STERNO-CLÉ1DO MASTOÏDIEN
l'aorte, on a obserté l'ossification des artères coronaires du cœur , des orifices et des valvules des oreillettes et des ventricules , des gros vaisseaux, des dilatations avec hypertrophie ou amincissement de ce viscère, enfin , presque toujours peu ou beaucoup d'altération vers le cœur ou les gros vaisseaux, et cela lorsqu'on savait à peine reconnaître les altérations de ces parties. La rupture du cœur a été observée dans ces derniers temps à la suite d'une violente angoisse précordiale. Il est donc permis de croire que Hougnon, Heberden , Mac bride, Desportes et Surine ont considéré comme une distension, une névralgie, une névrose , la douleur intermittente excitée par 1 irritation d'abord momentanée, passagère, puis par l'inflammation chronique d'un point ou de la totalité de la membrane interne du cœur ou des gros vaisseaux ; c'est la douleur du cœur, la véritable cardialgie , qui n'a fixé l'attention des observateurs que lorsqu'elle est très-violente, et que l'on mecounaît chacjue jour quand elle est peu intense. Les personnes Uèssensibles éprouvent distinctement, dans les vives affections de l'âme , une angoisse non-seulement à l'épigastre, mais encore a la région du cœur, et elle provient bien de cet organe, car elle coïncide avec des balteniens durs à l'oreille et au sens interne. P oyez coeur, cakdite.
S'HJKM) CLEIDO-MASTOIDIEN , adj., stemo-cleidomasioiJeus ; nom d'un liousseau fibreux considérable que beaucoup d'anatomislcs considèrent comme constituant deux muscles distincts, parce qu'il se compose en effet de deux ventres cbaruus, sépares l'un de l'autre dans la plus grande partie de leur étendue.
L'un de ces ventres, le sterno - mastoïdien , naît par un court cl fort tendon de la partie supérieure, externe et antérieure au sternum,- alongé et arrondi , il devient insensiblement plus large et plus mince a son sommet , se dirige obliquement de bas en haut cl d'avant en arrière, et va prendre son insertion a la lace externe de l'apophyse masloïde du temporal , ainsi qu'a une petite portion de la partie externe de la ligue courbe supérieure de l'occipital.
L'autre ventre, ou le cléido -mastoïdien , plus court et plus faible que le précédent, provient du bord supérieur et de la partie supérieure de la face antérieure de la portion interne de la clavicule, par un tendon large et mince. Il monte d'une manière oblique, et, s'an ondissant un peu, se termine en pointe, et s'attache a la partie inférieure de la lace externe de la portion mastoïdienne dit temporal, pai un tendon arrondi.
Ce muscle incline obliquement la tête en avant, et porte la face du côté opposé. Quand il agit de conçoit avec sou congénère, il la fléchit directement.
STERN0-HY01DIEN, s. m. et adj., sterno-hyoidetu ' nom d'un muscle mince el allonge, qui, de la face interne de U première pièce sternale, de celle du cartilage de la première cote, et quelquefois aussi de celle de l'extrémité interne de la clavicule, se porte directement en haut, se rapproche peu a peu de celui du côté opposé, augmente d'épaisseur, va en se rétrécissant, et finit par s'iusérer au bord inférieur de la pièce moyenne de l'hyoïde, immédiatement à côté de la ligne médiane. Ce niuscle tire l'hyoïde en bas , et contribue par conséquent aussi à baisser la mâchoire inférieure. Ou l'a tu se confondre inférieure ment avec le stcrno-thyrotdien , ou naître «la milieu de la clavicule. , i » . i L> • ,» *
STERXO- THYROÏDIEN , s. m. cl ad\.,sternthihyroideusr nom d'un muscle mince et allongé, qui occupe la paît ie anté* rieurc du cou, et qui se rétrécit considérablement de bas en haut. Ce muscle naît de la face postérieure du sommet du sternum et de la partie interne de la face postérieure du cartilage de la première côtej il monte immédiatement au devant de la trachée-artère , couvert par le steroo-hyoïdieu > et s'attache, par des fibres tendineuses très-couiles, à la ligne oblique daca*tr<lage thyroïde; presque toujours il se confond, par» sa; partie externe, avec le thyro-hyoïdien. On observe aussi, la plupart du temps, une intersection tendineuse, Uajisyersamflujobliqae^ à quelque distance de son extrémité inférieure. l\ .abaisse sAe larynx, en agissant sur le cartilage thyroïde* > h [mino active
STERNUM, s. m., sternum; os situétsarjji Jig^>»édtiauie du corps, immédiatement sous la.peau, et v^àrHÎsidei la jco» ( tonne vertébrale. H forme la partie moyeune et antérieure dem la cavité pectorale. f . ;rJp ? .,;<'>j ^tiiyilqoa Jo emt»rxi?
Allongé, beaucoup moins étendu de droite à gauehe qu* dels haut en bas, et surtout très -peu épais», jl esti pj«s lar^e à sa partie supérieure qu'à rinfésieure, légèrement jkwpttbé îori dc»oJ vaut , cl très* peu concave en arrête* Xjafls. l'4tat pariait, il se compose de trois pièces, placées ^un^tati dessus c\e,ira»fccej^T! qui représentent une chaîne comprise entre les deux çtatyMiJ cules et les sept paires de côtes» On les désigne J«s .noms de poiguée, corps et appendice xy php-ïdcv Xte pcemi^ve «fiS fl* 1 plus large et la plus épaisse, la seçpncjerïaj pi^& lo^g^WyjOt JaaJ troisième la plus petite en tous sens., ..jui n nt> , o ucbbuos
La poignée, étendue depuis le bord supéfieutde l'osl jui-v. qu'a l'endroit où il s'unit avec le cartilage de la seconde ç&eV présente, de chaque côté, à son bord supérieur, une. largo cavité obiongue cl encroûtée de cartilage, contre laquelle s'applique l'extrémité interne de la clavicule. Une échancruve demi-circulaire sépare ces deux excavations Tune de l'autre. Les bords latéraux, qui convergent l'un vers l'antre de haut
en bas, sont un peu concaves et tranchans dans presque toute leur longueur , si Ton excepte leur partie supérieure, ordinairement plus épaisse, où ils sont larges et creusés d'un enfoncement destiné à recevoir le cartilage de la première côte , disposition qui a pour résultat de faire que chacun de ces bords soit partagé en denx échancrures, l'une supérieure et l'autre inférieure.
Le corps s'éteud depuis l'extrémité inférieure de la poignée jusqu'à l'insertion du cartilage de la septième côte. Sa forme est inverse de celle de la pièce précédente, de sorte qu'il est moins large en haut qu'en bas, où il se termine en s'arrondissant. Ses bords latéraux offrent ordinairement quatre échan-. crurcs demi-circulaires. A chacun des endroits où seseehancrures s'adossent l'une contre l'autre, on aperçoit une petite cavité articulaire, revêtue de cartilage, qui reçoit le cartilage d'une côte. Ses échancrures se raccourcissent de haut en bas,, ce qui fait que les cavités articulaires se rapprochent aussi, Lés troisième, quatrième, cinquième et sixième cartilages costaux s'appliquent au bord latéral du corps j le second s'urr ticule à la t'ois avec ce dernier et avec la poignée; le septième) porte également sur son bord inférieur et un peu sur la partie / inférieure de l'appendice xiphoïde; le sixième et le septième sont tellement rapprochés l'un de l'autre, que c'est seulement, dans un Bteruum Tort étroit et fort allongé qu'on aperçoit une cinquième* échan cru re demi-circulaire, très-petite, cuire lé^ I cavités articulaires qui leur sont destinées. « • -
L'appendice xiphoïde s'unit, par son bord supérieur, à la partie inférieure ducorps. Cette pièce est ordinairement libre, mais q^lqwfofe aussi elle est couverte par sixième
triques1,'
11' 'oit 'e^diwaipe cte 1 rencontrer encore les trois pièces du
siernfrm séparées! et distinctes' à l'époque de là puberté. Mec-
kcl tdJconsiaté qu'on trouve plus souvent l'appendice xiphoïde
soudé au corps , que celui-ci réuni a la poignée. Chez les sujets
agét ,! les trois* pièces1 ne font, la plupart du temps, qu'un scul'fcw ■miiwj^ cliib-j^»-;., i.: n .r>fj rYmi * i>
Lefr os^e la ehttîne sternale paraissent fort tard. Ce n'est qu'au si^ème mois de la gestation qu'on voit paraître le premier germe oiseux dans le cartilage de la poignée. En général, ce noyau est simple , oblong et arrondi. Cependant il y
4fG STERNUM
en a quelquefois deux, presque toujours situes l'on au dessus
de l'autre, rarement côte à côte. On en a vu ross tirets v et même jusqu'à quatre. Après le septième mois», ou commence à apercevoir, dans la seconde pièce, ou ie corps 4» sternum , des noyaux osseux, qui varient beaucoup pour le nombre , le -volume et leur situation. Il ne s'en développe ordinairement qu'un seul dans l'appendice xiphoïde , mais , par fois a*u»i, il y eu a deux, non symétriques. î <>up
Le sternum est ordinairement plus long et plus éiroit proportion gardée, chez la femme que chez l'homme^ 1 1. uo t
Cet os n'existe pas chez certains sujets. Tantôt Aoi s i 1 v a absence de la peau et des côtes; tantôt les uc'gumeos communs existent, et la poitrine n'est point ouverte. Dans d'autres circonstances, le sternum offre des ouvertures anormales ;t la partie inférieure de son corps, ou le long de son appeudice xiphoïde, et dans la scissure de celte dernière. <• m
Quoique superficiellement placé , le sternum est très-rarement le siège des solutions de continuité dont les autres os sont si fréquemment atteints. Il doit celte sorte de privilège h son épaisseur, à la nature spongieuse du tissu qui.le compose, et surtout à sa suspension entre Ie9 extrémités. élastiques des côtes, qui le soutiennent, en lui permettant de céder, jusqu'à un certain point, aux efforts extérieurs. On possède toutefois plusieurs exemples de fractures du sternum.* Les unes oui lieu par des chocs directs dirigés sur cet os, les autres d'une ma* nière indirecte ou par contre-coup. Les premières sont toujours accompagnées de contusions violentes ou de plaies aux parties externes, et de lésions internes plus ou moins graves, déterminées par la commotion des viscères du thorax. La chute de corps très-pesans sur la poitrine, l'écrasement de cette partie entre un mur et la roue d'une voiture , telles sont les causes ordinaires de ces lésions. David etSabalier ont cité deux faits très intéressans de fractures du sternum opérées par contrecoup. Dans tous deux, les blessés étaient lombes en arrière, le milieu du dos portant sur des corps saillans et solides : alors le tronc s'était fortement replié vers sa face postérieure, et dans l'cfTorl exercé pour prévenir ou borner ce mouvement, Je sternum, tiraillé entre les muscles droits de l'abdomen et Ceux du cou, se rompit, à peu près comme le ferait une corde tendue avec trop de force par les puissances appliquées à ses extrémités.
Il est rare que les fractures du sternum ne soient pas bornées à la séparation de la première pièlie de cet os d'avec la seconde, ou à une simple division transversale de quelque autre point de son étendue. On a cependant observé, a la suite des écrasemens considérables de la poitrine, la frac-
twe rayonnée ou même cotnminutive du sternum. Toutes ce* blessures sont faciles à reconnaître, a raison de la facilite avec laquelle le doigt dislingue les inégalités des fragmens. Ceux-ci sont presque toujours mobiles les uns sur les autres, et l'on parvient h développer la crépitation en les déprimant alteinatirement avec précaution. Il importe, toutefois, de ne pas s'en laisser imposer alors parles inégalités congéuiales ou accideutelles que Ton observe assez fréquemment sur le sternum de sujets mal cou formés, ou par la mobilité et même la crépitation dont quelques pièces de cet os, autrefois fracturées et non consolidées , sont, dans certains cas, demeurées le siège. La fracture, klest vrai, ne fait ppr elle-même courir aucun danger ; les désordres opérés aux parties molles extérieures ou dans îes organes intérieurs, peuvent seuls la compliquer d'accidens plus ou moins alarmanS et graves.
Les divisions sirarjlesy transversales, produites par contrecoup, n'èxigent d'autres soins que le repos absolu du maïadé, la situation horizontale prolongée, le bassin et la tète étant relevés et maintenus fléchis sur Je ventre; enfin, l'application à la; surface du sternum de compresses épaisses trempées dans quelque liqueur résolutive, et soutenues par un bandage de Corps assez serré pour borner les uiouvcmens des côtes , et prévenir les fiotiemens continuels qu'ils exciteraient entre les fragmens. Les efforts et les manœuvres conseillés par Petit et (DuveïnàV'pour rétablir le niveau des deux pièces séparées de l'os sonoinatircs ou même nuisibles, en fatigant les malades et en swBannentnnt l'irritation des parties. Si durant le traitement on s'apeiçovt que la portion supérieure de l'os reste plus sailla nu- que l'aune, quelque* compresses graduées, épaisses, appliquées sur elle, contribueront à rélabïir le niveau. Des près* - sions légères, exercées isur la pièce la plus saillante, peuvent encore bperor la coaptàtioe désirée. Mais presque toujours la saillie reparaîtyot Je sujet conserve une difïoiiuité plus ou r fnoin&seosibiéui'> i ir-nu'U
Dans l*s fractures directes, lorsque les tégumens sont contus, • et que les viscères sont menaces d'inflammation, les applications émollicutes, les saignées générales et locales, et îout ' l'appareil du traitement an tipb logistique doivent être mis en «*age; L'indication consiste plutôt alors h prévenir ou à combat t*e^ des inflammations graves des viscères tboraciques ou du médiastin, qu'a maintenir la fracture, qui est sans importance, et dont les fragmens ne manqueront pas de se consolider. Vingt à trente jours suffisent pour l'accomplissement de ce travail. Quelquefois cependant, surtout lorsque la fracture a lieu entre les pièces du sternum , la réunion immédiate ne s'opère pas; les parties restent mobiles, une sorte d'articula-
4ÎH STERNUM
lion , ou plutôt de tissu cellulo-fibreux analogue à celui qui se forme entre les fragment» de la rotule fracturée, s'organise et maintient la séparation produite par l'accident. Cette disposition n'entraîne à sa suite aucune gène, et ne nuit en rien aux forces cl à l'intégrité des fonctions du blesse*
Lorsque des portions d'os, enfoncées dans la poitrine, y déchirent les tissus et entretiennent des irritations iutenses, il faut les relever sans délai. Pour cela, le sternum sera découvrit et dénudé dans une étendue convenable, et une couronne de trépan , appliquée sur lui, permettra de glisser un clévatoire jusque sous i«:s esquilles et de les reporter au dehors. L'agrandissement de la plaie osseuse avec le couteau lenticulaire ou avec un fort scalpel d'acier de Damas, suffirait, daus beau t oup de cas, pour atteindre le même but, et pour rendre inutile l'application), toujours longue et douloureuse, du trépan. Le sternum, surtout durant la première moitié de la vie, peut être facilement divisé suivaut le procédé et avec les instrUmeus que nous indiquons.
Les plaies du sternum, produites par des instrument pjquâns ou par les projectiles que la poudre à canon met en mouvement, sont quelquefois compliquées de l'inflammation du médiaslin, d'épanchement de sang ou de pus dans la poitrine tt des accidens les plus graves. Les recueils des chirurgiens renferment un grand nombre d'exemples de ce genre. On peut réduire aux suivaus les préceptes qu'ils font naître : i° toutes les fois que la piqûre est simple, produite par une baïonnette ou une épée, et accompagne seulement des phénomènes QKQ\i il aires aux plaies de poitrine, H faut rapprocher les lèvres de la division extérieure, et recourir aux saignées, ainsi qu'aux, antiphlogistiques les plus actif». "",£1
i°. Chez les sujets atteints de coups de feu , lorque la bulle se fait sentir derrière ou dans l'épaisseur du sternum , ou que des esquilles angulaires, détachées de cet os , piquent et déchirent les tissus qu'il recouvre, on doit immédiatement procéder aux opérations nécessaires pour extraire ces corps étrangers. Si du sang paraît épanché dans la poitrine, il convient de favoriser sa sortie en faisant coucher le blessé sur lé côlé, et en évitant de couvrir la plaie d'un appartJfrrtr,ôp serre. r„
3°. Quelle qu'ait d'ailleurs été la nature de ïa blessure , et alors même qu'il n'aurait existé qu'une simple contusion à la partie antérieure du thorax , toutes les fois qu'aux accidens primitifs de la maladie, et au soulagement que l'emploi des moyens thérapeutiques appropriés a déterminé , succède*-tine douleur obtuse et continue derrière le sternum , } une sorte de pesanteur à cet endroit, en même temps que le sujet reste pâle, boulïi, faible, cl qu'un mouvement obscur de fièvre avec re-
Ui ST 1ÎR N U T ATO 1R E ^0
doublement le soir, persiste quoique les viscères digestifs sembleut en bon état, le praticien doit fixer toute son attention sur la région blessée. Les percussions et l'usage du stéthoscope seront du plus grand secours pour reconnaître la situation et Télendue de J'épanche ment ; suivant qu'alors le pus tendra à se porter sur les cotés du sternum, au voisinage de l'appendice xiphoïde; on aura déterminé l'érosion de l'os qui le recouvre , on pratiquera l'incision des abcès apparens h l'extérieur, ou Ton appliquera le trépan au sternum. On ne saurait trop le répéter , un traitement anliphlogistique actif, mis en usage durant les premiers jours de la blessure , constitue le moyen le plus efficace de prévenir les inflammations internes et la" formation de» collections purulentes qui nous occupent.
La structure spongieuse du sternum l'expose assez fréquemment à la carie; presque toujours cette affection dépend de la présence de quelque foyer purulent développé dans le mcdiastin, et n'est que le résultat des eflorls par lesquels l'organisme tend à se débarrasser des matières étangères déposées dans les tissus vivans. Les caries, proprement dites, occasionées par des causes externes , ou produites par des irritations obscures cl, en quelque sorte, spontanées du sternum , suivent la même marche que quand elles atteignent d'autres portions du squelette. Le traitement interne qu'elles réclament ne
Ïiréseute non plus aucune particularité; mais souvent on doit eur opposer des opérations chirurgicales plus ou moins graves. Dans les caries superficielles extérieures, la portion malade étant mise a nu et profondément rugiuéc, le cautèie actuel sera promené à la surface, de manière à ce que l'impression du feu ne se fasse pas seutir aux parties sous-jacentes. Lorsque l'ulcère s'étend au loin, et pénètre toute l'épaisseur de !'os , on peut, à l'exemple de Boyer, emporter avec de petites scies convexes, ou avec le couteau lenticulaire, les portions malades, les fragmens de cartilages, altérés, et mettant ainsi a nu toute retendue du mal , obtenir la formation de cicatrices solides. L'artère mammaire interne peut être divisée dans lc^ opérations de ce genre ; cet accident exige qu'une ligature soit placée sur chacune des extrémités du vaisseau. Au surplus, les opérations de ce genre varient entre elles , suivant une foule de modifications dout les maladies auxquelles on les oppose son susceptibles, et il est impossible de ne passe borner à indique d'une manière générale les règles qui doivent présider à leu exécutions.
STERN UTATOIRE , adj. et s. m. ; épithèle dont on se sert pour désigner toute substance qui jouit de la propriété d'exciter l'éternuement. Les slernutatoires , appelés aussi piarmi' ques} diffèrent des errhins, en ce que ce dernier mot s'appli-
45o STÉTHOSCOPE
que à ion ii» substance qu'où introduit dans le nez, quel que soit le mo.il p*ur lequel ou y a recours.
Tout ce qui est propre à stimuler la membrane muqueuse des losscs nasales , peut provoquer l'élernuemcnl. Les principales substances dont on se sert à cet elfel, sont le tabac, le cabaret, le marjolaine, l'iris, le muguet, la béloine, l'ellébore et l'cuphoibe. On les emploie quelquefois à titre de révulsif, pour produire une dérivation utile dans la céphalalgie. Elles excitent toujours un flux plus ou moins abondant de mucosités séreuses, et souvent elles donnent lieu à une exhalation sanguine, qui peut même devenir assez abondante pour constituer une véritable hémorragie.
STETHOSCOPE, s. m.; modification du cornet acoustique, imaginée par Laénnec , pour servir à l'auscultation des bruits qui ont lieu dans la poitrine et 1 "abdomen, aGn d'en tirer des signes pour le diagnostic des maladies des organes respiratoires cl circulatoires. Après s'être servi des cylindres de papier, de baudruche et de carton rempli d'air, de verre, de mêlai, de jonc à canne, ce médecin s'est arrêté h faire usage d'un cylindre de bois, auquel il donne le nom de^siethoscope^ et qui lui parait préférable à tout autre.
Le stéthoscope est un cylindre de bois de seize lignes de diamètre, et d'uu pied de longueur, percé dans son centre d'un tube de trois lignes de diamètre, et brisé au milieu à l'aide d'une vis. Une des pièces est évasée à son extrémité , à une profondeur d'envirou un pouce et demi, en forme d'entonnoir. Ainsi disposé, cet instrument, sert a l'exploration de la respiration et du râle.
Si l'on ajoute daus l'entonnoir du stéthoscope un bout do bois à surface un peu concave, qui le remplit exactement, et qui se fixe à l'aide d'un petit tube de cuivre qui le traverse et entre dans la tubulure du cyJiudrc jusqu'à une certaine profondeur, il est alors convenablement disposé pour l'exploration de la voix et des batlemens du cœur. Dans ce dernier cas, dit Laénuec, un corps tout a fait plein a peut-être quelque avrfniage.
Dans tous les cas où on en fait usage, le stéthoscope doit «*lre tenu comme une plume à écrire, près de l'extrémité' qui doit être appliquée sur le thorax.
Cette extrémité doit touche/ la peau daus toute sa circonférence.
Si les espaces intercostaux sont creux, ou si tout autre enfoncement existe au sternum, il faut remplir les vides avec de la charpie ou du coton, que l'on recouvre d'une feuille de papier ou d'un linge.
11 importe de ne pas confondre ce qui est relatif unique
ment rcmar
STHËN1E /5
mSSTSZ va 'fho™Pe> ««quelle "'a rien do £, de lvISE.ll.' •*ec,.«PP,1'«»on q»e Lacnnec a faii du u», de ome a 1 exploration des maladies du ihorax nnoli" ,Z ngen.cuse et féconde. Dans des recherches de ceZ, HZ T 1 inventeur ne peut se défendre de quelques . "ubl ?i, T. ' galion; ton.es les distinc.ions jffi^J »tcs, mais on sait qu'il serait peu nhilo^onhi/mo a P - , avantages de vj&ém auisi" ÛÎSBSUSÎS.S Ihclio.iuire, nous nous sommes fait un devoir de ron.;" fdtt en détail le résultat des recherche, d, r , con5l8»e<- 'Uàj, d'exploration dont il a enrichi t métm L
d-acbco^,en-,,0"r 50,1 wr?ee> *}•%• CTÎSi
d abord , n exclut aucun des autres moyens dVirtfel.l» s. quelquefois Laénncc lui-même comme L ™P.,orat'°» - « a mis ,rop de confiance dans ÊSt^r^ appanient à ton, esprit froid ^ ST " 1 unportanec qu'il a réellement. *W aVscYl™^ 'UC
Mb e le résultat d'un stimul», moyen app lumé ^ unè LT" b;h,e médiocre , e, Brown donnait au* Œ^koW^X diUne ma.at.on .mmodérée le nom de stM^lSs^^U dies, da-d, portaient le nom de phlo-istiaues Z ' iTil to$ , dénomina.ions mé.aphor^eS3 fo£ ™ 2£ fausse qu. suppose du feu et de la lamme. 11 semble 1', , • cela, que Brown ne fit que changer un adlc, f m t ^ suivant lui, ,ou.e maladie générale par p&'„^l SJT était aslhénique, il en ,'csuEa I que a "plSwr?^ .«fla.nn.aLon» n'é.aient pour lui que des blesse à tratier par les for.ifians. Dans l'école iiX™, appjîW aujourd'hui maladies coHei ^ ^
p.odui.es par des puissances stimulantes- elles so dT ave.c ou «•« Jiathèse, c'est-à-dire causées par de, con V • qui ont modifié fortement et dè, l6ng"îera»H, fibre^T on e extraire Cet.e diaihèse, ce.Ê co3 . on de Se «e.t que*la traduction de l'incitabili.é générale de BrOW„ '
h ctsed/l' — ,r"'PC" cmP'0^ P"'"'' "ons, pénètre •> cause de 1 équivoque continuel e qui résulic do E..8.I
m* on se sert encore assez fréquen, Le, de Padio!,' f 11 ■ '
^ pour désigner les maladies causées pa. IWil!'.
vive des stimulans; aucune idée brown enn nVs. plu
SJ ï CeUe , qni oVuets pL
pli.ascs. fixee* rfe/brre, surexcitation, irritation sihïï» hïpersthetne, sont des synonymes p.Àiu/Z, on « fjj
45a STOMACAL
parmi noue pour désigner un organe dans lequel l'action propre esl m excès, lors même que l'action fonctionnelle est languissante. Voyez irritation et asthénie.
STIMULANT, s. et adj., stimulons, stimulus. Brown désignait par ce mot tout moyen qui incite plus fortement qu'il ne faut dans Pétai sain; il apppelait incitons toutes les choses externes capables d'affecter les corps vivans ainsi que le sang et les humeurs qui en sont sécrétées, les contractions musculaires , l'action du cerveau dans la pensée et dans les passious. Il divisait les slimulans en généraux et locaux; les premiers comprenaient tous les incilaus qui agissent sur l'excita bi I î té , de manière à ce qu'il en résulte constamment de l'incitation * dans tout l'organisme; les seconds n'agissaient, selon lui, que sur l'endroit où ils sont immédiatement, appliqués , et n'affectaient point le reste de l'organisme à moins qu'ils n'eussent produit un changement local. Celle doctrine a subi un grand « hautement. Tout agent externe ou interne qui augrueute la sensibilité, accélère la circulation, active le mouvement nutritif, excite Pactiou fonctionnelle dans un tissu organique, esl an stimulant, dont l'influence est locale, plus ou moins étendue, selon qu'elle est plus ou moins intense, ou la partie plus ou moins excitable. Quand lcs»slimulans sont doués d'un degré d'énergie plus fort qu'il n'est nécessaire pour que l'action organique s'exerce avec toute la plénitude qui importe à l'état de santé, on leur donne le nom ^irritons, et ils produisent I irritation.
STIMULATION, s. f. , stimulas , stwiulatio; action des stimvlans; résultat de celte action sur les organes, , u
STOECHIOMËTR1E ou chimométeie , s. f. , stœchiometria , chemometria : nom donné par Richter à la partie de, Ja chimie qui s'occupe de rechercher les proportions dans lesquelles les élémens et les composés s'unissent ensemble. Celte science, fondée par Kirvan et "Vv onzel , a été successivement perfectionnée par les travaux de'Richlcr, Fries , Dalion, Rastncr, Gajr-Lussac, Wollaston , Dorbeieincr, Beuelius, Meinecke, Proust et Thomson. r ' ,r , »,u J - , .
STOMACACE, s. m. ; nom donne par Pline à u*e maladie dont les soldats de Germauicus furent atteints dans la Germanie, et qiîi consistait en un ramollissement des gencives, avec saignement au moindre contact, ébranlement, chute même des dents, et faiblesse des articulations inférieures. 11 est im-
Sossible de méconnaître les principaux caractères du scorbut ans cette affection, quelque imparfaitement décrite qu'elle soit.
STOMACAL , adj. , stomachicus : qui a rapport à l'estomac. L'action que ce viscère exerce sur les alimens, taudis
STORAX 453
qu ils sont contenus clans «on intérieur, ou l'altération digestive que ceux-ci y éprouvent, a été désignée sous le noua de digestion stomacale.
STOMACHIQUE, adj. et s, m., stomachicus , qui appartient ou qui concerne l'estomac.
Ce mot , employé quelquefois comme synonyme de stomacal, sert bien plus souvent à désigner un certain nombre d'agens médicinaux, qu'on croit, ou plutôt que Ton croyait jadis, propres à remédier aux diverses affections de l'estomac. Tous ces agens, h un très-petit nombre d'exceptions près, sont des toniques, des astringens, des excilaus, des stimulans, des élixirs, des vins, des teintures alcooliques, des liqueurs variées à l'infini , des aromates de toute espèce ; en un mot , des substances qui conviendraient effectivement, 6i les affections de l'estomac, contre lesquelles on les prescrit, dépendaient de la faiblesse et de l'atonie. Mais comme ces maladies tirent bien plus souvent, sinon même toujours , leur source d'un excès d'irritation , les stomachiques du vulgaire ne sont propres qu'à les exaspérer , et a leur donner souvent un caractère irrémédiable degravité. Si l'on voulait conserverie mot stomachique, dont la nécessité ne se fait point sentir dans la nouvelle direction imprimée aux idées médicales, il faudrait s'en servir pour désigner toute substance propre à guérir, ou du moins à soulager une affection quelconque de l'estomac. A ce titre l'eau pure serait le stomachique par excellence, le plus puissant , et 4e plus généralement applicable de tous, contre les préiucés du vulgaire. 6
STORAX, s. m. , storax : baume solide qui découle du styrax officinale, arbre de la famille des plaquemiuiers , et qui vient du Levant par la voie de Marseille.
Les pharmaciens en distinguent deux espèces, le storax en larmes , et le storax en pains. Le premier se compose de petits grains transparens, nuis, brillaus, un peu gras , qui s'amol- Tisschtf^ous la dent, laissent un gout résineux dans Ja bouche , exhalent une odeur agréable , se fondent au feu, et brûlent avec une flamme très claire. Cette variété est très-rare, et n'arrive plus maintenant en Europe. La seconde est en masses rougeâlres, résineuses, odorantes, sujettes à se ramollir et à jeter une liqueur mielleuse dans laquelle on distingue des éclats blanchâtres, sèches , friables , d'une odeur suave , tirant sur celle de la vanille, se ramollissant sous la dent, et d'une saveur antère, résineuse , qui n'a rien de désagréable. Ces deux espèces reç oivent aussi parfois l'cpithète de calamité, qui para il cependant avoir été réservée d^ns l'origine à la première.
De mime tjue tous les autres baumes , le storax est composé d'une résine, d'un peu de gomme, d'acide benzoïque et d'une huile essentielle 3 de la vient qu'il est plus solublc dans l'alcool
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que dans Peau , a laquelle il communique cependant son odeur, avec une couleur blunchàire.
Les anciens,' qui en faisaient un fréquent usage , le recommandaient surtout comme béchiqoe , antispasmodique , anodiu, etc. Sou mode d'action le range évidemment parmi les substances excitantes. On ne s'en sert presque plus aujourd'hui , malgré les éloges pompeux que Morton et autres lui ont prodigués dans la phihisie pulmonaire. Ce n'est guère qu'en fumigation et sous- forme d'emplâtre qu'on en fait quelquefois usage , mais la plus grande partie de celui que le commerce introduit en France est appliquée aux besoins de la parfumerie.
STRABISME, s. m., oculorum distortiot défaut de concordance des deux axes optiques. Cette anomalie, la plupart du temps congéuiale , se développe cependant quelquefois chez les jeunes enfans, et on l'attribue alors à ce que ces petits êtres, ayant été placés obliquement par rapport au lieu d'où la lumière afflue, affaiblissent, par une actiou forcée et continuelle, un des muscles de l'œil le plus éloigné de ce point. 11 faut convenir que cette explication n'est guère satisfaisante. Quoi qu'il en soit , le strabisme ou le loucher , comme on l'appelle communément, fait voir les objets doubles, à moins que l'habitude ne rectifie l'erreur d'optique qui en résulte. 11 peut dépendre, soit de la diminution d'action ou de la paralysie d'un des muscles du globe oculaire, soit de l'inégalité de force visuelle des deux yeux , l'organe le plus faible étant écarté par un mouvement machinal , comme l'a très bien remarqué BufTfth , parce que la sensation de l'image qu'il transmettrait au cerveau, serait moins nette que celle qui est transmise par l'autre ceil, et que de la naîtrait de la confusion. Le strabisme, lorsqu'il dure quelque temps , et qu'il ne dépend pas d'une cause dont l'action s'exerce seulement d'une manière momentanée , est réputé incurable. Cependant, on est parvenu a le faire cesser en condamnant a l'inaction, pendant iông-temps, l'œil 4jui n'était pas dévié.
STRAMOINE, s. f. , datura: genre de plantes de la penlandrie monogynie, L., et de la famille des solanées , J. , qui a pour caractères : calice tubuleux , a cinq angles et à cinq divisions j corolle en entonnoir, plisséc, à cinq lobes pointus, peu
Srononccs ; stigmate bilamellé j capsules à quatre loges, dont eux à loftcs incomplètes.
Le datura stramonium, plante très-commune dans presque toute l'Europe, est désignée sous le nom vulgaire de pomme épineuse , à cause des pointes raides et piquantes qui hérissent ses capsules ovales. Ton t<g les parties de ce végétal ont une saveur a mère et désagréable. Nous n'en possédons pas encore d'analyse exacte. Brandes a trouvé, dans sa graine, uu alcaloïde 4î«bcz abondant , auqurl il a donné le nom de dalitrinc*
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La pomme épienuse est célèbre par ses propriétés vénéneuses, que trop d'exemples iunesi.es oui appris à bien couuailic; ii sulfit même de son odeur concentrée pour causer des maux de tè*o et xlesétourdissemens. Toutes ses parties agissent comme poison sur l'économie animale, et les auteurs ont recueilli un grand nombre de cas du cet empoisonnement, dont les principaux symptômes sont ii^e soif ai dente, uu sentiment de strangulation^ dos don leurs, çardialgiqu es, le gonflement et la lensioii^du bas-vontre, wie sorte d'ivresse et un délire souvent furieux, accompagné parfaU^gesiicMlla^lions bigarres t des convulsions ou le coma, et quelquefois, la paralysie des membres. Les accident durent 4^ on- douîe heures, et peuvent môme le prolonger davantage. Us se lermiu^t pa, la mort , à moins que les recours ço&yeqables, n Vient été q d mi* nistres^à iemps; et, dans beaucoup* de cas, m^ine où l'issue
dans les membres. La pomme épineuse appartient conséquemment à la classe des poisons que l'on a désignés sous le nom de narcoiico-àcres. Le traitement consiste à faire vomir le malade, et à lui prescrire ensuite les adoucissaqs ,; Ici antiphlo-
gistiquès , ie« acidiiJâs.
Les qo alites vénéneuses de la pomme épineuse n'ont pas cmpédbé>Sioerk et beaucoup d'acres de chercher à en intro-
augmetweyini, plds .ira4emejHy:dimîftve> des coliques se font paiforsjftîrjtii^ et le, vtonwe. .cs^taptot plus libre, tantôt plus resserrante pouls esL Uèfrirr^gu}^, des sueurs abondâmes ou un flux <i'm ine se manifestent quelquefois ; une congestion sanguine T4*^à*itete,b'(élablir.|idtW rougeur de la face, vivacité des yeux, perversion de l'action des organes des sens, aberrations dansUes pei ■ épiions , engourdissement de tous les muscles soumis à la volonté , agitation, pendant le sommeil ; tous ces symptômes annoncent une substance excitante.
C'est contre les maladies appelées .nerveuses, parce qu'on n'en counaît pas bien la nature,! telles que les convulsions , J'épilepsie, la mélancolie, la manie,, la paralysie, les névralgies, en un mot les névroses de toute espèce, qti'ou a essaye aveedes succès divers la pomme épineuse, au rnovcride laquelle on est parvenu quelquefois à calmer des çpnvulsions, ou h rendre le mouvement aux .muscles paralysés,, Elle a quelquefois été mise en usage à l'extérieur sur les ulçères cancéreux, les
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brûlures , les Uémori oï;les et autres affections douloureuses. Ou assure même qu'elle a féussi dans beaucoup de cas de ce genre, où eJle dqi^i)f|§1^iclois k être employée avec beaucoup de circonspection , afin d'éviter les accidens.
Ou peut administrer la poudre de ses feuilles et de sa tige, a la dose de deux à six grains, avec du sucre ou toute autre substance adoucissante; mais on emploie bien plus souvent l'extrait, dont la prudence exige qu'on ne donne pas plus d'un a deux grains, répétés deux à quatre fois par jour.
STRANGULATION, s. f. , strangulntio : suffocation produite par toute cause externe on interne, inhérente ou étrangère à l'économie, qui intercepte la respiration, en comprimant ou rétrécissant les voies aériennes. Il est rare qu'on emploie ce mot en parlant d'une cause de suspension des mouvemens respiratoires autre que l'action compressive d'un corps étranger applique et serré autour du cou. Dans tous les autres cas, on se sert plus particulièrement du terme de siiffocation.
Les exemples de plusieurs individus qui ont échappé h la strangulation , soit volontaire , soit infligée par la loi , et qu'on trouve dans Osai pin, liacon, Wepfer, Morgagni, Fodéré et autres, permettent de conclure que les sujets ressentent trèspeu de douleur, et même plutôt une simple géne qu'une véritable douleur. Ils n'éprouvent, au moment où la corde est serrée, qu'une stupeur, bientôt suivie d'une insensibilité complète. Quelques-uns disent avoir aperçu devant les veux une espèce de petite flamme, à laquelle succéda l'obscurité. On croit aussi avoir observé que la strangulation, lorsqu'on n'y succombe pas, laisse à sa suite, pendant plus ou moins longtemps, quelquefois même pendant toute la vie, une dispos?- ' tion aux convulsions ou a l'épilepsie, ce qui doit peu surprendre, d'après l'atteinte que Je cerveau éprouve pendant- la congestion et la stase du sang, dont il eil nécessairement alors le siège. <</- ?rn . " u
La strangulation , qui a lieu le plus souvent par suspension , étant un genre de violence auquel on a fréquemment recours pour commettre l'homicide ou le suicide, le médecin peut être appelé par la justice à l'effet de lui fournir des lumières sur plusieurs points d'une haute importance, tels que ceux de savoir si un individu trouvé étranglé, l'a été de son propre fait ou par d'autres, et si la suspension a eu lieu de son vi- 11 vant même ou après d'autres excès qui lui avaient déjà donné la mort. Il peut être utile aussi de déterminer si la suspension a précédé ou suivi ia strangulation. \W
Tous les auteurs de médecine légale indiquent les caractères huivans comme pouvant faire reconnaître si le sujet a été pendu vivant : la li\idilé et le gonflement de la face, surtout des lè-