SYNCOPE
férences bien positives entre ce» divers degrés d'an même état. ■ Sauvages reconnaît avec Mercado et Mercui iali que la 1 i po- - ih y mie n'est que le premier degré de la syncope ; cependant il admet que , dans celle-ci , la mal adie commence par le cœur , tandis que, dans celle-là, la tête cstiprise la première. Tejle et n t l'opinion de Mercado. 11 est évident que l'asthénie des membres est un état toujours phis durable que la lipothymie dl la sy ncope, et dans lequel il n'y a ni perle de connaissance, ni vertige , et qu'il faut par conséquent l'eu éloigner. L'éclyse n'est pas autre chose que la peric du mouvement musculaire, et l'asphyxie est considérée comme une mort apparente par suspension de la respiration. •.. 0 ^ ^ Bichat avait oonsacto l'idée que la syncope est une affection du cœur, lorsque Gcorget a cherché à démontrer que cet étal ntest qu'une cessation complète des fonctions du cerveau, primitivement cérébrale dans la plupart des cas , comme à la» suite des affections morales et dans les névroses cérébrales. La preuve*, c'est que lorsqu'une personne éprouve subitement une vive douleur, si son cerveau est irritable, elle perd conJ naissance, ses, forces lui manquent, et le cœur suspend quel* quei'ois son action ; elle accuse une sensation qui a parculièornent son etége dans l'estomac, puisqu'il y a de fréquentes envies de vomir, des vomissemens avant, pendant ou après la défaillance; ensuite, pour faire cesser la syncope, on excite les organes des sens, celui de l'odorat, on jette de l'eau a Ja figure* Selon Berlin et Bouillaud, la syncope est la paralysie du C09U9J ^ m
Il nous parait que toutes ces opinions sont peu justes, parce qu elles sont trop étroites. Toute affection subite et violente d'un oreane-tjueiconque peut provoquer la syncope, et le siège de la cause prochaine des phénomènes principaux de cet état est l'encéphale. Ln contusion violente d'un nerf sous-cutané , une «vive. douleur quelconque , la pression d'un testicule, la contusion d'une mamelle, la percussion du globe de l'œil, un sentiment de morsure à l'estomac, un sentiment agréable ou pénible très-vif , la vue d'un objet aimé ou odieux, l'audition des sons de l'harmonica, l'olfaction de l'arôme des fleurs, peuvent donner lieu à la syncope. A» l'égard du cœur, les douleurs vives- ressenties vers cet organe, son état de dilatation , les obstacles opposés à l'impulsion qu'il communique au sang, la saignée, les hémorragies, Foccasionent trè.s-souvent. Ainsi, la syncope est toujours cérébrale, mais elle est primitivement 011 cérébrale ou gastrique, selon le siège de l'impression, de la modification qui la détermine. Les poisons stupéfians, les miasmes agissent probablement sur le cœur avant d'exercer aucune influence sur le cerveau.
5Go SYNCOPE
Quand la syncope n'est pas tout h fait subite, !n sujet épi ou vp un malaise indicible; sa vue s'obscurcit tJf M yeux lui setublent hrc rouverts ijjun voile, les oreilles tintent , lqa*ol>i< fts eu\ ironnaus semblent. £C mettre eu mouvement, le visage p£ht, ainsi que les lèvres , la < onscicucc de l'existence dinmitn» peu li peu en même temps que le se*»i»»« ni de tualaU< ftcusibilîtc cesse . le corps se coii\ re de >u^uj, J^é^tb^il^'^ i ' -» les muscles cessent de *c coiHracter, les articulations (ifdiir sent, le pour* et la t expiration s'arrêtent. Quelquefois , de ct-cte mort apparente , le sujet passe a la mort réelle. Le plu* souvent cet état ne duie que quelques minutes, mais il n'est pus rare dé le voir durer uu dcmi-(juart d'heure, un quart d'iicut* une heure et même davantage, diminuer d'intensité, puis recommencer ou même cesser tout a fait, puis se renouvcln. Quand le sujet revient à lui, son premier sentiment «st rarement pénible; il est quelquefois pleiu de charme; témoins Montaigne cl Rousseau, puis revient le sentiment de malaise cl même de douleur; le sujet se seul accablé , il a froid , sa vue se débrouille peu à peu ; il lui semble que son corps est brisé ; il demande d'où il vient, ce qui s'est passe; ses hiembres soul trcmblans, et ce n'est que peu à peu, et dans? d'espacc de quelque temps, qu'il reprend toute s:i connaissance, ses mouvemens; le pouls et la respiration reparaissent avant le sentiment et la conscience de soi-même.
Cet état est toujours effrayant; il est commun chez les femmes, rare chez les hommes, plus* encore cbez^Jes enfa/is, moins rares chez les vieillards; on l'observe; pou*} S$uHus légère cause chez les sujets qui jouissent de beaucoup de sensi bilité; il est très-fréquent chez les sujets, affectés de maladie du cœur, des gros vaisseaux, du péricarde, de la plèvre . du poumon, chez les hydropiques. 11 est souvent simulé pn r les femmes, cl l'état du pouls, ainsi que celui.de la ptfm ou visage, décèlent alors la supercherie.
Ou s'empresse toujours beaucoup auprès d'une pertonne qui éprouve une syncope, parce que celle-ci cs,t l'image d'unemort subite qui la termine quelquefois. Le premier soin est de dénouer ou couper les cordons, de déboutonner les habits , de couper, d'enlever les jarretières, de desserrer le corset. En même temps le sujet sera couché horizontalement, |a Irlfc non soulevée, sur un matelas, un lit sans oreiller, sur una table, une banquette, ou même par lerre, afin de rappelc , par celte position, le snng vers la tête ; mais il faut pour cela ne pas confondre la syncope avec l'apoplexie, car, dans cette dernière, une semblable position pourrait devenir mortelle.
Ensuite on frappe dans les mains, on jette de l'eau froide
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nu visage, ou place sous le nez des substances d'une odeur jôrtc ei pénétrante, irritante même, telles due les acide, les alcooliques, les sels volatils, l'ammoniaque ou la fumée' Ita cfttr'ouvrc les paumêres , et l'on approche de 1 œil une lumière; ou introduit dans la bouche quelques goliltes d'un liquide tonique, mais il ne faut avoir recours à ce moyen quavec réserve, afin qu'il ne tombe pas de liquide dans le larynx ; rarement on s'adresse à loreille, on pourrait ce pendant le faire à l'aide d'une clochette, d'une crécelle. Le sujet doit être porté en plein aîr, ou du moins les fenêtres seront ouvertes; on frotte les mains, on essuie la sueur avec des linges chWfltyw jplacc les pieds dans l*cau très-chaude. Rhazès iiCfeVchir un sujet probablement tombé en syncope, en le faisaïi*«toattre de verges, moyen bifciirie qui fut efficace.'
Quand le sujet commence à reprendre conuaissânee, on le rassure, sans laisser paraître qu'on a pu être inquiété de son état.
Lorquc la syncope paraît vouloir se renouveler, il faut employer sur-le-champ un révulsif doulous eux , tel qu'un bam de mains très-chaud.
Quand h syncope est le symptprne d'une maladie quelconque , et qu'elle revient de temps a autre, il faut remonter, autetft (jfuc possible, à la cause organique de ses retours, et i l combattre autant que faite se peut.
11 est des syncopes intermittentes; Casimir Mcdicus rap«j porte, d'après Mclus, qu'elle revenait, chez un garçon d'onze ans, à TiuU et à onze heures le matin, h deux et a cinq heures après mitti, chaque jour. Bacou, selon Mead, était sujet tou* les mois à une défaillance que rien ne lui faisait prévoii Schulze-ns parle d'une jeune fille qui éprouvait, chaque an née, le sixième mois, une syncope avec grande anxiété precordiale, et terniinée par une sueur abondante. Une femme, selon Bauer, éprouvait dés syncopes depuis le commencent tir de Sa grossesse jusqu'au milieu de son terme; elles finissaient par un hoquet; sept fois elle fut enceinte, et présent i celte particularité. Ovelgunn rapporte, au contraire, qu'une femme sujette à des défaillances avant d'être mariée , y rede venait subite toutes les fois qu'elle cessait d'être enceinte Henri de Heer a connu une jeune fille qui tombait en syncope chaque fois qu'elle entendait le son d'une cloche. Wedel, Blancard et Umprccht, ont observé des syncopes irrégulièrement périodiques. Il n'est pas rare de voir des faits do ce genre.
La syncope survient souvent au début des maladies ai«*ués parfois dans leurs cours, souvent au déclin, aux approches* de la mort et dans la convalescence. On conçoit que cet état, qui est sans danger chez un sujet nervenx mais bien portant d'ail "î- 36
leurs, même beaucoup d'aUentiou cliw uu maladcOn Tob serve aussi dans le* maladies du ooiques, dans riijrslcnc, l*hy-
pochondiic, le scorbut ,,|a phtliisft?, etç.j, i y ,«ao:J>'(f oc^s Lu fm, Ja syncope ast Je phcuoxuèqe le plus saillant et caraclecistii|U€ d'une variété de la lièvre permcu-use. «jui >.ià cause de cela uicmc, a reçu le nom de syucobale. uo ^ »"« iU
SYi\CUA>: IEN , ju\\.yàynuuu;aniis * épithète donnée quelque fuis à la mâchoire, parce que des sutures très-sol ides l'unissent au crâne. ; a- il -i /' « • -tiu'., ; lira Qî^.
SYXDKOME , s. m. , syndrome, coUectio symptomatum ; série de svmptôrues apparieuans a un état morbide; fciftsi on disait jadis syndrome bilieux , pituite ux ; pourquoi uedirail-ou
Sas syndrome inflammatoire , syndrome gastrique , au lieu e maladie inflammatoire , maladie gastrique * j «juànd on n eulend parler que des symptômes de l'iufJauiiuaiion ou de ceux de 1 estomac? 4 i , ^\ A \
SYNECIU&, s. f., synechia, synetizis : adhérence de l'icis avec la cornée transparente. Cette anomalie, rarement cougé-
nUf- — — - ; -a —
la qu
Peine , .
paraît porter en devant, et demeurer immobile, ainsi que la
partie correspondante de la pupille , tandis que le reste de cette dernière est plus ou moins déformé et géné dans tes mouvemens. La synéenie est incurable ; il y aurait même plus quç de l'imprudence à tenter d'y porter remède.. L'extrait de belladone a cependant été employé en pareil cas , dlaps s?rspoir que, en excitant la dilatation de la pupille , il produirait Ja rupture de ces adhérences. jj. . tto/u n vu
SYNERGIE, s. f. , synergasma 4 cooperatio. Coacti on rie plusieurs organes pour l'accomplissement d'une fonction. Bar t liez donnait le nom de synergie au concours d'actions simultanées ou successives des forces de divers, organes, concours tel, que ces actions constituent par leur ordre d'harmo, nie ou de succession , la forme propre d'une fonction de 1» santé ou d'uu genre de maladie, comme, par exemple, la forme générique d'une excrétion ou d'une inflammation. Il résulterait de cette longue définition , que les efforts des muscles dans l'expulsion des selles, et la fièvre hectique qui survient à un ulcère ne seraient pas des phénomènes sympathiques. On voit de suite qu'il y a subtilité et obscurité dans la distinction que Barthez établit entre la synergie et la sympathie. Vouloir restreindre l'emploi du premier de ces mots à l'état physiologique, et celui du second , à l'état pathologique, estune idée ingénieuse et admissible, proposée par Reis.
SYNOQUE 563
SlfNOQUE; adi. et sub*;<, iynochus, synocha, continent, co/iaVltilMi Cil' appelait i^tiis ainsi les fièvres continues sans exacerba lions, et Von donnait %é Wnv de synèque aux fièvres cotitinbe* ave* e^ceibatié^, a^^Wd'hui notées' rtfmictêntes. La K^uocfue «lait divisée en non putridé ou synocha et putride ou synochus; lasynoéfiaf 'tfaït subdiyisée en1 Sanguine et en bilieuse , ou causus /aujourd'hui , la synoqde non putride ^ sanguine eat appelée fièvre* inflammatoire on angioténique , ou simplement synoque; la synoque non putride biliètisë porte les noms d&fièvre MHhnte, inflammatoire- gastrique ou &as~ tro-inflammatoire , et le synochus, méconnu par Piuel, est la fièvre injlammatoire-adynamique ou fausse adynamique.
Sell* appelait lièvres synoques celles qui, ne présentant ni redoublement, ni rémission , ne forment qu'un seul et même accès depuis l'itirvàtlon jusqu'à la terminaison. Il lés divisait en inflammatoire et putride : il assignait à la première pour caractères, une croûte blanche ou grisâtre sur le sang, peu ou point dé- sérora ; un pouls dur, plein, fréquent ; la langue aride , quelquefois blanche; la peau sèche dès l'invasion; l'urine rouge avant la coction, brique tee vers le déclin, et trouble avec un sédiment rouge pulvérulent. Sous la dénomination de fièvre inflammatoire , il ralliait celle qui est sans inflammation locale et celles gui en sont accompagnées.
La fièvre inflammatoire, dit Stoll, saisit très-souvent ceux qui se portent le mieux, sans signes avant-coureurs ou avec peu et dejcoairte durée. Elle commence par un froid vif, suivi d'une chaleur constante qui ne s'augmente pas, qui paraît au contraire plus douce au toucher : le pouls est plein, fort, dur, accéléré ; parfois, aù'contraire, il est concentré et fallacieuse- 1 . ment mou , surtout si une forte douleur se fait violemment . sentir . quelque part ; la face est rouge, vultueuse; les yeux brillaosy avec tension et douleur des paupières; l'odorat est perdu; la langue blanchâtre ou très rouge, humectée pourtant, à moins que la maladie ne soit très-grave et ne dure depuis long-temps : il y a sécheresse de la peau et des lèvres, 1 soif, maï de tête^, douleur des lombes et lassitude ; le sommeil est entrecoupé et avec des rêves, ou, chez les petits en tans , il T a une somnolence habituelle, et, chez les enfans, il est mêlé de craintes et de frayeurs passagères. Chez eux aussi , ainsi que chez les personnes irritables , on observe des sou bresâuts dans les tendons et de légers mouvemens convulsifs dans les membres; du délire parfois et furieux; point d'évacuations alvines, ou rares et sèches; les urines en petite quantité et enflammées. La fièvre marche d'un pas uniforme, augmentant faiblement le soir et dans la nuit, sans froid cependant, et s'adoucit vers le point du jour : elle parcourt, sans interrup-