleur, ou sans qu'il reste de traces d'emplâtre sur la peau.

SPARADKAPIER, s. m.; instrument propre à préparer le sparadrap , et dont l'effet consiste a faire passc#la toile su*

'SPASME 3rj9

laquelle on coule l'emplâtre entre une lame de fer taillée en jjiseau et une tablette de bois, aftu que la couche d'emplâtre ait partout une épaisseur uniforme.

SPASME, s. m. , convulsio , spasttrus. A la vue d'une peisonne qui éprouve une crampe dans un membre, ou qui est en proie à l'épilepsie, aux convulsions , le vulgaiie dit qu'elle a les nerfs retires, parce qu'alors les tendons sont durs, saillans sou» la peau, et réellement tirés par l'action des muscles violemment contractés. Dans les cas de ce genre , les Grecs se servaient du mot spasme. Mais à celle époque, les tierfe et les tendons étaient confondus sous le même nom; depuis qu'on les a distingues les uns des autres, et qu'on a reconnu que les nerfs sont seuls affectés, ou principalement lésés au moins à leur origine, dans les convulsions, le mol de spasme est devenu synonyme affection nerveuse , et l'on A fini par s'en servir pour indiquer non-seulemeni îes troubles de la contraction musculaire locomotrice, mais ceux des muscles viscéraux, et enfin la souffrance de parties dénuées de fibres musculaires. ï)ès lors, toute névrose x ou maladie réputée telle, a été un spasme, une maladie spasmodique.

Hoffmann, rapportant toutes les maladies a des lésions du mouvement des solides et des fluides , pensait que ce mouvement pouvait elfe lésé de deux manières , t°l par le spasme; a* par V atonie1. A la piemière classe, il ralliait d'abord les fièvres, les inflammations, les hérnorrhagies, puis les douleurs, telles *pie la céphalalgie, la cardialgie, la douleur causée par la présence des calculs biliaires, l'iléus; la colique, la néphrétique, la cysialgie, le rhumatisme, la goutte, l'odonlalgie, l'otalgie; ensuite l'épilcpsic, les convulsions, la catalepsie , l'hystérié, l'hypocondrie, les palpitations du cœur , l'asthme, la coqueluche, le hoquet, le spasme de l'œsophage et du pharvnx, le vomissement, la dysenterie, le choiera, la diarrhée bilieuse; enfin la convulsion interne, ou l'avortemcnt. ' ,

Sauvages définissait le spasme : une contraction ou constante ou interrompue des muscles qui servent au mouvement local , non point à la respiration, ni à la circulation proprement, ni à la volonté. 11 divisait les spasmes en Toniques, subdivisés en partiels, comprenant: le strabisme, le trismus, le torticolis, la contracture, la crampe, le priapisme ; et généraux, comprenant le tétanos et la catalepsie; et clouiques, subdivisés en partiels, comprenant la souris ou palpitation de* fibres du muscle orbiculaire palpébral , le soubresaut des tem dons, la pandiculalion , les convulsions, le tremblement, la palpitation, la claudication, cl l'enrouement qui u'a guère lieu que chez les grands quadrupèdes domestiques ; et géuéxaux ,

38o SPÉCIFIQUE

comprenant le frisson, féclampsie t l'épilepsie, l'hystérie, îa clioiée et le béribéri, tremblement coUvulstfdes membres inférieurs, connu sous ce nom aux Indes. ,x

11 est évident que , flans celle nomen< lature , on a tahgc des maladies qui ne sont point des spasmes, pu isejue le priapisrue, par exemple, n'est point une contraction permanente ni interrompue de parties musculaires; d?un aittr* côté, il manque évidemment dans cette nomenclature le» èpasmes des ri russes de la respiration, çt d* cœur, qui est un véritable morsclé.

Cullen comprenait sous le nom de spasme tous les mduvenieus contre nature des muscles ou de leurs fibres, soit que ces mouvemens péchassent par leur violence, leur lrcqucncè ou la durée de la contraction. Cette définition 'est fdrl bonne en ce qu'elle limite et précise le sens de la dénomination ; mais Cullen rangeait parmi les spasmes: la palpitalioh, là dyspnée, l'asthme, la coqueluche, la pyrosë, la colique, le choiera, la diarrhée, le diabète, et la rage ou l'hydrophobie. ' '

Ou a distingué le spasme en tonique, clonique et etilataioirb ou êrectile. Le premier, appelé tétanos^ consiste dans une contraction permanente au delà de la durée la plus prolongée dans l'état de santé; le second, appelé convulsions , coufstc dans, une alternative de contraction brusque )¥vîo1ente,irre«HJ- Jrère et de relâchement subit; le troisième est très probléma1 • tique : il ne peut y avoir d'érection morbide qt^dàns les parties où il y a parfois érection dans l'état de santé. Ce n'est que tout récemment, et par imitation de liordeu 'j qu'on â voulu admettre partout l'éreetion et le spasme érèctilc, Slatatoire ou expansif. Il est évident qu'à mesure defc progrès qu'ont fait l'anatomie pathologique et la philosophie médicale , le nombre des spasmes a diminué; c'est ainsi que1 la diarrhée et la dysenterie ont été rangées par Pinel parmi lejs inflammations. Cette réforme sera , de jour en jodr , poussée plus loin ; pour la rendre moins lente , il faut commencer par ne pins se servir du mot de spasme , sraon pour désigner collectivement les CONVULSIONS et le tétanos ;iî faudrait un autre mot pour l'érection permanente. Voyez névrose.

SPATULE, s. f. ; petit instrument de chirurgie cl de pharmacie , en fer , argent , bois ou ivoire , dont on Se sert pour étendre les onguens. Une spatule se compose d'une palette légèrement récourbée , longue de dcUx pouces et demi ,rëpaissC d'une ligne et detnie , terminée en pointe, que reçoit un manche irrégulièrement cylindrique, de la même matière qu'elle, et dont l'extrémité est tant soit peu recourbée.

SPÉCIFIQUE, s. m. el adj. : se dit d'un moyen thérapeutique doue d'une propriété spéciale, particulière, telle

SPERMATIQUE 3âi

que celle de faire, vomir y de purger ; de favoriàef la digestion ou l'expulsion des venu ; de tuer les vers; de neutraliser les acicjç* des premières voies, les poisons; d'arrêter (a (diarrhée * la dysenterie ; de prorvoouer i'écoulcmeut d^ burine, dei jft tueur* de, foire cesser la fièvre, la périodicité- de calme» <la taux ,* de provoquer le sommeil ; de guçrjr les spasmes , la migraine , etc. Four le peuple et le v u Jgair e 4e* : médecins , tout est spécifique dans la matière médicale : donne/, -moi , dit le malade, uu remède contre le mal de dents; mâchez du tabac, répond l'empirique. On a "°j P:ir ^apercevoir et s'avouer qu'aucun médicament n'a constamment, telle action curative, et que les résultats de leur impression dépend autant de l'état de l'organe qui reçoit l'agent,, que de l'agent lui-même. Ainsi est tombé l'échafaudage des anli,sQn n'a p'us conserve le titre de spécifique que pour, désigner çemius médicamen* qui agissent plus particulièrement sur* certains organes, toteme, par èxemple, les cauttyjrifies sur J'appaieil urinaire, le mercure sur l'appareil salivaiie, ou qui sont réputés presque seul» capables de guérir une maladie, comme, par exemple : le quinquina, les fièvres iutëFlr#<î,Hee> le aeufre, 1» gale $ et le mercure, la syphilis. Les progrès, 4e thérapeutique et ceux! de la physiologie, ont frjt rcfloiuîerjà, cette spécificité d'action cnraiive. On n'entcijd pjus p^v sfWf46i|Uè qu'un remède employé, plus souvént qu un autre, avec succès , dans certaines maladies plutôt que dans d'à u très ; en ce sens , les émissions sanguines sont le spécifique de l'inflammation. Mais l'opium , par exemple , n'est pas $i souvent utile que la saignée , contre la douleur. Le mot de spécifique est inutile et nuisible en médecine, parce qu'il ue signifie que U plus utile , ou Lien il désigne une absurdité.

SPEÇULUJV1 , s. m-, nom donné a plusieurs instru mens de chirurgie, qui seryeel à dilater de» cavités, et à les tenir ouvertes afin qu'on, puisse apercevoir les maladies qui se sont établies dans leur, intérieur , y porter et appliquer les remèdes , et Y Pratiquer; Jes opérations nécessaii es. i »J

La pluparj des iastcumeos de ce genre sont tombés en désuétude. Ainsi ou ne se sert plus de ceux qui tendaient h tenir les flanpières.pu les mâchoires écartées. Cepen4ant on emploie encore quel<ju,efois le spéculum ani, qui sert pour dilater 3 anus, et le spéculum lUeri, qui est destiné à dilater le vagin pour découvrir le col de la matrice. Le plus simple instrument de ce dernier genre est celui de Recamier, successivement modifié par Du pu y tien et par Dubois..

SPERMAT1QUE , adj., spermat}cus ; qui a rapport au

sperme.

38a SPERMATIQUE

Les artères spermatique* , ordinairement simples , mais assez souvent aussi doubles, naissent* Je plus souvent, à peu de distance au dessous de la rénale, dont quelquefois cependant un intervalle assez considérable les sépare, et sont, comme elle, fournies immédiatement parl'aorte. II est rare que leurs origines soient placées en face Tune de l'autre; dans beaucoup de cas, il y en a une qui se détache bien plus haut que sa correspondaute, presque aussi en avant que les artères caps u la ires, et en faisant uu angle très-aigu avec l'aorte. 11 arrive assetrfréquemment, mais d'un seul côté, que l'artère sperruatique provient de la rénale, ou de la capsula ire , soit moyenne , soit inférieure. Bien plus rarement, elle émane d'Une lombaire , de l'iliaque externe, de l'hypogastrique, et même de l'épi* gastrique. En général, elle descend verticalement ; mais parlois aussi elle se contourne sur les vaisseaux rénaux, avant de prendre sa direction en bas et en dehors, qu'elle suit en marchant immédiatement derrière le péritoine et au devant des uretères, qu'elle croise. Celle du côté droit passe aussi devant la veine cave inférieure.

L'artère sperma tique est beaucoup plus courte chez la femme que chez l'homme, parce qu'elle ne sort pas du basventre; elle se distribue aux ovaires, aux trompes de Fallope, aux iigamens ronds, et à la partie supérieure de la matrice. Des anastomoses nombreuses la font communiquer avec les artères utérines. .. ,^(, j~r-

Au contraire, jhez l'homme, elle sort de l'abdomen par l'anneau inguinal , se réunit à la veine correspondante et a la partie inférieure du canal déférent, jpour former le cordon sperruatique, donne des ramifications à la membrane commune de ce cordon et du testicule, et se répand principalement dans ce dernier organe. .. .Iv *>iiM il/

Dans son trajet, cette artère envoie supérieurement des rameaux au duodénum, au foie, au mésocolon transverse ,'a la capsule des reins, aux glandes lymphatiques de la région lombaire, aux uretères, et s'anastomose fréquemment tant avec les branches des artères mésentériques qu'avec celles des lombaires, r •

Le cordon spermatique s'étend depuis l'épididyme jusqu'à l'anneau inguinal. 11 se compose du canal déférent, de l'artère spermatique, des deux veines, et des nerfs du même nom , enfin de tissu cellulaire, le tout enveloppé d'une gaine fibreuse qui se continue avec la membrane de même nature appartenant à la tunique vaginale. Quelques auteurs regardent aussi le muscle crémaster comme en faisant partie, quoiqu'il soit placé en dehors de celle gaine.

SPERMATOPÉ 383

Le plexus spermatitf&e est un lacis nervéiïx du grand sympathique,qui se cofttitttfc} éti haut avec le plexus rénal, descend le long des vaisseaux spermatiques, s'anastomose avec les deux plexus mésentériqueS supérieur et inférieur, donne des filets à l'uretère , et s'étend , chez l'homme, jusqu'au testicule , çhea les femmes, j«Mqu'a l'ovaire. J'

SPEttMATOGELEv s. ni., spermatocefe. Il est question, sous ce nom, dans les traités de nosologie, d'une turaéfactiou des* testicules, que Port attribue à la rétention du sperme dans celte glande; et k laquelle on assigne pour cause la continence volontaire ou forcée. Cette maladie s'annonce, dit-on , par des liraillcmens dans les lombes, la retraction du cordon spermatique , des douleurs qui s'étendent des testicules a la verge ; les testicules et le scrotum sont tuméfiés et rouges ; le cordon est gonflé aussi, et présente des espèces de nodosités de distance eu distance; ort éprouve de la gêne, une sorte de compression, et un sentiment de pesanteur vers le périnée et dans le fond de la cavité pelvienne. A tous ces symptômes, il est impossible de méconnaître une orchite, ou inflammation du testicule, plus ou moins aiguë, plus ou moins intense. Mais petft-ou croire qu'ils soient quelquefois le résultat de la rétention du »f>erme dâns ses canaux ou réservoirs, et de la distension qu'il foit éprouver h ces derniers? il est permis d'avoir même plus que des doutes à ce sujet. La nature à trop de moyens de se débarrasser du sperme, pour que cette liqueur puisse jamais nuire par son accumulation. Les prétendus spermatoccles qu'on trouve indiqués vaguement dans les livres , étaient ou des varicocèles ou des phlegmasies aiguës ou chroniques^ *des testicules, provoquées par diverses causes , sans excepter même l'abus des jouissances partagées on solitaires. Nul doute que le spermatocefe ne doive êire rayé des cadres de la nosologie,

SPERMATOPE, adj.f spermatopoeilicus; qui forme ou crée du sperme. Jadis on admettait l'exisiencetle corps susceptibles, par leur introduction dans l'économie, de favoriser la formalion du sperme, et de*concourir, même d'une manière directe, à la production de cette humeur. On cousidérait surtout les laitances de poissons et les testicules de volailles comme doués de cette propriélé. On ne croit plus aujourd'hui a l'existence d'aucune substance spermatopée spécifique; l'énergie vitale et particulièrement l'activité de l'appareil reproducteur, telles sont les deux principales conditions qui concourent à augmenter la sécrétion du sperme. Certains a limens, tels que truffes, artichauts, céléri, œufs, etc., qui passent encore pour activer directement lîf sécrétion du testicule, ou ue jouissent d'aucune

384 si'iauus

propriété sous ce rapport , ou ne l'exercent que d'une manière médiate, par l'intermède de l'estomac, et agissent en consequeuce à la manière de tous les excitans dej voies gas-

SPEKM ATORRUEE, s. f. , spcrmatorrjiœm, &emûiis jluxus ; c'coulemcnt , émission involoutaiie du iperme. Cette expression est préférable à celle de eoaoïrhcc. La spermaiorxbee est vulgairement appelée pollution diurne ou nocturne , selon qu'elle a lieu pendant le jour ou la nuit. Elle s'accompagne ou non de plaisir -, elle est ordinairement l'effet d'uu excès de sensibilité dans les organes génitaux, d'un attouchement involontaire , quelquefois d'une compression exercée par les niouvemens de l'extrémité anale du rectum dans l'expulsion pénible des matières fécales, lorsqu'on fait de grands.ejfbrts.en raison d'une constipation marquée. Les bains froids, l'habitude de tenir les mains hors du lit, un coucher frais, des boissons astringentes, l'éloigncmenl de toute idée voluptueuse, de tout commerce avec les femmes, de louie lecture erotique, l'exercice violent des muscles : tels sont les moyens fort simple» à l'aide desquels on prévient ou l'ou guérit la spermaloirhée , quand elle n'est pas arrivée à un degré iu curable, par la masturbation habituelle , ou par de fréquens excès dans le coït.

SPERME, s. m., sperma , semen; liquide sécrété par les testicules, et qui sert à féconder la femme, osnsn:

On connaît h peine, ou, pour mieux dire, on ne connaît pas du tout le sperme pur de l'homme. Celui qui arrive au dehors, par l'éjaculation , le seul que nous puissions examiner en certaine quantité, est un mélange de la sécréliou propre des testicules avec les diverses exhalations muqueuses fournies par tous les organes qu'il traverse pour arriver de ce» glandes à l'extrémité de la verge. Examiné immédiatement après sa sortie, il paraît composé d'une partie épaisse , presque opaque, et d'une autre plus liquide , légèrement transparente ; ces deux parties ne lardent pas à se liquéfier, h se confondre , et k se mêler intimement, lorsqu'elles restent exposées à l'air. La liqueur elle-même a une odeur fade , toute pai ticulièie, que l'on retrouve dans le pollen de plusieurs végétaux. Sa saveur est légèrement salée. En l'examinant au! microscope , on y découvre une multitude d'animalcules, qui ont lait naître plusieurs théories de la génération , qu'on croyait oubliées depuis long-temps, quand Prévost et Dumas sont venus dernièrement essayer d'en soustraire une à l'oubli.

L'analyse du sperme, faite par Vauqueliu, a donné 900 parties d'eau, Ço de mucus animal, 10 de soude, et 3o de phosphate calcaire.

SPHENOIDAL 385

SPHACÈLE, s. m., sphaceliïs, spkahçUum , sideratio, corruptiOy gangfœna ; mortification dis punies molles. : SPHENO-EPflfEIJX, ad]., spheno spmosus. L'artère qui porte ce nom est connue aussi sous celui dj'arlère moyenne de la dure-mère. Blanche de la maxillaire internes,. elle rampe rlem'èré le muscle pfci ygoïtlicn interne, auquel elle distribue de légères ramifications , ainsi qu'au péristaphytih interne. Ensuite elle traverse te trou sphéno-epineux, peuèlrc dans le crâne, et se glisse sous la dure-mère, fournissant de suite un rameau qui se jette dans le hiatus de Fallopc. Lorsqu'elle a atteint l'angle anWrWùr et' inférieur du pariétal , elle suit le sillon creusé sur lâ face interne de cet os, et distribue de toptes parts, à la dure-mère'', des ramifications qui s'anastomosent avec celles du côté oppose: cl beaucoup d'autres

Le trou s phèno -épineux 7 appelé aussi petit-rond, s'étend depuis la face supérieure des grandes ailes du sphénoïde, jusqu'à la fosse zygômatiquc, où il s'ouvre.

Le veine sphéno-epineuse accômpagnc Tarière, et se jette dans ta veine maxillaire interne.

SPHÉNOIDAL, adj., sphjenbïdalis , qui a rapport ou, qui appartient au sphénoïde.

Les apopliyses sphénoïdales sont au nombre de deux : l'une est une éminence roslriforme, qui traverse la face inférieure du corps du sphénoïde, d'arrière eu avant, et se loge dans un enfoncement du bord supérieur du voméft l'autre appartient a l'os du palais, et se voit sur le bord supérieur de sa portion verticale. Cette dernière concourt a former le sommet dej la fosse zygomatique et une portion des fosses nasales. Elle s'articule avec le corps du sphénoïde supérieurement, où elle présente, en dehors, une petite gouttière que l'apophyse plérygoïde convertit en un trou appelé ptérygo-palalin. Par «inu'bord antérieur, elle contribue à former ie trou sphénopalatin.

Le cornet sphénoïdal est une lame mince et recourbée qui forme la paroi inférieure du sinus de ce nom. Séparé du corps de l'os, dans la jeunesse, il s'y sonde d'une manière si intime, par les progrès de Pâge , qu'on ne peut parvenir à l'en séparer. Quelquefois "cependant il s'unit à l'elhmoîde. 11 varie beaucoup selon les sujets.

Uéchancrure ou fente sphénoïdale est appelée aussi sphéno' orbitaire.

La selle sphénoïdale, pituitaire ou turcique, est une excavation de la face supérieure du corps du sphénoïde, enclavée entre les quatre apophyses clinoïdes, qui loge la glande pi-

386 SPHÉNOÏDE

tuiiaire. Elle varie beeaucoup ea raison de sa foutue, de son ampleur cl de sa profondeur.

La suture sphenoïdale est celle qui sépare l'os sphénoïde du frontal, dans presque loute sa longueur, Elle louche sculemeol aux pariétaux par ses deux extrémités. Elle représente une ligue courbe, concave eu devant, qui règne obliquement au fond de chaque orbite, et qui, arrivée à l*an«*le externe de cette cavité, se porte directement en arrière, dans la fosse temporale, jusqu'à ce qu'elle soit arrivée à l'os des tempes. • .»

Les sinus sphénoïdaux sont deux cavités creusées dan* l'épaisseur du corps du sphénoïde, et séparées Tune de l'autre par une cloison qui s'articule en devant avec le bord postérieur de la lame perpendiculaire de l'ethmoïde. Il est assez ordinaire qu'ils diffèrent beaucoup l'un de l'autre sous le rapport de leur structure intérieure, du nombre des cloisons "èt par conséquent aussi de celui des locutes. Quelquefois Ha communiquent avec la selle turcique par le moyen ci'uoeôuvertuie située au fond de cette dernière. Ils n'existent pas chez les enfans , et ne se développent même pas chez tousiïes adultes. Cependant ils se creusent en général dé plus en plus par les progrès de l'âge; un prolongement de h membrane pituitaire les tapisse. Ils s'ouvrent à la faee amétféuïe du corps du sphénoïde par deux trous assez larges pour permettre fin- IroJuction d'une plume a écrire , et qui communiquent âVec les cellules ethmoïdaies postérieures. Ou aJ parfois trouve dés excroissances polypeuses dans leur intérieur* ' "

SPHÉNOÏDE, s. m. et adj., sphénoïdes, qui a la forme d'un coin. '.. . il . >. - u 1.* * »

Ou appelle ainsi un os impair, situé *a la base du crâne, dout il occupe la partie moyenne et un peu antérieure. Tous les autres os de cette boite s'appuient sur lui, et il remplit à leur égard le même office que la clef dans uue voûte. C'est le plus compliqué de tous les os du corps , tant sous le rapport de sa configuration que sous celui de son développement. On le partage eu sept parties, le corps et six apophyses, appelées grandes ailes , petites ailes, et apophyses ptérygoïdes.

Il n'existe que quatre -faces au corps qui, par les côtés, se continue avec les grandes ailes. L'antérieure offre une petite éminence fort mince, qui s'articule avec le bord postérieur de la lame criblée de^ l'ethmoïde, puis une ligne médiane peu saillante , sur les côtes de laquelle se trouvent deux larges enfoncemens qui logent les nerfs olfactifs j plus loin , une gouttière transversale qui correspond au chiasroa des nerfs optiques; plus en arrière encore, la fosse sphénoïdaJe, et, sur les

SPHÉNQIPE 387

côtés de celle-ci , deux larges excavations peu profondes qui

reçoiveut les sinus caverneux. La selle lurqque est bornée en arriérera* qne, arête 6aiila,cte, qui porte de chaque côté un petit i^pcjiet appelé apophyse clino^de poste rie ure. La face iuférieune,offre l^apophyso sphéuoïdale, qui s'articule avec le vomer^ej. fur les côtes de laquelle règne une gouttière, que l'os palaU^u convertit en un trou appelé plérygo pa latin. A la face antérieure, ou aperçoit , outre les deux orifices des sinus sphé- .^oidaux, d^s inégalités qui s'articulent avec l'os palatin et avec les masses latérales de l'eihmoide. La face postérieure, eip s'a,r(ticulaiU, avec l'os occipital, donne naissance a la suture basjlaire , qujn'existe guère que chez les jeunes gens , et qui s'efface, presque toujours chez l'adulte.

Los.^eiitc* ailes, ailes orbitaires, ou ensiformes, ou apo- })hysesrd'lngrassia , sont deux éminences qui procèdent de la fa< < su pet ifui e du corps , et qui se dirigent presque horizonlalcrucfit .en dehors; elles ont une forme triangulaire. Leur Jjprd antérieur s'articule. avec la portion orbitairc du coronal. La postérieure repr^sonjie une vive arête un peu concave , qui

^Sfparejlcs fosse* moyenne et antérieure de la base du crâne, qt 0ul, se (termine., presque vis-a-vi* des apophyses clinoïdes postérieures \ toaisr^B peu plus on dehors, par un crochet

^uoinmé appjOjyfte cliuoïiie antérieure. C'est au dessous de ce crochet que^'artère carotide interne s'iusinue dans une échancrure, qu'une prodactiou cartilagineuse ou une languette osseuse, couverait /quçJquefois en un trou complet. La base des petites ailes du sphénoïde est percée du trou optique.

Lfts grandes ailes, ou ailes temporales, sont fort étendues et recourbées de haut en bas. Leur face supérieure fait partie de la fosse mpyenne et, Jatérale de la basç du crine; on y remarque e outre un grand nombre de légers sillons et d'impressions digitales, les trousrgrand rond, ovale et petit rono. La face extérieure, un peu concave, forme la plus grande partie de la paroir externe de l'orbite. L'externe est parlagéc, par une crête, à luijucl le s'atiaeïient les aponévroses du muscle temporal, enjeux portions, dont l'une, dirigée en dehors, contribue à produire la fosse temporale, ét dont l'autre, tournée en 'dedans, fait partie de la fosse zygomalique : le bord antérieur s'articule d'abord avec l'os jugal, puis appartient à la fente sphejio-tnaxillaire. L'externe est cor.cave et s'articule avec la ] ortioa squameuse du temporal. L'interne s'articule a*ec les parties latérales inférieures dti bord supérieur du coronal , puis se prolonge sous l'arcade orbilaire, avec laquelle il produit la fente sphénoïdale. L'extrémité supérieure et antérieure s'articule avec l'angle antérieur et inférieur du pariétai. L'in-

;^SS SPHÉNOÏDE

iéricure et postérieure se termine nar l'apophyse épineuse ^ petite é m menée qui est reçue dans l angle rentrant tonné par la réuoiou des portions pierreuse et squameuse du temporal.

Les apophyses plcrygoïdcs, qui naissent de la lace externe des grandes ailes, entre les trous maxillaires supérieur et inférieur, ont <:ié décrites a l'article ple'rygoïJe.

Le sphénoïde s'articule avec Je v orner, les os palatins, les jugaux, quelquefois, mais rarement, les maxillaires supérieurs, et tous les os du crâne. 11 fait partie des trois fosses aulci icures y des trois fosses moyennes et de la fosse postérieure moyenne de la base du crâne, de la fosse temporale, de l'orbitaire, de la zygomatique , de la gutturale et des nasales. Les muscles droits inférieurs, releveurs de la paupière, droits interucs et droits externes de l'œil, les grands obliques, les temporaux, les ptérygoïdiens internes et externes, et les peristaphylins externes y prennent leurs attaches.

Cet os est l'un des derniers de ceux du crâne qui quittent l'état carlilagincax. 11 le conserve encore tout à fait dans l'embryon de huit semaiues. Au troisième mois, il offre un germe osseux de chaque côte , dans les grandes ailes , de sorte qu'alors il est composé de deux pièces Seulement. Vers la fin de ce mois, on trouve quatre pièces, deux de chaque côté, qui représentent les grandes ailes et la lame interne des apophyses ptc*rygoïdes. Uu peu plus tard , un germe triangulaire paraît a peu près vers le milieu du bord externe de chaque trou optique. A cette époque, le nombre des pièces est de six, et le corps de l'os n'offre encore qu'une masse cartilagineuse* Mais , vers le quatrième mois, h ces noyaux, il s'en joiut deux autres, placés l'un à côté de l'autre, en avant et en bas du corris. Celui-ci se développe ensuite davantage , parce qu'il paraît de chaque côté un germe transversal en dehors, entre la grande aile et les deux premiers germes; ceux-ci se soudent bientôt aussi l'un avec l'autre. A c;nq mois, on compte neuf ou dix pièces, trois ou quatre pour le corps, deux pour les grandes ailes, deux pour la lame interne de l'apophyse ptérygoide^ et deux pour les petites ailes. A six mois, il y en a deux paires de plus, dans la racine interne de la petite aile, au bord du trou optique, et tous ont change' de forme, c'est-à-dire qu'ils ont tous grossi , et qu'en s'etendaut ils se sont sensiblement rapprochés les uns des autres, surtout dans les grandes et les petites, ailes, qui ont acquis beaucoup plus de largeur. A sept mois, il V en a quelquefois jusqu'à treize, deux pour les grandes ailes, deux pour les petites, trois pour le corps , et deux autres, minces et adossées, entre ce dernier et les petites ailes. Un peu plus tard, leur nombre est diminué de trois ;

SPHËNO-ORttITAIRE 3 j

les trolè noyaux du cor(>s sont soudas ensemble, cl \> s deux petits dont il vient d'être parle Je soni également Depuis lois leur nombre va toujours en diminuant, par leur soudure successive; les deux petites ailes s'unissent ensemble, puis elles se confondent avec J* corps, et enfin celui-ci se joint aux grandes ailes • alors, et long-temps seulement après la naissance, se forme le corps de l'os, qui ne se réunit que fort lard avec le reste. Ainsi le sphénoïde est compose successivement de deux , quatre, six, huit, neuf, dix, onze, treize, six, cinq, quatre, trois et deux pièces. Il doit naissance a l'assemblage de seize germes osseux, quatre pour les grandes ailes, quatre pour les petites, et deux pour le corps. Ce sont les observations de Meckel qui nous ont fait connaître, d'une manière complète , ce mode compliqué de développement.

SPHÉ1VO-MAXILLAIRE, adj., sphe no -max Maris : qui a rapport aux os sphénoïde et maxillaire.

La feule s plié no- maxillaire , appelée aussi orhilaire inférieure , est siluée à l'angle externe et inférieur des fosses orbitaites, et formée par la moitié du bord antérieur des grandes ailes du sphénoïde, par le bord externe de la portion orbiiftire de l'os maxillaire, et un peu par l'os de la pommelle, airiM iîtie par celui du palais. Plus étroite à sa partie mojeune qu'à ses deux extrémités, elle se prolonge un peu en descendant dans la fosse temporale. C'est par elle que «iveis lilets

. par eue que

du rameau lacrymal du nerf ophtuaîinique pa*cl,t de 1 orbite dans !a losse temporale. # . h ,

SPHÉNOOCCIP1TAL, adj. , spheno~>cc¥lalis • appartient au sphénoïde et à l'os occi pilai

On appelle os sphe'no-occipital* sphénoïde et l'occipital, quand ils sout soudés euscmbl'Par l'ossification du cartilage interposé entre la face po***,eure du C01TS du premier et Panterieure de l,apopliy^fca5lla,ro du scco,,cl- Le cartilage s'efface presque toujo»'5 chc? ,c3 sujcls avancés en âge.

La sulure basilai*' a auss* rcÇ»u *c nom suture sphe'nooccipîtale.

SPllLNO-PrtBlTAIRE, adj. , sphenoorbitaris ; qui appartient au sphénoïde et fan en même temps partie de l'orbite. .

La <ulc sphétiO'Orbitaire , qu on appelle encore orbitaire

suptïieare, est située au dessous du rebord aigu qui sépare l'une de l'autre les fosses antérieure et moyenne de la base du crâne, entre les grandes et les petites ailes du sphénoïde. £lle part de l'angte antérieur de la selle turcique pour se porter obliquement «a dehors et en avant. Beaucoup plus large postérieurement '^'antérieurement, elle communique avec le

39o SPHENO-PALAT1ÎV

fond de la cavité orbitaire, dans laquellè èïle transmet la branche ophtbalmique de la cinquième paire, là troisième, la

sphenopglatï,

-icnt aux os sphénoïde et palatin.

V artère sphtuo-palùtine] bràrtahe ou continuation de la maxillaire interne, qui est quelquefois double, se distribue enlîèrcmcnt à la membrane pituitairc, et s'anastomose ave'c la labiale supérieure, la sous-orbitairc, la pharyngienne et la palatine. Un de ses rameaux, après avoir parcouru diverses cellules de l'ethmoïde, se glisse dans une l'ente placée sur le côte de l'apophyse crista galli, et parvient ainsi dans leerân<*. Un autre traverse le trou incisif, et va se perdre dans la membrane du palais.

La crênelure sphéno-palatine est une échaucrure ovalàtrë, profonde et plus large en bas qu'en haut , que laissent entre

Uéchancrure sphéno-palatine , qui sépare Tune dé 'Pau ire

les apophyses orbilairc et sphénoïdaie du bord supérieur de la portion verticale de Tos du palais, est souvent convertie eu un trou appelé sphéno-palalin, ou palatin, suivant que le sphénoïde concourt à sa formation, ou qu'il ne doit naissance qu'au palatin se*l. Ce trou donne en partie darts le nez. et sert en partie aoss\ d'orifice au canal spbcno-palatiri , petit conduit qui descend eiK-o l'os du palais et l'apophyse* ptérygoïde, et qui finit par s'vivrir vers l'angle postérieur de "la voûte du palais, par un autu lrou appelé palatin postérieur. Ce trou livre passage au rame*,, sphéno-palalin de l'artère maxillaire interne, h quelques vei^s, et à la branche intèrne du gauglion sphéno-palatin.

Le ganglion sphénopalatinj ou de â,c)[ff5 est rougeâtre , triangulaire, et placé au côté externe du trvn du même nom, dans le sommet de la fosse zygomati^ue. Il reçoit 'deux rameaux du nerf maxillaire supérieur v plus un.aVtrcf rameau connu sous le nom de nerf vidien. Quant h ceux quï*f0iunitj on les appelle palatins postérieurs et apMno-paJ al iîtJ-

Le nerf sphéno-patatin, qaâ sort de , la partie intérim du ganglion, pénètre dans les fosses nasales pu le trou dont' il porte le nom, et se distribue à la portion de membrane moqueuse qui en tapisse la partie postérieure u supérieures Urw de ses branches, qui va de la partie postéfeure de la paroi supérieure des fosses nasales à la cloison qu les sépare , se

6HÇV 3oi

Î>orte ensuite dans la voûte palatine, ep traversant te trou paatiu antérieur, s'unit h celui du côte oppose j cl forme un ganglion derrière les dents incisives.

La veine spheno-palaline , brandie de la maxillaire .interné, s'écarte 1res -peu de la distribution de l'artère dont elle porte le nom.

SPHINCTER , adj. et s. m. , sphincter 5 nom donné a plusieurs muscles annulaires qui servent à resserrer ou à clore certains conduits.

Les sphincters de Vanus sont au nombre de deux , l'externe et l'interne.

L'externe est mince , aplati , et fendu dans son milieu , pour le passage de l'anus. Il s'attache au sommet du coccyx, par une espèce de tendon cellulaire. Une partie des fibres de la partie antérieure, formée par la réunion de ses deux languettes , s'entrelace avec le bulbo-caverneux , et l'autre se perd dans le tissu cellulaire. Ce muscle a pour usage de fermer l'anus et de froncer la peau des environs. 11 oppose à la sortie des matières fécales un obstacle qui ne peut être vaincu que par la contraction des muscles du bas ventre et du diaphragme. Sa paralysie entraîne leur incontinence. Il est sujet a des conslriclions spasraodiques très - gênantes, toutes les fois que l'extrémité anale du rectum ' se trouve le siège d'une vive irritation , surtout chronique. Oblongchez l'homme, où son plus grand diamètre Retend d'avant en arrière, il est, chez les femmes , plus large, plus fort, et plus circulaire, principalement à sa partie moyenne.

L'interne n'est en réalité qu'un développement des fibres circulaires du rectum. H représente un anneau aplati, situé immédiatement sous la peau , ayant trois ou. quatre lignes de haut, sur deux a peu près d'épaisseur, et qui dépasse les fibres longitudinales de l'intestin.

Le sphincter du vagin est «ne couche musculaire mince , allongée et arrondie, qui entoure l'extrémité supérieure des parties génitales externes ^e la femme, H la hauCeur des petites lèvres, se confond, en arrière y afvec l'extrémité antérieure du sphincter externe de l'anus, et s'attache, en devant, aux branches et au corps du clitoris. 11 contribue h rétrécir l'entrée du vagin. * " ,;<»,.,•>,

SPlCAy 8« m. ; "Morn donné par les chirurgiens à un bandage dont les circonvolutions représentent assez bien les rangées d'un épi de blé.

Le spica de l'épaule demande une bande large de trois doigts , sur six aunes de long, et roulée à un seul glo|>e. On en pose le chef sous l'aisselle ; on le porte de derrière en devant, en croisant obliquement les deux épaules ; on passe sur la tête de l'humérus, puis sous l'aisselle ; on vient de là croiser sur lé

SHGEL1E

deltoïde, on descend obliquement sur la partie antérieure de la poitrine, et ou ramène ia bande sous l'autre aisselle, où on en assujettit Vt % trém ké. Ou recommence ensuite trois ou quatre lois, eu faisant, à' chaque fois, uoe doloire; on'euloure la partie supérieure du bras d'une circulaire, puis on remonte , et l'on: ramène la batKÏc sous l'autre aisselîe, pour terminer par des circulaires âutonruki corpSi'.a: ni. «

Ce bandage sert dans les> luxations -de l'humérus -, et dans celles de l'extrémité sternate de la -clavicule $ 'mais, dans ce dernier cas, on fait les croisés, non pas sur la tête de l'humérus, mais bien sur la clavicule.

Le spica de l^ine s'exécute en posant le chef; de la bande sur l'épine antérieure de l'os coxal du côté malade, desceudaut obliquement sur l'aine, entre la cuisse et les parties génitales , entourant la cuisse en arrière, revenant faire un croisé) sur l'aine en devant, conduisant la bande sur les pubis , au dessus de l'osxoxal du côté oppose, cutouraut corps au dessus des fesses, et revenant sur le bout de là bande, pour répéter quatre ou cinq fois le même trajet , en faisant des doloires , et terminant par des circulaires autour du carp&i' fc * *

Ce bandage est employé dans les cas de bubonocèle. Lors-

Î[u'on s'en sert dans celui de luxation du t< i . les croisés se but non pas sur Faine, mais sur la partie interne et superieuré de* fa cuisse. «- uoiJtliJ . .. : -i

SPIGEL1E, s. f. , spigelia : genre de plantes de la pentandrie raonogyuie, U ; et de la famille des gentianées, J. , qut a pour caractères: calice à cinq divisions, corolle en entonnoir ; à tube pins long t[ue le calice, à limbe divisé en cinq découd pures égales ; capsule biloculaire, quadrivalve, polysperme.

Deux espèces de ce genre figurent dans la matière «mé« » < dicale. ï*k&Jt>/ #j

La spigélte anthelmîntique , spigelia antkelminlica , plante j , de l'Amérique méridionale, est «roptoyée , <d«rqs%on pays nataA et en Angleterre j comme» vermifuge- On l'administre en- pou* die, a la dose de vingt-quatre à1 1 rente- six graips, et en decoction , à celle de deux à Quatre onces par pinte d'eau, dont on fait prendre tr'ois ou quatre *>nces , trois ou quatre fois par sjour. Son action sur l'organisme est mal connue. Cependant on ne peut guère douter qu'elle n'appartienne h la nombreuse 1 » classe des cxcli'ane, puisque, prise en quantité* un- peu «odsi* dérable, elle peut provoquer des vomissemens, ou la purgation, et occasioner même dés ébJouissemens , des vertiges,

La spigétie Màrjland, spigelia M-arylandica , qui porte, le nom de son pays natal , passe pour jouir des mêmes pro* j>i iétës que la précédente; cruelle remplace dans les ;ofliciacs de l'Amérique septentrionale. #

SPINÀ-BIFIDA 39*5 Ni l'une m< l'ami >e de ces deux plantes n'est usitée un France, > u l ai >c%„^ ik.

SPIJXA, ; nom ,queii'ou donne aux tumeurs for-

mées par l'accumulation de la fiérjQtijé£ la parjie inférieure de la çoloonft YertébraJ^^^b^kftiQi^îiias atteint* d'JjydrQiachis. Les tumeurs de «e gejtte* produites par l'ecwiemeu^e* lames des vertèbres, sont ordiuairerneat<silttées awr régions lombaire ou sacrée* JElle* présentent un voUlmeipJu*©*, moius considérable, une consistance médiocre, *»e Ouctuatiou manifeste. Lorsqu'ouJes compïime^ .eJks dispv^ssciii; en totalité ou en partie, et souvent des convulsion, ou de l'assou posément surviennent^ 4éUBitnjbéftj qu'ils .sftiit .^par M compression que le liquide fjfifohU au ickdanft^ exerce sur k partie supérieure de

la moelle et sur le cerveau. 1U ttf

Le spina biftda est généralement con si dé ié comme le signe d'une maladie toujours mortelle 9 et presque tous les, praticiens ont renoncé à lui opposer dos moyens actifs de guérison. Cependant, il est, à ce sujet , des distinctions à établir, et la chirurgie ue doit pas eue , dans toupies cas,, condamnée à, l'inaction : ses tentative» les plus, hardies, ©ut clé quelquefois couronnées de succès, lorsque la tumeur verte J>rale existe en même temps qu'une , hydrocéphale interne', toup ies moyens extérieurs de traitement bâteraient il est vrai la mort, en accélérant l'accumulation de la sérosité dans Je crâne, et en augmentai la eowpiseisioftc^^^ L'esnoir d'obunij quelque soulagement doil encore ètfe banni, chefclcs sujets dont le spina bifidas\ccwt>agaejde parai vsie des me»ubres abdominaux et de déjections» alvine* involontaires, parce que la moelle épinière est, alors désorganisée dans une portiou plus ou moins considérable de son étendue. U en est de même lorsque la tumeur vertébrale s'est ouverte à l'instant de la naissance, ou pou de temps après. Les essais de réunion de la plaie et de compression de la poche au^^male, oui, dans ces occasions, toujours échoué., Enfin , lorsque je sptoa bifida est très-considérable et compliqué ^e l'écattefue rit d'un graud nomme de vertèbres, Ja distension, extrême 4°j .la. moelle épinière ou sa compression trop forte ^ajdeat encore Ja maladie presque constamment incurable» nu Xj 9Utftiiïj ,„ ;t

Les casjroalbettvIîUKiftept % Vagit. sont les plus nombreux, et c'est par cette raison , sans doute , que Je, traitement chirurgical du spina bifîda réussit rarement. Toutefois, chez les sujets dont Ja tumeur dorsale était médiocre, non accompagnée du développement insolite du crâne , <Je paralysie des parties inférieures du corps, ou de convulsions, la. compression et la ponction de la poche hydroracliitique, ont été exécutées avec un entier succès. Aberncthy et Astley Cooper ont spéciale-

394 SPINA-BfFIDA

ment préconise ces méthodes de traitement. Ce dernier employa avec succès, sur plusieurs enfaus, une compression tfe la tumeur, rendue de plus en plus forte, de manière a en opérci\ en un temps plus ou moins long, la rédaction complète. Ck 'A deux sujets , traites suivant cette méthode, un brayer, analogue à celui que Ton emploie ponr contenir les hernies ombilicales , fermait l'ouverture du canal rachidien, s'opposait k la soitie du liquide , et permettait aux malades, arrives par ce* soins a l'adolescence, de se livrer aux jeux et aux études du" leur âge. Sur deux autres sujets, la tumeur- hydrorachidiemie fut, à un grand* nombre de reprises, ouverte avec une aiguille fine, de manière à en extraire, h chaque ponction, une ou deux onces de liquide. Chez un de ces malades, la peau dcvhtl fiasnue dans toute Pélenduc que la tumeur occupait j cite contracta aes adhérences à son milieu avec l'ouverture vertébrale, ce qui. lui donnait l'apparence d*un ombilic, et Je malade fut pxéti d'une manière radicale. L'autre sujet fut; taprès la ponction , soumis à l'usage du hpyer, et la tumeur put être contenuei Nous sommes loin ne conseiller, d'une manière généra te , l'emploi des procédés dont il vient d'être question. Di s résultats funestes, et l'accélération de la mort des sujets y ont été quelquefois la suite de leur usage. Il est à considérer cependant que le 6pina bifida constitue une lésion incurable par les ngnfn> médicinaux internes, et que les individus qui en sont atteint* succombent ordinairement après un temps assez court , lu ntn> ladie continuant de faire chez eux des progrès, jusqu'à ce que les parties centrales du système nerveux soient désorganisées* ou comprimées assez fortement pour cesser leurs fonctions! Dans des cas aussi graves, l'art est autorisé è tenter* comme ressource dernière, l'usage 4e procédés d'ailleurs incertains^ et qui ne peuvent amener une issue plus fâcheuse que toele ferait certainement la maladie abandonnée à elle^nacmë. 0\\ ne doit pas perdre de vue que les sacs accidentels des r^émbi ânes séreuses tendent toujours à devenir le siège d?une accumulation de liquide, qui de là reflue dans la cavité rtrinci pale, et tend à l'occuper plus ou moins complètement. L'hydrocèlc congéniale des eufans et des adultes, dont la tunique vaginale ne s'est point séparée du péritoine, atteste assez ce £nit. £hez les hydrorachiiiques, la tumeur étant réduite , le canal vertébral, dont l'ouverture se trouve fermée, ne laisse ^lus* Sortir les méninges, toute accumulation locale de liquide se trouve prévenue, et Tordre normal peut se rétablir, à peu près comme cela a lieu après le reflux de la frêVosilé dans l'abdomen, et. l'application du brayeri qui prévient sa chute ultérieure dam la cavité tesliculaire. Le bandage, a l'aide duquel on contient la tutnertr rachidienne, doit être porté, par le sujet, duraut

SPINA-VENTOSA 3r)5

toute sa vie. Lorsqu'on eu discontinue' -remploi, la tumeur ref>araîl bientôt, lait des progrès plus ou moins rapides , et la maladie reprend toute sa gravité. La cure n'est donc que palliative; elle ne devient radicale que par la formation d'adhe-* rences qui unissent solidement la surface interne de1 la poche aux bords de l'ouverture par laquelle sortaient les membranes vertébrales. Il est a regretter que des ouvertures de caJ davres n'aient pas permis du constater alors positivement l'état dans lequel se trouvent les parties.

Au reste, la compression des tumeurs qui accompagnent le p spina btfidu nous scu<ble moins dangereuse que leur ponction , alors même que celle-ci est exécutée avec les instrumens le? . plus déliés. On peut toujours cesser la première, si elle fuit naître des accideos trop graves, et rétablir les choses dans leur premier #at. L'irritation et la phlogosc dont l'autre peut clic suivie, ne sauraient ordinairement être arrêtées par aucun moyen ; et. lorsqu'elles sont intenses, la mort est toujours la suite de leur développement*

SPlNA-\ EE*TOSA>j mots latins qui servent à désigner certaines tumeurs avec raréfaction cl amincissement du tissu osseux. L'histoire decette maladie présente un exemple remarquable du vague et de l'incertitude que le défaut de rechercha» approfoudics d'anatomie pathologique a laissé régner jusqu'à* présent sur la natuie et les formes des maladies des os. Les descriptions les plus exactes du spina-ventosa laissent dans l'esprit une telle incertitude qu'on ne saurait, d'après elles , tracer une ligne exacte de démarcation entre cette maladie et l'exostose, ou la carie avec tuméfaction des os. il faut donc remonter plus haut; et, pour donner des idées nettes du sujet qui nous occupe . examiner qu'elles parties sont primitivement affectées, et produisent ensuite les désordres que l'on observe dans le tissu osseux. i

Le nom de. sptna-venlosa doit être banni du langage d'une pathologie exacte, li m signifie rien par lui-même , et ne p*ut que faire méconnaître la nature de la maladie à laquelle on l'applique. Celle ci consiste essentiellement dans l'irritation et la pblogose chronique de la membrane interne des os. Comme toutes les autres parties du corps, cette membrane, enflammée à des dcgré&divers , et chez des sujets de constitutions différentes, produit des résultats variés : tantôt elle se sépare des lames osseuses internes, et donne lieu à des nécroses; tantôt sa surexcitation entraîne une nutrition plus active, et l'os augmente seulement de densité en même temps que de volume ; tantôt' du pus étant sécrété dans les cavités qu'elle tapisse, des abcès,' osseux ou des caries survienent ; tantôt enfin ses phlegmasi' s donnent naissance à des développcmcns fougueux, a des accumu-

3^G SmA-VENTOSA

lotions de matières monnaies , solides Ou a demi- fluides qui écartent les parois des os, Jes dilatent, les raréfient, les transformes! en des espèces de coques minces et fragiles. Cette dernière forme de la maladie est ce qae les auteurs désignent sous le titre barbare de sfina venlosa.

Chez les sujets scrofulêux , il n'est pas rare d' observer" des tuméfactions considérables , indolentes ou douloureuses , des os courts du tarse et do carpe. Elles sont ordinal renient prov duiies par l'iuflammaiiou de la membrane interne des organes affectés, qui sont alors gorgés d'un liquide gélati informe , rougeàtre, quelquefois sanieux et purulent. L'irritation' et l'ulcération des parties molles voisines terminent fiéqwcminent ces maladies, et laissent voir le tfssu osseux ou nécrosé en partie, ou atteint de caries profondes, et fournissant un pus visqueux et mal élaboré. Souvent les parties aïYefcées tort* tinuent de remplir leurs fonctions pendant très-long-temps, et la douleur ainsi que la fièvre ne se développent qu'à IVpoqueon ifnflaramalion, devenue arguë, opère deschangemens plusoumbras considérables et des altérations nouvelles dans la tumeur. 1

Les os cylindriques Sont Jplus souvent que les autres atteints , chez les adultes, de la pli loi» ose médullaire dont le spina-veiitosa est la suite. Cette affection 'sW développé alors aux partiesles plus1 voisines des extrémités articulaires: Le tibia et le fémur , près des genoux, la tête "cleThumtfrus , la partie Supérieure d'ésH os de Pavatit-bras, tel les sont les portions du squelette sur fe&* quelles on l'a observée le plus ordinairement. Des douleurs internes, persévérantes, continues, tantôt vives et donVrarît lieu à des élancemeus, tantôt obscures et même difficiles 'H bien sentir , annoncent le premier degré de la maladie. Aprèfc ' un temps plus ou moins long , ï*os paraît tuméfié dans toutes» circonférence, ét ilacquiert graduellement tift tolume double1, triple ou quadruple de celui qui lui est naturel. La' surface Se la tumeur se couvre d'in e^Qki ites. La dureté' uniforme qu'elle présentait d'abord fait ptSrm des ramoiH^cmètïS pailiels, qui donnent, en divers endroits, la sensati6u'<Fun corps mou , à demi liquide et presque fluctuant. A cette époque , la peau s'enflamme, s'ulcère; un pus dé mauvaise nature s'éconlo en quantité médiocre des' plaies; celles-ci restent blafardes , donnent quelquefois issue à des végétations difficiles a réprimer; la constitution du sujet s'altère, les forces disparaissent, la maigreur générale fait de rapides progrès, et le sujet épuise succombe enfin, après avoir éprouvé les sueurs et le dévoieraent colliquatifs qui terminent la plupart des maladies chroniques extérieures.

En ouvrant les tnmeurs de ce genre , on trouve la cavité fermée par le tissu osseux raréfie, remplie ou d'une substance

SPINA-YE1VTOSA 397 fongueuse,, ou d'une matière jaunâtre* grisâtre, consistante, quelquefois lardaçée, et, dans d'autres circonstances, analogue au. plàlçe ramolli ou au cascum. 11 y a, chez quelques sujets, uue grande analogie entre elle et la substance que Ton trouve dans les tubercules non suppures. Il est évident que c'est à l'accumulation de ces produits variés de rii ritalion du la membrane médullaire, que les os atteiuts de .spina ventosa doivent leur augmentation de volume et leur forme irréguliere. Aussi , dans uue foule de modifications accidentelles, dépendantes, ou de l'abondance, ou de la densité, ou de la rapidité de sécrétion des matières formées, tantôt on trouve le cylindre osseux développé en forme de cage, tantôt il pr&eftte, des cavités irrégulières, tantôt il cqusçrve beaucoup dfàpaisseur, ou ne préseule qu'irae sorte de membrane ou de réseau, à demi élastique, et cédant à la plus légère pression. Ces particularités secondaires , et presque insignifiantes, semblent avoir seules fixé l'attention des patliologistes, tant ils les ont décrite» avec étendue et complaisance. ; - :,uW\f iv,l ,?,! ...

Le spiria-veniosa des enfaus se termine quelquefois par résolution à l'époque de, la puberté. Chez d'autres sujets, les ulcérations qui js'étaieuL formées livrent passage à des portion» nécrosées ; des { 0$,,, puis, se dcalrisçoty la is^au l a pi es elles le» panius de'lormçe»e^ftlus ou moins volumineuses- , mais susceptibles de reprendre J'exarcj ce normal de leurs fonctions. 11 est rare. .quç .la. .maladie au une , terminaison aussi heureuse chez les adultes. Cependant, la tumeur , après avoir acquis un vo- ^nvî.ft^iermu^^/a^vipntquelquofqjs atatiounaire ; l'inflammalWj^l^^'iT!<éHiq^re, U douceur disparait, et l'os malade re,YWfc>MWfc i* MhfrM de imoiivemqtuv U ne diffère des aWafecque::r#ree fl«U«e matière eV,aog«i#, presque merle, cflg^ÇmwitA.wWainî^Japfa^tt avoir écarté les parois.s

^ M4M>wr^lda1lal!t»aJadie gui nous occupe doit être le même, que celui do toutes ks inflammations chroniques du tissu psseuv Desappjicat.ipns éu¥)JJieotes, de» saiguées locales recelées,, le, reposée* parlas affectées, des soins généraux appropriés à la constitution du sujet, tels sout les moyens qui doivent être mis en, usage. Ou a proposé d'inciser au loin les paiiies molles qui recouvrent les os tuméfiés, d'ouvrir la ca- . vite 4e ceux-ci et d'y plonger le cautère actuel, espérant qu'après. eu avoir.détcrminé la nécrose complète, la nature s occuperait à la fois et de la séparation du séquestre et de la régénération des parties frappées de mort. De semblables opérations doivent être proscrites : leur pratique entraînerait de» désordres plus étendus et plus graves que ceux qui constituent la maladie. Le temps et l'usage persévérant des anli-

398 spinale

I»:» logistiques sonl tes seuls moyens sur lesquers il faîîfe complet-. Mais lorsque la maladie , loin de céder à leur influence4 coulis ue de faire des progrès* idrsqtie les ; rrtiéS moites s affectent profondément , cl que la constitution du sujet Yalîcrè, rainputation doit être pratiquée, afin de prévenir l'issue* funeste <j»ic la phlogose abandonnée à elle-même ne manquerait pas d'entraîner.

SPINAL, adj., * pin a Us ; épithètte donnée par les" anatoniisics à diverses parties qui se rapportent à la colonne vertébrale» ,.■ U; >*y ow, V

Les artères spinales sont au nombre de deux, que fon distingue en antérieure et postérieure. ^ «■ 1 lm™ X V *

L'anlçitcurc naît ordmairemeut à peu uetfistancc du bord inférieur du pont de Va rôle, même dans le cas oti les cfcirx vertébrales s'anastomosent ensemble beaocoirp plus haut du'a l'ordinaire. Elle provient de la partie imerne du tronc / et rie larde pas à se réunir avec celle du côté oppose, pônrTorrôer un tronc unique, situe sur la ligne médiane, qui descend le long du sillon antérieur de- la moelle épinière. Ordinairement, mais surtout lorsque les deux artères vertébrales se réunissent plus haut que de coutume, on trouve une petite spinale antérieure et, supérieure, tantôt simple, et naissant du sommet de l'angle de la réunion, tantôt double, qui se confond égaleriieHit avec celle du côté opposé, et qui', marchant aussi de haut eu bas, s'anastomose bientôt avec l'inférieure. Le tronc simple de cette dernière, qui correspond à la ligne médiane, éprouve souvent des scissions dans son trajet , et : forme airVsi des îïéi

rablcs que

nissent à la face antérieure de la moelle epfriîhfÔrèV'ë't q«î s'anastomosent avec elle. Son trajet eit très sîriueux dans toute son étendue; elle envoie,1 de chaque côté, un nombre considérable de rameaux à la moelle épinière.

L'artère spinale postérieure, brandie aussi delà vértébrale, provient souvent de la cérébelleuse inférieure. Etle tire son origine du côté externe de la verrébrale, se porte en dedans, ■or la face postérieure de la moelle épinière , et descend, de chaque côté, le long du sillon postérieur, jusqu'à l'extrémité de cette dernière. Marchant parallèlement a celle du côté opposé, elle décrit de nombreuses sinuosités Ces deux artères sont toujours fortifiées par les ramusculcs accessoires des artères vertébrales, cervicales profoudes , cl intercostales, qui passent parles trous de conjugaison. Elles s'anastomosent aussi ensemble par une multitude de branches transversales, qui correspondent en général, aux intervalles de deux vertèbres, de

•orfc que chaque portion do ia moelle épimèfO comprise entre

lieux, y^iètycs , a son cercle vasculairc particulier.

*!L?lfirf ^ -PW connu sou* le nom d'Acci»soiBE

§P1jN11E, s. f.t spinûà : inflammation encore peu connue également Résignée, sou*, les npms non moins impropres- de raclualgie, et de rachiaigile; c'est celle delà moelle verte ty*Wr°Me i«is enveloppes, tDans Ifa premier cas , on l'appelle

*iVV\™*»y vyêlite , et, dans le second, arachnoidite ou méningite rachidienne, vertébrale ou

L inflammation de r arachnoïde spinale est très-rarement isolée de ^arac^oid^^pcie^haU^e; mais elle peut exister sanj.iofla^MQfl de,J<a inoel^ e^ière , et la compliquer, ou «njetrec9^phque'evIl résulte de* observations de Morcaeni de Gueisept ,.dé flenis, dïAndral et d'Ollivier , qu'ordinaire! meut accompagnée, d'aMchnoidile cérébrale, eile n'a guère d autres s^iuptpnies spéciaux, outre ceux qui lui sont communs avec ce t,tç ph|pgmasicj,)ejllç n'a , idisons-nous , d'autres caractères que les, SuivansVlu^i sont constans el très souvent reunis. Le prernier, dit, Qiliyi<?r, consiste dans une contraction générale des, .muscles de la , pariie postérieure du tronc laquelle, peut, yarier depuis la simple rigidité, jusqu'à la contraction la plus violente, avec renversement de la tête et du tronc çrç Arrière; le, rachis forme alors une eapèee d'arc inflexible Quelquefois la portion cervicale du rachia se courbe en arn? iRV" alors Ie rcste d« lr^uc conserve «a rectitude. Le second caractère çst une douleur plus ou moins vive dans ia région dorsale , le long du r a dus , principalement intense la ou!:l inflammation est, plus forte*. celle douleur offre assez souvent des rémission* f,c| le .disparaît quelquefois et reparaît ensuite Mes inierva.l/es, ^réguliers h parfois il y a de la douleur sans contraction musculaire remarquable. Il est douteux que cette douleur augrae ntp a la pression. Les raouvemens du

moins vive dans les membres intérieurs; une raideur plus ou moins marquée dans ces membres et les supérieurs, le trismus des convulsions ou ia paralysie; la respiration est difficile' anheJeuse; parfois la face est rouge, les yeox animés, le pouls' fréquent; en un mot, outre les deux phénomènes que nous ve* nous d'indiquer, comme caractérisant l'arachnoïdite spinale'

4oo SPINITE

observe alors sont-ils quelquefois conse'cutifs à l'inflammation de l'arachnoïde spinale, et purement sympathique», au moius dans les premiers moraens ? c'est ce qu'on ignore, quoiqu'on ait renouvelé dernièrement , saus y ajouter aucune nouvelle preuve r l'opinion d'Hofimauu , sur le rôle que la moelle épimère joue dans les lièvres intermittentes.

Dupuytren et Brera ont constaté dans le tétanos la réalité de l'espèce d'arachnoïdite qui nous occupe. Janson l'a trouvée dans les cas de paralysie par gibbosité, et nous avons vu un cas analogue.

Lorsque l'arachnoïdite spinale est portée au degré d'intensité que nous venons de décrire , elle est presque constamment mortelle. Elle peut se prolonger jusqu'à trente jours environ, mais le plus souveut la moit a lieu du troisième au quinzième jour. Ollivier pense qu'elle peut passer à l'état chronique; mais il a eu le tort de ne décrire, sons le nom d'arachnoïdite rachidienne, que le degré le plus violent , et de méconnaître toutes les autres nuances ; c'est ce qui arrive quand, se bornant aux notions les plus saillantes que fournit fana ton ne pathologique , on renonce à en faire l'application à des cas moins manifestes.

Il assigne pour causes à cette phlegmasie les fortes confusions, les blessures des méninges, les efforts violens, la' carie des vertèbres.

A l'ouverture des cadavres , on trouve ordinairement IV rachuoïde rachidienne d'un rouge-violacé, épaissie, dans «rie grande partie de son étendue ou par plaques , surtout qua'nd il y a carie des vertèbres ; quelquefois elle contient du sang, le plus souvent elle est recouverte d'une couche membraniforme, opaque, blanchâtre, plus ou moins adhérente, pins ou moins épaisse et consistante, tantôt dans une portion- du canal spinal, tantôt tout le long de son trajet, et (fui réunit qnclquci ois toutes les racines des nerfs lombaires; la matière est quelquefois située sous l'arachnoïde, sur la pie-mère, du moins ce fait a été observé par Andral. Le plus souvent on trouve dans la cavité arachnoidienne une quantité notable de sérosité trouble, épaisse, floconneuse, blanchâtre, jaunâtre - ou verdâtre. • Lallemand a trouvé un épanchement san-

Îruin, Bergamaschi un épanchement séreux entre le rachis et a dure-mère ; Thomas de la Nouvelle-Orléans a fait des remarques analogues. On a trouvé du pus entre l'arachnoïde et la pie - mère. Tous les vaisseaux des enveloppes de la moelle sont injectés plus ou moins, et cet organe est souvent plus mou qu'a l'ordinaire. Quand l'inflammation de l'arachnoïde spinale a été chronique, cette membrane est blanche , épaisse et opaque, quelquefois elle est ossifiée.

4oi

es rénombre deux

coçeV de ja suiNte dés apophyses éuincuses , les tains entiers pendant pfusftM lîefires *mjâ? fois , les vdsicatoires lâ

vcnioaRes reuerecs, avec go profondes 'Piqûres au moyen du scarificateur mfe*éani(}tfe^ttous paraissent dàns'cë cas préférable aux sangsues, parce que leur action est snpïté; et qu'on péter presqttîoâéfiniiPént^èn rafson du grand espace

peut la ré fluf léijutî Otf ¥gift

tri* *

de

bien pT«| souvettt ^e^ndanië^^l^o^ôîiàifte q. noïdite spiàalenWre^qWhn^^ est ra-

remenUans inflammation fles enveloppes. Ûn fui assicue pour signes MratiéiMttpîeVi 1 u' *u* 3',wni ,«3^«lW|j

Lat [ans :ien (ion

plus ou moins ^n^ttfr<fle^ Furïuè.

Tanto* iacpâratysid îtfefjfeètae de bas ea^hWu%'éfc' s'étenu4*, suçoe&sivernetiL d«s nieinhrcs inférieurs au trbhc, aux membres supérieurs , et détermine a inVî la Mfcri Wa4rêt'èTi t J a respïra-

fe de liant té'e^t le

d'abord pdi|r Tordmair^Wn seul W, pilis elle s'étend aux deux. Barfois des èorîirûhlon^ p-e'cèa^nt la paralysie; tantôt les membres soot^conf raetès ifeT doulonrfeu*- tantôt ils1 sont flasques et nullement cont ractes : Bans cè dernier cas, il y a ; suivant Jansoo, inflammation de ïa moell'é épinîèré seule, tandis que , dans le premteryil y a en même temps myélite et arachnoïdite spinale ; cette opinion nous paraît admissible.

Outre ces phénomènes , on observe encore un pouls fréquent et irrégulier, un spasme tétaniqt#, le trismus, l'aphonie, la dysphagic, la dyspnée, quand la maladie est au plus haut degré d'intensité,- les yeux sont très-sensibles à la lumière et l'oreille aux sons; les facultés intellectuelles né sont nullement lésées $ il n'y a ni raideur, ni courbure du rachis.

4o* SPINITE

Si l'inflammation est partielle, si elle a lien a la région supérieure de la moelle, il y a souvent trouble des sens, délire furieux, trismus, grincemens de dents, rougeur et sécheresse de la langue, gène de la déglutition, de la parole, respiration pressée , tumultueuse, vomissemens, paralysie générale, parfois hydrophobie ; enfin, mort rapide par asphyxie.

Si la portion cervicale de la moelle est le siège de l'inflammation, il y a souvent rigidité des muscles du cou, des membres supérieurs, quelquefois agités de mouvemens convulsifs, d'autrefois paralysés, gêne excessive de la respiration , qui ne s'opère que par le diaphragme.

Si la poil ion dorsale est enflammée, ou observe des secousses convulsives et continues du tronc; ces secousses s'étendent aux membres quand les renfle mens rachidiens participent à la phlegraasie ; la respiration est courte , précipitée, le cœur bat irrégulièrement.

Si la portion lombaire, ou plutôt le renflement inférieur de la moelle est le siège de l'inflammation , il en résulte la para» lysie des membres inférieurs , l'écoulement involontaire ou la rétention des matières fécales et de l'urine, une. douleur profonde bornée aux lombes, parfois un 6atyrîasis prononcé , des accès d'épilepsie.

Plus l'inflamnialion est étendue, et plus les symptômes sont nombreux.

Ce tableau nest pas exempt de suppositions ingénieuses; il faudra le rectifier en farsant la distinction de ce qui appartient à l'estomac, et y appliquer les découvertes de Charles Bell.

La myélite fait périr le sujet, du troisième ou quatrième au dix-huitième jour; rarement il échappe, à moins que le mal ne passe à l'état chronique, ce qui n'est pas rare. 11 n'y a alors , le plus souvent, aucun sentiment douloureux; on observe seulement la paralysie des membres; le trouble des fonctions de la vessie et du rectum survient graduellement; la paralysie même peut ne pas exister, quoiqu'il l'ouverture la désorganisation de la moelle paraisse et non pas soit complète, comme le dit Ollivier.

Les causes 6ont les efforts , les contusions , les chutes , les maladies des vertèbres, l'insolation, la disparition subite d'un e'rysipèle, d'un exanthème, la propagation de l'encéphalite, le rhumatisme selon Ribes , la pbrénésie et la pneumonie selon I. P. Frank, . # ' 1

A. l'ouverture du cadavre, on trouve ordinairement la suhslance de la moelle ramollie, et même convertie en un liquide jaunâtre, puriforme, tantôt d'un seul côté, soit en avant, soit en arrière, tantôt des deux côtés ou dans la totalité

SP1NITE 4o3

de son épaisseur, dans on point très-circonscrft ou dans une étendue notable. Ce ramollissement donne lieu quelquefois k une sorte de boursouflement qui fait paraître la moelle plus grosse dans l'endroit où elle est désorganisée; le plus souvent on trouve des débris vasculaires plongeant dans la partie ramollie, ou ramifiés autour; les méninges offrent des traces évidentes d'inflammation dans beaucoup de cas; la moelle est rouge quand elle recèle des vaisseaux très-développés.- Le renflement lombaire est, de toutes les parties de la moelle spinale , celle qui s'enflamme le plus souvent, ou du moins celle qu'on a trouvée le plus souvent ramollie, chez les chevaux principalement. L'inflammation paraît occuper de préférence la substance grise, qui est en effet la plus riche en* vaisseaux sanguins.

Dans des cas moins communs, et sans doute relatifs à la myélite chronique, on trouve, au contraire, la substance médullaire endurcie; alors, tantôt les vaisseaux environnans sont nombreux et gorgés de sang , et tantôt rien ne semble annoncer les traces d'une phlegmasie. Le tissu de la moelle est, dans ce cas, analogue, pour la couleur et la consistance, a du blanc d'œuf durci dans l'eau chaude. Cette induration a élé observée à la suite de l'épi lepsie par Esquirol, Pinel fils, et Ollivier; ce dernier a trouvé la moelle épinière tellement dure, qu'on pouvait à peine l'écraser entre les doigts. Il n'y avait d'ailleurs aucune vascularité notable.

Dans la myélite, on recommande les même3 moyens que dans le cas d'aracunoïdite spinale; il faut avoir le soin d'imprimer le moins de roouvemens possible à la colonne vertébrale. Pour l'état chronique, on recommande les topiques irritans, les fomentations aromatiques, les douches d'eau salée chaude, les frictions sèches, les rubéfians, les vésicatoires et les cautères, et surtout le repos le plus absolu. Tous ces moyens soni presque constamment pour le moins infructueux; il ne faut se décider à les mettre en usage qu'après avoir épuisé les anliphlogis tiques ■ mais alors il n'y a plus guère d'espoir.

A l'égard des épanchemens, soit sanguins, soit séreux, dans la cavité de l'arachnoïde spinale ou sous cette membrane, il n'est aucun signe qui puisse les faire reconnaître ; on peut tout au plus les soupçonner quand la paralysie est graduellement ascendante ou descendante; nous ne pensons pas d'ailleurs , que cette progression soit toujours due à un épanchementj nous croyons que cela n'a jamais lieu ainsi dans la paralysie descendante. Ces épanchemens proviennent, soit de la blessure ou de la rupture des vaisseaux cérébraux, ou d'une exhalation dans le crâne , soit de la blessure ou de la rup-

4«4 SPLÉNITE

ture des vaisseaux rachidiens ou d'une exhalation dans te canal vertébral ; ils sont secondaires dans le premier cas , idiopathiqncs dans le second; dans l'un et dans l'autre, ils proviennent d'un coup, d'une plaie, d'une irritation ou île l'inflammation. Ils. ont Jieu avec ou sans douleur, avec ou sans paralysie. » .

Les ventouses et les vésicatoires nous paraissent être particulièrement indiqués contre ces épanchemeus, quand on a combattu la dbulcur par les antiph logistiques ; plus tard , on a recours aux autres stimulant, qui sont si souvent sans efficacité.

Les plaques cartilagineuses et osseuses de l'arachnoïde spinale ne sont là, comme ailleurs , que les traces éloignées» d'une longue et obscure inflammation qui a épuisé l'excitabilité de la partie, et l'a fait redescendre au degré de nutrition et d'action qui caractérise les cartilages et les os.

Des tubercules ont été observés dans les membranes rnrchi-' diennes et dans la substance médullaire spinale, par Esquirol, Bayle et Fouilhoux • Mirault, Morgagui el Ghauftsicr ont trouvé des acéphalocystes entre le canal vertébral et la duremère spinale; Escruirol et Heydellet en ont trouvé dans la cavité de l'arachnoïde rachidienne : on ne peut qu'indiquer ces cas rares, sans en tirer aucune conséquence pratique.

SPLANCHNIQUE, adj., splanchnicus ; se dit en parlant de Tune des trois grandes cavités du corps, ou des parties qu'elle contient : cavite\ organe splanchnique.

SPLÉNITE* s. f., splenàis; inflammation de la rate. Il n'est poiut de phlegmasie aussi peu connue que celle-ci. Uue douleur avec tension à l'hypocondre gauche et a l'cpigastre , augmentant par la pression, une soif ardente et une douleur h la partie antérieure du cou f indiquées par Ribes comme signes caractéristiques de cette inflammation», ne sont conclu ans qae dans les cas où une plaie à cet hypecondre, et la sortie du sang noir en quantité assez notable, viennent s'y joindre. Le même auteur dit que la rate peut être enflammée à sa tunique externe ou dans sa substance même; que sa membrane est rarement enflammée sans que le péritoine dés parties voisines participe à lai phlegmasie, et que, dans la péritonite, la tunique de la rate est enflammée, d'où résulte un mélange difficile à démêler des symptômes particuliers et communs à ra péritonite et à la splénite. Cet anatomiste indique , pour signe de la gangrène delà rate, cette diminution ou cessation subite des symptôme si souvent rapportée, si rarement observée. H signale comme symptômes de la splénite chronique, ra saillie et la* dureté de l'organe dans l'hypocondre gauche, la tristesse, la1 mélancolie, un sentiment habituel de froid, une gêne de la

SPLÉNITE /fo5

respiration , et une douleur dans la région splénique , souvent une fièvre tierce ou quarte , qui conduit presque toujours à l'hydropisie ascilc.

li résulte des recherches de Marc us, que la splénite est beaucoup moins rare qu'on ne le pense généralement; si ou l'a crue telle, c'est qu'on ne voulait considérer comme splénite que les suppurations de la rate. Que le viscère soit mou, spongieux, doué de peu de nçrfs , insensible quand on le coupe , cela n'empêche point qu'il ne soit enflammé sympathique m cru par les causes morbifiques qui agisseut sur la peau et les membranes digestives et respiratoires ; seulement, il en résulte que ces phlegmasies sout plus souvent latentes et chroniques qu'aiguës et manifestes, et c'est ce qui a lieu en effet pour la splénite. En vain Hildcnbraud voudrait que l'on distinguât la simple congestion, ou la splénalgierdc cette inflammation. Le plus sanguin des viscères ne peut manquer de souffrir quand le sang y afflue, et si le sujet n'en est point averti, cela provient de l'exiguïté des nerfs de l'organe, et non de l'absence du travail inflammatoire.. V

Lorsque le parenchyme splénique est enflamme , aucune douleur ne se lait.scntir dans la région de ce viscère, ou du moins elle sé réduit à un sentiment de pesanteur, de gene , d'oppression, que l'on rapporte au poumon, et même au foie ou à l'estomac. La fonction de la rate étant ignorée, on ne peut savoir quelle altération elle subit dans l'état de phlcgmasie.

Lorsque la capsule membraneuse de la rate est enflammée, on éprouve une douleur fixe et aiguë dans l'hypocondre gauche. On parvient à reconnaître que cette douleur dépend d'une inflammation de ce viscère, et non de celle du péritoine, du colon, ou même de la plèvre gauche, par l'absence des signes caractéristiques de la péritonite, de la colite et de la pleurésie. Mais cette distinction n'est pas toujours, facile à faire.

A défaut de signes couciuans de la splénite , on peut donner ceux-ci comme probables :

Une douleur dans l'hypocondre gauche, fixe et profonde, tantôt aiguë, pOngitive, brûlante> pulsative, tantôt obtuse, oppressive, augmentant par la pression, la toux et l'inspiration, et s'étendant parfois dans la mamelle, derrière la clavicule et au bras gauches; une tumeur ayant la grosseur et la forme de la rate , dans le lien où réside ce viscère ; coucher sur le côté gauche douloureux , quelquefois même sur le côte droit ; pâleur jaunâtre, lividité, mélanchïorose ou lividité verdâtre de la peau , et surtout de la face; l'urine et les excrémens conservant leur couleur naturelle; dyspepsie, ardeur d'estomac, éructations acides; nausées, vertiges, lypothyraies, sur-

4o6 SPLÉN1TE

tout quand le sujet est debout; abattement de l'âme ; vomissemens bilieux, sanguinolens ou sanguins; anxiété, dyspnée, toux, hoquet; constipation; fréquence, vitesse et plénitude du poub. La probabilité d'une maladie de la rate est plus grande si le sujet a éprouvé des fièvres intermittentes, surtout automnales, prolongées, des vomissemens de sang ou des déjections sanguines, s'il a le foie affecté, s'il a des hémorroïdes, s'il offre des signes de scorbut.

Les causes prédisposantes de la splénite sont l'habitation dans les lieux bas et humides, marécageux; les saisons et les constitutions humides, notamment l'automne; les fièvres intermittentes, le scorbut, les hémorroïdes, les altérations de tissu du foie, la gastrite*

Les causes occasionellcs sont un coup, une chute, l'action d'inslrumens tranclians ou piquans , une course rapide et prolongée, un refroidissement subit, surtout quand le corps est en sueur, l'atmosphère étant chaude et sèche ; la cessation subite ou la non apparition des hémorroïdes aux époques accoutumées; l'inflammation du foie, de l'estomac, du péritoine, du diaphragme; la cessation subite de quelque inflammation.

L'établissement ou le retour des hémorroïdes , l'épislaxis , un vomissement de sang, des déjections sanglantes, le flux menstruel, mettent fin à la splénite, quand elle est récente et peu intense. La suppuration a lieu rarement; le pus splénique s'est quelquefois frayé une issue dans l'estomac, le colon, ou à travers le diaphragme, de manière à être rejeté par la bouche ou l'anus, ou à former une collection purulente mortelle dans le thorax. L'induration de la rate est la terminaison la plus fréquente de la splénite, surtout à la suite des fièvres intermittentes, et chez les hémorroïdaires.

A l'ouverture des cadavres, on trouve la rate souvent énormément volumineuse, et quelquefois atrophiée; rarement cîle^ est en suppuration; quand cela arrive, le pus est pour l'ordinaire rassemblé en plusieurs petits foyers blanchâtres et grumeleux. Elle est très-fréquemment noirâtre, mollasse , friable, réduite en bouillie lie de vin, et même rompue en un ou plusieurs endroits; sa capsule est quelquefois opaque, blanche, épaissie, cartilagineuse, osseuse même dans un ou plusieurs points de son étendue, ou même dans sa totalité; la substance de ce viscère contient quelquefois des concrétions lapidiforraes encore très-peu connues. On y trouve aussi des tubercules. Très-, fréquemment la rate adhère, par suite d'inflammation ancienne, au diaphragme, à la grosse extrémité de l'estomac, au colon , et même au rein gauche, soit immédiatement, soit par des brides organisées. Des hydatides ont été trouvées entre les deux tuniques de la rate ou dans sa substance. A cela près du

SPLÉNIUS 4o7 volume augmenté et de la dureté de la rate, ainsi que du sentiment douloureux rapporté vers la région qu'elle occupe, il n'est aucun signe qui puisse faire soupçonner eu général ces altérations; il n'y a aucun signe caractéristique d'une seule eu particulier.

Que dire du traitement d'une phlegmasie presque too jours méconnue pendant la vie? que penser des auteurs qui ont recommandé la saignée au bras gauche? On assure que l'application des sangsues à l'hypocondre est moins efficace que celle qu'on pratique a l'anus. Marcus a proposé l'emploi du mercure, celui du nitre, les émolliens, les délayans, les laxatifs, les acides, surtout végétaux, le régime froid , et enfin l'usage de la gLce à l'intérieur, dans le cas d'hémalémèse ou de déjections sanguines.

11 y a de nombreuses recherches à faire sur la splénite. La saignée, n'importe de quelle veine, nous paraît surtout indiquée, quand il y a douleur, car enfin il s'agit d'un viscère éminemment sanguin; mais il faut ensuite mettre le malade à un régime sévère et doux, et appliquer des sangsues, en petit nombre et souvent, à l'anus. La vie sédentaire est tout à fait contraire aux spléuitiques; quant aux eaux minérales , recommandées dans les obstructions de la rate, elles conviennent en bains et fort peu en boisson. Nous ne permettons, en pareil cas, que les eaux gazeuses. Un long régime adoucissant, et les stimulans de la peau, sont les meilleurs moyens pour combattre les maladies chroniques? de la rate , comme celles de tous lés autres viscères abdominaux.

SPLKNIUS, s. m., splenius-, nom donné à une masse de fibres charnues, située à la partie postérieure et supérieure du corps , que les uns considèrent comme ne formant qu'un seul muscle , à cause de l'intime connexion qui règne entre les extrémités inférieures des deux portions dont elle se compose^ mais que d'autres regardent comme deux muscles distincts, en raison de la brièveté proportionnelle de l'étendue dans laquelle ces deux parties se trouvent unies ensemble. De ces deux muscles , l'un , qui est le supérieur , a reçu le nom de splenius de la tête, et l'autre, ou l'inférieur, porte celui de splenius du cou. Ils sont situés immédiatement sous le trapèze, et se dirigent de bas en haut, d'arrière en avant, et de dedans en dehors. Leur forme est allongée et aplatie. Tous deux sont minces, et ils occupent l'espace compris entre les apophyses épineuses des vertèbres inférieures et les apophyses transverses des supérieures ou les os analogues. T

Le splenius du cou naît des apophyses épineuses des trois a cinq premières vertèbres du dos, par de courts faisceaux tendineux. Deux ou trois autres digitalions l'attachent aux extié-

4o8 SPjP'iTIOff

mités des apophyses transverses des deux ou Irois vertèbres cervicales supérieur es.

Le splènius de la tête, plus large et plus robuste que le précédent, tiatt du ligament cervical , à côté des apophyses épineuses des troisième, quatrième, cinquième et sixième vertèbres du cou, rarement aussi de la seconde, de FaDophysc épineuse de la dernière, et plus rarement de celles îles deux vertèbres supérieures du dos. Des tendons courts le fixent à toutes ces parties. Il va s'insérer h la partie postérieure de l'apophyse mastoïde, et à la partie externe de la surface rugueuse située au dessous de la ligne courbe supérieure de l'occipital.

Le premier de ces muscles tourne le cou , et l'autre la tête , de manière à en porter la lace antérieure vers le côté correspondant. Ils inclinent aussi ces parties en arrière, et les ramènent a la position droite quand elles ont été tournées du côté opposé.

SPOLIATIF, adj., spoliations j épithète très-usitée jadis, qu'on donnait à la saignée, pour exprimer que celle opération a la propriété de diminuer la partie rouge du sang, relativement a la blanche ou séreuse, c'est-h-dire de dépouiller ce liquide de celui de ses élcmens organiques auquel ou attribue généralement le plus d'activité.

SPONGIEUX, adj., spongiosus. Les anatornistes donnent ce nom à toute partie dont le tissu offie des fibres ou des lames entre lesquelles se trouvent des espaces circulaires communiquant tous les uns avec. les autres.

La portion spongieuse de l'urètre est celle qui s'étend depuis la bulbe de ce canal jusqu'au gland , qui resuhe luimême de son épanouissement.

La substance spongieuse des os est cette modification du tissu osseux qui le fait paraître composé d'un nombre infini de lamelles laissant entre elles des cellules de différentes grandeurs.

SPONTANE, adj., spontaneus : qui se manifeste sans le concours de la volonté; qui survient sans cause manifeste. Ou dit, dans le premier sens, mouvemens spontanés, et, dans le second, luxation spontanée. Cette locution est également vicieuse dans l'un et l'autre cas.

SPOR ADIQUE , adj. , sporadicus : se dit de toute maladie dont il n'y a qu'un petit nombre de personnes qui soieut atteintes dans un pays, de sorte qu'on ne. peut pas l'attribuer à l'influence d'une cause générale.

SPULTION, s. f., spuitio : action de cracher, de se débarrasser des matières excrémentitielles de la membrane muqueuse des bronches, à mesure qu'elles sont chassées du tube aérien et portées dans la bouche. La spuition peut se faire va-

SQUELETTOPÉE 4or>

lonlairement ou involontairement ; dans ce dernier cas, elle csl précédée par la loux.

SP UT AT ION , s. f., sputalio : action continuelle «le c»acher une salive claire et iilanic. Synonyme de crachotement.

SQIMMEUX, adj., squamosus : qui ressemble à une écaille.

Les anatomislcs donnent ce nom à toute pièce osseuse, qui, par son aplatissement et la minceur de ses bords, ressemble un peu à une écaille. Telle est la portion supérieure du temporal ; telle est aussi celle de l'occipital. Ils appellent également squameuse la suture qui résulte de la jonction de celte partie du temporal avec le bord inférieur du pariétal.

On a donné le nom de squameuses à deux variétés des dartbf.5 et de la lèpre.

* SQUELETTE, s. m. , sceletum : ensemble de tous les os du corps humain. Ou distingue le squelette naturel, celui dans lequel les différentes pièces osseuses sont unies par le moyen de leurs ligamens naluiels, du squelette artificiel, celui dans lequel ces mêmes pièces sont assujetties par des liens étrangers.

SQUELETTOPEE , s. f« ) art de faire ou de préparer un squelette. Les moyens varient beaucoup , suivant qu'il s'agit d'un squelette natuiel ou d'un squelette artificiel. Nous allons les faire connaître aussi brièvement que possible.

Les squelettes naturels sont utiles pour l'élude, en ce qu'ils permettent mieux que les autres d'observer les rapports mutuels des os, conservent les formes et les dimensions des grandes cavités que ces derniers formant par leur réunion, et permettent de maintenir dans leur situation respective ceux def sujets très- jeunes, qui ne se prêtent pas ahx procédés de la réunion artificielle.

Après avoir choisi un sujet entre l'âge de trente et celui de cinquante ans, on pratique, a la partie supérieure et moyenne de la tête, une ouverture par laquelle on introduit une curette qui sert à enlever le cerveau, el une longue tige de f < r flexible, aplatie et recourbée à son extrémité, que Ton plonrro dans le canal vertébral, pour retirer une portion de la moelle epinière, dont on lait disparaître le reste plus tard, soit par les trous de conjugaison, soit par une petite ouverture faite h la partie inférieure du canal sacré. Des injections avec une dissolution de sous-carbonate de potasse, facilitent la sortie de la pulpe médullaire.

A l'égard des cavités pectorale et abdominale, pour les vider , on fend les parois du bas-ventre eu plusieurs sens, on perfore largement le diaphragme, et Ton fait, à la partie inférieure et a/itérieure du cou, une incision transversale qui pénètre jusqu'à la colonne épinière. Cette dernière incision, oni divise la tra^hée-a itère et l'œsophage, permet de retirer à la

4 io SQUELETTOPÉE

fois tous les viscères contenus dans la poitrine et l'abdomen.

Ces préliminaires terminés, on procède successivement a la dissection des ligamens de la tête, de la colonne vertébrale, du bassin, de la partie postérieure des côtes, des pieds, des mains, des genoux, des coudes, de l'épaule et de la hanche, ordre qui procure l'avantage de laisser macérerplus long-temps les articulations les plus spongieuses.

On a soin de oe pratiquer l'excarnation des articulations qu'à mesure qu'on les prépare, sans quoi l'air en dessécherait trop promptement les ligamens. 11 faut aussi , dès qu'elles sont préparées, les couvrir d'un linge mouillé, tant pour entretenir la souplesse de ces dernière , que pour les garantir de la poussière, qui les salirait d'une manière presque indélébile. Les os sont ruginés d'une manière légère * pour les débarras-*^ ser du périoste, dont on les dépouille entièrement « si ce n'est sur les cartilages des côtes et sur la partie osseuse voisine de ces os. On se garde d'ouvrir aucune articulation. On a soin aussi de conserver aux ligament et aux capsules leur épaisseur naturelle. Enfin, dans l'intervalle. des séances de dissection , on place le sujet dans une cuve d'eau propre, après l'avoir enveloppé dans une alèze. Chaque fois qu'on le retire de Veau, on essuie les ligamens avec soin , et dans la direction de leuts fibres.

Le squelette étant privé ainsi de toutes ses parties molles, on le soumet à la macération , en changeant l'eau tous les jours ou tous les deux jours. On reconnaît que cette opération a duré assez long-temps lorsque l'eau ne se colore plus en rouge, et qu'dn ne voit plus nager de gouttelettes graisseuses à sa surface. Il suffit ordinairement de la prolonger six , huit ou dix jours, après quoi on lave exactement le squelette avec une dissolution aqueuse de chlore, ou avec de l'eau à laquelle on a ajouté une petite quantité d'acide uitrique, pour faire périr les larves qui auraient pu être déposées sur les ligamens. On ressuie avec soin, et l'on pratique, à la partie la moins apparente de chaque articulation , une petite ouverture, tant pour en extraire la synovie, que pour y introduire du crin imbibé d'une dissolution alcoolique de camphre et de savon. On le suspend ensuite dans une chambre, où Ton établit un courant d'air , et où l'on maintient la température entre vingt et vingtcinq degrés. Afin de le garantir de la poussière et des mouches», on l'enveloppe d'une toile à canevas, dont les mailles soient très-ecartées.

Les procédés sont absolument les mêmes pour les squelettes de fœtus, qui exigent seulement plus d' adresse et de précautions, à cause de la délicatesse des parties. 11 faut prendre garde d'enlever avec l'instrument tranchant les portions encore cartilagineuses des Os ; ne pas prolonger autant la n lacération ^

SQUELETTOPÉE 4"

fixer la colonne vertébrale à une règle de bois qui l'empêche de se courber en avant par l'affaissement considérable des substances intervertébrales, et même des corps des vertèbres; cnfiu, remplir la poitrine d'une quantité de crin suffisante pour s'opposer à sa déformation.

J. Cloquet et Bogros ont essayé de conserver aux ligamens leur souplesse, et par suite aux articulations des squelettes naturels, leur mobilité. Bogros plongea ecleffet les parties, pendant plusieurs semaines , dans un mélange de deux parties d'huile essentielle de térébenthine et d'une d'alcool. Cette immersion, sans leur enlever rien de leur solidité, fait que les ligarucra conservent une souplesse remarquable. Le procédé de Cloquet est diffe'rent : il consiste à laisser macérer les parties pendant quinze à vingt jours dans une dissolution de quatre livres de sel marin et d'une d'alun dans dix pintes d'eau, eu ayant soiu de les remuer souvent dans la liqueur, de presser les ligamens, de les . tordre , et surtout de les frapper légèrement avec une petite masse de bois; à faire sécher pendant quatre ou cinq jours; à replonger dans une dissolution d'une livre de savon dans trois pintes d'eau, et, au bout de sept ou huit jouis, à laver dans une dissolution d'uno once de sous-carbontate de soude dans deux livres d'eau, après quoi on fait sécher.

Quelque procédé qu'on ait mis en usage, lorsque le squelette est parfaitement sec, on relire le crin que l'on a introduit dans les diverses cavités, et Ton applique sur les ligamens une couche d'essence vestimentale de Duplcix, ou de toute autre liqueur propre à les préserver des atteintes des insectes. Quand celte couche est parfaitement sèche, il ne reste plus qu'à vernir le squelette, dont les diverses parties reçoivent une, deux ou trois couches, suivant qu'on le juge nécessaire. On monte ensuite la pièce sur un support, et on la conserve dans une armoire.

La préparation ou plutôt la construction d'un squelette artificiel est beaucoup plat compliquée et difficile , car, outre des connaissances profondes en ostéologic, elle exige l'habitude des procédés mécaniques.

Les instrumens qu'elle réclame sont des forets de diverses formes et grandeurs, des pinces à mors aplatis , d'autres à mors coniques et taillés en lime sur leurs faces correspondantes, des tenailles incisives, des scies, un compas à vis, des emportepièces, des marteaux, des ciseaux, des limes, des fils de laiton ou d'argent de grosseur variée, des feuilles de cuivre ou d'argent laminé, et de la peau de buffle.

Les dents ne réclament d'autre soin que celui de les fixer dans les alvéoles, en couvrant leurs racines d'une couche • d'ichthyocoJle liquida;.

4? a SQUELKTTOPÉE

A. -l'égard de la mâchoire inférieure, on pratique a cet os une ouverture qui s'étende depuis la partie postérieure de sou col jusqu'à la partie supérieure et moyenne de sou condyle ; on en pratique uue autre verticale, au milieu de la fosse giénoïde, qui se rende à la partie supérieure et moyenne de la base de l'apophyse zvgomalique. Ces deux ouvertures faites, ou y passe un fil , qu'on fixe par deux boucles , en le roulant sur lui-même a ses deux extrémités. La mâchoire étant ainsi fixée, pour imiter ses mouvemens d'abaissement et d'élévation, on fait, de chaqug coté, deux très-petites ouvertures > l'une au sommet de l'apophyse côronoïde, l'autre étendue de la partie postérieure de l'apophyse angulaire a l'orbite - alors on prend un ressort à boudin d'une ligne et demie de diamètre, et long de deux poucxrs, dont on fixe l'extrémité inférieure, par une boucle , h l'apophyse coronoïde, auquel on donne le degré de tension convenable, et qu'on arrête supérieurement r dans l'orbite, par une seconde boucle.

La préparation de I* colonne vertébrale demande que l'on découpe d'abord sur le corps de chaque vertèbre une rondelle de bulfle ayant exactement la forme du fibro-cartilage intermédiaire. Ces rondelles seront au nombre de vingt-trois, plus épaisses en avant qu'en arrière aux régions cervicales eï lombaires, en arrière qu'en avant à la région dorsale. Ensuite on pratique, sur le corps de chacune et de chaque vertèbre , deux trous parallèles et latéraux qui les traversent directement de bas en haut. Les trous de la seconde vertèbre du cou seront obliques, de manière qu'ils se rendent de la face inférieure à la face postérieure de son corps. Deux ouvertures correspondantes a celles des vertèbres sont percées de la grande surface articulaire du sacrum a la face antérieure de la première pièce de cet os. Ces préliminaires terminés, on prend un fil de laiton long de quatre pieds, qu'on plie en deux, de manière à former une anse dans laquelle on introduit un morceau de ressort à boudin d'une longueur égale a la distance qui sépare les deux ouvertures de la face antérieure du sacrum. On presse de chaque côté un des deux chefs de l'anse métallique, successivement, et de bas en haut, dans les ouvertures du sacrum et dans celles du corps des vertèbres et des rondelles, jusqu'à ce qu'ils sortent par la face postérieure de la seconde vertèbre cervicale. Alors on les tire en haut avec force, afin de serrer les uns contre les atrtres le sacrum et toutes les pièces de la colonne épinière, avec les rondelles interposées entre elles. Le ressort à boudin, appliqué transversalement sur ta face antérieure du sacrum, sert à empêcher celte partie d'être coupée par la pression du fil métallique. Chacune des extrémités de celui-ci est retenue en haut par une boucle, à la face posté*

SQUELETTOPÉE 4t3

i ietire de la seconde vertèbre du cou. On achève de consolider convenablement la colonne vertébrale, et de fixer ses courbure», en introduisant dans le canal rachidien une tige de for fixée au moyen de fil* de laiton passés dans les ou vei turcs dont elle doit être percée de distance en distance, et attachés eu arrière sur la face postérieure des lames des vertèbres, préalablement percées de petits trous à cet elfe t.

La colonne vertébrale ainsi consolidée, on s'occupe de l'articulation de la première vertèbre du cou avec la seconde. La main armée d'une petite scie, on pratique, à la partie postérieure de l'apophyse odonloïde, une rainure transversale, dont la profondeur s'élève h une ligne environ. On engage dans celle rainure l'anse d'un fil métallique dont les deux extrémités sont ensuite passées d'arrièro en avant dans deux ouvertures percées horizontalement sur l'arc antérieur de l'atlas, et entre lesquelles règne uue distance d'à peu près quatre lignes. On les arrêté" chacune en devant parle luovcn de deux boucles. Cette ligature, tout en fixant l'apophyse odonloïde, lui permet cependant de tourner avec facilité dans l'espèce d'anneau qui la relient.

Il ne reste plus, pour terminer la colonne vertébrale, qu'à mettre en place le coccyx et la tête.

Pour ce qui concerne le coccyx, on en réunit les trois pièces par le moyen d'une lame triangulaire, dont on fait passer l'extrémité la plus large du sommet du sacrum à un point peu, éloigné de sa face antérieure , où on la recourbe, tandis que l'on recourbe aussi l'autre au niveau de la dernière pièce coccygienne. ••■ ■» .

Quant à la tête, la meilleure manière de la monter consiste h enfoncer, dans ia partie antérieure de chaque coudyle de l'occipital , une cheville de cuivre, dont l'extrémité inférieure, saillante d'environ six lignes, pénètre dans un trou creusé dans la partie correspondante* de chaque surface articulaire de l'atlas. Un écrou à oreilles, qui termine l'extrémité supérieure de la tige de fer passée dans le canal rachidien, et saillante par l'ouverture du sommet du crâne, assujettit parfaitement la tête, qu'il applique sur la premiqjp vertèbre du Cou, tout en lui conservant ses mouvemens de rotation sur la seconde.

La k^kse du squelette artificiel ainsi posée, Ou met en- place les côtes, en procédant de haut en bas. A cet effet, on fixe deux à deux aux vertèbres les têtes des côtes correspondantes des deux côtés, en introduisant, dans une ouverture pratiquée d'avant en arrière à ces tètes, untîl de laiton qui traverse la substance intervertébrale con^spcmuanie , et dont on arrête chaque extrémité' par une boucle fort serrée. Ensuite ort fixe, à chaque apophyse transverse, la partie de la côle qui lui

I by GoogI

4 1 4 SQUELETTOPÉE

correspond, en les perçant (ouïes les deux d'une ouverture destinée à loger un fil de laiton qu'on arrête également par deux boucles, l'une eu arrière sur la face postérieure de l'apophyse, l'autre en devant sur la face antérieure de la côte. î)ès que toutes les côtes se trouvent en place de cette manière , on les perce a leur partie moyenne d'une ouverture dans laquelle on introduit un fil métallique qui sert à les maintenir à la distance convenable, au moyen d'un morceau de ressort à boudin qu'il traverse dans l'intervalle de chaque espace intercostal, et dont on fixe par des boucles l'extrémité inférieure à l'apophyse transverse de la première ou de la seconde vertèbre des lombes, et la supérieure à la lame postérieure d'une des dernières cervicales. 11 ne reste plus qu'à mettre en place le sternum, qui doit avoir été conservé avec ses cartilages : on perce chacun de ces derniers , et l'extrémité de chaque côte correspondante , d'un trou perpendiculaire a leur surface, dans lequel on engage d'avant en arrière les deux chefs fl'une anse de fil de laiton, qui, après avoir été suffisamment serrés, sont fixés chacun par une boucle , dans l'intérieur de la poitrine.

L'apposition du bassin ne présente aucune difficulté. Deux trous, distans d'un pouce environ , pratiqués l'uu au dessus de l'autre de chaque côté du sacrum, et dirigés obliquement de la partie latérale de la face antérieure de cet os à sa face articulaire latérale reçoivent une anse de fil métallique , dont les chefs, passés dans deux ouvertures pratiquées, vis-à-vis des précédentes, à la surface articulaiie de l'os coxal, sont arrêtés chacun par une boucle à la face postérieure de ce dernier os. Entre les deux pubis, on place une rondelle de liège taillée exactement sur leur forme, enveloppée dans un morceau de y>cau de buffle, et beaucoup plus épaisse en -de van t qu'en arrière, qu'on fixe au moyeu d'une anse de fil de lailon passée dans deux ouvertures qui traversent, de droite à gauche , les deux pubis et le remplissage intermédiaires, et dout les bouts sont réunis ensemble à la face interne du bassin.

Après le bassin , on s'occupe de l'épaule. On commence par fixer l'extrémité de la clavicule à l'acromion par le moyen d'un fil de lailon passé dans deux ouvertures verticales pratiquées à ces os, et dont on boucle les deux extrémités pour les arrêter à la partie inférieure de l'articulation. Puis on fixe la base de l'apophyse coracoïde à la partie correspondante de la clavicule par le secours d'un gros fil métallique qui traverse verticalement ces deux portions osseuses, et dont on arrête, par des boucles , l'une des extrémités au dessous de l'apophyse, et l'autre au dessus de la clavicule. Un très-court morceau de ressort à boudin sert h conserver entre ces deux os la petite

SQUELETTOPÉE 4i5

dislance qui les sépare l'un de l'autre chez la plupart des sujets. Ensuite on articule la clavicule avec le sternuni : il faut, pour cela 1 pi aliquvr à ce dernier une ouverture, étendue du milieu de su surface articulaire au haut de sa face postérieure, et assez large pour recevoir p ja fois deux extrémités d'un fil de laiton , qu'où arrête eh arrière, par une double boucle , a Ou d'obtenir une sorte d'auneau formé* en haut et en dehors du sternum, par la partie libreide l'anse. On passe daus cet anneau une autre ause de fil dont les extrémités s'engagent daus

un trou pratiqué à la partie correspondante de la clavicule, et sont fixées de J a même manière. Cette disposition conserve aux deux os lest mouvemeos vagues et obscurs qu'ils exécutent l'une sur l'autre dans Testai naturel. Il est nécessaire, en outre, d'attacher 1 omoplate a la poitrine au moyen d'anses de fîl qui traversent ses deux angles postérieur et inférieur , ainsi que les points correspondant de la seconde et de la septième côtes.

A l'égard de la jonction de l'omoplate avec l'humérus, elle s'opère en perçant la partie postérieure du col de ce dernier d'uue ouverture qui va se rendre sur le milieu de sa tête. On introduit dans .cette ouverture une goupille , dont une boucle fixe l'extrémité inférieure, tandis que la supérieure s'engage dans up autre trou cjui traverse perpendiculairement la cavité glénoïde, et qui va se rendre vers la partie antérieure de la fosse sus-épineuse, où une nouvelle boucle Parrêtc. Cependant, comme ce procédé, que l'on suit ordinairement, ns conserve pas à l'articulation des mouveraens aussi étendus que ceux dont elle jouit sur le vivant, J. Çloquet propos? d'y substituer le suivant. On pratique avec une scie, a la té te de l'humérus, deux incisions qui pénètrent jusqu'à son cente,et qui se croisent à angle droit : on perce , au dessous de la grosse tubérosité, un trou qui aboutit précisément au centre de cette tête; ou y introduit- une goupille articulée dans son milieu au moyen de deux anneaux qui se pénètrent réciproquement, et lorsque l'articulation des deux pièces est parvenue au ctuire de l'os , on arrête l'inférieure par une boucle, puis on pas»e la supérieure par une ouverture faite à la partie moyenne de la cavité glénoïdc, où une autre boucle la retient. De cette nanière le centre de la tête de l'humérus étant pris pour centre des mouvemens, l'os peut en exécuter de très-çtendus dans

ge que 1 on perce

yersaîement un trou depuis la partie antérieure du condrle interne de l'humérus jusqu'à la partie externe et moyenne de sa petite tête ; que, d'an trait de scie, on fasse une fente ve-ti-

<iC> SQUKLETTOPËE

cale, dirigée d'avant en arrière, dans le sillon qui sépare la pcl r tic de l'éminence numérale comprise enlie le ladius et le cubitus, cl terminée dans la cavité olécrànicnne ; qu'à l'aide d'un ciseau étroit on pratique une fente large de cinq lignes et profonde de huit ou dix, à la partie moyenne de la crclc saillante qui partage en deux la grande échancrurc sigmoïde du cubitus j qu'on enfonce dans cette fente une lame de cuivre longue de quinze à dix-huit lignes, large de cinq, et fixée par une goupille qui traverse elle et l'os à la base de l'olécrânc; qu'on glisse la partie libre de cette lame dans la fente de l'humérus; qu'après avoir applique exactement les deux os l'un contre l'autre, on perce (a lame métallique en passant un foret dans le trou pratiqué au devant du condyle interne; enfin , qu'on reunisse cette lame à l'humérus par le moyen d'une goupille ii boucles.

Afin dç conserver les rapports et les mouvemens mutuels du cubitus cl du radius, on pratique une ouverture transversale qu s'étend de la partie supérieure de la face externe du cubitus, quatre lignes au dessous de la petite cavité sigmoïde, à la pâlie correspondante de la face interne de l'os : on y passe, de dehors en dedans, les deux extrémités d'une anse de (il de laiton , avec laquelle on forme un petit anneau place verticalement au dessous de la petite cavité sigmoïde, et dont on arrête les deuxextréniités en dedans par une anse commune ; on pratique une autre ouverture transversale 'a fa partie postérieure du col du radius, à la hauteur de l'anneau ménagé sur le cubitus; on introduit, dans ce dernier, un fil métallique dont on fait passer les extrémités , eu sens contraire, dans le trou du col du radius, et on arrête chacune de celles-ci par une anse. Celte disposition permet à la têic du radius de tourner iur la petite cavité sigmoïde. Quant à la jouclion inférieure des deux os, elle demanda un procédé semblable, maisen sens inverse, c'est-à-dire que le petit anneau vertical doit se trouver sur la partie interne de l'extrémité du radius, et le grand anneau horizontal sur le cubitus.

Lfs deux rangées du carpe doivent être d'abord articulées chacune à part. On perce le scaphoïde, le semi-lunaire et le pyramidal, transversalement et par le milieu de leurs surfaces articulaires, et le prsiforme d'avant en arrière, puis ou les réunit tous quatre au moyen d'un fil de laiton, dont l'une des extrémités est assujettie en dehors du scaphoïde, et l'autre en devant du pisiforme. Quant aux os de la seconde rangée, on les perce et on les réunit tous quatre transversalement» Pottr joindre ensemble les deux rangées , ainsi articulées isolément, on pratique au scaphoïde une ouverture qui, partie de sou extrémité supérieure } se bifurque dans sou iutc-

SQUELETTOPÉE 417

rieur, de manière qu'un de ses côtés sorte par le milieu de la facette articulaire qui regarde le trapèze, et l'autre par celle qui correspond au trapézoïde; on passe dans ces deux, trous les deux extrémités d'un fit de laiton, qu'on engage Tune dans le trapèze, l'autre dans le trapézoïde, et que l'on conserve libres, parce qu'elles serviront à l'articulation de ces. deux os avec les deux premiers uiélacarpiens; on perce ensuite, à la parlie moyenne de ia face supérieure du semi-lunaire, une ouverture que l'on prolonge daus toute la longueur du grand os, depuis la partie moyenne de sa tête jusqu'à la. facette inférieure qui s'articule avec le troisième métacarpien et l'on passe dans ce trajet un fil métallique dont on arrête l'extrémité supérieure par une boucle, tandis que l'on conserve l'inférieure libre pour l'articulation avec le troisième os du métacarpe j enfin, l'on pratique, au sommet du pyramidal, une ouverture simple en haut, qui se divise inférieurcment en deux branches sortant Tune près de l'autre par èa face de l'os correspondante à l'os crochu, dans l'intérieur duquel on continue lès mêmes canaux, en y perçant deux trous qui commencent à sa face inférieure et se terminent l'un au milieu de la face par laquelle il répond au quatrième métacarpien, l'autre à celle qui s'articule avec le cinquième. Ce double canal sert à recevoir une anse de 01 métallique dont le milieu répond à la partie supérieure de l'os pyramidal, et dont les deux extrémités servent à l'articulaliou de cet os avec les deux derniers métacarpiens.

, Ceux-ci se joignent par conséquent à la seconde rangée du carpe par le moyeu des extrémités libres des anses métalliques employées pour son articulation, et qui sortent par les cinq trous pratiqués au trapèze, au trapézoïde, au grand os et à l'os crochu. On pratique à la tête de chaque métacarpien une ouverture oblique, qui part de son milieu, et, après un trajet de six ou sept lignes, gagne la partie supérieure de la face palmaire de l'os. On introduit les fils correspoudans dans ces ti%us, et on les fixe chacun par une boucle. Les quatre derniers métacarpiens doivent également être articulés ensemble par leur extrémité inférieure, et qui a lieu par le moyen d'un fil passé dans des trous que l'on pratique transversalement au point où la tête de chacun d'eux se réunit au corps, interposant un petit cylindre de ressort à boudin entre ces têtes, et fixant les extrémités du fil chacune par une boucle.

Afin de conserver aux articulations nictacarpo-phalangienr.es Jeurs raouvemens de flexion et d'extension , on fixe , â l'extrémité supérieure des phalanges, et par un mécanisme semblable à celui qui a clé décrit plus haut en parlant de l'articulation

4i8 SQUELETTOPÉE

lmraéro-cubilale , une lame métallique large de trois lignes, et longue de doute a quinze , dont on laisse dépasser de dil à douze lignes l'extrémité inférieure, que Ton arrondit ; on scie verticalement les os du métacarpe, depuis le bas de leur tête jusqu'à la partie antérieure de leur corps, de sorte que la fente comprenne seulement la moitié antérieure de leur épaisseur ; on perce transversalement les têtes de ces os, ainsi que les lames qui les traversent, et on y fixe ces dernières avec une goupille rivée sur les deux côtés. Le même mécanisme est adapté aux articulations des phalanges avec les phalangines, et à celles des phalangettes avec les phalangines. La seule différence consiste eu ce que Ton isole les cinq doigts , au lieu de les réunir par une ligature commune, comme on avait fait pour les phalanges. '

La main étaut ainsi préparée , rien n'est plus simple que de la joindre aux os de l avant-bras. Il suffit de deux attaches, l'une en dedans, l'autre en dehors, que l'on fixe d'un côté aux os de Tavant-bras , en perçant leurs extrémités inférieures de bas en haut , l'autre aux anses métalliques que le scaphoïde et le pyramidal présentent à leur face supérieure.

L'articulation du fémur avec le bassin demande que l'on fasse , depuis la partie postérieure de la base du col fémoral jusqu'à la partie moyenne de la tête, une ouverture dans laquelle on introduit, de haut en bas , les deux extrémités d'un fil de laiton, qui sont fixées ensuite par des boucles sur la basé du col; que 1 on fasse passer l'anse étroite, longue de six h huit lignes, formée par la partie moyenne de ce fil, au dessus du milieu de la tete du fémur, dans une ouverture pratiquée au fond de la cavité cotyloïde , et qu'on l'y fixe à la face iuterne du bassin par le moyeu d'une forte agrafe.

Pour ce qui concerne l'articulation fémoro-tibiale, on pratique dans l'épaisseur des deux condyles du fémur une ouverture transversale qui corresponde un peu au dessous des tubérosités de l'os; on en fait, de haut en bas, sur le tibia, deux autres qui s'étendent de la partie postérieure de son épine à Ta partie supérieure de sa face postérieure, et qui laissent supérieurement entre elles une distance de six lignes : cela fait, on prend u A gros fil de laiton, que l'on tord par sou milieu sur une tige d'acier, afin qu'il décrive sept ou huit tours de spirale j tout en conservant ses deux extrémités libres, on place la partie contournée au fond de la cavité qui sépare les deux condyleS fémoraux, puis l'on fait passer dans ses anneaux une grosse goupille qui traverse en même temps l'ouverture transversale des deux condyles, et qui soit rivée de chaque côté; enfin , l'on introduit, de bas en haut, les deux extrémités du fil tordu en spirale dans les ouvertures du tibia, et l'on arrête chacune

SQUELETTOPÉE 4,9

d'elles par une boucle , au niveau de la face postérieure de ce dernier os. Pour terminer, Ton enfonce , dans Ja partie inférieure de la rotule, une lame de cuivre longue de trois pouces , >.ct large de cinq lignes, dont on insère l'extrémité inférieure dans une fente pratiquée sur la tubérosité moyenne du tibia.

L'extrémité supérieure du péroné doit être fixée au tibia par le moyen d'un fil qui traverse la tête du premier de ces os, ainsi que la tubérosité du second, et dont les bouts sont arrêtés vers la partie postérieure de l'articulation.

Les articulations du pied sont plus complexes que celles de la main. Un fil, parti de Ja partie supérieure de l'astragale , et qui sort par la partie inférieure de la petite apophyse du calcancuos, unit ces deux os l'un avec l'autre, et Ton en fixe les deux bouts par deux boucles, l'uue en haut, et l'autre en bas. On réunit ensuite I es trois cunéiformes et le cuboïde à l'aide d'un second fil qui les traverse dans le sens transversal , et dont l'extrémité externe est fixée par une boucie dans la gouttière du cuboïde, destinée au tendon du muscle long péronier latéral, tandis que l'interne se trouve retenue également par une boucle, en dedaus du premier cunéiforme. On fixe le cuboïde au calca- «éum par deux fils, dont les extrémités postérieures sortent par la face inférieure du dernier de ces os, et dont les deux antérieures, qu'on laisse libres pour l'articulation tarso-métatarsienne, sortent par les deux facettes du cuboïde qui se joignent aux quatrième et cinquième os métatarsiens. Trois, fils unissent le scaphoïde au catcanéum et aux trois cunéiformes : le premier passe en dehors et d'arrière en avant, par la. partie externe du coi de l'astragale, et traverse la partie externe du scaphoïde et de la partie moyenne du troisième cunéiforme ; le second traverse successivement, et toujours d'arrière en avant, la partie moyenne du scaphoïde et le second cunéiforme; le troisième , enfin, traverse , dans la même direction , la partie, interne du col de l'astragale , celle du scaphoïde et le premier cunéiforme; des boucles retiennent les extrémités postérieures des trois fils aux endroits où elles correspondent, tandis que leurs extrémités antérieures, qui sortent par la face antérieure des trois cunéiformes, servent, ainsi que les deux fils qui traversent le cuboïde, à articuler le tarse avec les cinq os du métatarse. La jonction de ces derniers et celle des trois ordres de phalanges s'exécutent de la même manière qu'à la main.

Une fois que les os du pied se trouvent joints en^mble, il ne reste plus qu'à les unir à ceux de la jambe ; c'est ce c)ue l'on obtient en se servant d'une goupille qui traverse successivement la malléole interne $ l'astragale cl la malléole externe. Olic goupille réunit en même temps les extrémités inférieures des deux os de la jambe.

4*0 SQUIRRHE

SQUINE , s. f. , smilax china. On désigne sous ce nom , eu matière médicale, la racine d'une plante de la Chine qui appartient à la dioécic hexandric, L. , et à la famille des as -

paraginées, J,

Cette racine nous arrive, par la voie du commerce , en gros morceaux tortueux, noueux, irréguliers , un peu comprimé! et lourds , recouverts d'un épidémie rougeâtre. Elle est blanche et légèrement rosée à l'intérieur. Son tissu est poreux , spongieux et presque subéreux. Elle n'a pas d'odeur, et presque point de saveur , si ce n'est lorsqu'on la mâche pendant long- temps, car alors elle fait sur la langue une impression analogue à celle de la réglisse. Nous n'en possédons pas d'analyse récente, et sur laquelle on puisse compter. Elle contient beaucoup de fécule amylacée , et probablement aussi une certaine quantité de priucipe sucré.

La squinc a joui pendant long-temps d'une grande vogue, qu'elle dut peut-être à l'image, inutile cependant, qu'eu fît Charles-Quint , mais, sans contredit, aux éloges de Vésale, qui la recommanda surtout comme uu sudorifique assuré, et vanta ses vertus curalives dans un grand nombre d'affections morbides , principalement dans les maladies\énériennes. Elle est restée depuis lors comprise dans la classe des sudorifiques , mais on la regarde comme à peu près inerte , ou du moins comme plutôt émol lientc qu'excitaiiie. On ne l'emploie presque jamais seule , et le plus souvent on l'associe aux autres bois sudorifiques, après l'avoir coupée en tranches ou rondelles. Sa dose varie depuis deux gros jusqu'à une once par pinte de liquide, auquel elle communique une couleur rougeâtre.

SQUIRRHE, s. m. , scirrhus. Ce mot, employé par Galieu pour désigner l'étal d'une partie augmentée de volume, dure et indolente, servait pour désigner toute tumeur dure, mobile, circonscrite, égale, rénilcnte, peu ou pointdouloureuso.au, toucher; sans élasticité, sans changement de couleur à la peau ; développée aux testicules, aux mamelles, aux glandes lymphatiques, a la matrice, aux ovaires, à l'œil, à la langue, à la verge, à l'extrémité inférieure du rectum, au pylore, au cœcuim, au foie, à la rate; n'affectant les femmes qu'après la trentième année; se montrant ordinairement de quarante à cinquante; et se terminaut très - souvent par le cancer, en devenant douloureuseet bosselée, surtout par suited'applicalions irritantes sur les tissus enflammés. On considérait comme causes du squirrhe, les contusions, la suppression des hemorrhoïdes, des règles ou de la leucorrhée, de la suppuration de vieux ulcères, des virus vénérien, dartreux, psorique, scrofuleux, goutteux; le séjour dans une atmosphère froide et humide , le défaut d'exercice, une mauvaise nourriture, le cha*grin ,

SQUIRRHE

l'hérédité. Sous le rapport de l'anatomte pathologique, on se bornait ensuite à dire que tout organe squirrhedx perdait son aspect caractéristique, devenait jaunâtre, grisâtre, dur et ressemblant à du lard rance. Cet état morbide était d'ailleurs regardé comme le plus ordinairement incurable,fréquemment mortel, à cause du passage à l'état de cancer, et ne se terminant par résolution ou ne restant slalionnaire que fort rarement. Sans avoir égard a la nature réputée inconnue du mal, on recommandait a peu près tous les moyens pharmaceutiques, hygiéniques et chirurgicaux, en raison des causes présumées de l'affection, lorsque Ûupuytrcn établit la distinction des transformations et productions avec ou saus analogues dans l'organisme, et plaça le squirrhe entre , lè tubercule et le cancer. Bayle et Laènnec ont depuis étudié cette altération de tissu, qui est aujourd'hui aussi bien connue dans ses caractères distinctifs, qu'elle l'était peu à la fin du dernier siècle.

Cruveilhier dit, d'après Dupuytren : -, « La première variété de la dégenération cancéreuse est le squirrhe proprement dit, qu'il ne faut pas confondre avec l'induration : son tissu est divisé en lames ténues, sons dispo-, sitiou linéaire, souvent lobulcux, ayant une consistance qui varie depuis celle du cartilage et du* (îbro - cartilage jusqu'à celle du lard , dont il offre l'aspect, et paraissant forme d'un tissu fibreux et cellulaire pénétré d'albumine. Ses caractères pathologiques sont plus remarquables. Il envahit tous nos tissus, soit primitivement, soit consécutivement , mais affecte une triste prédilection pour les tissus à la fois très-sensibles et abondamment pourvus de vaisseaux bldbcs 5 survient spontanément cm succède a un engorgement par cause externe , scrofulcux, vénérien ôu autre; attaque, le plus communément, à cette époque critique où l'homme et la femme deviennent impropres a la reproduction ; n'a nullement la propriété contagieuse; paraît quelquefois dû à une cause extérieure, mais le

Î)lus souvent à une cause intérieure ; fait éprouver des douleurs ancinanles, des éclairs de douleur ( comme le disait énergiquement une malade à Dupuytren); ne rétrograde jamais vers l'organisation première; marche tantôt avec une rapidité effrayante, et fait périr en quelques mois, tantôt d'une manière chronique, et est encore susceptible des secours de l'art au bonwdr six mois, un an, deux ans; quelquefois enfin reste stationnai! > pendant dix, quinze ans ? n'imprime aucune allération évidente à l'économie, et ne paraît pas hâter l'instant de la mort ^s'étend par continuité de tissu et par la résorption lymphatique; tue quelquefois sans passer à des altérations ultérieures, niais le plus souvent devient le siège d'un travail intérieur ; dans quelques cas rares, tombe en gangrène, cl est

Vjii SQUIRRHE

expulse en totalité; le plus souvent passe à l'état d'ulcère, ou bien se ramollit et devient semblable au cerveau d'un enfant nouveau-né. i>

Uupuytrcn n'a pas dit que le squirrhe attaque l'homme à l'époque où il devient impropre à la génération; non, Dupuytren n'a pas dit cela. Cette description tronquée n'est que le squelette des belles leçons de Dupuytrcn sur le squirrhe ; nous ne mettons pas en doute que les notes sur lesquelles Cru vei Ihicr fa rédigée, n'aient été prises au cours de ce ce'lèbre professeur, qui , le premier, a véritablement enseigne l'anatomie pathologique descriptive; mais ces notes ont été prises a la manière d'un élève qui recueille quelques mots ça et là, qui perd souvent la suite d'un raisonnement, et qui, dans une rédaction plus ou moins tardive, ne reproduit ni la forme, ni la substance du discours.

Enfin, le squirrhe proprement dit est, selon Laënnec, une matière d'un blanc un peu bleuâtre ou grisâtre, légèrement demi-transparente, dont la consistance , dans l'état de crudité, varie depuis celle de la couenne de lard, avec laquelle elle a beaucoup d'analogie pour l'aspect, jusqu'à une dureté voisine de celle des cartilages; ordinairement divisée en masses, subdivisées elles-mêmes en lobules, réunies par un tissu cellulaire très-serré, et dont la forme très- variable offre quelquefois une sorte de régularité et un aspect qui se rapproche de celui des alvéoles de l'abeille. Daus l'état de ramollissement, cette matière prend graduellement la consistance et l'aspect d'une gelée ou d'un sirop, dont la transparence est quelquefois troublée par une teinte grisâtre sale , ou par un peu de sang. Cette matière morbifique, ajoute Laenncc, présente, soit dans l'état de crudité, soit dans celui de ramollissement , plusieurs différences, dont quelques-unes constituent des variétés, et peutêtre même des espèces différentes; les tumeurs désignées par quelques auteurs sous les noms de gurnmi ou pxmmata , en constituent une des plus tranchées.

Le squirrhe se montre quelquefois seul , plus souvent juxtaposé , ou msékngé confusément avec l'encéphaloïde , dans les tumeurs cancéreuses, et même avec les tubercules, les mêlanoses. Jarriais , selon Laënnec, le tissu accidentel sans analogue qu'il appelle squirrhe, ne passe à l'état cérébriforme $ ainsi, quand on dit que le squirrhe passe à l'état cancéreux , dans le langage vulgaire , cela signifie seulement qu*une tumeur lisse et indolcutc devient inégale, bosselée et douloureuse. Il n'est pas de signe d'après lequel on puisse affirmer qu'une tumeur ne renferme que de la matière swuîriheuse , avant l'examen anatomique ; par conséquent , le squirrhe proprement dit n'est jamais un sujet patent d'indication. Mais si on appelle squirrhe toute tumeur telle que celle que

8TAHLUN1SME 4'^

nous avons décrite au commencement de cet article, c'est une maladie qui se résout très-rarement, qui empire sous l'influence desjirritans, et qui uéeessite l'emploi de l'instrument tranchant, lorsque des douleurs vives, el de plus en plus rapprochées , s'y font sentir. V oyez cancer.

STACHIDE, s. fM Stackers; genre de plantes, de la didynatnie gymno*peri»ie, L. , et de la famille des labiées, J., qui a pour caractères : calice anguleux, à cinq dents pointées; corolle bi labiée, à lèvre supérieure en voûte, à lèvre inférieure divisée en trois lobes, dont le médian échancré et Jcs deux latéraux réfléchis; élamines rejetées sur le côté après la floraison. »

La stachîde des bois , stachys sylvalica , plante asse2 comm une dans les lieux humides, passait autrefois pour jouir de propriétés vulnéraires et résolutives, et l'on eu appliquait les feuilles pilées sur les ulcères rongeant, pour faciliter et hâter les progrès de la cicatrisation. Les médecins n'en font aucuu usage, et il paraît seulement que les habitans des campagnes s'en servent encore quelquefois. Elle est excitante, comme toutes les autres labiées aromatiques.

Les mémos propriétés ont été accordées à la stachîde des marais, stachys palustris, autre plante également commune dans nos climats , et qui jouissait même d'une bien plus grande réputation, comme moyen propre à accélérer la guérison des plaies, puisqu'on lui avait donné lcpiihètc fastueuse de panacée des laboureurs. Le sirop préparé avec celte plante a été vanté par Hcrrnann comme un excellent remède contre l'enrouement, et le végétal lui-même passait aussi pour un fébrifuge puissant. On ne s'en sert plus aujourd'hui.

Le stachîde d'Allemagne , stachys germanica , qui affectionne de préférence les lieux monlueux, n'a jamais été fort usitée en médecine, malgré les éloges que Boerbaave lui a donnés comme moyen efficace contre l'apoplexie y i'épilepsic cl les vapeurs. »- , : m jn u

Nous répéterons, a l'égard de ces trois plantes* ce^ue nous avons déjà. dit plus d'une fois en parlant d'autres! labiées plus ou moin3 riches en huile aromatique, c'est qu'elles sont toniques et excitantes, et qu'à ce titifc on ferait peut-être bien de ne pas tant les dédaigner, tandis qu'on emploie une foule de substances exotiques qui ne l'emportent guère sur elles.

S TAHLlilNlS ME ; doctrine de Slahl, qui, après avoir régné dans l'école de Halle, devint, a Montpellier, la source du \ ita iisme. Partant de l'idée que l'homme consiste dans un principe incorporel et impérissable, et d'un corps composé corruptible, Slahl distinguait une vie naturelle ou du corps , qu'il définissait l'activité de l'âme dans le corps, d'où résul-

4*4 STAHLIA.NISME

tent le mouvement, les sécrétions , les excrétions, et la conservation du composé corporel; la vie spirituelle, ou les rapports de l*âme avec Dieu j et la vie primaire ou propre, qui est l'existence de l'àmc en tant qu'esprit. Stahl unissait, de cette manière, la physiologie à la psychologie. Mais, au lieu de considérer l'âme comme un simple impetum faciens , et comme la partie immatérielle et pensante de l'homme, il la peignait comme présidant à tous les actes organiques, même ceux qui ont lieu sans conscience. Pour réfuter celte doctrine , qui fait jouer à l'âme un rôle peu digne d'une émanation de la divinité , il suffit de renvoyer à Bossuet.

Stahl admettait, comme maladies primitives: la pléthore, l'épaisseur du sang, la cacochymie, l'héraorrhagic , la congestion complète, l'incomplète ou rhumatisme, l'inflammation, le spasme, le spasme goutteux, la convulsion, la fièvre, l'œdème, la cachexie, l'hydropisie, etc. En un mot, il suivit la marche adoptée depuis Galien , et qui consistait dans une revue des maladies, en partie d'après leurs symptômes prédominans, leur nature présumée, et en partie a capite ad calcem.

Il fit une étude spéciale des hémorrhagies et des congestions; et, de ses travaux, c'est lout ce qui reste aujourd'hui dans la science. La congestion , disait-il, est une direction spéciale du sang, déterminée par l'âme, au moyen d'un mouvement tonique plus énergique, vers un lieu particulier, où ce liquide s'accumule jusqu'à ce qu'il soit évacué par une hémorrhagic. 11 distinguait M congestion, qui est active, de la stagnation, dans laquelle la progression est empêchée ; dê la stase et de Vobstntction,d&ns lesquelles non-seulement le mouvement mais encore la qualité des humeurs sont altérés. Il divisait les congestions en complètes, donnant lieu aux hémorrhagies ; et incomplètes , qui s'étendent au loin , sont ambulantes, et donnent lieu à des douleurs vagues ou à des flux muqueux.

C'est en combinant cette doctrine des congestions avec celle de l'inflammation et avec l'irritabilité de Haller , que les élèves de Sauvages, de Bordeu, de Barthez, de Fabre, de Vicqd'Azyr, de Chaussier, de Bichat, sont arrivés à la théorie actuelle de l'inflammation. %

Stahl voyait des congestions partout où l'on voit maintenant des irritations; il appliquait, des sangsues surtout à l'anus, pour faire cesser les congestions de la veine porte , qui , dans son école, élait appelée porta malorum , comme aujourd'hui ou le dirait, si on l'osait, de l'estomac.

Les véritables services rendus a la science par Stahl, sont: ses recherches sur les directions du sang; son éioignement pour toute théorie chimique ; l'isolcmcut salutaire qu'il établit

STAPHYLOME 4?5

entre la physiologie et la physique, isolement qui aurait été plus fructueux, s il n'eût trop rapproche la physiologie de la psychologie; le mépris qu'il a témoigné dans sa vieillesse pour les tnédicamens, dont il avait reconnu la fréquente inutilité et les mauvais effets plus fréquens encore.

Comme presque tous les réformateurs, Stahl fut absolu dans ses doctrines, intolérant envers ses confrères, âpiy dans la discussion, sans doute parce qu'il sentait les imperfections de sa doctrine, eu même temps qu^l s'exagérait les services qu'il avait rendus à la science et a l'humanité. Un de ses élèves disait: Dans les congestions hypochondriaco-ischiadico-r odagrico-hémorrhoïdales opiniâtres, les sangsues appliquées l'anus jouissent d'une efficacité telle, qu'on ne peut l'espérer de toute autre médication. Certains élèves de certain profes- • seur pourraient dire aujourd'hui : dans les irritations gastroneuro-arthro-intestinales, les sangsues appliquées à l'épigastre, jouissent d'une efficacité à nulle autre pareille. .

STAPHYLOME, s. m., uvatio. Ce mot est employé pour desiger, i° la petite tumeur formée par la membrane iris saillante à travers la cornée divisée par un, instrument tranchant ou rupturée à la suite d'une inflammation; en un mot, la befr * nie de I'iris; 20 la proéminence de la cornée, qui acquiert ainsi l'aspect d'un grain de raisin; 3° une tumeur en segment de sphère à la sclérotique, provenant de l'éraillement de quelr ques-unes de ses fibres.

Le staphylôme de la corne'c résulte de la saillie de celte membrane, ordinairement amincie, poussée en avant par l'humeur aqueuse surabondante ;les abcès delà cornée disposent à celte altération. La cornée forme quelquefois plusieurs protubérances; ordinairement il n'y en a qu'une seule, et alors elle occupe pour l'ordinaire la moitié inférieure de la cornée. Peu a peu cette membraue se dilate et devient saillante, conique, au point que les paupières ne la recouvrent plus en entier. Elle finit par perdre sa transparence; alors la vision déjà diminuée s'éteint tout à fail. 11 est des staphylômes de la cornée qui consistent uniquement dans \a saillie prononcée dé la cornée sans amincissement, sans conicité, et par suite seulement de l'abondance naturelle de l'humeur aqueuse ; la membrane conserve alors sa transparence, et la vue subit peu d'altération. 11 est rare que la cornée staphylomaleuse soit épaissie; cependant Richler l'a vue cartilagineuse en pareil cas. Plus souvent elle s'amincit de plus en plus à son centre , ♦ et fiuit par se rompre a la plus légère ophlhalmic; l'humeur aqueuse s'écoule, se renouvelle; après quelque akernative , une vive inflammation procure l'atrophie du globe. Il y a toujours des vaisseaux sanguins distincts dans la cornée affectée

STAPHYLOR A PHIE

de staphylome,ou du monts, quand on l'incise , du sang paraît a la surface de la plaie. La couleur la plus commune du siaphylôrtie est le blanc pérlé, ruarefoé de taches bleuâtres quand l'opacité a Kcu. Il est des staphylômes très-développés sans changement dans la teinte de la cornée, et c'est alors que la tumeur a réellement beaucoup de ressemblance avec un grain èc raisin* m «i

Le slaphylôme de la cornée n'est que l'effet de l'amincisse* ment total ou partief de cette membrane, ou bien le preniiW degré de rhydrophthalmie. Ces deux conditions morbides se réunissent souvent pour le constituer.' > <

Le traitement de ce staphylômc consiste dans les précautions à prendre pour éviter que IVeil affecté soit atteint par . un corps étranger quelconque , et l'emploi des moyens à l'aide desquels on peut espérer de diminuer ou faire cesser l'inflammation chronique interne du globe de l'œil , qui l'accompagne ordinairement. La compression est nn moyen absurde. La ponction soulage les douleurs, souvent intolérables, ressenties dans l'œil et aux environs. Quand le mal est au plus haut degré, et la douleur très*vive, il devient souveut indispensable • de hâter le moment où l'œil s'atrophiera , après s'être rompu à diverses reprises ; pour cela , il faut enlever un segment dé 1* cornée avec des ciseaux. L'espèce de guillotine imaginée par Demours est un instrument digne du moyen âge.

Le 9taphylômc de la sclérotique, toujours partagé par la choroïde, est occasioné par une contusion, une blessure ? il accompagne celui de la cornée; quand il existe Seul , il détend delà partie postérieure de la sclérotique au voisinage* de la cornée , et c'est près d'elle qu'il est le plus considérable. Quelquefois on l'a trouvé, après la mort, situé à la région infê J rieure latérale externe. Il paraît que toujours la sclérotique est amincie, à la manière peut-être des aponévroses c rai liées. Des douleurs accompagnent souvent ce staphylôtne , comme le précédent. Celui de la sclérotique réclame l'emploi des antiphiogistiques et des caïmans; quand il est seul, jamais l'ouverture du globe n'est indiquée. Qua*ï4 il est continu à un staphylôme de la cornée, c'est de PeHat de-celui-ci qu'on doit tirer les indications.

STAPHYLOR APH1E , 9. f., nom imposé, durant ces dernières années , à la suture du voile du palais. Comme la lèvre supérieure et la voûte palatine, cet organe demeure, chez certains sujets, séparé sur la ligne médiane en deux moitiés égales, que l'élasticité des tissus et les contractions musculaires écartent l'uu de l'autre. Analogue au bec de lièvre congéoial, et produite par les mêmes causes, cette disposition anormale était autrefois considérée comme très-rare, par la

STAPHYLORAPHIE <a7

raison, sans doute, que les chirurgiens, ne pouvant y remédier, ne lui accordaient qu'un faible intérêt. Depuis que les travaux de Grœfc, en Allemagne, et de Roux, en France, ont fixé l'attention sur ce point, on a vu subitement se multiplier , en quelque sorte , les exemples de bifurcation du voile du palais. Cette grave lésion s'est, dès lors, montrée plus fréquente qu'où ne l'avait pensé, et toutes les va rptés dont elle semble susceptible ont été eu peu de temps observées et décritesv • <, o

Elle se présente, eu, général , sous trois formes ou degrés bien distincts. A la première catégorie appartiennent les cas où la luette seule est divisée, le reste de l'organe auquel elle appartient présentant ta forme et l'organisation complète qui constituent l'état normal. Cette disposition est très-rare. A peine a-t-on rencontre quelques sujets qui la présentassent , et il paraît que, sous le nom de luette bifide, les auteurs ont souvent désigné, moins des divisions bornées a celte appendice, que de véritables bifurcations de la plus grande partie ou même de la totalité du voile palatin. Quoi qu'il en soit, on trouve alors cet organe terminé en bas par d'eux éminences mamelonnées, séparées l'une de l'autre par un intervalle plus ou moins; étendu , et obéissant, chacune, aux muscles de la moitié du voile à laquelle elle correspond. A un degré de difT foi mité plus avancé, non-seulement la luette, mais toute la hauteur du septum palatin, sont divisés \e long de la ligne médiane. Quelquefois, cependant, la section se borne au tiers ou à lu moitié inférieure de l'organe , le 'reste présentant encore la continuité de texture qu'il doit avoir. Enfin, aux cas les plus graves se rallient ceux dans lesquels, non-seulement le voile du palais, mais la voûte palatine et quelquefois la lèvre supérieure, sont elles-mêmes le siège d'une semblable difformité. Il est manifeste qu'alors les efforts organiques sont demeurés impuissans, à une époque plus ou moins avancée de la gestation, pour réunir et .agglutiner les deux moitiés latérales, en lesquelles «sont «divisées d'abord toutes les parties situées sur la ligne médiane, et qui présentent ensuite, pendant le reste de la vie, un raphée saillant, trace de l'espèce de suture dont elles ont e'té le siège.

Quelle que soit son étendue verticale , et qu'elle se propage on non à la voûte palatine, la division congéniale du voile du

Salais est toujours unique. Les parties latérales qui résultent c cette disposition sont rétractées en dehors, et laissent entre elles un intervalle triangulaire, plus large en bas qu'en haut. A chaque moitié, est suspendue la portion de luette qui lui appartient. Les bords de la division sont arrondis, un peu plus épais inférieurcment qu'à leur partie supérieure, et recouverts par une pellicule membraneuse rougeâtre, difficile

4*8 STAPHYLORAPII1E

à distinguer de la membrane muqueuse environnante. La c om munication établie par le fait de Ja difformité, entre la cavité buccale et l'arrière-bouche, est d'autant plus large et plus directe que la division du voile palatin est plus complète; elle s"élend aux fosses nasales, lorsque les os du palais et les maxillaires supérieurs sont séparés des organes semblables du c^é opposé. Quelquefois, la mâchoire supérieure, ainsi divisée d'avant eu arrière dans toute son étendue, ne présente plus que deux masses latérales, n'ayant entre elles aucune connexion apparente, et constituant, en quelque manière, deux organes distincts, qu'une scissure profonde sépare l'un de i'autre.

Les incommodités produites par la bifurcation du voile du palais, sont proportionnées à l'étendue de la division dont cet organe est atteint. La simple bifurcation de la luette n'entraîne presque aucun inconvénient. Les sujets peuvent alors parler d'une manière distincte, et les actions relatives à la déglutition des alimens ou des boissons sont à peine altérées. Il n'en est point de même dans les cas où le voile palatin se trouve entièrement divisé, et moins encore dans ceux où la voûte palatine participe a Ja difformité. Alors les accidens sont portes au plus haut degré. Chez l'enfant nouveau-né, la bifurcan tion du voile du palais, alors même que la paroi supérieure de la bouche est intacte, entraîne une difficulté extrême dans l'exercice de la succion du lait, et ensuite dans la déglutition de ce liquide. La base de la langue ne pouvant alors s'appliquer exactement aux parties divisées, le vide ne saurait être fait dans la bouche avec assez de force pour y attirer le liquide du sein maternel. Il y a même une impossibilité complète de produire cet effet lorsque la voûte palatine est fendue. Dans ces occasions, il faut, ou placer l'enfant, pendant qu'il telle, dans une position verticale, et aider à l'action imparfaite de sa bouche par une pression continuée sur le sein, ou, si ce premier moyeu ne réussit pas, recourir, pour l'alimentation, au biberon ou a la cuiller. La difficulté d'avaler les alimens et surtout les substances liquides, la facilité avec laquelle ces matières reviennent de l'arrière-bouche daus les fosses nasales lorsque la déglutition est troublée, l'impossibilité absolue de souffler, de lirer du sou des instrumens a vent , de humer les boissons comme on le fait pour se désaltérer au bord d'un ruisseau : telles sont quelques-unes des principales incommodités qui affligent, plus tard, les sujets dont le voile du palais est bifurqué.

L'exercice de la parole est la fonction que celte difformité altère le plus. La voix présente alors ce timbre désagréable et nasonné que l'on remarque chez les personnes dont le voile du palais ou la voûte palatine ont été perforés ou en partie <Jé-

ST APHYLOR A PHIE 4*9

truits par les érosions syphilitiques dont ces organes sont si fre- (juemment le siège. L'articulation des sons est pc'nible et fatigante , non-seulement pour le malade , mais pour les personnes quiTecoutent. Les syllabes gutturales ou articulées ne peuvent être prononcées que d'une manière imparfaite, et quelquefois le son discordant qui les remplace rend le discours presque inintelligible. On conçoit combien une semblable imperfection dans l'usage du principal moyen de transmettre les idées doit nuire aux progrès de l'éducation intellectuelle des enfans, et, chez les sujets adultes, à l'expression de la pensée.

La bifurcation du voile du palais n'est jamais accompagnée de perte réelle de substance à cet organe. Les deux parties latérales qui Je constituent présentent, comme les moitiés de la lèvre, dans le bec de lièvre, leurs dimensions normales; elles peuvent être mutuellement rapprochées et mises en contact sans qu'il soit besoin d'exercer sur elles bcâucoup d'efforts. Il y a plus, lorsque la bouche étant ouverte, le malade exécute un mouvement de déglutition , on voit quelquefois, ainsi que l'a observé Houx, le jeu des muscles ramener vers le ceulrc et affronter pendant un instant presque indivisible les tissus divisés. C'est cette action , difficile à comprendre d'après la disposition connue des muscles staphyiins, et durant laquelle la continuité de l'organe se trouve momentanément rétablie, qui a éclaire tout à- coup le chirurgien que nous venons de citer, sur la possibilité de remédier par la suture à la difformité qu'il avait sous les yeux, et dont il examinait attentivement les dispositions. On ne connaissait pas alors en France les tentatives de Graefc pour atteindre le même but , et si les deux opérateurs se sont rencontres dans Ij^choix des moyens qu'ils ont mis en usage, on doit l'attribuer h la nature tellement évidente de la lésion, qu'elle ne comportait presque aucune incertitude dans la détermination des indications à remplir, et dans l'exécution du procédé le plus propre à la faire cesser. Il ne pouvait être question que d'aviver les bords de la division anormale, de les rapprocher et de les maintenir eu contact jusqu'à l'époque .nécessaire pour en obtenir l'agglutination. Une opération analogue h celle du bec de lièvre pouvait seule être tentée dans de semblables circonstances.

Le procédé suivant, mis en usage par Roux, diffère a peine par quelques détails de celui du praticien allemand, et satisfait à toutes les conditions suscepubles d'assurer le succès de la staphyloraphie. Des aiguilles courbes ordinaires, fort petites et bien effilées; un porte-aiguille assez long pour qu'on puisse aisément, sans porter les doigts dans la bouche, retirer en arrière l'auneau qui en maintient les branches rapprochées; des pinces à anneaux, un bistouri boutonné , ou, mieux encore, des ciseaux à branches très-longues, dont les lames, fort

>erce

43o STAPHYLORAPHIE

courtes, sont coudées dans le sens d'un de leurs bords, immédiatement au dessus de l'écusson 5 enfin r des fils cirés latges et aplatis, tels sont les instruiuens nécessaires pour pratiquer celle opération. Chaque fil ciré doit être armé de deux aiguilles, placées à ses extéraités. Le sujet doit êlre assis sur un .siège solide, et assez élevé pour que le chirurgien n'ait ^ besoin de se trop courber afin d'agir dans le fond de hL cavité buccale. La tête sera maintenue fixée contre la poitrine d'un aide , et la bouche, largement ouverte, doit être dirigée de telle sorte, que la 1 un, 1ère y péiiètre directement et eu éclaire les parties les plus profondes. Si le malade était, sinon indocile, du moins assez peu sûr de lui pour ne pas répondre de tenir constamment ses mâchoires écartées, il conviendrait dé placer entre les dents molaires, de chaque côté, un iriorceau de bois tendre ou de liège, destiné à prcfenir leur rapprochement.

vis voile dont

que les parties

fonce la pointe de l'instrument dans l'organe, et transp< une de ses parties a arrière eu avant, à quatre ligues environ du bord anormal qu'il s'agit de réunir au bord opposé. La pointe de l'aiguille, faisant autant que possible saillie en avant, doit êlre saisie avec les pinces à anneaux, et retiréé vers la bouche, après que l'on a fait lâcher prise au porte-aiguille. Un des bouts de la ligature se trouve alors placé. L'afguille, qui arme son extr^bûte opposée, est ensuite portée, de la même manière, dcrrièreTautrc portion du voile ^alafrri;' qu'elle traverse^ la même hauteur et suivant le même mécanisme, afin d'achever le placement du premier fil. Il convient d'exécuter ce premier temps de l'opération en procédant de bas en haut. Trois ligatures suffisent ordinairement. Une doit être placée un peu au dessus du bord inférieur du voile du palais, la seconde vers le milieu de la.hauieur de cet organe, et la troisième au niveau de l'angle d'union des deux bords de la fente anormale qui le divise. Les anses formées par elles sont dirigées en arrière7 et leurs extrémités correspondent a la cavité de la bouche. . m ,

Afin de rendre saignantes les lèvres de la division dont les

liu jia i a 1 s ia y iuj t jh.v. «-«~ - — q — , *

tirer légèrement h lui, et la mettre dans un état de tension qui favorise l'action de l'instrument. Le bistouri boutonné, porte en dehors de la pince , le tranchant en kaut , et tenu de la main

STAPHYLORAPHIE 43 1

tlroilc pour opérer sur le côté gauche, et réciproquement , doit cire conduit, en tirant de bas eu haut de manière à resciserun lambeau d'une demi-ligne d'épaisseur environ daus toute l'ctcnduedubord anormal du voile paltrtin. H fout prolonger cette section au delà de la commissure des deux moitiés de l'organe, et disposer les deux plaies de telle sorte, qu'elles se réunissent supérieurement à angle Lrès-aigu,en paissant entre elles aucune paitie que Instrument tranchant n'ait avivée. Lorsqu'on fait usage des ciseaux, le bord h retrancher étant placé cutre leuïs lames , dont les extrémités émoussées sont dirigées en haut, la résection s'opère en deux ou trois coups, avec plus de facilité «tune régularité plus grande que lorsqu'on se sert du bistouri, dont l'action est longue , difficile a supporter, et expose quelquefois à produire une plaie anguleuse, h raison des contractions involontaires dont les parties sont agitées pendant qu'elle a lieu.

Le chirurgien termine enfin l'opération en nouant les extrémités des fils. 11 commence encore par les ligatures inférieures. Pour cela, les parties étant rapprochées, un premier nœud est fait, serré "au degré convenable, puis saisi par un aide avec les pinces à anneaux, afin qu'il ne se relâche pas, jusqu'à ce que le second nœud soit formé et tiré sur lui, de manière à assurer la solidité de la réunion. Les bouts excédans des fils sont ensuite retranchés avec les ciseaux, et l'on abandonne les parties à elles-mêmes.

L'opération de la staphyloraphie est incontestablement une des plus difficiles et des plus laborieuses de la chirurgie. Elle exige autant d'adresse de la part du chirurgien, que de patience et de résignation de celle du malade. On ne peut manifestement la pratiquer que sur des sujets dont la raison est assez développée , et qui sentent assez fortement l'importance du but que l'on se propose d'atteindre en la pratiquant, pour se soumettre sans résistance aux manœuvres minutieuses et péuibles qu'elle exige, ainsi qu'aux privations qu'il faut s'imposer, afin de n'en pas compromettre le succès. On ne saurait donc la mettre en pratique 6ur les enfans; mais a partir de l'adolescence, elle réussit d'autant mieux, et remédie d'autant plus promptement et pins sûrement aux incommodités que la division du voile du palais entraînait, que le sujet est plus jeune, et ses organes plus susceptibles encore d'éducation et de perfectibilité. Les irritations du pharynx, Celles de la poitrine et des conduits aériens, sont autant de contre-indications absolues à b pratique de la staphyloraphie. Les secousses de la toiix ne manqueraient pas de faire échouer le travail de la réunion, soit en occastouant la déchirure des tissus que les fils embrassent, soit en provoquant entre les parties rapprochée*

432 STAPHYLORAPHIE

des mouvemens qui rendraient leur aggluliualion impossible. Iloux cite l'observation remarquable d'un jeune homme chez lequel l'opération pratiquée sous les plus favorables auspices, échoua cependant deux fois, à la suilc d'une toux que l'irritalion du voile du paiuis développait peudaul le* jours suivans.

Lorsque les deux moitiés du voile du palais sont maintenues en contact par les lils, il faut que le sujet s'interdise aussitôt tout mouvetuent susceptible de troubler le travail organique de la réuniou. Peudaul les trois à quatre premieis jours, il ne doit pas proférer un seul mol, prendre la moindre parcelle d'aliment ou de boisson, et même avaler sa salive. Toutes ces actions seraient nuisibles et pourraient faire échouer l'opéra tifcn. II convient d'écarter de l'opéré toutes les causes susceptibles d'exciter le rire , l'éteruucujcut, la louxetles autres actionsqui ébranlent et agitent les parties voisines de l'isthme du gosier. Des lavemens fréqueus et des bains peuvent suppléer jusqu'à un certain point, pendant lu durée du traitement couséculif, les alimens et les boissons. La phlogosc qui survient aux parties rapprochées, n'a jamais présenté un degré d'intensité remarquable, et exigé de soins particuliers. Ou conçoit cependant que des saignées locales pratiquéesà la partie supérieure du cou, pourraient être rendues nécessaires par sa trop grande violence. Dans les cas les plus heureux, lorsque rien n'a trouble la marche du travail organique, ou peut ôter le fil supérieur à la fin du quatrième jour, et celui du milieu le jour suivant; la prudence conseille de laisser le fil inférieur jusqu'au sixième jour environ. Des ciseaux a pointe mousse solide et bien trauchans servent à couper les ligaluies pies du nœud ; puis, celui-ci étant saisi avec les pinces à anneaux, ou en débarrasse les parties avec d'autant plus de facilité qu'elles sont molles , humides et non recouvertes d'un pus desséché, susceptible de s'opposerà l'exécution de cette légère opérai ion.

A partir du cinquième et du sixième jour, le malade peut commencer a prendre, avec de grandes précautions , quelques cuillerées de bouillon, puis tics potages très-clairs, enfin des alimens de plus en plus solides. Rien ne s'oppose dès lors aussi à ce qu'on lui accorde la permission. d'articuler quelques mots , et de se livrer graduellement à l'exercice de la parole.

Depuis que la stapliy loraphic a été pratiquée a\ ce succès en Frauce, divers chirurgiens de la Belgique 'cl de l'Angleterre se sont empressés d'y recourir, cl en oni obtenu des succès remarquables. Alcock de Londres crut devoir s'écarter du procédé que nous avons décrit, et se servir de la suture entortillée ; mais le manuel de l'opération, loin d'èlre amélioré par une addition de ce genre, se trouve#manifoj>lement, au contraire, surchargé de complications nouvelles et superflues. Quelques

STAPHYLORAPHIE 433

personnes ont commencé par resciser les bords de la plaie avant de placer les fils destinés à opérer la coaptation. Rien ne semble, au premier abord, plus indifférent qu'une modification semblable; cependant le sang qui s'écoule de la plaie , la douleur, produite par la section, les contractions involontaires des muscles irrités, sont autant de circonstances qui peuvent rendre

le placement des aiguilles, et faire naître des

qu'on ne rencontre pas lorsqu'on commence, ainsi que nous l'avons indiqué, par cette partie importante de l'opération.

La staphyloraphie n'est pas appliquée avec un succès égal à tous les cas de bifurcation du voile du palais. Chez un sujet docile , et lorsque rien ne vient contrarier le travail de la réunion, on peut se promettre, avec une certitude presque entière, de remédier à la difformité , dans tous les cas où la division anormale reste bornée aux. parties molles, la voûte palatine étant intacte et présentant des dispositions normales. Muis, ce qui est d'ailleurs fort remarquable, l'expérience a constaté que le plus léger écarlement des os qui forment en arrière le plancher des fosses nasales suffit, en s'opposant a l'exact rapprochement de l'angle supérieur de la plaie, pour faire entièrement échouer la suture. Dans tous les cas où Roux a rencontré cette disposition, la staphyloraphie est demeurée inutile : l'enlèvement des 61s cirés à l'époque ordinaire était bientôt suivi de la destruction de l'espèce de cicatricule que Ton croyait fermée , et de l'écartement nouveau des parties momentanément rapprochées. Une fois seulement, chez un homme déjà âgé, les deux moitiés du voile palatin ne se disjoignirent

Sue dans les deux tiers supérieurs de leurs bords corresponans, la réunion étant restée définitive en bas. Cette apparence de succès demeura inutile pour le malade, aucun obturateur ne put être appliqué, et les incommodités qu'il éprouvait avant l'opération persistèrent au même degré.

11 serait cependant très- important de réunir complètement, chez les sujets atteints de fissure à la voûte palatine, les divisions anormales du voile qui termine cette partie en arrière. 11 en résulterait certainement une amélioration immédiate dans leur état; peut-être même que le tiraillement opéré par les parties réunies rapprocherait les os, comme après l'opération du bec de lièvre compliqué de diduction des os maxillaires supérieurs; enfin, un obturateur, placé dans la fissure osseuse et la fermant, compléterait la voûte de la bouche, et rendrait possible l'exécution normale de la déglutition, de la parole et de toutes les actions qui en dépendent. Levret, Jourdain et Autenrieth se sont occupés des moyens de rapprocher, par des moyens mécaniques appropriés , les

deux portions séparées de la mâchoire supérieure. De douces tractions opérets en sens contraire sur les dents molaires, une compression latérale, exercée de dehors en dedans, et destinée à pousser les deux os maxillaires l'un vers l'autre, sont des procédés qui, dans les cas dont il s'agit, pourraient servir de préliminaire à Ja slaphyloraphie, et en préparer le succès, par la disparition de la complication qui la fait le plus sûreuicut échouer. L'expérience n'a point encore prononcé sur les avantages que Ton pourrait en obtenir , chez des sujets assez jeunes pour que les os soient encore susceptibles d'obéir aux mouvemens que l'on se propose de leur imprimer. En attendant ces résultats, Roux a imaginé d'ajouter, dans un cas de division de la voûte palatine, la modification suivante à la staphyloraphic ordinaire : les fils cire's étant placés , et les bords de la plaie avivés dans toute leur étendue, il sépara transversalement la portion interne de chaque moitié du voile, de la partie postérieure de Ja voûte palatine , dans l'étendue de cinq a six lignes. Cette section a pcimis aux parties molles, jusque là retenues écartées supérieurement par leur adhérence aux os, de s'étendre et de pouvoir être immédiatement réunies en haut comme en bas. Malgré ce surcroît de douleur, le sujet n'obtint qu'une oblitération de la moitié inférieure de la fente anormale, mais il pourra porter an obturateur qui rendra moins sensible et moins gênante la difformité qui lui reste encore.

Nous n'insisterons pas sur la slaphyloraphie appîîqnéè aux plaies récentes du voile du palais et aux perforations produites dans cette partie par les ulcères dont elle est si fréquemment atteinte : ce que nous avons dit de la suture pratiquée dans les cas de divisions anormales, sulfit pour indiquer comment il faudrait procéder chez les sujtls dont il s'agit ici.

STASE, s. f. , stagnatïo; séjour prolongé d'unr» humeur , et le plus ordinairement du sang, dans nne partie organique, saus que la collection de liquide soit l'effet d'aucun excès d'action, d'aucun afflux. Tel n'était (pas tout à lait le sens dans lequel Stahl employait cette expression, souvent usitée de nos jours, et jamais bien dcTinie.

STATION, s. f., */a//o;étatdu corps dans lequel un pltis ou moins grand nombre démuselés agissent pour le maintenir dans une situation immobile, pour en fixer les diverses parties, et pour empêcher que, par l'effet dé leur propre poids, elles ne se dérobent les unes sous les autres. On a aussi défini cet état, l'immobilité active et volontaire du corps, qui s'appuie sur le sol dans une position fixe et donnée.

L'homme est susceptible de prendre un grand nombre d'attitudes variées; mais toutes ont cela de commun, que le centre de gravité du corps correspond a la partie résistante du sol

sur laquelle pèse le poids de ce dernier} el que plus cetle surface, appelée base de sustentation, est large, incapable de céder, el rapprochée de la direction horizontale , plus la sla» . tion est suie et facile à maintenir, parce que, dans cetle circonstance, le Centre de gia\i:e du corps a plus de facilité pour se balancer à droite ou a gauche, sans que sa ligue de ptopeusiou verticale dépisse les limites de celte même base. L'homme peut se tenir immobile debout sur les deux pieds, sur un seul, ou sur leur pointe, à genoux, assis, et de quelques autres maniâtes encore, qui ne sont que des modifîcalions de cellcs-la, ou des tours de lorec.

La station sur les deux pieds est l'attribut caractéristique de riiommc; proposition qu'il serait oiseux de vouloir démontrer ici, quoiqu'elle ait enfante des volumes, remplis les uns de paradoxes, et les autres d'inutilités. C'est la plus importante de toutes ses attitudes, cl celle qui offre Ja condi ion préliminaire essentielle de tous ses mouvemens généraux. Pour eu concevoir le mécanisme , il faut examiner lour à tour les diverses circonstances, actives ou passives, qui maintiennent toutes les articulations dans un état permanent de fixité, de la lèle aux pi< d>. La tendance de la léte à tomber en avant est contrebalancée par l'action de ses muscles extenseurs, le splenius, les deux complexus, le trapèze et les deux droits postéi leur*. Celle de la colonne rachidienne à s'incliner dans Je même sens, l'est par la contraction des muscles qui remplissent les gouttières vertébrales, tels que le sacro-lombaire , le long dorsal, le transversale , el le transversaire épineux, qui fixent les verl#brcs de bas en haut sur le sacrum, après avoir commencé par maintenir les lombaires sur ce dernier os, et réduisent ainsi les vingl-qualre pièces de la colonne à la condition d'un os unique, de manière que tout le corps, y compris la tète, se trouve transforme en un seul levier jusqu'au bassin, qui lui-même en fait partie, puisque le sacrum, base du raphia, est articulé d'une manière immobile avec les os coxaux. Ce levier pesant repose, par deux points, les cavités cotyloïdes, sur deux pivots arrondis, les léles des fémurs,- ne pouvant se lenir de lui-même en équilibre sur ces deux pivots , et ayant encore de la tendance à s'incliner en avant, a cause surtout de l'obliquité du bassin, il a basoin d'être fixe par les irois fessiers, dont l'action alterne avec celle du demi-tendineux, du demi-membraneux et du biceps, afin que les uns et les autres puissent se reposer à leur tour. Peut-être aussi les muscles psoas et iliaque, quoique fléchisseurs de la cuisse, se contractent-ils en même temps, afin de fixer le fémur en devant, et lui permettre de devenir point d'appui pour les fessiers. Le levier du corps, prolonge ainsi jusqu'au genou, rc»

pose alors sur ic sommet de* tibias, qui lui fournissent une base tiO|> étroite pour qu'il puisse se maintenir de lui même en équilibre sur ellej d'ailleurs sou poids tend à taire fléchir la cuisse sur la jambe. Cesi à cet effet que s'opposent les muscles dioil antéiieur et triceps crural. 11 résulte de là que le levier se trouve transporté à l'extrémité intérieure des tibias, dont l'énoitesse . jomtc à la mobilité de la jambe sur le pied, ne lui permetrait pas non plus de rester en équilibre sans l'action des muscles jumeaux, soléaiic, grand el moyen pérouiers et jambier postérieur. Enfin, le pied lui-mèmd| déjà iixé, par le seul fait de la pesanteur du levier qu'il supporte, au sol sur lequel il s'applique à plat par une surface assez éleudue , -y est souvent âUacfo d'une manière plus solide encore par l'action des plantaire grêle, fléchisseuï» supetCciel et profond , lom-

bricaux, accessoire du fléchisseur commun, long et court fléchisseurs du gros orteil, adducteur et abjucleu, de ce môme

former qu'une seule pièce de la léte aux pieds. On doit faire abstraction des membres pectoraux , qui se font équilibre par leur propre poids , et qui sont d'ailleurs attachés mécaniquement aux parties latérales du tronc. Ce long levier se maintient ensuite dans la situation verticale, parce que la surface des pieds, par laquelle il touche le sol, présente une base de sustentation assez étendue pour que la ligue de gravité puisse y tomber 5 mais comme les articulations, celles surtout de la

et que la base la. hauteur du

levier, il faut des efforts continuels, tant pour entretenir la fixité des diverses articulations les unes sur les autres, que pour maintenir le levier total daus une telle situation, que sa ligne de cravilé ne sorte pas de l'espace compris par sa base de sustentation. Non-seulemcut les parties sont disposées de la manière la plus favorable pour produire ce résultat important, mais encore les muscles nombreux qui circonscrivent le

nstan •avité ipulsi

ment la mesure de Ieurf contractions. La station snr les deux pieds est donc un état très-actif, cl si fatigant même, que, comme on ne peut pas faire tomber toujours la verticale sur l'axe qui unit le centre des deux têtes fémorales, on la fait1 tomber successivement un peu en avant, eu arrière et de côté, afin de n'employer à la fois qu'un certain nombre de

. , : -. *n..;.{ um »|j nwJ.il J'ii »*• '» J'"'" '

muscles , cl de leur permettre de se reposer tour k tour. Voilà

{murquoi, par exemple, lorsque la station se prolonge, 'homme fait porter alternativement le poids du corp3, tantôt sur une jambe, et tantôt sur l'autre.

Dans le cours même de la station sur deux pieds, on peut mouvoir isolément et iuclincr de diverses manières chacune des articulations supérieures du corps. La station n'eu demeure pas moins solide, poufvu que, dans ces nouvelles attitudes, la ligne de gravité ne sorte pas de la base de sustentation mesurée par les pieds. 11 serait trop long d'énumérer tous les détails de ces différentes attitudes , qui varient à l'infini, et dont le mécanisme ne diffère de celui de (a station verticale et fixe, que par des nuances- légères, facile k saisir quand on connaît celui de l'état principal dont elles ne sont que de simples modifications.

( Après la station sur deux pieds, la plus familière a l'homme est la station assise, celle dont il fait choix le plus ordinairement lorsqu'il veut se livrer au repos pendant la veille. Le corps reposant alors sur les tubérosilés scialiques, le levier se trouve diminué de toute la longueur des membres pelyieus, et la base de sustentation agrandie en avant, tant paicc que les tubérosités des ischions sont situées sur un plan un, peu plus antérieur que les cavités cotyloîdcs, que parce que les cuisses , sont fléchies sur le tronc. Mais cette base n'ayant pas autant d'étendue eu arrière, il en résulte que l'homme est obligé de s'incliner en avant, ou d'avoir un appui qui lui soutienne le d ou. Ge sont donc les muscles psoas, iliaques, et abdominaux qui, agissent alors, - e4 de Ik vient que c'est surtout au ventre que la fatigue se fait sentir lorsque l'on demeure assis pendant lo|)g-iemps sur un siège sans -dossier; mais celte fatigue est moins considérable que dans l'attitude précédente, parce qu'il y a moins de muscles qui agissent, et que le leviér auquel ils servant; de sou lien est moins long. Lorsque le siège se trouve garni d'un dossier, les muscles abdominaux 'demeurent en repos*; et Al ne reste plus que la tète k tenir en équilibre. On peut uussi^ pendant cette station, imprimer des mouvemens divers aux articulations supérieures et inférieures k celle qui sert de point dVppu».

La situation accroupie , peu usitée chez l'homme civilisé, mais très-familière aux peuplades sauvages, est aussi une situation de repos, caria base de sustentation est assez large, elle levier diminue de toute la longueur du membre pelvien , le corps reposant k la fois sur les pieds et sur les fesses, et les cuisses étant fortement fléchies sur les jambes, que les membres pectoraux embrassent et contribuent encore k fixer, presque mécaniquement et sans efforls. 11 ne resle que l'équilibre de la tête k maintenir , et l'articulation de celle partie du corps est

la seule qu'on puisse mouvoir, toute* les autres étanl repliées cl comme réuuics e» ua seul faisceau. f?lfc. J . J

Dam l'âge nouillenieot, le corps repose sur les deux ïCftules, ce qui fait <jue le levier de la stattou est djmiuué de toute la, > hauteur de la jambe et du pied . Mais la buse de sustentation , agrandie en arrière par la jambe appliquée sur le sol, n'offre aucune étendue en avant , ce qui fait qu'eu l'absence d'appui mécanique dans ce sens, ou est oblige de redoubler les effofct*des muscles extenseurs de la colonne vertébrale. C'est ce qui fait aussi que la fatigue causée pur cette station prolongée j se fait* principalement sentir aux. lombes, et que, pour s'y soustraire^ ou pour la diminuer, ou fléchit la cuisse. sur la jambe, cl l'on pose les fesses sur les talons, attitude qui a le double avantage, et de prévenir la chute eu devant, parce qu'elle ramène la ligne verticale du corps en arrière, et de reporter une partie du poids sur les talons.

La station sur la pointe dea pieds diffère des précédentes, en ce au'au lieu de retrancher- Je service de quelques articulations du corps, ou y ajoute ou coatraire celui d'une des articulations partielles du pied» Au lieu de porter sur la planjfec ciilièie des pieds, le corps ne s'appuie plus que sur, les premières phalanges des orteils, et l'articulation tibio-tarsieune, ajoutée à la base du levier, 4emande, comme toutes les autres , ù être fixée, ce qui a lieu par l'action des muscles Jumeau x, soléa ire, jambiee postérieur, graud et moyen pe'roniers. Cette attitude exigeant le concours d'un très-grand nombre de muscles, et des efforts très-soutenus pour maintenir la ligne dé gravité dans l'étroite base de sustentation que forment les orteils, elle est très- fatigante, et ne peut être prolongée longtemps. Elle devient moins pénible lorsqu'on meut fsans cesse les membres, thoraciques en guise^le balanciers, ou quand on a la facilité de les reposer sur quelque appui.

Dam la station sur uascul pied, la tète et la colonne vertébrale sont fixées par le même ntecani&mc que dans la station ordinaire, a cela près seulement que le jUouc s'incline un peu, avec la hanche, sur le membre qui va. porter le corps. Cette disposition est absolument nécessaire pour que l'autre membre pelvieu, dégagé de lout poids, puisse se détacher du sol, et devenir étranger à la station. Les muscles qui agissent alors sont les abducteurs de la cuisse, les abdominaux, le carré des lombes, les trois fessiers, les jumeaux, le biceps, ctci, qui tiennent en équilibre suruu seul fémur tout le côté du corps dépourvu de soutien. La multitude des muscles qui agissent, et rétroitesse de la base de sustentation, que mesure un seul pied, rendent très-fatigant ce mode de station, qu'on ne saurait supporter long-temps.

11 est inutile d'indiquer ici. les autres modes de Station que

STÉNOCARD1E 439 l'homme peut exécuter, et dont le nombre est presqu'iramense, parce que, si Ton ea excepte quelqoes'uns isoliles e\, réservé* aux bateleurs, ils son* tous des modifications ou .des combinaisons diverses de ceux qui viemaent d'eue décrits eux-mêmes d'une manière trèssommaire .1* ^ ' >iv -l ij'l

STATURE, s. f., stature; taille ou hauteur d a coep* de chaque individu. Cette hauteur n'est pas la même partout, et varip, gèlera lement partant, enlre six pieds et demi et quatre et demi, de manière que la moyenne proportionnelle est entee cincj et six pieds. L'homme est un peu plus grand que la femme. On peut reléguer parmi les fables tout ce qn qu a dit de nations chez lesquelles la taille dominante serait supérieure et inférieure à ces deux termes. Mais si l'on fait entrer en ligne de compte les considérations fournies par les individus pria dans toutes les nations indistinctement, on trouve que la taille de l'hc-mme peut varier entre seize pouces et huit pieds eu* viron. • \

STÉARATE, s. m.; sel formé par la combinaison de lucide'stcariqtré avec une base salifiante. ! ■

STEARINE, s. f. Cbevreul -désigne, sous ce non», une substance grasse particulière qui existe en« grande abondance dans le suif, et' que1 Ton rencontre aussi dans la cire végétale , le pollen des1 fleurs, le vernis des feuilles, etc. Elle cristallise eu aiguillés blanches, disposées sou? la forme d'étoiles, entre en fusion à 38 d egrés, et se dissjout moins que. la . cire dans l'ai*' cool bouillant. Elle est combinée avec de l'oléine dans les. gTaisses animales. 11 paraît en exiger plusieurs variétés distinctesl ' ûïijiJi i/.n.î iuou [in9Juo3*8âïi

SïÉARIQUE, adj. ; nom dcwtc par Ghevreul à l'acide produit ^fti* J'oxigénàtion de la stéarine* r. > #î

Cet acide est insoluble dans l'eau , insipide et inodore.il }se fond au feu en un liquide limpide et incolore, qui , h 70 degrés, cristallise en belles aiguilles entrelacées, brillantes, du plus beau blanc. Dans l'état de liquéfaction, il s'unit à l'alcool en toutes proportions f et, en se séparait lentement de ce liquide , il prend la forme de Inngoes 'écailler blanches -et brillantes. L'éther le dissent aujSsiy 11 est1 susceptible de s^unir à l'acide sulfui iqnc,concentre% sans éprouver aucune altération. Chauffe suffisamment avec le contact 4e l'atr , il brûle à la manière de la cire. Cet acide existe dans le savon de graisse de mouton , de bcen f e t dé porc. 0 1 f»

STÉATOME, s. m. , steatoma; collection. de matières ayant la grossière apparence du suif, ou bien amas anormal dégraisse. Tout est à faire sur le stéatome , dénominalion qui commence h passer de mode, parce qu'elle ne signifie riem

STÉNOCARD1E. Voyez stebïulgi?.

*" tff «1 l: ..»» '« *l ««» • *

4{o STÉRILITÉ

STÉRILITÉ, s. f., steriUtas; se dit d'une femme qui n'a poiut d'enfant, ou mieux, qui n'est pas propre à en procréer. Gardien veut que Ton réserve ce mot pour designer l'état d une femme chez laquelle une disposition particulière s'oppose * k conception , eu rendant l'acte de la copulation nul, quoiqu rt s'exécute de même que chez les autres femmes, et que 1 on appelle impuissance la seule impossibilité d'exercer l'acte ve* nérien, qui n'entraîne pas nécessairement la stérilité, puisque la femme peut devenir féconde après la destruction du vice de conformation des organes génitaux qui empêchait Piotroduclion du membre viril. Cette distinction est effectivement importante a établir, quoique non adoptée.

La femme stérile, si l'on en juge d'après les simples apparences extérieures, jouit de l'organisation qui permet et assure la conception, de sorte qu'on est presque toujours réduit à des conjectures vagues, lorsqu'il s'agit de déterminer les causes qui 6'opposent à ce que cette dernière ait lieu.

Ces causes sont l'absence de la matrice, le défaut de cavité dans son intérieur, l'oblitération de son orifice, si jamais elle a lieu : le manque, l'état squirrheux, le carcinome et i'hydio-

j * . ni i i « » m :

lesquelles le vagii cuUde-sac k une certaine profondeur, ou s'ouvre dans la vessie. La plupart de ces vices de conformation rendent k stérilité absolue et incurable. Mais il est des vices de situnttan^tels que les déviations du museau de tanche, que l'on peut regarder comme des causes temporaires, soit parce que l'art par* vient aisément à y remédier, soit parce qu'il suffit, peuH en faire disparaître les inconvéniens , d'exercer le coï* avec certaines précautions. Dans d'autres circonstances, les pactes génitales sont en apparence bien conformées* et cependant une disposition particulière du tempérament ou du moral, ou une altération générale, exerçant une graude influence sur k ma-» trice , entraîne la stérilité, qui peut alors disparaître quelque* fois, au bout d'un certain laps de temps, lorsqu'oo parvient a guérir les maladies qui Ja produisent , ou parce que k tempérament change et se modifie par les progrès de J'âge , ou enfin parce que les circonstances morales ne restent pas les mêmes, 11 est bien reconnu aujourd'hui que les flueurs blanches et le flux immodéré des menstrues ue sont point, comme on le pensait autrefois, des causes de stérilité, et queda conception n'en a pas moins lieu chez les femmes atteintes de ces deux états morbides, quoique plus difficile que chez les autres. On peut en dire autant du squirrhe et du cancer de la matrice, lésions organiques dont un état, même très -avance, n em-

STERNALG1E 44 1

pêche pas les femmes de concevoir et d'accoucher à terme.

pu a aussi appliqué abusivement; le terme de stérilité aux hommes' qui i ne peuvent engendrer/ quoique n'offrant aucun vice de conformation des parties gënilales.

STERN ALGIE, s. f., péctoris angàr^ angina pectoris , sternalgia . dohr pce loris , slenocardia. Est-ce un symptôme , esUcc une maladie qu'on a voulu désigner sous ce nom ? Pour nous préparer à répondre h celte question , remarquons d'abord qu'a l'époque où Ton a commencé à s'occuper de la douleur thoraco-bracbiafc appelée angine de poitrine , l'auatomie pathologique des organe* circulatoires et respiratoires notait pas encore parvenue au degré de précision que nous lui connaissons. De tous les auteurs qui ont écrit sur l'angine de poitrine, Heberden est celui qui a introduit te moins de suppositions dans l 'hist aire >è*oûe tt*{ a ffec lion . ' ' " >

Ceux, dit-il, qui l'éprouvent ont coutume de la ressentir à l'instant où ils marchent, principalomgnt lorsqu'ils gravissent une élévation , ec aussi lu t a près le d incr. Ils se plaignent d'une angoisse pénible dans la poitrine , tendant h les faire périr Si elle augmente ou persévère. Celte sensation s'apaise bientôt. Au commencement de la maladie, le sujet se porte d'ailleurs très-bien sous tous les autres rapports , et il ne ressent aucune difficulté de respirer. La douleur s'étend très-souvent de la poitrine au coude gauche. Los hommes sont principalement sujets à cette maladie, passé la cinquantième année de leur âge. Son siège est tantôt à la partie supérieure , tantôt à la région moyennes tantôt aubasdu sternum, et il n'est pas rare qu'elle iticlioe à ganqhe plus qu'à droite. Le pouls est en général naturel; Lorsque la maladie dure depuis un an ou davantage, elle ne cesse point quand le sujet est dans le repos ; la douleur 'l''aasatllev«oo*l€«'e««^lî^»dant là marche, mais encore quand il est au lit, surtout quand il est couché sur le côté gauche f au «point que souvent il est obligé de se lever. Chez quelques-^nr, mais non chez ttwis, quand le mal est ancien, l'angoisse se renouvelle par les secousses de la voiture , de l'equitation, quand on mange avec avidité, quand ou tousse, dans les efforts pour aller à la garde-robe, durant la parole , et dans les émotions de l'âme. Quelquefois le mal commence ses attaques, non-seulement dans la marche , mais quand on est dans le repos, et même assis, à l'instant du réveil. La douleur peut s'étendre à droite, non-seulement jusqu'au coude, mais encore jusqu'aux doigts; mais cela est rare. Il est aussi très- rare que le bras soit en même temps engourdi et tuméfié. Dans un ou deux malades seulement , la douleur a duré quelques heures ou même quelques jours, principalement quand Je mal fut plus ancien. Chez un seul, Heberden l'a vue perse-

4fc STERNALGIE

vérer dès «a première apparition; ia douleur dura toute la nuit, li pense n'avoir paa vu moi us de cent personnes affectées de celte douleur, sur lesquelles trois femmes seulement et un enfant de douze ans éprouvèrent, quelque cho$e de sembjable. Ceux qui persisiaionl à marcher jusqu'à ce que l'augoisse revînt quatre ou cinq foi*, vomissaient quelquefois. TÇue.Cois* la douleur ne se manifesta qu'au bras gauche seulement,^ dans la main, chez un sujet âgé de soixaute ans, qui pcfit sujbjlement k la soixante-quinzième année de sa vie* Tous tes sujets qu'Hcbcrden a vu affectes de cetle maladie .> lorsqu'elle est. parvenue chea esx ii sou plus haut degré de développement , sont mous inopinément, et presque instantanément. La mort est souvent précédée de presseutimens sinistres,

Heberden attribuait cette maladie a la distension , ei n un à rinflammation , parce que, disait-il, elle vient subitement et cesse dé même; elle a de longues iuterraissions complètes; le viu, les potions vineuses et l'opium, produisent un soulagement marqué; les émotions morales augmentent le mal; il dmte de longues années, sans autres altérations de la santé; au commencement , il n'est pas excité par les secousses de la voiture ou l'cquilalion, comme il arrive au squirrhe et à l'inflarumation; le pouls n'est pas accéléré dans l'accès lui-même^ enlin , chez plusieurs, sujqts, il survient après le premier 6orotucil, qui est l'instant le pW ordinaire des distensions. Jp ne <ktfs pas dissimuler iouiefois, dit Hcbçruen, qu'uu ou deux, sujets m'ont dit avoir craché du pus et du s,ang, qui leur ont paru venir du siège; de la douleur, et que l'un d'eux p qui mourut subitement, exhalait par les narines une ofjeur dés7 agréable,telle que pourrait l'être celle d'une vomique. .ÀYouv filme du cadavre, on ne trouva d'autres altérations, dans, le cœur, les valvulos «i. les gros vaisseaux, que de pe tif es parcelles os^ seuses à l'aorte; il n'y avait jien au cerveau. Le san^ resta fluide dans ce cadavie, comme dans ceux d'autres sujets nïoris de la même affection, et cela pendant deux ou trois jours. 1 Heberden ajoute qu'il u'y a pas une médiocre ressemblance, entre l'angine de poitrine et la gpue, qu'on, épreuve en gravissant une montagoje, [fltait »qui va jus/ju^ lâ^ncope, quand on continue à vouloir «marcher lorsqu'on Ij'ém^uve avec violence* «o i ' r\ „f, ,; ,

Nous avonssouvent, éprouvé l'angoisse dont paxlc Saussure , et (fu'Heberden compare à l'angine de pculrîne , et nous pouvons affirmer que 'çh*& flous elle est çonstapuuenj accompagnée <Tune bum douleur à la région precor^ale*. de battemens réguliers; mais excessivement forts du çœur,eMans fréquence , quand nous avons monté long-temps et lentement.

Outre les points lapidiforua/ïs trouvas .par Heberden dans

Page 1