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ccse cl formedc l'eau, tandis que le chlore est mis en liberté.
Ce gaz est d'un jaunc-vcrdàtrc , et c'est sa couleur qui lui a fait donner le nom de chlore ; son odéur et sa saveur sont trèsfortes et très-désagréables ; il détruit les couleurs végétales à tel point qu'il est impossible de les rétablir. Sa pesanteur spér;fique, comparée à celle de l'air prise pour unité, est de 2.470. Quand on plonge dans ce gaz une bougie allumée, la flamme pâlit d'abord, rougit et s'éteint.
Le chlore bien sec n'a encore pu être ni liquéfié , ni congelé, même à la température de 5o° audessous de zéro. Mais , s'il est humide , il se congèle audessus de zéro. La chaleur la plus forte n'a point d'action sur lui , ce qu'on prouve en le faisant passer dans un tube de porcelaine chauffé au rouge. Il en est de ofêmc de l'action de la pile de Voila.
Il n'agit à aucune température sur l'oxigène ni sur l'air. Lorsqu'on plare à la température ordinaire un mélange de chlore et de gaz hydrogène, dans un lieu parfaitement obscur, il n'éprouve aucune altération ; si on l'expose à la lumière diffuse, peu à peu les deux gaz se combinent, et il en résulte du ga* hydro-chlorique.
Si on expose un mélange de chlore et d'hydrogène à l'action directe des rayons solaires, ou à une chaleur de 200°, et. à plus forte raison, à une chaleur rouge, il s'enflamme, et il se fait une détnnnation subito et très-violente, dans le cas même où le mélange ne serait que d'un demi-lilrc. Il se transforme entièrement eu gaz hydro-chlorique.
Le chlore n'a d'action à aucune température sur le bore, ni $ur le carbone complètement privé de son hydrogène par la calnnation ; mais , si on introduit du charbon ordinaire dans uu flacon qui contient du chlore , bientôt celui-ci est transformé en gaz hydro-chlorique , même à la température ordinaire. C'est auss,i de la même manière qu'agissent sur le chlore toutes les substances qui contiennent de l'hydrogène, et, par conséquent , toutes les substances végétales et animales.
L'action du chlore sur le gaz hydrogène carboné est la même que sur le gaz hydrogène pur, excepté qu'il se forme en outre un dépôt de charbon.
Le phosphore a une action tres-prouoncée sur le chlore , à la . température ordinaire; il l'absorbe en entier, et il en résulte un chlorure de phosphore qui peut être solide ou liquide ; si l'absorption est rapide, elle est accompagnée d'un dégagement de calorique et de lumière.
Le chlore mis en contact , à la température ordinaire , avec le gaz hydrogène phosphoré, en opère promptement la décomposition avec dégagement de calorique et de lumière, et il en résulte du gaz hydro-chlorique et du chlorure de phosphore.
L'action du soufre sur le chlore est la même que celle dn phosphore ; comme ce dernier, le soufre absorbe tout le chlore , et il en résulte un chlorure de soufre qui est toujours liquide.
L'action du chlore sur l'hydrogène sulfuré, à la température ordinaire, a presque autant de force que sur l'hydrogène phosphore'. Si on opère sur parties égales de chlore et d'hydrogène sulfuré , le soufre se dépose , et il ne se forme que du gaz hydrochlorique. Mais, si le chlore est en excès, il se forme aussi du chlorure de soufre. Dans tous les cas , il y a dégagement de calorique , sans dégagement de lumière.
Le chlore ne fait que se mêler avec le gaz azote j mais il se forme avec l'azote, à l'état de gaz naissant, une combinaison liquide qui jouit de propriétés extraordinaires , et dont la plus remarquable est celle de détonner avec violence, à la température de 5o° , eu dégageant beaucoup de lumière et de calorique. Ce composé, qui a été appelé chlorure d'azote (azote oxi - muriaté ), a été découvert par M. Dulong, en 1811 ; c'est en faisant passer du chlore à travers une dissolution d'hydro-chlorate d'ammoniaque qu'on l'obtient. On peut consulter,
Ï)our le procédé à suivre dans sa préparation, le premier vouait du Traité de chimie de M. Thénard , à l'article du gaz muria tique oxigéne'.
Lorsqu'on introduit dans une cloche pleine de gaz azote phosphore' quelques bulles de chlore , il se forme du chlorure de phosphore, et le gaz azote est mis à nu.
Tous les métaux sont susceptibles d'absorber le chlore, à la température ordinaire , mais surtout à une température élevée. Il se fait, dans ce cas, un dégagement de calorique et de lumière, d'autant plus sensible que l'absorption est plus rapide; et il se forme constamment un proto ou un deuto-chlorure métallique.
Il est probable que les sulfures , tes phosphurcs métalliques, et tous les alliages sont susceptibles d'absorber le chlore à toutes les températures , et de former avec lui des chlorures.
Le chlore est un des plus irritans des gaz de cette section ; il agit aussi comme astringent. Lorsqu'on le respire disséminé dans beaucoup d'air, il excite modérément les organes respiratoires , sans^ produire aucun phénomène particulier. S'il est moins étendu d'air, il provoque la toux , et peut donner lieu à' uue affection catarrhalc. Mais si on plonge un animal vivant dans du chlore pur, il périt bien avant d'avoir pu être asphyxié par le sang noir.
Le chlore peut être injecté en très-petite quantité dans le système veineux des animaux vivans , sans occasionner de symptômes fâcheux. Mais il suffit d'en injecter une quantité modérée pour déterminer la mort, qui est évidemment le résultat de
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la violente irritation excite"e sur les fibres du cœur par l'action du eaz. Aussi ce gaz, injecte dans la plèvre, détermine des douleurs atroces et une inflammation très-vive de cette membrane , d'où résulte l'exudation d'une sérosité sanguinolente , très-abondante.
Le chlore est très-employé pour purifier l'air infecté par des émanations malfaisantes , ainsi que nous l'avons vu à 1 article désinfection. On peut s'en servir pour ranimer l'action du cœur et des poumons dans la syncope et l'asphyxie , et ou ne saurait trop recommander la prudence dans l'administration de ce moyen ( Voyez fumigation). On peut administrer le chlore dissous dans l'eau , en boisson. 11 a été conseillé dans quelques fièvres graves ; mais l'expérience n'a pas encore prononcé sur son degré d'utilité. Je l'ai quelquefois administré avec succès à titre d'astringent , dans des diarrhées et des dysenteries chroniques qui ne paraissaient entretenues que par l'état d'atonie de la muqueuse intestinale.
§. vi. Gaz acide muriaiique suroxige'tw , ou acide chlo~ reux. Ce dernier nom lui a été donné pour le distinguer de l'acide muriaiique hyper-oxigéné , ou acide chlorique , qui est toujours à l'état liquide.
On extrait le gaz acide chlorcux du muriate suroxiçéné ou chlorate de potasse. A cet e(Tct , on met dans une fiole cinquante à soixante grammes de ce sel avec trente ou quarante grammes d'acide sulfurique étendu d'eau. On adapte au col de la fiole un tube recourbé ; ensuite on la place sur un fourneau, et on la chauffe légèrement. Le sel se décompose, et on obtient, d'une part, du deuto-chlorate de potassium, qui reste en dissolution dans la liqueur j et , de l'autre , du gaz acide chlorcux , mêlé d'un peu de chlore. On recueille le gaz sur le mercure et on le laisse en contact avec ce métal , qui absorbe le chlore sans agir sur l'acide chloreux : lorsqu'il ne se fait plus d'absorption , ce dernier gaz reste seul.
L'acide chloreux est toujours à l'état de gaz ; sa couleur est d'un jaune plus verdàtre que le chlore ; son odeur participe de celle du sucre brûlé et de celle du chlore ; sa pesanteur spécifique est de ^.41 744 » celle de l'air étant 1 .00000. Ce gaz rougit «l'abord les couleurs bleues végétales , et les détruit ensuite.
Exposé à une douce chaleur , le gaz acide chloreux se décompose'tout-à-coup : celle de la main est quelquefois suffisante. Dans ce cas, le gaz acide chloreux se transforme en chlore et en oxigène, et son volume augmente de £ : il y a délonnation et dégagement de calorique et de lumière , ce qui dépend probablement de ce que l'acide a plus d'aflinité pour le calorique , que n'en ont ensemble ses principes constituans. On fait 1 expérience sur le mercure ; on remplit un tube gra- Ï7r H
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due de ce métal ; on y fait passer cinquante parties de gaz acide chloreux ; puis on chauffe avec la lampe à esprit-de-vin , jusqu'à ce que l'inflammation se manifeste ; alors on note le volume du gaz : on l'agite ensuite avec l'eau qui dissout le chlore, sans agir sensiblement sur l'oxigènc : on retire de cette quantité de gaz ainsi décomposé quarante parties de chlore et vingt de gaz oxigène.
Le gaz acide chlorcux est susceptible d'être décompose* par beaucoup de corps combustibles. Lorsqu'on en fait détonner une partie avec deux parties de gaz hydrogène , les deux gaz disparaissent , et il en résulte un mélange d'eau et d'acide hydro-chlorique. Si on plonge du charbon incandescent dans le gaz acide chloreux , il brûle d'abord vivement , en s'emparant de l'oxigène de l'acide , puis s'éteint peu à peu ; il en résulte du gaz acide carbonique et du chlore.
Le phosphore mis en contact avec le caz acide chloreux , le décompose promptementjil se forme de l'acide phosphorique, du chlorure de phosphore , et un grand dégagement de lumière a lieu.
L'action du soufre sur le gaz acide chloreux est d'abord nulle à froid ; mais au bout de quelque temps elle se manifeste très-vivement: il en résulte du gaz acide sulfureux et du chlorure de soufre.
La plupart des métaux n'ont aucune action sur le gaz acide chloreux à la température ordinaire ; mais à une température élevée , ils le décomposent j et il résulte de cette décomposition , du chlore et du gaz oxigène.
Cent parties de gaz acide chloreux sont composées de quatreviugt de chlore et de quarante de gaz oxigène en volume j ou de deux parties de l'un et d'une partie de l'autre.
L'action de ce gaz sur l'économie animale n'est pas encore connue. Il est probable qu'elle est analogue à celle du chlore.
Ce gaz est sans usage.
§. vu. Gaz acide njydrO'chlorique {muriatique ou hydromuria tique). On ne trouve guère cet acide que combiné avec quelques bases sab'fiables , et surtout avec la soude. Il existe momentanément dissous dans l'eau , dans le voisinage des volcans en activité , et provient sans doute de quelques muriates décomposés par les feux volcaniques.
On retire le gaz acide hydro-chlorique def lliydro-chlorate , ou muriate de soude , en décomposant ce sel par l'acide sulfurique à l'aide de la chaleur. Pour cela , on remplit de sel environ la moitié d'un matras , au col duquel on aaapte un bouchon percé de deux trous, dont l'un reçoit uu tube recourbé, propre à recueillir les gaz , et l'autre, un tube à trois branche» parallèles pour verser l'acide: on place le matras sur un four-
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Beau ; on verse l'acide peu à peu , le gaz se dégage d'abord à la tcmpe'rature ordinaire; et quand il est bien pur, ce qu'on reconuait quand il se dissout complètement dans l'eau , on le reçoit sur un bain de mercure , dans des flacons pleins de ce me*tal. C'est seulement quand le dégagement se ralentit, qu'on met du feu dans le fourneau ; on en met d'abord fort peu , puis on l'augmente progressivement , et on le continue jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de gaz. Il arrive quelquefois qu'au moment où l'acide sulfurique est introduit dans le matras , il se forme une écume considérable, et qu'une
Partie du sel est soulevée; on évite cet inconvénient en versant acide en plusieurs fois.
Le gaz acide hydro-chlorique est sans couleur ; son odeur est très-piquante , et excite la toux; sa pesanteur spécifique, comparée à celle de l'air prise pour unité, est de 1,278. Il rougit fortement la teinture de tournesol ; il éteint les corps en combustion.
Soumis à une température de 5o° audessus de o, ce gaz se condense sans changer d'état. Exposé dans un tube de porcelaine , à la plus forte chaleur, il n'éprouve point d'altération ; c'est aussi ce qu'on observe quand on le met en contact avec le gaz oxigène ou l'air atmosphérique , à une température quelconque. ;Il n'agit sur ces gaz qu'en s'emparant de la vapeur d'eau qu'ils contiennent , et en formant avec elle , à là température ordinaire , un liquide qui parait sous forme de Fumée.
Lorsqu'on fait passer un courant d'étincelles électriques par des conducteurs en platiné ou en or, à travers le gaz hydrochlorique , une portion de ce gaz se décompose , et se transforme en gaz hydrogène et en chlore (gaz muriatique oxieéné).
Le gaz acide hydro-chlorique n'agit ni à chaud ni a froid sur aucun des corps simples combustibles non métalliques. Nou* ne citerons pour exemple que le charbon. Si l'ou fait passer du gaz hydro-chlorique dans un tube de porcelaine' chauffé au rouge, et contenant du charbon, ou obtient d'abord un mélange d'acide hydro-chlorique et de gaz inflammable, qui provient probablement de l'eau enlevée par l'acide hydro-rhlorique aux bouchons et au lut employés pour préparer l'appareil , et entraînée avec cet acide. Aussi le gaz inflammable vn toujours en diminuant , et le gaz acide hydro-chimique finit par passer seul. Si le gaz inflammable était" le produit de l'action de l'acide hydro-chlorique sur le charbon , il devrait continuer à se dégager jusqu'à la fin di.» l'opération, re qui n'a pas lieu.
Le gaz acide nydro-chloriqoe a beaucoup d'action sur quelques métaux; ainsi , quand on le met en contact avec le potassium, le sodium, le manganèse, le'zinc, le fer et l'étain , il en résulte
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constamment un hydro -'chlorate me'tallique , et il se fait un dégagement de gaz hydrogène e'gal en volume à la moitié' de l'acide bydro-chlorique absorbe'. Pour fairecette expérience , on remplit de mercure une petite cloche de verre courbe ; on y fait passer un excès de gaz acide bydro-chlorique , on porte dans la partie courbe de cette cloche une certaine quantité' de métal enfragmens, s'il est très- fusible , et eu poudre, s'il est difficile à foudre. On chauffe alors avec la lampe à esprit-devin , et bientôt la réaction a lieu; à froid même elle commence à se manifester, surtout avec le potassium et le sodium qui sVn- 11. imment aussitôt que la température est élevée, tandis que le fer , le zinc , le manganèse et l'etain ne donnent lieu qu'à un dégagement de calorique. Dans tous les cas , on retrouve après l'expérience l'excès du gaz acide bydro-chlorique et le gaz hydrogène mêlés ensemble dans la cloche; on en détermine la quantité en les mesurant sut le mercure dans un tube gradué , et faisant passer dans ce tube un peu d'eau qui absorbe l'acide, et ne dissout point l'hydrogène.
Le gaz acide hydro- chlorique est composé de parties égales en volume de gaz hydrogène et de chlore.
Le gaz acide bydro-chlorique est très-nuisible aux animaux qui le respirent , il les tue promptemenl , et avant le temps nécessaire, pour produire l'asphyxie. Il irrite tous les tissusavec lesquels il est mis en contact.
Ce gaz est employé comme moyen désinfectant {Voyez désinfection). Dissous dans l'eau , il peut être employé à l'extérieur comme rubéfiant et astringent, et à l'intérieur , suivant qu'il est plus ou moins étendu , comme rafraîchissant , diurétique , excitant , etc. Voyez acide mumatique.
§. vin. Gaz acide carbo-muriatique. On peut , d'après M. Thénard , regarder ce gaz comme formé de gaz muriatique oxigéné (chlore) et de gazoxidede carbone , ou d'acide muriatique (bydro-chlorique) et d'acide carbouique. Ou obtient le gaz acide carbo-muriatique artificiellement , de la manière suivante : on prend un matras dont on connaît la capacité, et, après y avoir fait le vide , on y introduit successivement parties égales de chlore et de gaz oxide de carbone ; on expose le matras à l'action du soleil. Bientôt le mélange se contracte, se réduit à la moitié de son volume. Après cette réaction , qui a lieu ordinairement en moins d'un quart d'heure , on ouvre le matras sur le mercure , pour apprécier la diminution de volume des gaz. La réaction serait très-lente si les gaz n'étaient exposés qu'à la lumière diffuse ; elle serait nulle dans l'obscurité. L'électricité et la chaleur rouge sont incapables de la produire.
Le gaz acide carbo-muriatique est sins couleur, d'une
%deur suffocante. Sa pesanteur spécifique, comparée à celle de l'air prise pour unité , est de 3,4269. Il rougit fortement le papier ae tournesol, et éteint subitement les corps en combustion ; il affecte sensiblement les y eux , provoque la sécrétion des larmes. Il n'a pas d'action sur Poxigène (du moins par l'étincelle électrique). Mis en contact avec l'air, il n'y répand point de vapeurs.
Ce gaz n'est décomposé par aucun corps combustible non métallique ; mais il est décomposé même à froid par l'eau dont il ne faut qu'une très-petite quantité pour le convertir tout-à-coup en acide murialique qui reste en dissolution , et en aride carbonique qui conserve l'état gazeux. Il est également décomposé, à l'aide de la chaleur, par le zinc, l'antimoine , l'arsenic , ou par les oxides de ces métaux; ctilen résulte, dans le premier cas, des muriates et du gaz oxide de carbone ;et dans le second des muriatesetdu gaz acide carbonique. Pourconstater ces résultats, on remplit une petite cloche courbe de mercure, on y introduit le gaz et le corps combustibleou le corps brûlé, et on la chauffe avec la lampe à esprit-dc-vin. L'eau est le seul de ces corps qui agisse à froid. Dans tous les cas , lorsque la réaction a lieu , on obtient autant de gnz oxide de carbone ou d'acide carbonique, que l'on a employé de gaz acide carbo-muriatique.
L'eau étant susceptible de décomposer, même à la température ordinaire , le gaz acide carbo-muriatique, on peut en conclure que si on fait passer une étincelle électrique à travers tin mélange de ce gaz , d'oiigène et d'hydrogène , il doit se produire, outre une sorte de délonnation , de l'acide hydro-chlorique (murialique ) et de l'acide carbonique : c'est ce qui arrive en effet.
A la température et à la pression ordinaires, l'alcool concentré absorbe douze fois son volume de gaz acide carbo-muriatique.
Enfin , ce gaz s'unit tout-à-coup au gaz ammoniac ; il en absorbe quatre fois son volume, et forme un sel qui jouit de propriétés particulières.
L'action du gaz acide carbo-muriatique sur l'économie animale n'a pas encore été étudiée j mais il est probable qu'elle est très-analogue à celle du gaz acide bydro-chlorique.
Ce gaz est sans usage.
Gaz acide fluorique silice. On prépare ce gaz, en traitant, à l'aide de la chaleur, par l'acide sulfurique concentré, un mélange de trois parties defluatede chaux et de une de sable. Voici le procédé opératoire : on introduit le sable et le fluate de chaux dans une fiole , on y verse l'acide en quantité suffisante pour former une bouillie liquide. On adapte au col de la fiole un tube recourbé qu'on fait plonger dans le mercure : on place