SUBMERSION
est tombe dans l'eau par accident, s'y est précipite, ou y a été jeté par une main criminelle.
L'examen attentif du cadavre peut seul conduire à la solution du premier problème, quaud les preuves testimoniales manquent Les auteurs de médecine légale admettent connue lignes indiquant qu'un homme a été submergé vivant : i°. la bouffissure, la rougeur ou la lividité de la face; les paupières entr'ouvertes, la pupille très-dilatée, la bouche close, la langue avancée vers les bords internes des lèvres, celles-ci et les narines couvertes d'une bave écumeusc. Non-seulement ces signes n'existent pas chez tous les noyés, mais, lors même que leur existence serait constante, ils ne prouveraient pas que la submersion ait eu lieu du vivant de l'individu.
20. La pâleur extrême du cadavre. Mais la peau des noyés • e»t quelquefois d'un rouge livide. D'ailleurs, la couleur des légumens communs varie beaucoup, suivant que le corps a fait un séjour plus ou moins long dans l'eau, et suivant le temps qui s'est écoulé depuis qu'on l'en a retiré.
3°. L'écorchure des doigts ; l'existence de sable , de boue , de vase, entre la peau et les ongles; ce qu'on attribue à ce que le uoyé gratte le fond de l'eau en mourant. Ce caractère manque chez la plupart de ceux qui périssent avant d'arriver au fond; il peut arriver chez un homme qui aura cherché à se retenir avant de tomber dans une eau vers laquelle une chute sur un plan incliné l'entraînait.
4°. L'engorgement des veiues des parties supérieures du cerveau ; quelquefois l'injection des plexus choroïdes et des veines de Galien; plus rarement une petite quantité de sérosité dans les ventricules. Ces caractères se rencontreraient de même sur le eadavre d'un individu qui, avant d'être placé dans l'eau, aurait succombé à une apoplexie ou à une compression du cerveau.
5«. L'épiçloltc est dressée et dans son état naturel ; la irat hée ailère, les bronches et les poumons contiennent une certaine quantité d'écume blanche ou sanguinolente; la trachée artère est quelquefois couverte d'un mucus rougeâtre, facile à détacher; les poumons sont crépi tans. Le seul caractère tiré de celte écume ne prouverait rien, puisqu'il s'en peut former une pareille lorsque le cadavre tombe en putréfaction. Mais il acquiert plus de valeur quand l'inspection du corps se fait avant qu'il soit pourri , et que la trachée-artère, les bronches, et surtout le tissu pulmonaire contiennent, indépeudammeut de l'écume, des corps étrangers, tels que vase ou boue, semblables a ceux qui se trouvent dans l'eau.
6°. I*es cavités droites du cœur, les veines caves, les veines et L'artère pulmonaires coutuuncut une grande qualité de