‹ Dictionaire des sciences médicalesChapitre 37 sur 43 · C AT · texte numérisé non relu

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à une intumescence de l'abdomen, qui est accompagnée d'induration, et que Ton regarde comme une suite assez fréquente des fièvres intermittentes invétérées ou prolongées.

C'est non-seulement dans la rate, mais encore dans le foie, le pancréas, les glandes mésentériqoes , que siège cette intumescence , dont le nom lui vient de sa ressemblance avec uu gâteau pâteux.

Hippocrate et tous les médecins de l'antiquité parlent de l'engorgement de la rate comme d'une maladie très-commune, particulièrement en automne. Si aujourd'hui nous en voyons moins d'exemples , cela doit être attribué à la découverte de l'écorcc du Pérou.

Cette tumeur abdominale diffère relativement à son volume et à son ancienneté. Elle a pour eff. ts de comprimer par son poids les organes qui Pavoisinent, d'empêcher la circulation et la sécrétion des humeurs, de rendre la respiration laborieuse, de troubler les fonctions digestives, de nuire à la nutrition; et, si elle ne se dissipe point , d'amener successivement la consomption, l'hydropisic et la mort.

Plus le gâteau fébrile est volumineux et anrien , plus il est difficile à résoudre. Cependant il se dissipe quelquefois spontanément chez les jeunes sujets : il n'en est pas de même chez les adultes, qui assez rarement s'en débarrassent d'une manière complette, soit qu'on ait recours aux médicamens 1rs mieux appropriés, soit qu'on se confie aux seules ressources de la nature.

Le gâteau fébrile n'est pas toujours accompagné de fièvre. On observe des intervalles apyrétiques plus ou moins longs, pendant lesquels la tuméfaction reste indolente , slationnaire , et paraît même diminuer, jusqu'à ce qu'un nouvel accès d'intermittente vienne y réveiller le sentiment de la douleur, et donner Heu à l'augmentation de son volume. Rarement ce dernier diminue, lorsque la cause fébrile est très-ancienne.

Les opinions diffèrent relativement à la formation du gâteau fébrile. Beaucoup d'auteurs out cru qu'il provenait de la grande quantité de quinquina administré aux malades , ou de son emploi prématuré. Cette opinion , tombée aujourd'hui avec raison en désuétude parmi les médecins, s'est réfugiée chez les gens du monde, qui ne manquent pas de manifester leurs craintes sur des obstructions consécutives, lorsqu'on leur prescrit l'écorce du Pérou en substance.

Un autre sentiment fort accrédité parmi les médecins , c'est que le gâteau fébrile doit sa naissance à un traitement de fièvre intermittente mal dirigé ou mal suivi, ou, pour mien* dire, qu'il est l'effet de la fièvre même. Noos croyons que le toutraire a lieu dans la plupart des cas, et que l'engorgement

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