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5*. Je terminerai par quelques considérations sur la gangrène përiodique.M. delaPejrroniea traité un homme qui était dans l'usage de boire du vin assez amplement , d'une gangrène sèche, <jui récidivait de temps en temps. Il le guérit en lui interdisant le vin , et en le réduisant à l'eau et au lait pour tout aliment ( Quesnay, Traité de la gang. , p. 376 ). Schrader, chirurgien hollandais, dit avoir vu une lille qui éprouvait tous les mois des points gangreneux aux doigts des mains et des pieds , au nez et aux oreilles. Les parties frappées de mort se desséchaient et se séparaient ensuite , sans douleur, des parties vivantes ( Collée, acad., t. 3 , p. 258). J'ai moi-même traité , pendant longtemps , un homme atteint d'un large ulcère à la malléole interne , qui, par des pansernens méthodiques, se rétrécissait assez promptement, au point de n'occuper que l'espace d'un centime. Mais alors il survenait toutà-coup un gonflement livide dans les parties cicatrisées qui se détachaient par plaques gangrenées , jusqu'à ce que l'ulcère eût repris son étendue ordinaire. C'est en vain que j'établis un cautère à la jambe , què je purgeai fréquemment le malade à mesure que la cicatrice de l'ulcère avançait ; je n'ai jamais pu parvenir à empêcher cette fonte gangréneuse. Je l'ai observée trois fois dans un an. Le malade m'a dit que ce phénomène avait lieu depuis quatre ou cinq ans. Un autre exemple de
Sngrène périodique est rapporté dans le Journal de médecine M. Corvisart, octobre 1808. Nous nous abstiendrons de rechercher la cause de la périodicité de ces affections gangreneuses, attendu que nous ne pourrions présenter que des conjectures ; l'art est en général fort peu avancé sur la cause de la périodicité dans les maladies.
Tous les auteurs de pathologie générale ont consacre un chapitre à la gangrène. Parmi ceux qui ont éciit dés traités particuliers et qui ne sont pas cités dans le texte, on remarque :
FABirs, De gangrend et sphacelo, de terminatione ; in~4°. Basileas, i63a.
sersertcs , Dissertatio de gangrené et sphacelo ; Fitemlergœ , iG3a.
michaxi il , Dissertatio de gangrend et sphacelo ; Lipsiœ, «630.
■BCftia , Dissertatio de gangre/ufet sphacelo ; Argentorali , i65o.
BosTERor , Dissertatia degangrend et sphacelo ; Lugduni Batavorum, 1G67.
FRincmct, Dissertatio degangrend et sphacelo; 1671.
jAcorr , Dissertatio île gangrend et sphacelo; Erfordiœ, 171a.
sa rchez , Dissertatio de gangrend ; Lugduni Balavorum , 1738.
metzer , Dissertatio gangrend melallicd ; in Hermundaris , I7.fr.
BACiKU , Lettre sur le traité de la gangrène , deQucsnny ; Paris , 1751.
sarrau, Dhscrtalio degangrend; Montpellier, 175».
kirklaku, st treatise on gangrenés ; Noiungham , 1 754-
haitkam !» , Dissertatio de gangrend ; F.rfordiœ , 1 7 88.
1IACER , Dissertation on gangrené and mortification ; Philadelphia , 1797.
b l a r û 1 !f , Dissertation sur la gangrène ; Paris , 1808.
FOKDA!ti , Dissertation sur la gangrène par congélation : Montpellier , 1814. 6tM0?r de vaudeville t Essai su/ U^angrèDej Paris, 18 15, (hèbreard)
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GANGRENEUX, adj., qui est affecté de gangrène. Le»
Ittairs , les ulcères et même les phlegmasics peuvent prendre e caractère gangreneux , par uu écart dans le régime , ua traitement contraire, une disposition particulière du sujet , l'influence d'une épidémie de mauvaise nature, enfin par contagion immédiate; c'est ainsi qu'on a vu, dans un grand hôpital, tous les blesse** confie's à un élève peu soigneux présenter des symptômes de gangrène , pour avoir été pauses avec des instrumens qui avaient été employés cher uu malade atteint d'ulcères gangréneux.
Lorsque cette complication a lieu, elle change aussitôt toutes les indications que présentait la maladie primitive; les topiques émoWiens, les lotions anodines sont remplacés par les décoctions de tannin, de quinquina , la levure de bière , et même par le vésicatoire et le cautère actuel; au lieu de boissons rafraîchissantes , on fait prendre à l'intérieur les toniques et surtout la décoction de l'écorce du Pérou, combinée avec les acides végétaux ou minéraux suffisamment étendus. La vie du sujet dépend quelquefois de la sagacité du médecin à -saisir la nuance quelquefois très-peu manjuée, qui sépare une maladie inflammatoire de la même maladie, lorsqu'elle prend le caractère gangreneux. Voyez érysipele gangreneux , angine gangrénf.use, etc.
( HÉBHBAKT)
GANTELET, s. m. , chiroteca , fûscia digitalis ; bandage ainsi nommé , parce qu'il recouvre les doiglS|Cti forme de gant. Il en existe deux variétés, le gantelet entier ei le demi-gantelet.
Le gantelet eutiefse fait avec une bande longue de dix aunes, large d'un pouce et roulée à uu seul globe. On en fixe d'abord le chef par deux circulaires autour du poignet ; puis on la porte très-obliquement sur le dos de la main et entre de pouce et l'indicateur, pour embrasser de dehors en dedans l'extrémité inférieure de ce doigt quV>n entoure par des doloires jusqu'au bout : on redescend par des rampans sur le dos de la main , et ou fait un tour de circulaire autour du carpe ; puis on réitère de même jusqu'à re que les auti.es doigts soient couverts f et on épuise eufiu la bande en circulaires autour du poignet.
Le demi-gantelet exige une bande longue de quatre ou cinq aunes, large d'un pouce et roulée également à un seul globe. Après l'avoir fixée comme dans le bandage précédent , on la ramène obliquement sur la base du doigt indicateur qu'on lui fait embrasser, on la reporte diagonalement sur le poiguet pour faire un circulaire autour du poiguet , et successivement ensuite on embrasse de la même manière tous les autres doigt» de la main , achevant le bandage par quelques circulaires autour du carpe.
Le gantelet entier sert dans les fractures et les luxations des