‹ Dictionaire abrégé des sciences médicalesChapitre 95 sur 101 · SYN0QUE · texte numérisé non relu

SYN0QUE

lion et sans période, quatorze joui s ordinaire*»*»!', queiej nefois moins; de sorte kfaé hf plus légère se icimine en tttftg»*

quatre heures. Néanmoins, On observe aus>i de* fièvws inflam uiatoires chroniques de plusieurs mois , de plusieu*i'*mièVs. Elle est tantôt simple, et tantôt composée . quarid tutetaûfrè fièvre lui est jointe comme compagne, comme eltet éu itommc cause. La fièvre* inflammatoire composée ost Ni plus fréquente : elle se combine le plus ordinairement avec > la biii*U9e> la variole, la rougeole, la mi lia ire, les peter Ides, fia scarlatine, l Yrysipè le. La lièvre inflammatoire se cache aussi pJu* souvent qu'on ne le pense ordinairement sons la forme de la lièvre putride, oïl se complique avec elle : de la les inflammations latentes, pernicieuses du poumon, des viscères abdominaux , dans la fièvr e putride elle-même. L'inflammatoire simple, atmvi que la composée, est ou universelle et sans, ou avec inflammation locale de quelque partie. De là résultent les variétés de la fièvre inflammatoire son simple , soit compl iqu ée , qui son t la phrénésie, les angines, la gastrite, l'entente «jixncr.

Borsîeri ne tfèSt pas borné fe indiquer les signes de la fièvre inflammatoire simple, il a donné ceux de Celte qu'il appelle sanguine. Souvent , dit-il , 4e sang se porte avec violence su* 4a tête; l'arrière- bouche, la poitrine ou les viscères de la h<lnmen, et produit certaines congestions presque inflammatoire; lés symptômes relatifs à ces parties se manifestent avec plus d'évidence ; la face est plus gonflée, plus rouge; la rougeur des yeux et le larmoiement sont plus marques; la douleur de tête plus forte; les artères temporales battent ; il y a du verflige, de l'assoupissement et du délire passager; la déglutition est gênée ; il y a de la soif, sécheresse de la bouche , aridité de la langue. Si les poumons et la/région précordiale sont devenus le siège de la congestion , la respiration est anxieuse, difficile, fréquente; il y a des palpitations de coeur, les forces et le courage sont abattus. Si le sftng afflue vers l'estomac ,U1 y a des nausées, des vomissemens, des envies de vomir et parfois du hoquet. La: congestrOn du sang se dirige-t elle ver» tes tuniques des intestins, le ventre est gonflé et douloureux ÇféLy a constipation ou diarrhée de matières liquides et fétides : si elfe a lieu dans les artères'du mésentère et les rameaux de la veineporte , lë sujet tessCnt une douleur fixe vers la premièie vertèbre lombaire ; il prend une attitude inaccoutumée dapSison lit, il jette ça et rà Ses membres; enfin , si la moelle de l'épine est le siège de la congestion, on observe de la toi peur, de h langueur , et même des convulsions dans les membres^. w,, '

En nous bornant à l'exposition des idées de ces trois auteurs sur la fièvre inflammatoire, il est aise de voir que, jusqu'à la iin du siècle dernier, toiit en admettant une synoque essen-

)igitizedt»y GooqIc

tiellc, universelle, on se gaulait bien d'en isoler complètement le* inflammations, et que même dans celle lièvre, en l'admettant comme primitive, ou signalait des congestions presque inflammatoires, dont on indiquait fort bien les caractères, si J'on a égaijd:à l'époque.

J. P. Frank dérangea celte tendance et (il rétrograder la science. La fièvre conliuue-inflammatoiie survient, dit-il, fréquemment d'une manière subite et inopinée : un frisson fort et intense, quelquefois léger ou nul, ouvre la scène; il est suivi d'une chaleur qui d'abord donne au loucher un sentiment de brûlure, se modère bientôt, quoique la température s'elèv e au plus haut degré; le pouls est fréquent, vibratile, fort et dur, souvent opprimé par la surabondance du sang, le spasme ou la douleur; gonflement et rougeur universelle de la peau, surtout de la face; rougeur, éclat brillant des yeux; sécheresse des lèvres et de la bouche} langue humectée dès le principe, aride et rouge dans les progrès; sécheresse extrême des narines; abolition presque totale de l'odorat et du goûl; soif intense ; céphalalgie lixe; aucune saveur désagréable a la bouche; quelquefois nausées, vomituritions de peu de durée ou vomissement; respiration à peine difficile, mais fréquente, anJbéleuse et chaude; pesanteur et lassitude dans les membres ; chez les enfuis, somnolence, assoupissement ou convulsions; insomnie, songes etfrayans, quelquefois délire frénétique avec bai ioniens forts du coeur et des artères temporales, chez les adultes; urine ardente, rare, enflammée ou rouge; déjections sèches et difficiles; transpiration presque nulle; hémorragie nasale; sang tiré do la veine plus rouge et plus ferme, mais, au bout de quelques jours, couvert d'une couenne dense, jaunâtre, solide, entourée d'une sérosité abondante.

Déjà, dans ce tableau , les symptômes indiqués par Borsiei i, comme sigues de congestions presque inflammatoires ont disparu. Mai^fc n'était point encore assez : la fièvre inflammatoire n'était pas encore assez proche de l'idéal ou terme moyen que Pinel s'est proposé d'atlciudre dans ses desci iplions. 11 admit, en la blâmant, la division de la synoque en putride et non putride, mais il remplaçait ces deux dénominations de Galion par celles de fièvre angioténique cl de fièvre adyna~ rmque. Il combattit avec raison les hypothèses des humoristes sur l'épaississement inflammatoire et l'état phlngisliquc du sang; mais, en attaquant l'idée d'une diathèse inflammatoire, il prépara, sans le vouloir, le triomphe de la thérapeutique brownienne, quand il croyait n'assurer que celui de l'analyse appliquée a la médecine. La complication de la fièvre inflammatoire avec les inflammations locales, admise et consacrée par Selle, et qui n'était guère qu'un simple rapprochement, lui parut sinon impossible, au moins difficile a distinguer;. U

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dc réfléchit pas que la véritable difficulté était de savoir en quoi une lièvre inflammatoire pouvait différer d'une inflammation locale : aussi n'hésitait-il pas à placer les inflammations tramna tiques parmi les causes de la fièvre inflammatoire; incohérence frappante aujourd'hui, mais qui alors ne frappa personne. Prenant, pour ainsi dire , la fleur des symptômes de toutes les maladies décrites par les auteurs sous le nom de fièvre inflammatoire, il en fil le résumé suivant , le plus court, le plus complexe et le moins naturel dc tous ceux qu'on en avait tracés. Suivant lui, les symptômes de cette fièvre sont: langue blanche ou rouge, gout douceâtre, soif très-vive , dégoût pour les substances animales, constipation, ou déjections alvines rares et sèches; pouls plein, fort, dur et fréquent, quelquefois cependant mou et concentré; balteraens très-développés des artères carotides et temporales; gonflement des veines ; hémorragies par le nez , l'utérus ; rougeur et gonflement de tout le corps et surtout de la face, respiration fréquente et chaude, quelquefois difficile; chaleur haliiueuse, douce au toucher, et qui paraît diminuer par la pression ; transpiration habituelle ; urine d'abord foncée eu couleur et peu abondante,

rtuis déposant un sédiment blanc, léger et homogène; sensibiité des organes des sens augmentée ; cblouissemcnt et vertiges; vision apparente de corps éclatans et enflammes; yeux brillans; odorat émoussé; céphalalgie obtuse et gravative; somffoleuce ou délire; sommeil entrecoupé de rêves, sentimens de lassitude spontanée, de douleur, de pesanteur et d'engourdissement dans les membres.

Avant que Frank et Pinel eussent continué les travaux des anciens, Browu avait dit, sans presque être entendu, que la synoque n'était rien autre chose qu'une phSegmasie composée d'une dialhèse slhénique insuffisante pour allumer une inflammation, et d'une pyrexie. Qu'est-ce, dit'il, que la péripneumonie ou le rhumatisme , on toute autre phlegmasie , sinon une synoque avec une diathèse qui est assez forte pour produire uue inflammation? Plus tard, Tommasini dit formellement a ses élèves : La fièvre continue est toujours entretenue par un travail inflammatoire. Il leur parla de la propagation de ce travail à tout le système des vaisseaux artériels, de maladies universellement locales provenant de substances irritantes entraînées dans Je torrent de la circulation, enfin, de l'angioite diffuse, maladie universellement orgauique quand elle est trèsintense. Déjà Reil avait attribué la fièvre synoque a l'irritabilité augmentée des vaisseaux, comme autrefois Boerhaave et Borsieri,k la stimulation du cœur et des vaisseaux; J. P- Fran* avait trouvé des traces de cardile et d'arlérite à la suite de« fièvre inflammatoire; lorsqu'enfiu Broussais déclara que, suivant lui, on ne pouvait considérer le groupe de symptôme

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auquel les auteurs ont donne le nom de fièvre inflammatoire , comme iudiquaut une fièvre essentielle; que le mot de ficvie angioténique ne douuail l'idée que d'un groupe de symptômes appartenais a quelques-unes des nuauecs de l'irritation des voies digestives; qu'il ne représente qu'uu petit nombre d'effets d'une affection locale, empêche d'en reconnaître d'autres, et conduit a une pratique hasardeuse et funeste.

« Si, dit-il, Vin ilation était au même degré' daus tout l'appareil sanguin pendant la prétendue fièvre inflammatoire, tous les vaisseaux rouges seraient enflammés ou aucun ne le serait. Les signes de l'inflammation des vaisseaux ne peuvent être perçus que pendant la vie ou après la mort : pendant la vie, l'examen du malade prouve que les capillaires de la peau, du tissu cellulaire et des articulations, ne sont pas dans un état de phlegmasie; s'ils y élaieui, on aurait ou les symptômes de l'érysipèie, ou ceux des autres phlegmasies cutanées , ou un phlegmon généial, ou les signes du rhumatisme et de la goutte. Ces symptômes n'existent pas; donc il n'y a point d'inflammation dans les tissus dont le squelette est enveloppé. Les phlegmasies du cerveau, de la poitrine, du péritoine, du foie, de la rate, des reius, de l'utérus, n'ont pas lieu, car on n'en observe aucun signe; mais les signes de la phlegmasie de la membrane muqueuse des organes digestifs existent, pendant la vie, dans cette fièvre, ce sont l'anorexie, la soif, la rougeur de la pointe et du pourtour de la langue, la céphalalgie, les douleurs contusives et l'inaptitude à l'exercice des muscles de la locomotion. »

Après avoir admis, avec tout le monde, un état inflammatoire dans la fièvre qui porte ce nom, et, avec Broussais, que cet état n'est point général, nous nous sommes attachés à démontrer qu'il. est tombé dans une grave et étrange erreur, en ne voyant qu'une gastro-entérite dans cette fièvre. 11 n'y \oit pas, druil, de symptômes d'érysipcle, de phlegmon, dégoutte ni de rhumatisme : mais il voit la coloration, la turgescence de la peau chez un sujet; en comprimant les membres chez un autre, il développe une vive douleur; les articulations causent des souffrances notables a un troisième, et , s'il n'y a pas chez eux arthrite, myosile, phlegmon, érysipèle, on ne peut nier que la peau ne soit surexcitée , irritée clu z le premier , le tissu cellulaire chez le second, les articulations chez le troisième. Un seul signe suffit à Broussais pour déclarer qu'il y a gaslioeulérite : il ne lui faut pour cela que voir une langue rouge à sa pointe; et il nie l'inflammation d'une partie évidemment rouge ou douloureuse. Pourquoi tant d'indulgence pour luimême et tant de sévérité pour les autres?

De ce que , dans le tableau général des phénomènes de la

Ûcvre inflammatoire, on a lait euUer le :s sîgrçfjs.$e ,l' irritai ou i;.tsiriqur, il cri conclut que celte iurilation existait claus lofis le* cas particuliers auxquels on adonne le nom de celte lièvre^ Ces! une erreur; car ne sait-il pas qu'il suffit flujuue geuty nonne ait envie de vomir dans le cours iïiin9tDi^m)fo^U& qae certains humoriste lassent entrer ce syrmMgnta 4#PS M description générale de la maladie régnante, et déclarent que celle-ci a un caractère bilieux? Les médecins physiologiste -, donneront-ils donc dans un pareil excès? et la .né^ejyiç, Mh balanccra-i-clle toujours entre des vérités tellement généralisée!», qu'elles en deviennent des erreurs? " njsjw„fll >nièn

Broussais dit que les signes de la gastro-entérite existent parmi les phénomènes de la lièvre inflammatoire \ mais ceux de l'irritation, de l'inflammation même de Tarachuoide, y existent également et bien mieux marqués. Qu'aurail-il donc il n:poudic à celui qui prétendrait que cette fièvre n'est qu'APC inflammation des membranes séreuses, surtout cérébrale 11 dit que ses conïYci es ne connaissent pas les signes de l'irritation gastrique; ses confrères auraient dû lui répondre qu'il ne connaît pas ceux de l'irritation encéphalique, ai achnoïdienne , pleurétîque, hépatique, splcniquc, réuale, puisqu'il les voit dans la fièvre inflammatoire sans en apprécier la valeur. Hoffmann et Borsicri ont été plus clairvoyans. Il est assez curieux que Bioussais exige tous les signes indiqués par ses prédécesseurs, quand il s'agit d'établir contre lui l'existence d'une arachnoïdile du foie, des reins, de l'utérus ; tandis qu'il veut qu'on se contente de quelques signes sympathiques, quand il affirme qu'ils indiquent la gastro-entérite.

Nous nous sommes attaché à démontrer , pour la première fois, dans le Journal universel des sciences médicales, et insulte dans notre Pyrétologic, que la fièvre inflammatoire n'est pas toujours une gastro-entérite, parce que, dans toutes le* maladies qui portent ce nom , il n'y a point la soif, la routeur des bords et de la pointe de la langue, la sensibilité et la douleur e'pigastriqucs, qui sont îes signes non équivoques de la gastro-entérite; parce que l'anorexie n'est pas constante, et que, eût-elle toujours lieu, elle ne prouverait rien isolément, car elle n'est point un signe irrécusable de gastrite; parce que la céphalalgie offre souvent , dans la svnoque. des caractères tout autres que ceux de la céphalalgie produite par l'inllammation de l'estomac; parce que les douleurs contusives et l'iuap- d litude aux contractions, quand elles sont sympathiques, dépendent de l'encéphalite, non moins souvent que de la gaslritc; et qu'enfin, lors même qu'il y a rougeur des bords et de lu pointe de la langue, dégoût pour les alimens et soif, en im mot, gastrite non équivoque, il reste encore à décider si celte

L'iguzcû ty

SYXOQUE 56g irritation est primitive ou secondaire, siniWfc ou compliqué;.

le; Tt° SO,;i>'S «y^pion.c, de celle fièvre dans

leur appant ou cl leur fréquence, aiiisi que leur coexistence, et en les ralliant aux organes dans lesquels on les observe ; eu h oubliant pas qu'un organe qui est ^apport sympathique avec un organe malade, est malade lui -même cl quelquefois davantage, on arrive à cette conclusion, que la fièvre inflammatoire esl une irritation primitive ou sympathique d'un des points de la membrane muqueuse digestive ou respiratoire, de 1 encéphale, de IW.us, de la peau, d'une articulation ou du système musculaire, enfin, d'une ou de plusieurs parties du corps, ressentie par le cœur, ou du cœur lui-même ; que celle irritation, se manifestant souvent par des symptômes locaux peu marques, il faut apporter beaucoup d'atteution pour la discernerai! milieu des phénomènes sympathiques qu'elle occasione; que plusieurs oiganes peuvent être irrités assez fortement pour attirer presque également l'attention du médecin: qu il importe de reconnaître le siège plus ou moins étendu de 1 natation, afin de prévenir ce qu'on appelle la terminaison de cette fièvre par l'inflammation, par une autre lièvre ou ses complications.

Apiès avoir décrit les diverses irriialions qui, selon Broussais, entraient isolement ou combinées dans la production des phénomènes de celte fièvre, nous établîmes que l'irritation du coeur a heu dans la fièvre inflammatoire, quel que soil l'organe irrite primitivement. Très-souvent l'inilation gastrique s y joint : dans plusieurs cas, une irritation de l'encéphale se manifeste eu même temps ; dans d'autres cas, c'esl de l'utérus que part 1 impulsion donnée à l'organe central de la circulalion, quelquefois le cœur est primitivement irrité.

L appareil digestif étant je plus exposé aux causes morbifi-' ques, parce que, de toutes les causes des maladies, les plus fréquentes sont celîes qui dépendent des alimens et des boiscous , et paice que la plupart des causes qui agissent sur la peau agissent sympathiquement de préférence sur les membranes muqueuses digeslives, la gastro-entérite esl le plus souvent la cause prochaine de la fièvre inflammatoire chez les adultes surtout, et elle doit être traitée d'après les principes que nous avons poses a l'article gastrite. "

Il n'eu est pas lout à fait de même chez les enfans: car, chez eux, 1 encéphale n'est guère moins souvent affecté que l'estomac, peut être même ^est-il plus fréquemment chez quelquesuns, chez ceux, par exemple, que l'on force à des éludes prématurées, ou dont on ne soulève point assez la tête dans leur «mimeil. Chez les «feu nés gens sobres, adonnés à l'élude des sciences qui exigera un grand travail cérébral , c'es» de l'cucc-

57o SYNOQUE

phale que pail 1'irritaliou. Le traitement doil êtie alors» celui de I'encépualite.

A l'époque de Tadoîescetice, daus l'hiver, dans les paj* humides et froids, c'est la membrane muqueuse bronchique qui donne lieu, par son irritation au développement des phénomènes de la fièvre inflammatoire chez les sujets sanguins : il faut alors avoir recours aux. moyens indiqués contre la bronchite. Fort souvent la gastro-entérite se joint à Tirritaiion de* voies respiratoires. Sur les hauteurs exposées au nord, et lorsque les vents froids soufflent avec force, rirrilalion s'étend au poumon, à la plèvre; et c'est le cas d'appliquer la méthode thérapeutique indiquée daus la pleurésie et la pneumonie.

Chez les femmes, par suilc de la non apparition, du relard, de l'interruption ou de la cessation des règles, il arrive fort souvent que Ton observe , notamment chez les jeunes filles 10bustes, la nu .ncc de la fièvre inflammatoire qui n'est qu'une de celles de la métrite.

Chez les sujets affectés d'uue prédisposition du cœur aux irritations, chez ceux en qui cet organe bat pour la cause la plus légère, surtout quand ils sont en même temps très-sauguins, la fièvre inflammatoire peut u être qu'une cardite, uûe péricardite, une artérite.

La réunion d'une vive gastro-entérite avec une cardile assefc intense pour donner beaucoup de dureté au pouls, pas assefc pour en arrêter les batiemeus, est saus doute la véritable cause prochaine des phénomènes du causus, ou lièvre ardente caractérisée par la réunion des symptômes de la fièvie inflammatoire la plus prononcée et de la fièvre gastrique la mieux caractérisée. ....

Il n'est pas rare de voir, aux phénomènes de vive irritation, de réaction énergique qui caractérisent la fièvre inflammatoire , succéder un grand abattement j le pouls devient, sinon faible, au moins embarrassé, opprimé, les phénomènes encéphaliques, gastriques ou utérins diminuent d'intensité, en apparence au moins, s'obscurcissent mutuellement par suite de

mique fausse, dans laquelle la saignée relève le pouls, rend la connaissance, diminue l'abattement, rétablit les forces, de l'aveu de tous les observateurs. '

Au lieu de nous borner a indiquer quelques-unes des phlegmasies qui , demeurant dans un certain degré d'obscurité, occasionent les phénomènes dont l'enscmble% été désigne sous le nom de fièvre inflammatoire, nous aurions pu les nommer

SYNODE 5:i

luureï' car * pa'i une Veille partie dâ corps dont Tj^rita- Uon , plus ou moins intense, simple on compliquée, nr

Dès que nous avon.«.n »»'mic r*n<a ™Uî^ ^ :

de Tommasmi :«

celle de Broui

bons observateurs se sont plu à répéter que nous n'avions fait

ont ensuite reconnu Hué . le groupe de .ymp.ôme, appelé fièvre inflammatoire était une réunion toute artificielle «le» prmapaux phénomènes du premier degré des affections cérébrales, de quelques symptômes dés iFrilalïon» gastriques et pulmonaires, et qu'un grand nombre d'individualités .appelées fièvres syn„qUes, ne pouvaient point être rattachées à ce l.bW », Malgré l'obscurité de ce dernier membre de phrase on reconna.t aisément que ces auteurs pensent comme nous sur le sicgetltWtoattire àe '* fièvre inflammatoire

Ayant observé, ainsi que Frank , des rougeurs à la surface àu'.mtr et d« gros vaisseau*, nouoSvion, accordé un Kftte asiézimpoUànt a l'irritation cardiaque dans la produc-

ReMine..CR"CnèT-* l"'00, vient de le voir, Wsgue Bénin et Bou.llaud établirent que l'aortile se compliquait avec les fièvres dites essentielles, aiguës ou chroniques , et qu'il resque toujours mie irritation plus ou moins considéaorte, toutes les foh cruif gSflume une fièvre cxtiê-

•S^^;.^'0? CC-n'CSt F" scul<;ment «'••rte, - ™ .r «jrsteirte vasculaue tout entier et le cœur lui-même qui

du r %Z A £f ^Uur tTes-Pron^e sur la membrane du cttuT, de I aorte , de Partère pulmonaire et des gros vais-

l'a eût on ta&ÏT tT' ?■ "T"™* ,roP 3t,irer

"WtM* *st-tt<démontré que la fièvre inflammatoire n'est qu'une inflammation plu, ou'moins étendue, d'un oû de plusieurs p.*ues quelconque,, toujours vivement ressentie Var *e cœur. Toute, les cause, en sont stimulante, ; ce sont tome, celles qu, peuvent accélérer le mouvement circulatoire en m odursat» une irritation, .oit à la peau, ,oit dais le, mem branes muqueuse, , soit au cerveau , soit dan, Ou parenchyme - ^«««rtuure animale , les boisson, spi, itueuse, le cal/sur «out y dt^nt le„u etsplé-thoriques/Tout dérangetoeut dan.

5;* SYXOQUE

la ciiculation, la cessation, l'interruption, la rjcïû appa**îW«Hi des évacua lions sanguines naturelles , et l'oaÛBSion dé celks dout on acoutraetc l'habitude volontaire, en soin te cKUsé'dé^ tcnuiuanle la plus efficace: I " v> aJnioq r ■/'

Mais la fièvre inflawnmatc4re est-elle due1 à^kn Alt vrairûent iuflauiniatoirc des oi'ga net qu'elle affecte , ou seulement^ leur irritation? Chez les sujets dont le cœur est facile & -itoouvoir, dans la fièvre éphémère , le mal peu* consisterons *ne simple irritation; mais, chez les" sujets plus sanguins , plus robustes que sensibles, et lorsque la lièvre dare^atr^aelà' de quelques jours , il rte faut pas douter que l'irritation , quelque équivoque qu'où la suppose, ne- passe souvent au- degré, à la fixité qui constituent i'iutlamraation. hii ■ H1*

A l'égard du traitement, il est à remarquer que, faute de %être fait une idée exacte de la nature de cette fièvre, on a cru, et Pincl entre autres, qu'il suffisait , dans la.plupart des cas, de l'abandonner, à son cours naturel, et qu'il fallait tout, au plus faire quelquefois uue saignée. Les médecins oui professent encore cette opinion, se demandent à quoi bon les nouvelles idées sur cette fièvre, et s'ils ne fout ;pas asse* pou* l'humanité, en faisant quelquefois saigner ieurs malades. Ea effet, cette pratique serait suffisante si le mal était toajout* léger, peu étendu et sans danger j car alors il «'y^ rieu a faire quels que soieut son siège et sa nature. Mais lorsqu'on a eu occasion de reconnaître qu'une irritation bornée a ni* organe 9 et se faisant seulement sentir sympathâquement i un faible degré au cœur, peut devenir la plus redoutable des piilcgmasies, •'étendre à l'encéphale, se prononcée avec force dans l'estomac, arrêter même les baltemeus de l'organe quelle avait d'abord précipités, alors on reconnaît que l'expeclàtion péut. être dangereuse, et qu'elle est rarement indiquée, paccc qu'il vaut mieux tirer un peu de sang à un malade dans un cas où il aurait guéri sans cela, que de hasarder ses jours enl'emposant au développement subit , à l'extension iustantauee d'un majl qui peut arriver à un degré tel, qu'il ne soit plus possible d'en-, traver ses progrès. -j s

11 faut donc tiret* du sang, et ne pas craindre d'en tirer trop; dans les irritations, et surtout les inflammations, qui se>mauifestent sous forme de fièvre inflammatoire. Le choix des émissions sanguines est important. 1 *

Mais cela ne suffit pas. Si l'appareil circulatoire offre le plus de signe d'irritation , l'ouverture de la veine doit être préférée. Peut-être celle d'uue artère petite, superficielle, et placée de manière à pouvoir être vivement comprimée, serait encore préférable. La saignée doit être réitérée jusqu'à ce que le pouls cède. Si l'estomac, le cerveau, l'utérus sont inilés, des sang-

SYNOQUE ; 5:3 sucs, seront appliquas aux tempes, h l'épigaslre, aux grandes lèvr«js. $i plusieurs o nganes sont irrités à lu fois ou successivement, on emploie; a eu luciut: temps les émissions sanguines locales sur divers points , et on les fera même alterner avec les leuus de pieds , les lavemens. La diète sera toujours fortement indiquée , ainsi que le repos le plus parlait , et les boissons aqueuses , twucjilagifjeusi s ou acidulés. . • i

Les recliu tes sont prévenues par un retour fort lent à une a iim-Mitation copieuse, à des exercices violens. j'qr n

f, Es lièvre inflammatoire épi déinique doit être traitée d'après les mêmes principes. Il n'est rien de plus absurde que de prétendre qu'une maladie qui attaque trois cents sujets , doit être traitée autrement que celle qui n'en; attaque que trois. Mais la méthode sera appliquée avec di ce même m a chaqt»c malade , et non dunë manière banale, ejnpiriquo et routinière.

C« n>fcr fllua la qualité phlogjstfque du sang qu'il faut ^voir en vtm ^ans Je traitement <ta k synoque , mais bien 1 état organique vaste ou resserré qui en produis les phénomènes. En somme^ le traitement de la syaoque n'est que celui de louto irruption assez intense ppiuidonqor lieu à des symp* J^nies d'une vive réaction, sans donner encore des marques locales manifestes de son e*is^rice,;et «lie n'a lieu aussi qUe pa* suile «T.uniâ prédisîft)sitiQn^idiv4duclle très-prouoncée, ou de conditions atmosphériques encore assez mal déterminées , plutôt dont la succession n'a paitftel bien étudiée. .

On abeaucoupidisspMlé pour savpji^i la fièvre inflammatoi i e V^u vait être rjermtUoté. et surtout ini/ortnittente. L'école jdle Hoerhaave avait répondu af fii tuati veinent ; celle de Pilîcl resta dans un doute qu'elle appelait philosophique. Aujourd'hui ce doute ne peut plus avoir lieu ; car , puisque la fièvre inflammatoire n'est qu'une irritation locale, continue , et la "fièvïe intermittente une irritation locale intermittente, et puisqiKÎIîest des fièvres intermittentes qui sont caractérisées par des phénomènes circulatoires non moins prononcés que ceux de. la fièvre inflammatoire, il est évident que celle ci peut affecter le type intermittent. On l'observe avec ce tf»he principalement au. printemps, au point que beaucoup d'auteiiirs on di£ que toutes les fièvres intermittentes printameres étaient inflammatoires. La pratique est venue justifier cetie assertion, car il leur a paru évident que la saignée guérissait souvent ces fièvres sans Je secours du quinquina, et 'que, lorsqu'elle ne suffisait pas, elle préparait le succès de celui-ci.

Si les fièvres intermittentes, et notamment celles qui se rapprochent de la synoque , pour la yiyacité de la réaction , étaient plus généralement traitées par la saignée dans la période de chaleur, dès leur début, peut être verrait-on moins

534 synovie

de Gèvfes pernicieuses dans le» contrées où elics son,t endéra^ qucs. Baîlly a ^constate 'que d?s, JP^f^WI permanentes fôrraenl , f^ pîu^^djpâ^eûAç^,,^^ rtfeç^ fièvres, et il a dit ces parplea ^ ^r^ia^^^^e «i*W |e bornait à un seul moyen daas Je UaiteracnJ. dg{ce^raj||4|9fe, la saignée serait peul-etr^ celui, qu pu, devrait itérer M©*** Jes autres. On a l blâmé celle^asserMon, , p^rce^u^^^'a point comprise Ce médecin a voulu parWk.u9n m^ale^ ment de 1 état du sujet dans l^ecmers accès. my au, ctf** du mai, et I on ne saurai} trop^dt^ceJl^ às^r4y?P nemmeni pratique. , 9 . j ; ,UYj: ^i^e?

SYNOVIAL, adj., synoviatis ; émihh\ç donnée * certaines membranes séreuses qui, bien qu*eïïe^, se rapprochent ^.autres sous le rapport de la forme et des fonctions, en diffèrent cependant assez, a certains égards, pour qu ou les cousidere à part. Elles sont connues sous les noms de capsules syuoyialcs et de bourses muqueuses , suivant les rapp^s^ejlps^^vec des articulations ou avec d'autres organes. .,L, , i % '

La plupart de ces membranes sont unies ^ un os par une portion de leur circonférence, et cet os, dans l'endroit qui leur correspond, est couvert d'un cartilage auquel elles adhèrent avec plus de force que les membranes séreuses proprement dites ne le font avec les organes qu'elles tapissent ib...

Dans beaucoup d'entre elles , on rencontre des massçft fiosxgeâtres, surtout à leur extrémité libre, légèrement dures, et de formes diverses , que Ton désigne sous Te nom impropre de glandes de Havers, Ces masses sont logées dans dçs replis particuliers de la membrane, et leur extrémité' libre est presque toujours frangée. Beaucoup d'anal omis tes les ont regardées et les regardent même encore comme 1 organe sécréteur de la synovie. Meckcl rejette cette opinion comme peu probable. Il se fonde sur ce que les membranes séreuses sécrètent fort bien, quoiqu'elles ne contiennent rien d'analogue aux prétendues glandes de Ha vers ; que ces dernières n'existent pas dans tou les les membranes synoviales, quoique toutes sécrètent de la synovie, et qu'il est surtout fort rare d'en trouver dar^s les bourses muqueuses des tendons dont la texture ne diffère pas de celle du^ tissu cellulaire ordinaire, rempli de graisse ; qu'elles ne sont pas glanduleuses, et que, quoiqu'elles aient parfois un volume considérable , on n'y découvre jamais aucune trace de conduit excréteur j enfin, que les membranes %çrcuses proprement dites offrent, sur divers points, des ptolongemens analogues, qui ne sont <jue des amas de tissu cellulaire rempli de graisse ou de sérosité, comme les appendices épinloîqucs du gros intestin. J

Il est impossible , en outre , de révoquer en doute l'analogie

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qui existe entre le* capsules synoviales et les bourses muqueuses, puisqu'on voit que lquefois ces sacs s'ouvrir les uns dans les autres, disposition ^u'il n'ést'dffeClivement pas rare de rencontrer a la hanche, à l'aine et au genou. De même on voit assez fréquemment des bourses r muqueuses , voisines Tune de l'autre , communiquer ensemble, et les prétendues glandes synoviales des capsules articulaires, s'introduire dans les4 bourses muqueuses du voisinage. Cette communication atteste incontestablement qu'il y a identité' entre les organe»; autrement elle ne pourrait avoir lien sans inconvénient. D'ailleurs, certaines capsules synoviales jouent en même temps le rôle de bourses muqueuses, puisqu'elles adhèrent a des tendons dans une portion de leur circonférence. * , r,

La plupart des capsules articulaires forment des sacs simples. Cependant on en connaît aussi quelques-unes qui représentent des sacs doubles, parce qu'il te trouve un cartilage intermédiaire entre les extrémités correspondantes des deux os. Les bourses muqueuses, qu'on peut distinguer en vaginales et vésiculeuses, d'après leur degré de complication, adhèrent, par l'une de leurs faces , à un tendon, et par la face opposée , à , un os, t un tendon ou à un ligament. Des deux côtes, elles sont intimement unies aux organes situés au dessous d'elles , tandis que le reste de la circonféreucc est entouré d'un tissu cellulaire lâche et très-abondant.

Les bourses vaginales, ou gaines muqueuses, de forme cylindrique, enveloppent complètement la portion du tendon avec laquelle elles se trouvent en contact. A proprement parler, elles constituent, comme les membranes séreuses proprement dites, deux sacs dont l'interne entoure le tendon, tandis que l'externe, plus étendu, tapisse les parties voisines, et se confond avec l'os sur lequel glisse ce dernier. C'est principalement sur le trajet des tendons longs et minces qu'on les rencontre, et quelquefois il n'y en a qu'une seule pour plusieurs, mais présentant autant de duplicatures ou de cloisons que l'on compte de tendons. Fréquemment aussi , l'on voit se porter du sac interne au sac externe de petits prolongemens qui paraissent ne servir qu'à augmenter l'étendue de la surface exhalante. 11 n'y a point de glandes de Ha vers flottantes dans la cavité de ces gaines, quoiqu'il s'amasse souvent beaucoup de graisse an milieu du tissu cellulaire qui les entoure. Elles sont beaucoup plus minces que les bourses vésiculeuses , mais toujours entourées de ligamens denses et solides, qu'on appelle gaines tendineuses, et protégées en outre par des canaux osseux, tandis que les bourses vésiculeuses sont situées a découvert, et fortifiées seulement, dans certains cas, par une substance fibreuse disséminée à leur surface.

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