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G8 SUBMERSION

externe, naît près du bord inférieur de la mâchoire, le long duquel elle marche, immédiatement au dessous de l'attache du muscle mylo-hyoïdicn et au dessus du ventre antérieur du digasirique, iournit des ramuscuies à ces deux muscles, s'anastomose avec la rauine, et se porte eu avant, où elle s'anastomose avec celle du côté oppose', sur le milieu du bord inférieur de la mâchoire. Montant ensuite dans la substance de la lèvre inférieure, a laquelle elie donne des artérioles, a|u»i qu'à la peau du menton, elle s'anastomose avec ia coiouaiic inférieure et la dentaire inférieure.

La veine submentale va se jeller dans la labiale. SUBMERSION, s. f., subrnersio; action de jetpr un homme dans une eau profonde, et de l'y tenir enfoncé tout entier.'

La submersion a été proposée et employée comme inoyen thérapeutique, avec les précautions nécessaires pour empêcher que celui qu'on y soumet ne se noyât, dans la mélancolie, l'hydrophobic , la manie, l'épilepsic, et autres cas daus lesquels on se proposait de changer le mode habituel d'action du système nerveux. Il n'est pas nécessaire d'accumuler de longs raisonnemens pour prouver que le médecin qui, aurait recours à un pareil moyen se rendrait récllemeut coupable. Cousidéréc comme moyen perturbateur, la submersion a tous les inconvéuiens du bain de surprise, plus d'autres qui lui sont propres, et qui ont lieu surtout quand on la prolonge jusqu'à lasphyxie.

On s'est beaucoup évertue à découvrir la cause de la moit des uoyés. Elle a été attribuée, eu effet, à l'introduction de l'eau dans l'estomac, à l'abaissement de l'épigîottc qui ferme la glotte exactement, et s'oppose à ce que l'air contenu dans les poumons en sorte; à l'entrée de l'eau dans les ramifications bronchiques, et à la vicialion de l'air renfermé dans la poitrine. Ces deux dernières causes sont les seules dignes de quelque attention. On peut regarder comme constant qu'il entre de l'eau dans les poumons des noyés, qu'elle ne s'y trouve pas en grande quantité, mais qu'elle y est toujours combinée avec l'air, sous la forme d'une matière écume^se. lia vicialion de l'air contenu dans l'organe pulmonaire n'est pas douteuse non plus. Mais ces deux causes ue sont pas les seules auxquelles la mort puisse être rapportée; la congestion cérébrale et la syncope s'y joignent presque toujours, et jouent même quelquefois un rôle plus actif.

Envisagée sous le point de vue de la médecine légale, la submersion présente des considérations d'un grand intérêt. Le médecin peut être consulté pour savoir si un individu que l'on trouve uoyé était vivant au moment de son immersion dans l'eau, et pour déterminer si , dans le cas où il était vivant, il

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